36 articles pour le mois de Juillet 2009

  • Cinéphage
L'Âge de glace 3 – Le temps des dinosaures

Publié le Mercredi 29 Juillet 2009 - 23:30
Catégorie: Cinéphage

L’Âge de glace 2 m’avait un peu déçu à l’époque, mais la bande-annonce de ce troisième opus donnait particulièrement envie. Et quel excellent opus !! Cela m’a un peu fait l’effet d’un Shrek 2 par rapport à Shrek. En effet, ce troisième numéro de Manny, Diego et Syd est meilleur que le second selon moi. Evidemment, la confrontation avec des dinosaures en cette époque est parfaitement illusoire, mais après tout un mammouth qui s’appelle Manfred, pote avec un tigre à dents de sabre qui se prénomme Diego… On n’est plus à un détail près. Hu hu.

On retrouve donc notre lot habituel avec les personnages du 1 et du 2 : les trois compères Manny, Diego, Syd, les deux opossums et Ellie, la copine de Manfred qui attend un petit Mammouth. Alors que Diego a le blues parce qu’il ne se sent pas à l’aise dans une situation plan-plan, Manny est complètement anxieux avec la grossesse d’Ellie. Syd qui a un fort désir de paternité réussit à combler ses espoirs lorsqu’il trouve trois étranges oeufs. De ces oeufs sortent trois magnifiques et adorables tyrannosaures que leur maman ne tarde pas à retrouver. Maman T-Rex embarque aussi Syd et repart dans un endroit mystérieux au centre de la Terre. C’est là que Diego, Manny et les autres partent à la recherche de leur acolyte. Dans ce monde de dinosaures, ils sont aidés par Buck, un aventurier britannique intrépide !

Et je n’ai rien dit sur le personnage principal de cet histoire : Scrat évidemment !! Car l’écureuil star des anciens films est encore plus présent que les fois précédentes. Il suit par hasard les autres protagonistes et croise même leur chemin, tout en poursuivant ses glands adorés. Et cette fois, les auteurs lui ont même trouvé une copine écureuil !!! Scrat est toujours aussi hurlant de rire, et vraiment ses gags sont de plus en plus drôles et Tex-Averyesques.

Le rythme est effréné, et vraiment on ne passe pas cinq minutes sans rigoler. La raison principale est que rien n’est sérieux dans ce film, ce n’est que nawak sur nawak, avec des scènes burlesques à souhait, à plusieurs niveaux d’humour, pour les enfants comme pour les adultes, et des personnages dont les répliques font tout le temps mouche. Ce nouveau personnage Buck est drôlissime, et son accent très british le rend encore plus excentrique et irrésistible.

Il y a des scènes débiles qui m’ont énormément fait rire, comme celle où ils sont morts de rire à cause d’un gaz hilarant. L’humour est vraiment basique mais fonctionne parfaitement (pour moi). Et à noter aussi, je l’ai vu deux fois, une en VO et l’autre en VF. Eh bien les deux versions sont très sympas, chacune avec leurs avantages et leur défauts.

L’avis des copines : Moktoipas, Orphéus, Pouette, Anne-Laure, Julien.

L'Âge de glace 3 - Le temps des dinosaures

  • ThéâtrOpérage
« Talking heads » au théâtre Marigny

Publié le Mercredi 29 Juillet 2009 - 21:21
Catégorie: ThéâtrOpérage

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un spectacle aussi intéressant et fascinant. Entre la mise en scène de Laurent Pelly, les textes géniaux d’Alan Bennett (traduits par Jean-Marie Besset) et les excellentes comédiennes, Christine Brücher, Nathalie Krebs et Charlotte Clamens, je me suis régalé.

Il s’agit d’une succession de trois monologues, de trois desperate housewives anglaises qui nous racontent une histoire ou leur vie, dans un discours apparemment tout à fait banal. Mais chacune à leur manière, elles finissent par révéler un secret, des fêlures, des névroses habilement camouflées, que ce soit par une solitude dépressive, des complexes douloureux ou des fantasmes inavoués.

Il y a d’abord Christine Brücher qui incarne Peggy, une petite employée sans histoire qui nous parle de son travail, dans lequel elle « rit beaucoup » avec ses collègues, et encore de son travail, et toujours de son travail. Bref, on sourit, on ricane, on se moque, et on finit par changer complètement de registre, et en glissant peu à peu dans le drame, on ressent alors un curieux sentiment. C’est alors que la transformation s’effectue aussi dans le spectateur qui finit par comprendre le personnage, en se mettant dans sa peau, mais il est trop tard…

Puis vient le tour de Nathalie Krebs en Rosemary. Cette dernière est une classique ménagère qui, contre toute attente, va aider sa voisine qui vient d’assassiner son mari. Encore une fois, les masques tombent progressivement et découvrent une femme plus torturée que jamais. Enfin Charlotte Clamens est Miss Fozzard, et elle nous explique comment la rencontre avec un pédicure lui a changé la vie, et lui a surtout permis de réaliser d’innommables fantasmes.

Ces femmes sont toutes terriblement camisolées dans leurs névroses et des petits jeux psychologiques tous plus pervers et autodestructeurs. Il s’agit d’une riche collection de non-dits qui m’ont énormément parlé, et qui sont tellement “banlieue”, d’ailleurs je n’ai pu m’empêcher de penser (à ma mère et) à Olivier Adam et ses extraordinaires protagonistes banlieusards désabusés. Du coup ces histoires font rire, sourire ou angoisse, font penser à des proches ou à soi, font déprimer ou réaliser la chance et l’importance de cultiver une certaine lucidité sur soi-même.

Il faut saluer Chantal Thomas pour les costumes, les décors et la scénographie. Je dois avouer que c’est une réussite totale que cela concourt vraiment à la qualité globale du spectacle. Enfin, sauf pour les effets de manche de cette même scénographie qui vont un peu trop loin à mon goût. Je m’explique… J’ai adoré les décors et les costumes qui servent admirablement les narratrices et la mise en scène, mais chaque monologue est agrémenté de trouvailles scéniques aussi inventives qu’inutiles. On trouve des effets visuels assez spectaculaires qui change par exemple la perspective du spectateur. Ainsi le premier récit se déroule en étant littéralement découvert de gauche à droite tandis que la comédienne joue (et donc se déplace, en même temps que la lumière est faite sur le décor). Ce mouvement est beau… mais à quoi sert-il ? Or je crois qu’en théâtre, on a tort de trop en faire, ou alors j’ai tort d’en chercher conséquemment une explication !

De même, le plus dingue et encore plus beau est le dernier monologue puisque Charlotte Clamens est carrément sur un canapé incliné qui nous fait croire qu’on la regarde d’en haut. Comme cela :

Charlotte Clamens dans "Talking Heads"

Oui là c’est une photographie prise face à la scène de théâtre, elle repose donc en fait sur le dossier du canapé, et c’est son attitude qui permet encore plus de réaliser l’illusion optique. C’est très intéressant et troublant les premières minutes, d’ailleurs tellement passionnant que j’en ai zappé le début du monologue !! Et encore une fois, à priori, ça ne sert à… pas grand-chose. Mais heureusement des comédiennes de talent et un texte bien calé n’entament pas le plaisir ressenti pendant le spectacle.

« Talking heads » au théâtre Marigny

  • Concertage
Antony and the Johnsons à la Salle Pleyel

Publié le Mardi 28 Juillet 2009 - 0:06
Catégorie: Concertage

Il y a quelques mois, j’ai eu le bonheur immense de voir et écouter Antony and the Johnsons au Grand Rex. Et bien là c’était rebelote dans la prestigieuse salle Pleyel. Mais alors que l’on s’attendait à une simple resucée de la dernière fois, Antony a su nous servir un spectacle tout aussi qualitatif et différent.

Oh le personnage était bien le même, ainsi que les musiciens, les accords, le décor et l’ambiance globale. Néanmoins, il nous a encore bien surpris dans ses pérégrinations verbales et aussi dans le choix des chansons. On a en effet eu droit à quelques belles surprises dans les interprétations, et notamment pour des morceaux pas du tout entendus la dernière fois. Et que dire de plus que la dernière fois… c’était tout aussi fantastique, grandiose, merveilleux, onirique, saisissant et irrésistible.

Antony a continué dans ses histoires abracadabrantes et toujours aussi drôles, décalées, barrées même ! Mais il commence ainsi à parler et le temps se suspend, nous étions pendu à ses lèvres, et il termine pourtant souvent en eau de boudin complètement perdu dans ses pensées. A un moment d’ailleurs, c’était très drôle car il s’est encore décrit comme une “sorcière” et il a expliqué en long et en large en quoi c’était une vision très réaliste de lui-même. Il était affublé d’une belle robe qu’un (ou une, je ne sais plus) ami(e) avait créé pour lui apparemment, une gigantesque tunique en soie avec des pans de tissus qui lui donnait encore plus l’aspect d’une princesse de conte de fées. Surréaliste !!

Aaaah. *soupirs* Vivement la prochaine !!!!!!!!

Antony and the Johnsons à la Salle Pleyel

  • Boukinage
Rétro (Olivier Bouillère)

Publié le Lundi 27 Juillet 2009 - 1:48
Catégorie: Boukinage

Difficile de mettre ce bouquin dans une case, mais d’ailleurs dois-je vraiment le faire ? Il est indéniablement bien écrit et doté d’un style qui m’a beaucoup plu. Ce n’est pas vraiment un roman « gay » mais il en contient pas mal de réminiscences. Il s’agit en tout cas d’un brûlot qui ne laisse pas indifférent, et qui m’a bien au contraire mis drôlement mal à l’aise à plusieurs reprises.

Le narrateur, Olivier, comme l’écrivain (Olivier Bouillère) donc, a une trentaine d’années en 1998, et on le retrouve avec un autre homme plus âgé, Alain. On comprend qu’Alain et Olivier ont été amants, ou on traversé des choses ensemble dans le passé. Alain est accompagné d’un garçon (fils d’amis) d’une dizaine d’années, il est aussi totalement alcoolique et on le sent à deux doigt d’un acte pédophile. Olivier est un jeune bourgeois qui claque son héritage, et vit d’expédients, tout en se droguant tant qu’il peut. Dans ce contexte étrangement décadent et tout auréolé de mystère, nous vivons avec Olivier d’encore plus étranges retours en arrière. Le voilà dans sa peau de gamin de 1978, mais avec sa conscience d’adulte, et il revit son enfance, avec des épisodes sexuels parfois difficiles à lire (il a dix ans) et d’autres rocambolesques et tragicomiques péripéties. Disons qu’entre ses rencontres avec un pédophile notoire, un commissaire tout aussi prédateur qui l’utilise comme appât, des soirées mondaines avec Roger Peyrefitte et Amanda Lear, ou la présence vénéneuse d’une famille très « fin de race », ces allers-retours temporels prennent la forme d’une curieuse descente aux enfers.

Je suis vraiment très circonspect quant à ce livre. En effet, il est vraiment le fait d’un auteur doué et qui développe un style qui porte cette histoire avec brio. Olivier Bouillère parvient à aiguillonner la curiosité et attiser cette envie d’en savoir plus pendant tout le roman. Même l’alternance entre les époques et le flou (très littéraire) entre la réalité, les souvenirs, les fantasmes, les traumatismes sublimés ou bien l’invention pure, est remarquablement utilisée. On entre d’autant plus dans la complexe personnalité du narrateur, mais on ne peut pas dire que le chemin soit balisé.

Et puis le roman sent le souffre du début à la fin, avec cette pédophilie latente (ou très explicite) qui participe à la fois d’un témoignage des possibles souffrances qu’un enfant peut vivre, mais aussi d’une expression réelle du désir. C’est alors que les temporalités et les époques se mélangent, et il m’est difficile de savoir si l’auteur arrive ainsi à écrire des horreurs parce qu’il les écrit « bien » ou s’il y a vraiment des raisons de se scandaliser, ou bien si au contraire il a réussi à être exactement dans le ton, dans l’authenticité contre laquelle on ne peut rien. En tout cas, cette plume me réconcilie avec une certaine typologie d’auteurs ou de romans des années 90, comme ceux que Dustan signait au « Rayon/Balland » (qui manquaient vraiment de style littéraire), ou encore Guibert à certains égards (mais qui lui n’en manquait pas).

Le truc qui me fait toujours bailler par contre, ce sont ces « histoires de bourges ». Je crois que le prolo en moi n’arrive vraiment pas à verser sa larme à la lecture de ces malheureux enfants trop riches qui trouvent refuge dans la drogue, qui sont dans l’incapacité de travailler, et se détruisent par manque d’amour maternel. Je sais que l’argent ne fait pas le bonheur et tutti quanti, et j’ai conscience que l’on est tous égaux face à nos névroses. Néanmoins, je bloque encore sur ces descriptions de fêtes sur fond de sexe, drogue et aristocratie, avec des protagonistes qui passent leur vie à être malheureux et désabusés, et qui sont finalement les plus snobs et égotiques qui soient.

Rétro (Olivier Bouillère)

  • Linkage
Junking-out

Publié le Samedi 25 Juillet 2009 - 19:00
Catégorie: Linkage

Mister Bitch est connu pour avoir un blog plutôt léger et pimpant, un journal qui parle de teuf, de mecs et d’excès en tout genre qui fleurent bon la jeunesse, l’insouciance et la gaytitude. Là il change la donne et révèle ce que beaucoup acceptent avec une certaine honte ou simplement en y accolant l’adjectif (euphémique) “mondain”. J’ai tellement connu, et connais encore, des gens concernés par ce même problème que je constate qu’il a de belles couilles pour en parler ainsi (si je puis me permettre, huhuhu).

  • Cinéphage
Brüno

Publié le Vendredi 24 Juillet 2009 - 20:26
Catégorie: Cinéphage

J’allais voir ce film avec pas mal d’appréhension, voire de préjugés. En effet, je n’avais pas voulu aller voir « Borat », et je savais que ce genre d’humour super potache et vulgos n’était pas vraiment ma tasse de thé. Mais j’ai été trop tenté de me faire ma propre opinion sur « Brüno » puisque ce dernier est homosexuel et que Sacha Baron Cohen joue largement sur cela. En outre, j’entendais des avis « homophobes/pas homophobes » que je voulais éclaircir par moi-même.

Brüno est un homosexuel autrichien qui se prend pour un parangon de la mode mondiale, et affublé d’un accent à couper au couteau, il cherche à devenir célèbre. Il se fait virer de son show à Vienne, et pour devenir une star, va à Hollywood. Là-bas, il rencontre des producteurs et tente d’animer une nouvelle émission… En même temps, il passera dans un talkshow trash, tentera de devenir hétéro, et trouvera l’amour dans une cage de catch en Alabama.

Brüno est un des personnages de Sacha Baron Cohen, et en tant que tel est un cliché tellement énorme et « pléthorique » qu’il n’en est plus vraiment réaliste. Du coup, je n’ai pas été spécialement heurté, en tant qu’homo, par cette démonstration de vulgarité souvent très drolatique. Néanmoins, j’ai compris pourquoi je lisais ça et là des avis pour condamner ce film. Et il est extraordinaire de lire des opinions identiques chez des assoces gays comme des groupuscules homophobes, puisque les uns trouvent Brüno homophobe, tandis que les autres le trouve carrément apologique et prosélyte.

Eh bien, je pense que c’est encore plus complexe que cela. En effet, comme je le disais le personnage est un tel amalgame de clichés qu’il n’est pas crédible pour la plupart des gens. Mais la plupart n’est pas tout le monde, et c’est pour cela qu’on va indéniablement trouver des gens qui vont prendre tout cela au pied de la lettre. Faut-il s’en soucier pour autant ? Je ne crois pas. Et surtout parce que Sacha Baron Cohen sauve tout son film sur les quatre dernières minutes. En effet, sans ces ultimes moments, j’aurais encore un peu de doute, mais clairement il n’est pas homophobe, et on peut affirmer sans ciller qu’au contraire son film est bel et bien contre l’intolérance (plutôt que contre l’homophobie, ce qui est intéressant à souligner).

On voit dans ce film, en revanche, une kyrielle de scènes qui ne sont là que pour faire rire les hétéros. Du moins, certains rient parce qu’ils sont gênés, d’autres car ils voient sur écran ce qu’ils n’avaient qu’imaginer avec difficulté, et certains doivent vraiment prendre ça pour de la pure tchatche. Et là, j’applaudis vraiment ce taré de Sacha Baron Cohen qui montre son personnage en train de baiser avec une machine à godes (monté sur un vélo d’appartement), et à faire des galipettes de l’espace équipé en fétichiste, ou encore à simuler une pipe et un anulingus à Milli Vanilli. Car tout cela n’est vraiment pour les homos que des activités passablement standards (hé hé hé), mais qu’il a agglomérées et dramatisées pour fabriquer ce truc irréalistes, même pour les homophobes.

Du coup, j’ai finalement beaucoup plus ri en réalisant cela qu’à ces scènes qui n’ont rien de comique en définitive, mais qui ressemblent plutôt à du Charb ou du Reiser en pleine forme. Et dans le mauvais goût, l’humour noir, les propos choquants, il y va tellement fort, que l’on ne peut pas le croire sérieux. J’avoue que certaines blagues m’ont beaucoup fait rire, comme ses saillies racistes et hitlériennes ou bien certaines réparties avec son flamboyant accent teuton. Et le film n’est pas chiant, ni trop long, il possède même un fil conducteur qui se suit bien (oh à la manière d’un épisode du « Coeur a ses raisons », pas plus que cela), et on s’habitue parfaitement à ses horreurs tout en attendant avec impatience la prochaine.

Je reste circonspect sur un élément. En effet, il s’agit à la fois d’un film mais aussi d’une sorte de faux documentaire télé, vraiment comme « Borat » l’était. Et je trouve que ce format atteint rapidement ses limites. Une grande partie du film repose sur des scènes « réelles » où Brüno est en intéraction avec des personnages qui ne sont pas des comédiens. Or, les différents plans et la réalisation indiquent que les caméras sont en place, et que les protagonistes « candides » ne peuvent les ignorer. A la manière d’une excellente émission de « Striptease », Brüno révèle des propos homophobes assez extraordinaires, ainsi que des saynètes très drôles (lorsqu’il veut devenir hétéro en allant voir un pasteur spécialisé, ou bien qu’il participe à une soirée échangiste, ou encore un week-end avec des chasseurs etc.). Cela serait génial si l’on était vraiment dans le cadre d’un documentaire, mais comme on n’ignore les dessous de la réalisation et de la préparation du film, je trouve que ça fonctionne moyennement. Alors oui il démontre une fois de plus que les beaufs d’Alabama sont homophobes et racistes… Ok, pas besoin d’un Brüno pour aller jusque là, et certains documentaires télé sont parfaitement calibrés, et éminemment plus crédibles, pour remplir cet office.

Et donc à certains moment, c’est trop énorme pour être réaliste (son stage à l’armée), ou à d’autres trop facile pour m’épater (évidemment qu’il se fait jeter lorsqu’il explique à des blacks prolos qu’il a appelé son fils adoptif africain O.J. car c’est un prénom traditionnel). Sacha Baron Cohen n’est pas Mickael Moore évidemment…

Globalement, j’ai bien rigolé, et je ne regrette pas d’avoir vu le film. Il y a surtout cette fin en apothéose qui rassure sur tous ces propos, et qui dédouane Sacha Baron Cohen de toute accusation d’homophobie.

L’avis des copines : Maïa, PRland, Yannick Barbe (Yagg), Zéro Janvier.

Brüno

  • Linkage
  • Magazinage
Le Pèlerin est très ouvert d'esprit

Publié le Mardi 21 Juillet 2009 - 19:31
Catégorie: Linkage, Magazinage

Le magazine n’est déjà pas réputé pour son modernisme et son ton libertaire, mais au visionnage des extraits que RPH propose, c’était encore pire dans les années 20 !! Dans cette édition de 1925 : entre les diatribes contre la laïcité et l’éloge de Mussolini, c’est le pompon !!

  • Linkage
Transphobie ordinaire

Publié le Mardi 21 Juillet 2009 - 13:54
Catégorie: Linkage

Hélène Hazera, sur Yagg, évoque le décès d’Andréia. Il s’agissait de la trans avec laquelle Ronaldo avait été surpris l’année dernière. Elle est morte du Sida, dont la prévalence dans cette communauté est la plus forte qui soit. C’est un bon article qui met en exergue l’incroyable obscurantisme dont les journalistes font preuve lorsqu’il s’agit de transsexualisme.

  • Cinéphage
Etreintes brisées

Publié le Mardi 21 Juillet 2009 - 0:37
Catégorie: Cinéphage

Il y avait vraiment tous les ingrédients pour que je succombe à cet Almodóvar. Une histoire d’amour sulfureuse et passionnelle, des rappels aux films purement almodovariens, Penelope Cruz en figure de proue et une affiche superbe auraient dû rafler tous les suffrages. Mais non…

La plupart de mes amis ont aimé le film, et moi j’ai trouvé ça… chiant ! Rhooo, si je vous jure (Ne jurez pas Marie-Thérèse !). Car cela commence bien, c’est encore brillamment filmé, l’intrigue de base est juste ce qu’il faut de « double » et tarabiscotée, et les personnages sont bien « fucked-up », mais la sauce n’a pas pris pour moi. Alors que j’attendais un feu d’artifice d’émotions, de passions et de larmes, je n’ai eu droit qu’à quelques étincelles, à peine quelques flammèches sitôt étouffées par un scénario limpide, linéaire et séquentiel. Mais comme l’histoire démarrait sur des bases complexes et haletantes, j’ai attendu tout le film, une narration à tiroirs qui n’en contenait aucun. Et quand le film s’est terminé, je me suis dit « Ah déjà ? Ah c’est tout ? ».

Comme souvent dans les films de Pedro Almodóvar, on a vu ses comédiens et comédiennes dans d’autres de ses films. Et de manière très formelle, je n’ai rien à dire de négatif sur cette oeuvre, qui est même d’une excellente tenue. Et comme je l’ai déjà dit, les premières minutes sont un régal et augurent d’une histoire bien conforme aux idées de l’auteur espagnol. On voit un homme, Harry Caine, un scénariste aveugle qui est aidée par sa productrice et le fils de celle-ci. Son véritable nom est Mateo Blanco, mais il ne s’appelle plus comme cela depuis la mort de sa bien-aimée, des années auparavant. Un jour, il reçoit un jeune réalisateur qui lui confie un scénario. Le réalisateur n’est pas inconnu, et sa présence, et son projet, font resurgir tous les souvenirs enfouis du scénariste.

Rha là là, je m’en veux presque de ne pas avoir trouvé ça terrible, mais bon c’est le cas ! C’est juste le gros effet pétard mouillé. J’aurais sans doute dû moins penser que ce serait génial avant d’y aller.

L’avis des copines : Orphéus, Julien, SamePlayer, OneYear, Zvezdo, Christophe.

Etreintes brisées

  • Linkage
  • Outside
Ils ont marché sur la lune

Publié le Lundi 20 Juillet 2009 - 21:57
Catégorie: Linkage, Outside

Rouge-Cerise parle des émissions qui passent en ce moment sur le quarantième anniversaire de cette promenade lunaire qui a marqué son époque. Il raconte aussi quelques évènements que j’ignorais…

Ma maman m’a souvent raconté l’effervescence de ce moment unique dans sa vie. Tout le monde s’était donné rendez-vous chez mon arrière-grand-mère, en effet, elle était la seule à avoir un poste de télévision dans le pâté de maison. Et en pleine nuit, toute la famille a regardé ce truc complètement dingue et surréaliste.

Mais la meilleure version de cet épisode historique c’est Bon Pour Ton Poil qui la donne, comme d’hab. Huhu.

  • Linkage
  • Outside
Abdellah Taïa et le Monde

Publié le Lundi 20 Juillet 2009 - 21:35
Catégorie: Linkage, Outside

Je découvre [Via Charles] ce témoignage d’Abdellah Taïa sur le site du Monde. Il y raconte sa première nuit en France, et c’est le premier épisode d’une longue série apparemment.

J’avais rencontré ce (très beau et sexy) écrivain marocain il y a quelques mois alors qu’il venait se faire interviewer à la radio. J’ai d’abord clairement remarqué le beau mec, mais en quelques minutes c’est son charisme qui s’impose. Sa voix, sa diction, son petit accent mais surtout son récit qui m’avaient captivé. Quand il raconte son parcours, d’où il vient, où il est, où il va, on ne peut que boire ses paroles. Il est tour à tour drôle, émouvant et dur, et tout cela de la part d’un jeune écrivain marocain qui est un des seuls à assumer (ni proclamer, ni asséner, mais juste être) son homosexualité, c’est d’autant plus troublant et brillant.

Je vous invite à le découvrir un peu plus dans l’émission radio que j’ai incluse ci-dessous.

  • Linkage
Ne pas grandir

Publié le Lundi 20 Juillet 2009 - 13:48
Catégorie: Linkage

Jimah ne veut pas grandir dans son dernier article. Je lui souhaite d’y arriver. En plus, être jeune, beau et breton, c’est vrai que c’est un bon tiercé. Courage !!! :mrgreen: