38 articles pour le mois de Août 2009

  • Matooyage
Grand Canyon National Park

Publié le Lundi 31 Août 2009 - 10:29
Catégorie: Matooyage

Là, nous étions en terrain connu puisque c’était la seconde fois que nous y allions ensemble avec A. Mais cette fois, nous avons prévu deux nuits dans le parc même, et c’était génial de se retrouver dans le lodge à quelques minutes du Grand Canyon. Le Grand Canyon qui est toujours aussi… grand !! Ah je suis toujours autant ému et abasourdi par un truc aussi gigantesque et tellement pas à taille humaine.

Comme nous connaissions bien les vues « classiques » du canyon, nous avons rattrapé quelques lacunes comme les superbes images que l’on peut avoir du début du parc, vers le désert (« Desert view point »), avec un canyon moins profond et qui permet de bien voir le Colorado. Car un peu plus loin, le fleuve a tellement creusé profondément qu’il passe totalement inaperçu au fond de gorges créant un dénivelé d’un kilomètre !!!!!! D’ailleurs, les rangers déconseillent fortement la descente à la rivière et la remontée en une seule journée, il faut pour cela prévoir une nuit de campement dans le Grand Canyon. Voilà une de ces vues avec le Colorado serpentant :

Grand Canyon National Park - Desert View

Mais siiii, si on zoome un peu, on le voit fort bien le Colorado.

Grand Canyon National Park - Desert View (Zoom sur le Colorado)

Evidemment c’est encore au coucher de soleil que les couleurs se révèlent, et que les ombres mettent en exergue le relief très accidenté et l’immensité du lieu.

Grand Canyon National Park - Vue globale au coucher du soleil

Et la journée, c’est encore autre chose, et on a reparcouru une partie du sentier qui borde la faille, et permet d’halluciner encore et encore sur ce truc incroyable, totalement inhumain.

Grand Canyon National Park - Vue globale journée

Nous avons aussi fait une petite randonnée en descendant pendant une heure et demie le sentier qui mène au fond de la faille. C’était plutôt un test pour juger un peu de nos capacités. Finalement, nous étions assez content de notre petite marche, et on aurait adoré concocté un aller-retour au Colorado, mais ce sera pour une prochaine fois.

On y a même rencontré des écureuils espiègles qui me faisaient terriblement penser à Kronk !! (Squicky, squicky, squicky !!)

Un écureuil animé !

J’ai adoré dormir sur place, et là parc national oblige, l’organisation était impeccable. Les chambres étaient non seulement très bien, mais tous les sentiers sont hyper signalés et documentés, le parc propose des magasins et des restaurants (self-service) efficaces et finalement pas très chers.

En revanche, j’ai été choqué et ce n’est pas la première fois que je l’évoque par la présence de personnes âgées pour le service. Et quand je parle de personnes âgées, j’évoque des femmes (je n’ai pas vu d’hommes, A. me dit qu’ils sont morts tout simplement) entre 75 et 85 ans qui travaillaient au self à ramasser les plateaux et nettoyer les tables. On ne voit pas en France des gens de cet âge bosser, et c’est assez choquant car on le voit couramment partout aux USA.

Comme d’habitude, tout n’est pas tout noir, tout n’est pas tout blanc, et en France à cinquante ans, on ne peut même plus trouver le moindre job, tandis qu’aux USA des gens qui ont besoin de travailler peuvent le faire. Néanmoins, ces femmes âgées ne devraient pas avoir à travailler ainsi, surtout celles que l’on voyait grimacer à porter les plateaux, et se pencher à nettoyer en fournissant des efforts terribles à cet âge.

  • Matooyage
Upper et Lower Antelope Canyon

Publié le Lundi 31 Août 2009 - 10:14
Catégorie: Matooyage

Nous étions à Page près du Lac Powell après avoir visité « Monument Valley ». J’ai été déçu par le lac Powell, parce que j’imaginais que l’endroit avait vraiment été remodelé par la présence d’eau en plein désert. Et en fait non, il s’agit juste d’une énorme étendue d’eau dans le lit d’un canyon, et les rives en sont tout aussi arides et nues. Du coup, on a encore l’impression d’une installation humaine décalée et superfétatoire. En tout cas, ce sont des images plus que jamais sorties de la « Planète des singes » (et j’ai lu qu’en effet, des scènes avaient été tournées dans la région).

En repartant de là nous avons fait une petite halte pour visiter les deux Antelope canyons, le Upper plus connu mais bondé, et le Lower moins fréquenté et plus escarpé.

Ce sont des canyons qui ont la particularité d’être des anfractuosités dans la roche qui sont régulièrement envahies par des pluies torrentielles, et donc érodées en profondeur. Ces canyons se visitent donc par le fond, et présentent une fissure supérieure peu épaisse en comparaison des canyons que nous avons visités. En revanche, l’intérieur ressemble plus à des grottes, avec des murs usés par les années et des eaux tumultueuses. L’intérêt esthétique de ces canyons est de profiter d’une lumière qui pénètre par cette fente supérieure, et vient se polariser, se diffracter, se projeter sur ces murs marrons clairs en donnant un spectacle d’une stupéfiante beauté.

Nous avons commencé à visiter le Upper Antelope Canyon. Voilà pour vous donner une idée de la taille des parois et du dessins de ses formes érodées. Vous pouvez voir la taille des gens qui visitent, et les rais de lumières, ainsi que l’effet très photogéniques sur les murs.

Upper Antelope Canyon - visiteurs en contexte

Le problème majeur de ce canyon est sa popularité, et encore une fois l’usine à pognon pour les indiens qui gèrent aussi ce monument. Donc on se retrouve dans des groupes de touristes et on visite avec un guide navajo, tout en évoluant pas à pas dans le canyon, et en laissant assez de temps au groupe précédent pour faire ses photos.

Voilà ce qu’on peut voir en levant la tête : des rais de lumière et le jour qui pénètre.

Upper Antelope Canyon - vue de la faille supérieure

Upper Antelope Canyon - vue de la faille supérieure

Et quelques exemples des différents effets lumineux…

Upper Antelope Canyon - rais de lumière sur les parois

Upper Antelope Canyon - rais de lumière

Nous avions assez de temps pour progresser jusque Lower Antelope Canyon et nous avons bien fait, car nous redoutions autant de monde et une ambiance tout aussi « industrielle ». C’est tout le contraire pour le Lower qui est à quelques centaines de mètres de son homologue, mais qui a deux différences : il est moins photogénique, il faut grimper à des échelles et des escaliers pour le visiter. Ces deux éléments changent tout, et c’est tant mieux. Nous avons ainsi pu faire une découverte à une poignée de touristes curieux, et guidé par un jeune navajo qui n’en avait rien à battre. Il nous a donc rapidement abandonné à l’entrée, et nous ne l’avons jamais revu ! Le canyon est surtout très différent de l’autre dans son étroitesse, c’est souvent que l’on passe à peine entre les deux parois, et cela fait un sacré effet !!

Lower Antelope Canyon - un chemin très étroit

En revanche, la faille supérieure est bien souvent plus évasée, et donc l’atmosphère est moins tamisée, moins propice aux photos. Mais on obtient de superbes nuances de couleurs lumineuses dans ce grès navajo (du sable pétrifié en fait, c’est pourquoi il s’érode si facilement) si typique de tous les sites visités lors de ce voyage.

Lower Antelope Canyon - Effets de lumière sur les parois

Et contraire au Upper Antelope Canyon, on perçoit le bleu du ciel à plusieurs reprises. Le Lower est certes moins spectaculaire, mais compense par sa progression originale et parfois périlleuse (il y a toujours des gens pour aller là-dedans avec des béquilles ou trois enfants en bas-âges, voire les deux en même temps). Le chemin est beaucoup plus biscornu et tortueux, mais plus marrant et agréable.

Lower Antelope Canyon - vue du ciel

  • Matooyage
Monument Valley

Publié le Lundi 31 Août 2009 - 9:56
Catégorie: Matooyage

Comment faire un roadtrip dans le sud-ouest des USA sans passer par Monument Valley ? Eh bien, non, on y est allé. Hé hé hé. Il me fallait bien voir ces images d’Epinal de la conquête de l’Ouest, des westerns de mon enfance (ceux du mardi soir, de la « Dernière séance » évidemment), et ne pas forcer sur mes méninges pour me figurer un Lucky Luke ou bien des indiens qui débarquent à brides rabattues.

« Monument Valley » n’est pas bien différent des autres parcs visités de cet énoooormissime plateau du Colorado (340 000 km2 tout de même…), et on y retrouve donc des roches érodées par la pluie et le vent. Mais le lieu est unique parce qu’il se visite véritablement comme une suite de « monuments », étant donné la grandeur et la majesté de ces impressionnants monolithes. On embarque donc dans son 4×4, et on peut suivre une route chaotique (ce n’est rien de le dire) pour passer parmi ces géants de pierre dont les vues sont plus familières que jamais. Autant les parcs précédent permettaient de s’approcher et de toucher les rocs, autant là, on défile et on reste coit de tant de beauté. Tiens, c’est pas connu ça comme image ?

Monument Valley

Et le panorama immortel et universel du John Ford Point :

Monument Valley - John Ford Point

Allez encore deux photos, et j’abandonne. Mais c’était vraiment impressionnant. Néanmoins je dois avouer qu’après tous ces parcs et visions de bonheur, « Monument Valley » ne m’a pas fait le petit côté « waouh » auquel je m’attendais. Evidemment c’est leur taille et leur immensité qui frappent l’esprit des visiteurs, mais c’est aussi un paysage moins détonnant et coloré que ce que j’ai pu voir précédemment. Reste que l’imaginaire populaire et mon assuétude cinématographique ont bien fait leur boulot, et je suis ravi d’être passé par là.

Monument Valley

Monument Valley

Sinon, on est bien dans la réserve indienne Navajo, donc ce n’est pas un Parc National américain, et à la manière dont les pistes sont entretenues, ou dont le tourisme est géré, c’est en effet le jour et la nuit. Cet afflux de touristes est une manne financière importante pour des indiens qu’on sent vraiment paumé dans ces « états unis ». Donc difficile de leur jeter la pierre, quand on connaît les tenants et aboutissants de cet état de fait.

Monument Valley - vue globale

  • Linkage
Les questions stupides à ne pas poser à un trans

Publié le Lundi 31 Août 2009 - 7:06
Catégorie: Linkage

[Via Têtu] La comédienne Calpernia Addams, illustre transexuelle américaine, délivre dans cette vidéo une série de questions clichés que tous les trans doivent endurer aujourd’hui encore. Elle est absolument hilarante, et permet aussi par ce moyen de nous sensibiliser à la difficile quête du changement de sexe. En outre, ses questions stupides sont autant de questions que nous serions à même de (nous) poser, donc ça fait du bien !!!

  • Matage
  • Matooyage
Mesa Verde National Park

Publié le Mercredi 26 Août 2009 - 8:59
Catégorie: Matage, Matooyage

Nous voilà donc dans le Colorado, dans une ambiance toute autre, fini le désert et place à un plateau à la dense végétation à plus de 2500 mètres d’altitude. D’ailleurs, pour preuve que la sécheresse est terminée, voilà notre arrivée dans le parc :

Une putain de tempête, un orage de dingue qui a duré trois heures et a bien failli mettre en péril la visite. Ce parc, qui a aussi la particularité de présenter des canyons creusés par une rivière, se visite avant-tout pour son passé historique et culturel. En effet, les indiens Anasazi y ont habité de 700 à 1300 après JC, et ils ont laissé des traces d’une civilisation qui a disparu d’un seul coup d’une manière encore énigmatique aujourd’hui. Vers 1200-1300, ils avaient construit énormément de constructions troglodytiques dans les gorges de Mesa Verde, et ce sont ces artefacts que nous pouvons aujourd’hui (en partie) visiter.

A deux doigts de renoncer au parc, nous avons vu la pluie cesser et rapidement le soleil percer les nuages.

Mesa Verde National Park - Un arc-en-ciel après la pluie

Et juste après la pluie, nous avons pu voir de très près toutes les bestioles du parc qui s’ébrouaient, donc ce jeune cerf qui a traversé juste devant la voiture.

Mesa Verde National Park - Un cerf

On s’est dit qu’on allait au moins tenter la visite du site le plus connu et le plus grand, le plus impressionnant : « Cliff Palace ». Imaginez des habitations construites en pierres taillées et des murs montés au torchis, sous une crevasse naturelle…

Mesa Verde National Park - Panorama de Cliff Palace

En regardant de plus près, on voit que les murs se fondent dans la muraille de roche, et on réalise que les indiens anasazis ont construit là les habitations les plus naturellement intégrées qui soient.

Mesa Verde National Park - détail d'un mur de Cliff Palace

Voilà une vue plus proche de ce lieu que l’on peut visiter assez librement (accompagné d’un ranger qui n’y connaissait finalement pas grand-chose, en comparaison de ce que j’ai trouvé sur le net). On y voit des pièces qui servaient notamment de lieux de culte, d’entreposage ou encore d’habitation pure.

Mesa Verde National Park - Cliff Palace

En faisant le tour du coin, on peut voir une bonne dizaine de constructions troglodytiques plus petites mais tout aussi perchées et dissimulées dans les falaises. On ne sait même pas pourquoi exactement les indiens ont-ils fait cela… Apparemment, on avance des raisons de changement climatique ou encore d’attaques extérieures… De même qu’on ne sait absolument pas pourquoi ils ont abandonné l’endroit (d’après le ranger dans un premier temps massivement et avec ordre, et dans la fin précipitamment en laissant pas mal de choses derrière eux). En outre, ces habitations étaient regroupées dans une zone assez restreintes autour d’un autre bâtiment mystérieux aux épais murs, en surface lui, mais sans porte d’entrée…

Mesa Verde National Park - Habitations troglodytiques

Mesa Verde National Park - Habitations troglodytiques

Ce qui est curieux chez ce peuple, c’est qu’on en connait vraiment très très peu de choses, et qu’il est difficile à priori de les « classer ». Entre peuple primitif qui ne connaissait pas la roue et une civilisation qui créait poteries, textiles, demeures si incroyables, les scientifiques sont encore dubitatifs. C’est vrai que les restes d’habitations qu’on visite en surface sont très limitées (celles qui datent de 700 Ap. JC), et font vraiment penser à des huttes très sommaires. En revanche, les pueblos de dernières générations renversent complètement la tendance.

Le ciel bien lavé nous a gratifié d’une belle soirée et d’un chouette coucher de soleil. Encore une fois, nous quittons ce parc en ayant visité le minimum vital, car il y a encore des parties inexplorées que nous nous réservons pour une prochaine fois.

Mesa Verde National Park - Coucher de soleil

Nous repartons vers l’aridité de l’Utah et l’Arizona avec Monument Valley…

  • Matooyage
Canyonlands National Park

Publié le Mercredi 26 Août 2009 - 7:50
Catégorie: Matooyage

Comme je l’expliquais précédemment, nous avons profité de la proximité des deux parcs, Arches et Canyonlands, pour les visiter dans la foulée. Du coup, pour ne pas faire des visites éclair à la japonaise, nous avons délibérément limité nos investigations à ce que les guides nous conseillaient avant tout. On s’est dit que ça nous donnerait plutôt de quoi nous motiver à revenir pour mieux les apprécier.

Donc pour Canyonlands, il s’agissait de se faire le plus impressionnant et le plus tape-à-l’oeil : « Island in the Sky ». En effet, ce parc est un ensemble de canyons (des centaines je pense) qui ont été creusés par le Colorado et la Green River. Cela divise le parc en trois aires distinctes, et « Island in the Sky » est l’une d’entre elles. C’est encore le plateau du Colorado et ses strates que nous commençons à bien appréhender, nous sommes donc sur ce plateau, cette « mesa », et nous parcourons une route qui finit par être une bande de terre de quelques mètres de large, avec le Colorado à gauche et la Green River à droite.

Du coup cette partie du parc consiste surtout en des vues époustouflantes en jetant un coup d’oeil à gauche sur les multiples ramifications du Colorado. Comme par exemple ces vues au coucher du soleil :

Canyonlands National Park - Vue sur le Colorado (le soir)

Canyonlands National Park - Vue sur le Colorado (le soir)

Et de l’autre côté, c’est la Green River qui a modelé son propre réseau de canaux et circonvolutions dans la roche. Mais pour mieux les apprécier, il vaut mieux venir le matin, ce que nous avons finalement fait :

Canyonlands National Park - Vue sur la Green River (le matin)

Canyonlands National Park - Vue sur la Green River (le soir)

Nous avons aussi crapahuté un peu dans quelques chemins de randonnée, et cela laissait présager bien des découvertes et des vues fabuleuses. Mais nous n’avons pas plus en faire, et j’ai hâte d’y retourner maintenant. Il y a notamment cette piste pour 4×4 que nous avons à peine entamée, et qui fait plus de 100 miles dans les différents niveaux des plateaux. Car l’érosion a comme créé des grandes marches avec des couches de couleurs différentes.

Nous avons donc craqué et dépensé une matinée supplémentaire pour Canyonlands (notre dernière étape en Utah), mais nous avons ensuite filé vers Mesa Verde National Park (au Colorado) pour de toutes autres aventures.

  • Matooyage
Arches National Park

Publié le Mardi 25 Août 2009 - 9:10
Catégorie: Matooyage

Chaque parc national que vous visitons est une occasion supplémentaire de regretter le peu de temps que nous y consacrons, mais aussi de réaliser à quelle point on ne peut pas se lasser de trucs aussi magnifiques. A peine me lamentais-je sur une possibilité de redondance dans nos visites, à peine je ravalais mon sarcasme pour me rendre à l’évidence : « putain, sa mère, sa race, c’est beau ».

A trois heures du précédent parc, nous avons donc découvert Arches National Park. Nous sommes toujours sur le fameux plateau du Colorado, et à cet endroit aussi nous assistons à une extraordinaire érosion qui fabrique des curiosités de la nature. Arches comme son nom l’indique est le parc qui en contient le plus, et on trouve des formes plus proches de Bryce puisque les roches sont du genre friables et se réduisant en poussières, dans un environnement tout à fait semi-désertique. Cela donne un décor à la Lucky Luke par moment, mais avec cette particularité de Arches de proposer des blocs monumentaux et, comme en opposition, des éléments dont les formes oblongues défient la gravité.

On trouve aussi là plus de formes biomorphiques qu’ailleurs. En effet, cette usure fine et râpeuse dessine des contours que l’on ne peut s’empêcher d’approcher de formes connues. Déjà que je trouvais que Capitol Reef offrait un joli bestiaire, pour Arches c’est toute la ménagerie et les rochers aux appendices les plus affriolants.

On arrive donc par cette première partie qui s’appelle Park Avenue parce qu’elle présente des monolithes massifs et grandioses qui peuvent rappeler des buildings (mouai…). J’ai été impressionné par certains rochers en effet monumentaux, même si celui-ci par exemple me faisait plutôt penser à une sorte de sphinx à tête de lion !

Arches National Park - Park Avenue

Ceux-ci encore m’ont impressionné par la finesse de leurs profils, comme ci l’usure du temps transformait d’épaisse murailles en de futures pulvérulentes cloisons. Notez la demi-tête de Moaï dans le fond… Ah mon imagination…

Arches National Park - Park Avenue

Ensuite, voilà le panorama à couper le souffle du parc à mon avis… En plus, nous avions en plus d’un grand soleil, un ciel azuréen parcouru de nombreux nuages qui donnent, je pense, encore plus de consistance aux photographies.

Arches National Park - Panorama de l'entrée du Parc

Ces trois « têtes » se nomment les « three gossips », mais cela vous donne surtout une idée des choses que l’on voit en jetant des coups d’oeil à droite ou à gauche. Ce sont des images curieuses, pleines de ressemblances et de jeux d’imagination, des visions extra-terrestres (très « planète interdite ») ou surréalistes (à la Dali), ou encore de purs décors de films.

Arches National Park - The Three Gossips

Voilà un groupe de petits géants dans une partie nommée « le jardin d’Eden » qui m’ont plu par leur ressemblance avec des petits êtres des forêts de Miyazaki (dans Mononoké notamment).

Arches National Park - Les petits bonhommes à la Miyazaki

Une des fameuses images du parc est ce roc en équilibre sur un pic : le « balanced rock ». A ses côté, il n’a pas de nom mais je trouve que « double gode » lui va très bien !!!

Arches National Park - Balanced Rock

Les fameuses arches commencent à faire leur apparition à la fin du « jardin d’Eden », et j’aime surtout la manière dont elles s’imbriquent dans d’autres concrétions.

Arches National Park - Arches du jardin d'Eden

Et voilà une des images les plus représentatives à mon avis du parc : un éléphant, un gros sexe turgescent, une arche double arachnéenne et des formes plus stupéfiantes les unes que les autres…

Arches National Park - Panorama avec la Double Arch

Cette arche double notamment, la seule du parc, est particulièrement fascinante.

Arches National Park - Détail de la Double Arch

Pour vous rendre compte de sa taille, me voici en son sein.

Arches National Park - Moi dans le trou de la Double Arch

L’arche la plus connue est aussi assez énorme, mais contraste par son élan et sa forme aérodynamique, il s’agit de « delicate arch ».

Arches National Park - Delicate Arch

Enfin, Fiery Furnace qui est ce labyrinthe d’aiguilles qui fait terriblement penser à Bryce Canyon, et en cela c’est évidemment un peu décevant. Il faut dire qu’on commence à être difficile…

Arches National Park - Fiery Furnace

Nous n’avons pas eu le temps de visiter tout le parc, car nous voulions vraiment passer ne serait-ce que quelques heures à Canyonlands National Park qui est tout proche. Il nous reste donc pas mal de choses à découvrir de ce parc, finalement assez méconnu, et très peu fréquenté.

  • Matooyage
Capitol Reef National Park

Publié le Lundi 24 Août 2009 - 7:41
Catégorie: Matooyage

Je disais à A. que je commençais à saturer un peu avec les canyons, ce qui lui a fait énormément plaisir (c’est lui qui a absolument tout préparé de main de maître, hu hu hu). Et puis nous arrivons sur Capitol Reef qui n’a pas la réputation des grands parcs, mais qui était pourtant cité dans nos guides comme en valant largement la peine. Et à peine avons-nous pénétré dans le parc, que nous avons été saisis par la beauté des panoramas qui s’offraient à nous.

Capitol Reef National Park - Un panorama de l'entrée du site

Le temps commençait à se gâter, et les orages étaient prévus pour ce soir, mais au moment où nous sommes entrés, il n’y avait que de très photogéniques nuages. Du coup cela rendait la visite moins chaude et d’autant plus agréable. Nous nous sommes énormément arrêtés pour profiter du paysage, et encore une fois je me désole de ce que les photographies ne rendent pas mieux cette pure beauté. En tout cas, je ne peux pas me lasser d’un truc pareil, et depuis le début nous avons de la chance, car ces canyons ne se ressemblent vraiment pas.

Capitol Reef National Park

Capitol Reef National Park

Capitol Reef National Park

Cette fois-ci, la zone se compose d’un pli géologique, une sorte de boursoufflure de l’écorce terrestre, qui s’est érodé et qui donne ces paysages enchanteurs. La différence avec les autres canyons que nous avons visité jusque là, réside dans la diversité des minéraux et de leurs couleurs, mais aussi la grande visibilité des strates qui composent les reliefs.

Capitol Reef National Park - détail sur les strates géologiques

Une autre grande différence est que le mode d’érosion n’est pas le même. Alors que Bryce est composé de roches friables, Capitol Reef est tout en strates de grès et de schistes. C’est de la pierre dure et massive qui, lorsqu’elle est finalement usée par la nature, s’écrase en de fracassantes éboulées. Le lieu a l’air d’être le fait de tremblement de terre ou de volcans en éruption, on voit que les arrêtes sont nettes et que les couches de matière sont bien délimitées et séparées.

Capitol Reef National Park

Il s’agit aussi d’un lieu à taille humaine, encore beaucoup plus « petit » que les hauteurs et falaises de Zion, et on se promène facilement dans les lits des rivières, ou dans la gorge principale. On peut y observer des réserves d’eau naturelles, ou des roches monolithiques immenses. Le chemin se poursuit aussi avec une ambiance très « zone interdite de la planète des singes » que j’ai particulièrement appréciée.

Capitol Reef National Park - La gorge principale

Je suis souvent amusé par les noms que l’on donne à certaines formations rocheuses. Mais je me suis amusé à en voir beaucoup aujourd’hui. Et je vous livre donc ma sélection du jour.

Alors là par exemple, moi je vois un canard !! (A. y voyait plutôt une tortue…)

Rocher en forme de canard ? - Capitol Reef National Park

Et là c’est un singe, pas d’équivoque !

Un rocher en forme de tête de singe ? - Capitol Reef National Park

Bon là, je suis un peu sioux ok, mais vraiment j’y voyait un éléphant. En revanche sans la trompe, juste le commencement, mais on aperçoit bien un oeil et une oreille.

Rocher en forme d'éléphant ? - Capitol Reef National Park

Et là, c’est dingue mais quelques pas plus tard, j’aurais juré qu’on avait déplacé ici la suite de mon éléphant avec sa trompe !!! (J’en déduisais qu’il s’agissait d’un ancien artéfact atlante qui n’attendait que mes talents d’archéologue pour être découvert !!)

Rocher en forme d'éléphant ? - Capitol Reef National Park

Enfin, la « master piece » du jour :

Rocher en forme de sexe féminin ? - Capitol Reef National Park

Je l’appelle « The pussy monument ». Hu hu, ça resemble un peu à ça non (ça fait longtemps que j’en ai pas vu !!) ??

(Dire que j’avais commencé par un parc national…)

  • Matooyage
Bryce Canyon National Park

Publié le Dimanche 23 Août 2009 - 9:12
Catégorie: Matooyage

Bryce Canyon, c’était une mes grandes envies canyonesques du voyage, et même si j’avais adoré le Grand Canyon de notre premier voyage à LA, j’avais hâte de me repaître de la beauté légendaire de celui-ci. Floflo nous avait conseillé de commencer par la fin de la « scenic drive », une route qui longe les différentes vues des canyons et permet d’en avoir différents panoramas, et il avait raison car plus on remonte la route, et plus on se décroche la mâchoire.

Mais bon Bryce Canyon c’est ça de loin (en bidouillant un horrible panorama avec autostich) :

Panorama global de Bryce Canyon

Il s’agit d’un énoooorme bassin sédimentaire qui fait partie du plateau du Colorado. Le plateau est composé de roches très friable à cet endroit, et l’érosion a composé cet étrange et fascinant décor géologique. D’après ce que j’ai lu, ce sont de vieilles couches de sédiments, de matériaux plutôt fragiles (calcaire notamment), l’eau réalisant des infiltrations, et par effet de gel/dégel, il se dégage peu à peu des murs de sédiment, puis des sortes de piliers appelés hoodoos (apparemment des mouvements sismiques verticaux aident aussi largement au processus). Voilà donc le type de roches usées et sculptées par la nature que l’on rencontre :

Bryce Canyon - Exemple "d'architecture géologique"

Un grand remerciement à l’oxyde ferrique pour son apport coloré assez indispensable ! Une fois que l’érosion a séparé les volumes (le plateau) en plans (des murs), on obtient après quelques années (des milliers ouai) des presque points vu d’en haut (ces aiguilles ou hoodoos). Un peu comme ça :

Bryce Canyon - Un exemple de hoodoo ou cheminée de fées

Mais on voit aussi des formes un peu plus singulières, telles que la nature veut bien les imaginer, comme cette arche :

Bryce Canyon - Une arche naturelle.

Un petit panorama pour tenter de saisir la grandeur de l’endroit, mais l’immensité est ce qui est le plus difficile à rendre en photo à mon avis.

Bryce Canyon - Panorama entre deux prolongements rocheux

Voilà ce que ça donne en un peu plus près, quand on observe ce magnifique ballet de pierres rouges, orangées et blanches. On se rend bien compte de la présence de l’ancien plateau dont la matière a été peu à peu arrachée, élimée et abrasée par les intempéries et les ères passées. Le spectacle est à couper le souffle…

Bryce Canyon - Détails de l'amphithéâtre

Et le plus épatant de tout cela est certainement cet amphithéâtre naturel, ces milliers de hoodoos et autres concrétions rocheuses qui forme vraiment un demi cercle, et ressemblent de loin à un bel orgue d’église.

Bryce Canyon - Vue panoramique de l'amphithéâtre

C’est vraiment impossible de prendre ces machins en photo, mais bon ça donne au moins une petite idée de la beauté de la chose.

Et le soir les couleurs se renforcent encore et rendent l’endroit plus solennel et majestueux. J’ai beaucoup aimé le silence de ces moments malgré de nombreux touristes, des familles et des enfants. Ce spectacle les laisse tous pantois et humble, admiratif et mutique (Alléluia !).

Bryce Canyon - Au coucher du soleil.

Nous avons aussi voulu profité de ce matin pour retourner faire un tour, et surtout tester une descente au fond de ces cheminées de fées (nom français des hoodoos). Vous voyez le petit grain noir qui descend ces sentiers pentus, c’est un homme !!

En descendant dans les profondeurs de Bryce Canyon

Le long de la descente, on peut voir plus facilement les hoodoos en formation, comme sur cette photo. On aperçoit ce bout de mur qui se fissure, et qu’on peut imaginer se séparer encore au prochain hiver rigoureux. Le gel fera éclater la pierre, la rendra plus poreuse encore, et un de ces quatre, un nouveau pilier sera séparé de son mur.

Bryce Canyon - Détails de la formation d'un hoodoo.

Voilà de tout en bas, ce que l’on voit ! C’est A. qui prend la photo dans ma photo là !

Bryce Canyon - Vue d'en bas !

Lorsqu’on descend au coeur même du canyon, on n’a qu’une envie c’est de progresser et de continuer à avancer dans les torrents à sec, à observer les écureuils, chiens de prairie ou rapaces. Mais nous n’avions pas le temps de vraiment nous organiser une longue balade ou une randonnée. Par contre, ce n’est que partie remise, car c’est un endroit magique qui donne envie de s’attarder.

Je ne vais pas encore insister sur l’aspect nickel de l’entretien des lieux ou du balisage des parcours, mais ça m’épate carrément à côté de ce qui existe en France ou ailleurs. Un vrai chapeau bas aux amerloques sur ce coup ! L’autre point extrêmement positif de ce cours passage à Bryce, c’est la gentillesse incroyable des gens ! Alors là, en comparaison de la soupe à la grimace de Zion qui nous faisait présager le pire pour l’Utah, se succèdent des gens charmants, accueillants, affables et sympathiques. On y croyait à peine, surtout quand le ranger à l’entrée (habituellement c’est un grognement de salut) nous a souhaité une bonne visite en un français châtié. Ne parlons pas des serveurs qui trouve « awesome » votre choix de cuisson de steack, et qui demande à trois fois si vous avez bien conscience de lui laisser un tip, car le service est compris et donc vraiment ce n’est pas obligatoire. Bref, nous repartons conquis de cette visite !!

Il nous fallait nous rendre en tout début d’après-midi sur Capitol Reef National Park, et donc nous avons tracé la route sur la Highway 12 qui est une magnifique occasion de continuer à se régaler les mirettes. En effet, cette voie traverse ce fameux (et immense) plateau du Colorado, et propose encore d’autres type d’érosion et de façonnage géologique.

Vue de la Highway 12

Nous sommes passés à côté du Monument national de Grand Staircase-Escalante (Escalante est le nom de la rivière qui dessine le coin). Et les vues de la route du parc entier faisaient drôlement envie. Mais notre route n’était pas terminée…

Vue de la Highway 12 et de l'Escalante en contre-bas

Le plus drôle c’est la succession de relief et de végétation, aussi bien en densité qu’en type. En effet, nous sommes montés sur des plateaux, des montagnes, avons parcouru des plaines et des coteaux, et les régions étaient à quelques miles d’écart semi-désertiques, à parfaitement tempérées et humides avec des troupeaux de vaches et des cultures, des résineux puis des bouleaux, des zones arides et rouges, puis des lacs dans le fond du paysage… Surprenant !

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Le bareback attaqué

Publié le Samedi 22 Août 2009 - 3:10
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[Via Têtu] Je lis que des boites de prod de porno gay sont attaquées en justice par la AIDS Healthcare Fondation. Il s’agit pour cette association de militer pour que les comédiens se protègent obligatoirement, et ne pas jouer sur ce flou du volontarisme, dont on sait pertinemment l’inutilité (le bareback est payé plus cher, et c’est parfois une condition sine qua non simplement pour travailler).

Ce même article de Têtu reprend une vidéo youtube et une association de certaines stars des écuries californiennes que beaucoup (dont moi) connaissent bien. Les acteurs (et pas forcément leurs employeurs, puisque le sacro-saint marketing leur dicterait plutôt le contraire) sont clairement et manifestement pour le port du préservatif.

Je suis sensible à ce problème, et malgré le fait que je préfère les films bareback [sic], je trouve tout à fait logique que les comédiens se protègent de la maladie, et ce de manière systématique et obligatoire.

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Alexandre à la piscine des Halles

Publié le Samedi 22 Août 2009 - 3:00
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Alexandre est un gars très innocent !! Même s’il a des amis homos (mais il n’avait pas compris qu’il ne fallait pas les voir juste avant la sortie d’un DVD de Mylène), il ignorait les moeurs pour le moins curieuses de la piscine des Halles. Allez donc lire sa mésaventure ! Hé hé hé.

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Le saut du Triton

Publié le Samedi 22 Août 2009 - 2:54
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Notre petit Triton voyageur raconte son premier saut en parachute, et j’ai adoré son post, on a l’impression d’y être !!!