13 articles pour le mois de Septembre 2009

  • Boukinage
Black Album (Hanif Kureishi)

Publié le Mercredi 30 Septembre 2009 - 23:20
Catégorie: Boukinage

C’est rare de retomber aussi vite sur un excellent roman d’un auteur, sauf que c’est encore le Chondrouné qui m’a offert celui-ci, et en effet, comme il me l’avait dit, c’est un très bon roman. Certes moins drôle et enjoué que le « bouddha de banlieue », mais beaucoup plus politique, religieux, et doté d’une portée sociale/sociétale bien plus impressionnante.

Shahid est un jeune pakistanais nanti qui poursuit des études, et se sent un peu perdu entre sa ravissante prof de fac, Deedee, qui le drague, et sa famille et ses proches dont les valeurs ne le touchent pas (la thune, la frime et l’inculture). Mais un jour, il tombe sur Riaz et ses comparses, et c’est comme une bouffée d’air frais pour Shahid. Ils sont musulmans très pratiquants, et ont le mérite d’assumer leurs origines, tout en ayant des valeurs plus proches de ses propres principes moraux. Mais bon ils sont un peu extrémistes sur les bords ces mecs là, et Shahid n’est pas complètement emballé par le package complet du parfait petit intégriste. Il vogue donc entre ces différentes cultures et attirances, et il tente de trouver sa place dans ce monde de fous.

Ce bouquin est aussi bien écrit que le précédent que j’avais découvert il y a quelques mois, c’est donc un plaisir fou pour le lecteur. Non seulement ça se lit parfaitement bien, avec une bonne alternance de dialogues et des textes assez fluides, mais avec un niveau de langage très agréable, naturel sans être limité. Mais surtout Hanif Kureishi crée un roman intelligent et sensible. A travers le personnage de Shahid, il met en scène un garçon tel que j’en ai beaucoup rencontré dans ma vie. Des garçons ou des filles qui ne veulent pas renier leurs cultures et leurs origines tout en assumant leurs vies dans le pays où ils sont nés et les avantages inhérents à cela. Ce Shahid qui est à la fois attiré par l’Angleterre et ses « charmes », mais qui est immanquablement la proie idéale d’islamistes qui partagent sa religion et son désir de droiture morale, est tellement crédible…

On retrouve aussi l’humour de l’écrivain dans sa description d’épisodes typiquement pakistanais, et son personnage qui s’emmêle dans des histoires compliquées de famille, d’amour et de « devoir ». Certains passages sont ainsi très drôles et légers, en contraste avec une intrigue de fond plus sérieuse et parfois tragique. Il est très difficile jusqu’au dernières pages de prévoir la fin de l’ouvrage, happy-end ou pas, amour contrarié ou conclusion sectariste ? Et du coup j’ai lu le roman dans la peau de Shahid, en vivant très intensément ses doutes et sa quête. On comprend alors tellement facilement sa démarche, ses errements et ses doutes, son attirance intellectuelle et religieuse pour Riaz, comme son amour de Deedee et son étrange respect mâtiné de mépris pour son grand-frère.

Hanif Kureishi a encore sans doute largement pioché dans son expérience personnelle et ses souvenirs d’étudiants, mais il fait montre là d’un superbe talent de romancier. En tout cas, c’est définitivement ma came !

Black Album - Hanif Kureishi

  • Cinéphage
Destination finale 4

Publié le Mercredi 30 Septembre 2009 - 22:26
Catégorie: Cinéphage

Ouh là là, est-ce qu’il faut vraiment parler de cette daube ?

Bon, étant donné que je parle de tout ce que je vais voir, je ne vais pas faire d’exception. D’autant plus que j’avais plutôt aimé les deux premiers films (Oh dis donc je suis un assez vieux blogueur pour avoir vu le 2 en 2003 et l’avoir évoqué ici même !!!), mais j’avais raté le troisième. En revanche, je dois avouer que je ne l’ai pas vu en 3D, et il semble que le film a vraiment été tourné pour cela. On s’en rend compte à maintes reprises avec des détourages grossiers ou simplement d’étranges passages où l’on voit arriver des objets (souvent contondants) droit devant. Donc je pardonne la piètre qualité « graphique » du film par rapport à cet aménagement qui permet peut-être une meilleure expérience du film.

Sinon niveau scénario c’est le ras des pâquerettes avec un fil rouge qui est le début du commencement du premier film. Une grosse cata bien meurtrière, un type qui a une prémonition et sauve des gens, et la Mort qui se charge de corriger ces erreurs. S’en suivent les habituelles péripéties avec des accidents plus mortels, glauques et gores que jamais.

Les comédiens et comédiennes jouent plutôt très mal, avec des dialogues terribles et une mise en scène relativement inexistantes. Reste alors ces quelques scènes drolatiques et sanguinolentes avec les classiques « on croit que ça va arriver maintenant, mais non c’est pour dans trois minutes, comme on ne l’imaginait pas ».

Pff, je m’en serais bien passé, alors que les deux premiers films avaient eu une vraie saveur ! Dommage !

L’avis des copines : Jarod_, Julien, Pinkfrenetik.

Destination Finale 4

  • Matooyage
Kiss-in à la place Carrée des Halles

Publié le Samedi 26 Septembre 2009 - 20:26
Catégorie: Matooyage

Je ne suis pas bon pour les flashmobs, ça je le savais déjà. Huhuhu. Là je suis arrivé juste quand les gens s’embrassaient, et j’ai descendu l’escalator de l’entrée Pont-Neuf du forum des Halles en découvrant tous ces pédés et goudous en train de se galocher gaiement en plein milieu de la place Carrée.

Malheureusement, je n’y allais pas pour participer puisque mon chérichou est tout malade, et n’était vraiment pas en mesure de venir, mais je voulais au moins montrer mon adhésion à ce mouvement. Même si comme Alice_ le soulignait, je ne suis pas non plus super fan des gens qui se mettent la langue dans la bouche en public (toute orientation sexuelle confondue).

En revanche, cette manifestation est géniale parce qu’elle milite pour une de ces libertés fondamentale, mais tellement qu’on n’y pense pas : la possibilité de se montrer de l’affection en public. Cela nous est interdit ou alors c’est souvent justement un geste de provocation et/ou de revendication, sinon on s’en empêche naturellement, tant nous sommes conditionnés pour cela. Il s’agit de ne pas se faire regarder de travers, ou parfois pour éviter une rixe, et pour cela pas de bisou, pas de geste tendre, pas de main tenue. C’est vraiment dommage et tellement triste de ne pas être en mesure de se comporter comme l’instinct le dicte à tout un chacun.

Au lieu d’une lutte pour une égalité des droits très politique, idéologique ou philosophique, j’aime cette idée du militantisme de l’amour, de sa démonstration, c’est comme une manifestation de midinettes en quelque sorte ! Et moi je suis une grande midinette, une grande cultivatrice de fleurs bleues et de petites marguerites de l’amour !!!

Yagg vient de publier la vidéo suivante sur l’évènement :

C’est beauuuuuuuuu !!

Comme j’étais en périphérie, j’ai aussi pu noter les regards attendris des passants, et ceux à l’opposé, dégoutés et agressifs, d’autres badauds manifestement contre cela. Il y avait notamment des gens qui disaient que c’était “dégueulasse”, que “comment peut-on filmer une chose pareille”, “ils sont vraiment dérangés” etc. Car nous sommes au coeur des Halles, et c’était une bonne idée cet endroit, car c’est à la fois à deux pas de bars gays qui ont pignon sur rue, mais c’est aussi un racailleland couru, et un mélange de parisiens et banlieusards qui viennent faire leurs courses le samedi. L’homophobie est loin d’être éradiquée, et même en plein Paris, on ne peut pas vivre si sereinement que cela son homosexualité. Donc ce genre de manifestation “back to basics” me plait bien !

Gayclic publie aussi son article, et cette vidéo. On y reconnaît même un ami au tout début !!! ^^

  • Matage
  • Matooyage
Sur les traces de Mélanie Daniels

Publié le Vendredi 25 Septembre 2009 - 0:51
Catégorie: Matage, Matooyage

Je suis un immense fan des « Oiseaux » d’Hitchcock depuis tout gamin, et j’ai absolument adhéré à l’idée de mon chérichou d’aller à Bodega Bay. Car si j’aime particulièrement certains films d’Alfred Hitchcock, A. en est féru jusqu’à les connaître tous par coeur. Aller jusque Bodega Bay comme Mélanie Daniels, par la route qui longe la côte, était vraiment marrant. On avait tous les deux en souvenirs toutes les images du film…

Que ce soit du tout début à Union Square dans le film :

Birds - Union Square (San Francisco)

Ou en réalité !

Vue de Union Square - San Francisco

Cette route qui serpente le long de l’océan et qui fait découvrir cette baie fantastique, plus bretonne que jamais, a encore été une impressionnante copie-carbone d’un des mythiques passages du film.

Mélanie Daniels arrive à Bodega Bay, et comme nous elle va dans le bourg et se renseigne sur le chemin pour aller à la maison de Mitch, de l’autre côté de la baie.

Birds - Melanie Daniels

Dans le film, on voit bien la baie avec la maison des Brenner de l’autre côté.

Birds - Bodega Bay

En réalité, nous avons aussi vu de l’autre côté, et même le ponton où elle prend son hors-bord.

Vue de Bodega Bay

Et les oiseaux qui sont bel et bien présents !

Oiseaux à Bodega Bay


Pélican de Bodega Bay

On retourne au film :

Birds - Melanie Daniels

Birds - Bodega Bay

Mélanie rencontre Annie Hayworth, l’institutrice de l’école de Bodega Bay. J’adore ce personnage, et j’ai toujours trouvé que ce duo de femmes était extraordinaire.

Birds - Melanie Daniels et Annie Hayworth

Il y a la scène certainement la plus connue et culte avec les corbeaux sur la cage à poules qui attaquent les enfants de l’école. On la voit bien cette école…

Birds - Bodega Bay School

Birds - Bodega Bay School

Eh bien, voilà l’élément le plus authentique du film, puisque « Birds » est avant tout composé de décors peints totalement hollywoodiens, mais l’école est bien réelle (et a bien servi d’école). Je ne vous dis pas l’émotion que nous avons ressenti en arrivant devant ça :

Bodega Bay School

On est resté vingt minutes à regarder ça, et le décor environnant avec cette atmosphère incroyablement bretonne (le vent, les embruns, les paysages, la végétation), et c’était génial ! J’imagine que ça ne touche pas grand-monde en réalité, mais c’était vraiment pénétrer dans un vieux film et reconnaître les lieux sans y avoir jamais mis les pieds avant. Rhaaaaaaaaaaaaaa !!!! :mrgreen:

  • Matooyage
Les rues de San Francisco

Publié le Mercredi 23 Septembre 2009 - 23:59
Catégorie: Matooyage

Rha là là, je suis rentré depuis 15 jours et j’ai complètement perdu le fil du blog. Pfff, le taf, la flemme et hop, c’est la Bérézina (« nougat et chocolat, j’ai le coeur en verglas » je veux te dire mon lecteur adoré !!). Mais je persiste et je vous collerai mes deux posts que je veux encore faire sur mon voyage estival chez nous en Amérique.

Parce que nous avons fini comme nous avons commencé : San Francisco. Et comme nous voulions vraiment changer d’ambiance, et pas vraiment nous retrouver à l’hôtel, j’ai essayé de réitérer l’expérience « chez l’habitant » comme nous l’avions si heureusement fait pour New York. Eh bien encore une fois, le site AirBnB nous a permis de trouver la perle rare. Ce n’était pas aussi splendide que la chambre de Harlem, mais tout de même pour 69 dollars par nuit, nous avions une chambre séparée du reste de la maison avec une salle de bain privative, et l’accès direct au jardin. Un truc vraiment sympa, et l’hôte était un garçon adorable, serviable et très très sympathique. Outre cela, c’était à un quart d’heure à pinces du Castro pédé, endroit dans lequel je pensais naturellement passer quelques temps. Hé hé hé.

Voilà la maison en question, une vielle baraque que le gars retape, et qui date de 1899.

L'appartement de San Francisco - 26th St et Noe St

Et la chambre en question :

Chambre à San Francisco

Chambre à San Francisco

Elle donne sur un charmant jardinet très calme et ensoleillé :

Jardin de la chambre de SF

Et j’ai adoré la salle de bain toute neuve qu’il venait juste de terminer.

Salle de bain - chambre de SF

Salle de bain - chambre de SF

Donc en terme de logement, nous avons encore eu pas mal de chance en passant par ce genre de plan au rapport qualité/prix vraiment imbattable.

A San Francisco, nous voulions visiter un brin, mais surtout nous reposer et ne pas faire grand-chose. A. voulait faire du repérage des lieux de tournage de « Vertigo » et des « Oiseaux » d’Hitchcock, et moi ça me bottait bien. Nous avons donc parcouru les 49 miles de la « scenic drive » qui permet de visiter SF en voiture, et qui en faisant bien des circonvolutions dans la ville, a eu le mérite de vraiment nous en mettre plein la vue.

Que ce soit les fameuses rues de San Francisco qui montent et qui descendent vertigineusement vers l’océan.

Rue de San Francisco

Ou bien la fameuse Transamerica Pyramid dont le profil est un des symboles de la skyline du coin.

Vue de Transamerica Pyramid - San Francisco

Evidemment dans les symboles incontournables, il fallait en plus avoir la Coit Tower :

Skyline classique de San Francisco - Coit Tower et Transamerica Pyramid

L’île d’Alcatraz et le Golden Gate :

Île d'Alcatraz - San Francisco

Golden Gate - San Francisco

Mais un peu moins connu et vraiment immanquable, j’ai adoré l’architecture romanesque du Palace of Fine Art (soooo Vertigo !).

Palace of Fine Arts - San Francisco

Et le Golden Gate Park est un endroit dans lequel j’aurais aimé passé beaucoup plus de temps. Il est gigantesque, avec un tas de pelouses, bois et bâtiments intéressants.

Golden Gate Park - San Francisco

Enfin c’est certainement de Twin Peaks qu’on a la vue la plus époustouflante sur la ville.

Panorama de San Francisco de Twin Peaks

Panorama de San Francisco - Nuit de Twin Peaks

Et si on zoome…

Panorama de San Francisco (Twin Peaks) - détail

Et si on zoome :

Panorama de San Francisco - Zoom sur Castro St

Nan mais vous avez vu la taille de ce drapeau gay (on se rend compte avec la proportion des autres éléments de la photo) ??? Oui oui c’est Castro St !!

Castro St. - San Francisco

J’ai aussi eu le grand bonheur de rencontrer deux lecteurs de ce blog, Loïc et Arnaud. C’est marrant ça !! Régulièrement quand je pars dans un endroit, j’ai l’opportunité de rencontrer des gens qui me connaissent mais que je ne connais pas. C’est un sentiment très agréable et presque grisant, et il s’agit souvent de personnes qui ne commentent pas les articles. Ces deux français à San Francisco ont des copains depuis plusieurs années, et nous avons passé deux soirées à quatre vraiment chouettes.

On a aussi éclusé les bars de Castro, et c’était assez sympa. D’ailleurs globalement, j’ai beaucoup accroché avec SF. La ville est vraiment super belle, et il y règne une espèce d’atmosphère baba-cool et européenne qui diffère terriblement de l’Amérique profonde que nous avons précédemment traversée. Je me verrais vraiment bien habiter là, même si en terme de climat, Los Angeles est probablement beaucoup plus clément. C’est marrant ce truc des quartiers en tout cas, car ils sont vraiment délimités et officiellement reconnu par la ville. A la manière du quartier de Chinatown avec des écriteaux en chinois et des bannières distinctives, le quartier gay est clairement aussi balisé par des drapeaux gays « municipaux » ce qui est tout bonnement stupéfiant pour moi.

Nous sommes aussi allés dans le nord de San Francisco pour nous rendre à Bodega Bay par la «Highway 1 », la route mythique qui longe l’océan Pacifique. Sur le chemin, nous avons fait un arrêt à Muir Woods National Monument qui est une belle forêt de séquoias. Rien d’extraordinaire sinon ces immenses arbres qui paraissent ne pas avoir de fin. Mais c’était cool, j’ai bien aimé ! Huhu.

Muir Woods National Monument

Bon là les arbres sont un peu tordus mais c’était pour faire un panorama qui me permette de les avoir en entier ! :mrgreen:

Muir Woods National Monument

  • Linkage
Les facéties de Google

Publié le Vendredi 18 Septembre 2009 - 13:56
Catégorie: Linkage

Anceps fait son Anceps, et il s’en prend à Google cette fois. Hu hu hu, c’est marrant !!

  • Outside
Chuis trop la reusta de Seesmic !!

Publié le Jeudi 17 Septembre 2009 - 22:39
Catégorie: Outside

Damdam m’a appris que j’étais en page d’accueil de seesmic.com !! Et en effet :

Capture d'écran Seesmic

C’est normal, LLM c’est trop mon pote, et puis j’ai tout de même 178 jours d’avance sur lui, jusqu’à la fin des temps !!! Gnark gnark (rire sardonique).

  • Matooyage
Les dessous de Palm Springs

Publié le Mardi 15 Septembre 2009 - 0:13
Catégorie: Matooyage

Comme l’immense feignasse que je peux parfois être, j’ai arrêté de parler de mon roadtrip américain quand on a arrêté de batifoler dans les canyons. Mais le voyage s’est ensuite poursuivi par un peu plus de farniente et d’un repos bien agréable. D’abord avec cette halte de trois nuits à Palm Springs, puis nous avons terminé notre séjour avec quatre jours à San Francisco.

Palm Springs est une de ces hérésies écologiques typiquement américaine, c’est une ville qui pousse au milieu d’un brûlant désert, et dont la spécialité est de posséder des kyrielles de terrains de golf luxuriant aux dépenses en eau des plus scandaleuses. Il s’agit aussi d’une ville qui accueille nombre de retraités, et enfin d’une ville « gay ». Comme nous ne sommes pas à un segment près, on peut aussi par recoupement estimer que c’est une ville de retraités gays. Et c’est le cas !!!

La ville est entourée de montagnes, et juste au-dessus il y a un mont qui propose aussi du ski l’hiver. Mais là nous avions dans les 40°C à l’ombre la journée, et on supportait largement les brumisateurs…

Palm Springs

Il n’y a rien à faire dans cette ville, sinon profiter d’un soleil de plomb et de « resort » pédé qui offre des villas très plaisantes et aux moeurs tout à fait libérées. Nous avions trois nuits dans ce genre d’endroit avec une majorité de pédés quarantenaires qui nous regardaient comme de jeunes brebis égarées le premier jour, comme des garçons aguerris le second, et comme des salopes françaises le troisième. Hu hu hu. Voilà une petite vue de notre « resort », notre chambre donnait sur la piscine, comme toutes les chambres (il y avait deux piscines, deux jacuzzis et un hammam).

Palm Springs - Dolce Vita Resort

Lorsque nous sommes arrivés et que les responsables nous ont fait faire le tour, nous avons remarqué avec surprise qu’aucun des résidents n’avaient de maillot de bain. Ambiance naturiste donc ! Tout est ouvert toute la nuit et en gros, le message c’était qu’on faisait ce qu’on voulait tant que c’était raisonnable, et donc c’est agréable d’être dans une résidence où l’on peut piquer une tête à trois heures du matin. Nous en avons largement profité en sortant dans des bars ou boites, et en nous baignant (il fait plus de 30°C la nuit) ou en se régalant d’un jacuzzi à pas d’heure.

Evidemment, se balader à poil (quand nous avons vu qu’aucun des types n’avaient de maillot, on s’est dit qu’on aurait l’air bizarre si on en mettait) lorsqu’on en n’a pas vraiment l’habitude est un appel criant à faire du sexe, ce dont nous ne nous sommes pas privés. Nous avons notamment fini par consommer dans la piscine à trois heures du matin (seul et dans la pénombre… ), ce qui a provoqué d’étrange mouvement de rideaux dans la nuit, et a contribué à nourrir le plaisir exhibitionniste que nous expérimentions pour la première fois !!! Huhu.

Palm Springs est une ville de vieux jusque dans les bars et boites, mais on y trouve sur le coup aussi des endroits avec une population plus bigarrée que jamais. Et surtout, c’est assez étrange de se retrouver avec des gens de 85 ans, ou dans un bar comme « Spurline » où nous étions de loin les plus jeunes. La soirée du samedi était blindée de chez blindée et il était difficile de circuler. Le bar diffuse des clips vidéos qui sont des extraits de comédies musicales des années 50, et tout le monde chante à tue-tête des standards d’anciennes générations. C’est tout bonnement incroyable et très chouette ! D’autres bars étaient investis, surtout le samedi soir, par beaucoup plus de jeunes (de notre âge, et moins jeunes évidemment) de Los Angeles, pour qui Palm Springs est une destination classique de week-end.

Nous avons passé quelques jours de repos complet, dans une chaleur écrasante qui n’est supportable que par les brumisateurs anti-écologiques qui couvraient la résidence, et une bonne partie de la ville elle-même (hallucinant). Les climatiseurs y font un bruit de chars d’assaut et sont toujours réglés sur des températures glaciales. L’endroit est plaisant, un peu comme Las Vegas peut l’être (donc tout est relatif…), mais vraiment pour se déconnecter et pour faire fonctionner deux neurones et demi (surtout dans un « resort gay »). Mais c’était sympa de pouvoir faire des câlins en plein air et de ne pas être vu d’un mauvais oeil, ou de risquer la crucifixion.

En fait, on aimerait y retourner en plein hiver, pour profiter de ce climat si clément alors qu’il fait un temps de chiotte à Paris. Mais ce côté hérésie écologique me dérange, et malgré une végétation luxuriante par endroit, il suffit qu’il n’y ait pas d’arrosage sur un mètre-carré pour tout de suite voir quelques herbes rabougris et sèches sur une terre sablonneuse. En revanche, le principe de ces endroits pédés bien sympas (les gens étaient tous souriants, polis et cools) nous a bien plu.

  • Outside
Racisme ordinaire et boule de neige

Publié le Dimanche 13 Septembre 2009 - 2:21
Catégorie: Outside

Il y a cette polémique « Hortefeux » qui enfle depuis quelques jours, et sur laquelle j’ai une opinion qui se focalise un peu moins sur ses propos. En effet, même après avoir vu et entendu cette vidéo plus complète [Via L'Arabe de C'est la Gêne], je reste surtout choqué par le discours terrible qui précède le fameux « un ça va » d’Hortefeux.

Car lorsque le reubeu débarque dans ce groupe de joyeux drilles de l’UMP et qu’il demande sa photo, c’est ça qu’on peut entendre :

« Ah ça, Amine c’est l’intégration ça ! »

« Il est beaucoup plus grand que nous en plus, ça va pas du tout. »

« Lui Il parle arabe ! »

« On l’aime bien. Il est catholique. Il mange du cochon, il boit de la bière. »

« C’est notre petit arabe. »

On aurait pu avoir aussi un pédé de gaylib à la même place, avec un verbiage adapté du style « On l’aime bien. Il ne se comporte pas comme une folle au moins, et il va à l’église le dimanche. » Bref, je trouve que ces paroles en l’air sont pires que la funeste conclusion du ministre, car c’est vraiment ça le racisme. Comment peut-on proférer des remarques aussi néo-colonialistes !? D’ailleurs tout cela est peut-être vrai (il est peut-être catho ce cher Amine), mais ce qui me choque c’est qu’on dise cela pour expliquer à quel point cet arabe là est donc acceptable et UMPisable.

Boule de Neige dans Tintin

  • Linkage
Pédé d'hétéro va !

Publié le Jeudi 10 Septembre 2009 - 20:38
Catégorie: Linkage

Ce cher Kékounet, qui m’avait adorablement filé un de ses dessins pour emblème politique officiel, explique dans un dessin qu’on le prend pour un dèpe. Pauvre petit chou à la crème. :mrgreen:
C’est tout de même étonnant qu’un mec sympacool et gayfriendly subisse tout de suite l’opprobre, et en allant plus loin, c’est toujours dommage de devoir ensuite s’en justifier. Mais c’est humain et surtout terriblement masculin (C’est-à-dire con quoi !), d’ailleurs les pédés sont les premiers à trouver les mecs un rien homophobes lorsqu’ils sont un peu distants, et refoulé lorsqu’ils sont trop sympathiques. Hu hu hu.

(Voilà le problème c’est que les mecs sont des débiles. CQFD.)

  • Linkage
Championne en titre

Publié le Jeudi 10 Septembre 2009 - 13:19
Catégorie: Linkage

J’ai nommé : Mes (més)aventures aka Lydia M., pour “J’irai cracher sur Nothomb”. :mrgreen:

  • Linkage
Scchhhh

Publié le Mercredi 9 Septembre 2009 - 11:42
Catégorie: Linkage

Un petit post de Popin comme je les aime. Cela me rappelle ma maman qui m’avait raconté qu’elle aussi avait cette difficulté gamine (dans les années 50 donc), et que tout le monde se foutait de sa gueule en l’imitant. Et personne ne lui proposait de corriger ce défaut, donc elle l’a fait toute seule un peu comme Popin.