Archives pour le Mardi 8 Décembre 2009

  • Cinéphage
2012

Publié le Mardi 8 Décembre 2009 - 23:42
Catégorie: Cinéphage

Ah celui-ci ça faisait juste un an qu’on en avait eu des teasers de plus en plus longs, et assez intrigants quant à la qualité des effets spéciaux du film. Bah de toute façon, il ne faut pas en demander plus à Roro Emmerich qui a la fâcheuse manie de pondre une pépite toutes les deux ou trois horreurs. Donc je suis obligé de tout voir pour me faire une idée. Hé hé. Cela reste tout de même l’extraordinaire réalisateur de merdes innommables (que je nomme et que j’aivuuuuues !!!) telles que Moon 44, Universal Soldier, Independance Day (le pire je crois), Godzilla, 10 000 (ah non tiens c’est celui là le pire). Ouh là là, ça donne le vertige un palmarès pareil !

Mais Emmerich c’est aussi l’auteur de « Stargate » et du « Jour d’après » qui sont deux films relativement cultes pour moi, en tout cas que j’ai toujours trouvés pas cons et vraiment bien faits. Mais pour toutes ces oeuvres, on trouve en commun son insupportable manie qui consiste à célébrer les USA, même s’il est allemand, et à conserver ses petites histoires proprettes (le papa, la maman, lechien-chien , les amerloques à grosses couilles) dans des scénarios les plus abracadabrants à la morale toujours irréprochable. Il n’y a peut-être qu’à sa passion pour sauver les petits chiens qu’on pourrait deviner sapédésexualité. Eh oui, il est dèpe le Roro , dingue !!! Alors que je trouvais étrange qu’il ne figure jamais un homo dans ses films, je me demande si c’est pour éviter d’être considéré comme militant (il l’est apparemment dans la vie) ou bien s’il est aussi coincé du cul que cela…

Dans 2012, on y célèbre la fameuse fin du monde qui est due à un brutal changement d’axe de la Terre (je me rappelle vaguement d’un truc comme ça). Cela déclenche les mouvements sismiques les plus énormes, et la planète entière subit de brusques déplacements tectoniques qui mettent l’humanité en péril. Les politiques du monde entier ont conservé secrète cette info, mais ils ont préparé quelque chose, et John Cusack comprend qu’il y existe un moyen de sauver sa famille.

Le film ne deviendra clairement pas culte pour moi, et il est loin d’avoir l’originalité et la crédibilité scientifique du « Jour d’après » (en tout cas c’était scientifiquement intéressant et cela interpellait, sans être réaliste). Et il n’a pas pu s’empêcher de coller tous sesgimmicks à droite et à gauche : un couple séparé qui se rabiboche pour des poulbots yankees aux yeux brillants, une pute russe qui meurt, mais on sauve son petit chien, le président américain (noir évidemment) héros de l’univers et parangon de vertu etc. Mais il n’est pas non plus insupportable, et au contraire propose un divertissement de qualité, malgré tous ses éléments énervants.

Les effets spéciaux sont bien conformes à ce qu’on a pu en voir dans les bandes-annonces, et le film en diffuse d’autres et bien aussi époustouflants. Mais en donnant ainsi à voir autant d’images de synthèse, on finit par voir un peu trop les “fils”, aussi certaines scènes sont loin d’être d’un extraordinaire réalisme, même si la moyenne des effets est tout à fait satisfaisante. Il faut bien avouer que les effets visuels sont une des qualités majeures du film, et que le scénario tient sur un timbre-poste. Mais j’avoue que John Cusack est moins pénible d’un Nicholas Cage, et que son rôle d’écrivain un peu loser lui va bien, et lui donne un peu plus de relief.

On est donc bien dans le cinéma d’Emmerich, avec pas mal de ses clichés et autres caricatures qui me filent l’urticaire, mais des effets spéciaux et un brin d’histoire qui sauvent le tout. Un film parfait pour un dimanche soir, même si un chouïa trop long tout de même ! Ah oui, et on avait raison, c’était bien la tour Eiffel dans le teaser, mais celle de Las Vegas !!!

L’avis des copines : Nicolinux, Tambour Major, Parapluie, Orphéus, Jarod_, Patrick, BPTP, Zep.

2012

  • Outside
Star Wars sur Facebook

Publié le Mardi 8 Décembre 2009 - 22:07
Catégorie: Outside

Oh là là, mais qu’est-ce que j’ai rigolé !!!!!!! :mrgreen:

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[Source]

  • Cinéphage
The Box

Publié le Mardi 8 Décembre 2009 - 0:05
Catégorie: Cinéphage

C’est marrant comme certains films produisent la meilleure impression, et puis plouf plus rien, et on atterrit avec une oeuvre qui laisse comme un malheureux goût d’inachevé. C’est indéniablement ce qui m’est arrivé avec ce film. Ce film qui est bien joué, qui m’a littéralement happé dès les premières minutes et m’a accroché jusqu’au trois-quarts, qui bénéficie d’une brillante reconstitution des années 70 (D’ailleurs le film se passe en 76, mon année de naissance !!) et dont l’ambiance est génialement composée. On démarre par une oeuvre digne des films de l’époque où l’action est censée avoir lieu, on pense à un thriller ou un polar, et on plonge au final dans la science-fiction la plus élaborée et complexe.

Tout commence par un mystérieux homme qui dépose chez un couple d’américains moyens (un peu bourges tout de même) des années 70, Cameron Diaz et James Marsden, une mystérieuse boite en bois surmontée d’un mystérieux bouton-poussoir rouge. L’homme explique qu’ils peuvent obtenir un million de dollars en appuyant sur le bouton, et que simultanément, et de leur « faute », une personne va alors perdre la vie. Sinon ils refusent, et c’est tout. Cameron Diaz finit par céder, et elle appuie sur le bouton. La vie du couple prend alors un étrange tournant, et il se passe de plus en plus de choses… mystérieuses et troublantes.

Voilà donc une donne plutôt excitante : un super démarrage d’histoire, deux comédiens au poil, une très impressionnante bande-son, une reconstitution bluffante d’authenticité, une atmosphère étrange et intrigante. Mais le hic, c’est que l’auteur n’avait qu’une nouvelle de 8 pages comme base de scénario, et qu’on se rend rapidement compte de cela. En effet, il délaye quelques saynètes sur des plombes, et c’est franchement pesant, long et sans queue ni tête. Arrivé au trois-quarts, j’ai vraiment abandonné l’idée de comprendre le fin mot de l’histoire, mais aussi la raison pour laquelle j’avais tenu bon jusque là. En effet, ça se termine en un maelström informe, avec des moments qui augurent la fin, et puis oui, et puis non, et puis ça continue, et ça devient de plus en plus nawak. La morale m’a échappé, sinon une certaine misogynie biblique ?

C’est vraiment dommage, car le film avait tellement de qualités et une vraie originalité dans sa narration ou son traitement. Cela aurait vraiment pu être une surprise de taille, mais ce ne fut qu’un pétard mouillé. Et puis merde quoi !!! Il s’agit tout de même d’un film de Richard Kelly, l’auteur de « Donnie Darko », un de mes chefs-d’oeuvre perso !!! Donc j’avais vraiment envie qu’il me fasse de nouveau tant d’effet. Pfiouuuuuu.

L’avis des copines : Julien, Tambour Major.

The Box