462 articles pour la catégorie “Cinéphage”

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Drive

Publié le Jeudi 1 Décembre 2011 - 0:16
Catégorie: Cinéphage

Drive était la bonne surprise dont on parlait depuis Cannes, et qui a rapidement recueilli les suffrages en salles. En effet, ça a bien fonctionné pour moi aussi ! Le film ne brille pas par une extraordinaire originalité pour son scénario, mais tout le reste m’a énormément plu, laissant l’histoire un peu au second plan, mais la mise en scène, le rythme et l’esthétique sont absolument réussis selon moi.

Le héros est donc un homme seul et taciturne, Ryan Gosling, dont on entendra que quelques mots durant tout le film, et dont on ne connaît même pas le nom ou le prénom. Tout ce qu’on voit dans les premiers plans c’est qu’il sert de temps de temps de chauffeurs à des malfrats qui en ont besoin pour les conduire en lieux sûrs après leur larcin. Sinon Ryan Gosling travaille dans un garage, et son boss compte surtout l’avoir comme chauffeur pour une bagnole de course. Et puis y’a comme un petit micmac avec la rencontre d’une jolie voisine, Irene, dont le mari est en prison. Le driver se rapproche d’elle, et le mari finit par revenir de prison mais il doit de l’argent, et pour rembourser va commettre un braquage. Ryan Gosling pour l’aider fait le chauffeur, mais les choses tournent très mal, et grosso modo y’a du mafieux qui cherche son pognon, d’autres qui se font doubler, certains qui louchent sur le grisbi, et la situation qui s’envenime…

L’histoire vraiment tient sur quelques lignes, et on comprend à peu près dès le début comment le film va évoluer, et se terminer. Mais ce qui aurait pu être un énième Fast & Furious ou une daube hollywoodienne dans ce genre est une oeuvre noire avec quelques étranges éclairs de lumière, très polar seventies dans l’ambiance mais comme remis à neuf. Les comédiens sont vraiment très bons, autant Ryan Gosling que Carey Mulligan, et je pense plutôt bien dirigés. Il y a aussi une touche presque maniériste dans la manière de filmer, et dans la photographie globale. Les images sont d’une beauté sépulcrale et servent particulièrement bien l’atmosphère. Avec cela, la bande son est très présente (un peu trop pour moi même) et modernise aussi beaucoup le film, tout en permettant de redonner un peu de rythme. Car c’est assez lent mais je ne me suis pas ennuyé une seconde. Et j’ai adoré le rythme syncopé que le réalisateur donne à son film, avec des moments hyper calmes suivi par quelques scènes, instants fugaces parfois, comme suspendues dans le temps et l’action. Il s’agit soit de moments horribles et meurtriers, soit, je pense à la scène de l’ascenseur, à d’improbables scènes qui mélangent tuerie et romantisme échevelé !!! Oxymoron cinématographique quand tu nous tiens !

Ce n’est pas un chef d’oeuvre immortel, mais ça fait du bien de voir un film d’action un peu sombre comme cela, une bonne vieille histoire de gangsters qui se truandent et de magot qui disparaît, tout en étant un truc qu’on avait pas vu avant. Avec cela on ajoute une belle photo, une bande son chiadée, quelques moments marquants, et globalement une réalisation qui tient bien la route.

Drive

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Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Publié le Mercredi 30 Novembre 2011 - 1:03
Catégorie: Cinéphage

L’immense fan de Tintin que je suis attendait cela depuis les premiers teasers, il y a bien longtemps, car on ne peut pas dire que les adaptations cinématographiques du journaliste belge ont marqué les esprits. Moi c’est toute mon enfance ces bédés, lues et relues des centaines de fois, et j’avais un affect particulier pour le duo Le Secret de la Licorne / Le Trésor de Rackham le Rouge. Je savais bien qu’il s’agissait d’une adaptation et d’un mélange assez libre de plusieurs albums, mais en général j’arrive assez bien à me distancier de mes “visions” de lecteur.

J’ai été un peu surpris du rythme imposé par Spielberg mais lui reconnaît une redoutable efficacité. Au risque de le faire passer pour un véritable Indiana Jones, Tintin ne nous laisse pas une seconde de répit, et enchaîne aventures sur cascades et fusillades. Il s’agit sans doute d’une manière plus moderne et hollywoodienne de traduire Hergé, mais ça fonctionne bien donc je n’ai pas boudé mon plaisir. J’étais assez anxieux de juger du procédé de capture motion dans ce cadre, et là je dois avouer que j’ai été emballé. Les images de synthèse et le style globale de rendu 3D sont absolument bluffants, à la fois d’un point de vue esthétique, mais aussi pour la fluidité et l’authenticité des mouvements. J’ai vu le film en 2D (ouf) donc je parle bien du rendu “à plat”, et c’est dingue comme c’est beau, et comme le rendu photoréaliste est parfois d’une saisissante “réalité”. Avec cela, Spielberg s’autorise toutes les fantaisies et d’incroyables cascades ou points de vue. On profite donc bien aussi des talents de cinéaste du grand réalisateur.

Pour l’histoire… je suis moins dithyrambique. On retrouve la trame du Secret de la Licorne mâtinée avec quelques autres albums, et je n’ai rien contre cette réinvention ou improvisation, mais c’est plus que j’ai ressenti une frustration par rapport à ce que j’attendais. Dans ma tête, c’était vraiment le Secret de la Licorne et soit cela devait se terminer par les prémices de l’album suivant, soit j’imaginais que le film comprenait aussi l’histoire du Trésor de Rackham le Rouge, donc j’attendais Tournesol et son super mini-submersible en forme de requin. Au lieu de cela, ce n’est ni la fin de l’un, ni de l’autre, mais une sorte d’étonnant entre deux puisque le trésor n’est finalement pas à Moulinsart, et qu’il faut aller le chercher dans les fonds (c’est le contraire dans les albums, le trésor est censé être sous les mers, mais à la fin du second livre, on découvre qu’il était en fait à Moulinsart). Encore une fois, je ne suis pas embêté par une histoire différente, mais comme j’attendais certains dénouements, je suis resté sur ma faim, et tout cela m’a décontenancé.

En tout cas pour le style, le rythme et l’adaptation, ce n’est vraiment pas mal du tout. Il y a le mérite d’avoir aussi un humour assez proche de celui de Tintin, ainsi que des clins d’oeil plutôt chouette, et comme d’habitude un super Milou !!

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

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Super 8

Publié le Dimanche 21 Août 2011 - 21:58
Catégorie: Cinéphage

Cela fait déjà quelques années que je suis conquis par J.J. Abrams à qui l’on doit Lost, Fringe, Star Trek ou Cloverfield. Il a ce talent extraordinaire pour créer du blockbuster intelligent, oxymore cinématographique s’il en est… En cela et pour les thèmes abordés, on le compare souvent à Steven Spielberg, et voilà que Super 8 vient rapprocher les deux ! Eh bien, cette alliance est plutôt réussie sans donner lieu non plus au chef d’oeuvre du siècle.

Super 8 est un film qui mise avant tout sur la nostalgie et sur le détail qui fait mouche, ainsi on est plongé dans les USA de 1979 et on peut saluer un travail de reconstitution tout à fait pointilleux et impressionnant. L’hommage principal réside dans le titre même du film, car l’auteur a voulu ces caméras Super 8 comme élément central. Et on se retrouve en cette fin d’années 70, avec un groupe de gamins qui jouent à produire un film grâce à leur caméra et films Super 8. Charles joue les réalisateurs exigeants tandis que Joe maquille et s’occupe des effets spéciaux, et l’arrivée d’Alice en tant que jeune première rend Joe assez nerveux (premiers émois…). Ils sont 6 à participer, et décident d’aller un soir en secret près d’une gare pour filmer avec plus de réalisme pendant d’un train passe à côté d’eux. Mais manque de pot, une voiture vient barrer le chemin du train, et le déraillement provoque un véritable cataclysme. La caméra continue de filmer, et on aperçoit un “truc” inhabituel en un instant fugace. L’armée débarque, et les gamins retournent vite en ville sans se faire prendre. Dès le lendemain, les militaires sont sur le pied de guerre, et le père de Joe, policier municipal, essaie de comprendre ce que contenait cet étrange chargement qui intéresse tant l’armée. Les gamins eux essaient de finir leur film, mais ce n’est pas facile, surtout quand Alice est punie par son père…

On pense tout de suite aux “Goonies” (1985) qui était déjà un film de préados à qui il arrivait des tas d’aventures, mais là on est dans une oeuvre un peu mieux construite et ficelée. J’ai aussi pensé au “Géant de fer” pour la bestiole qui vient de l’espace et qui est crainte pour de mauvaises raisons, et puis comment ne pas penser directement à “E.T.”… Il y a globalement une kyrielle de références qui fait que l’on percute sur beaucoup de plans ou de situations. J’ai été épaté par l’excellent jeu des gamins, vraiment ils sont particulièrement bons et convaincants. D’ailleurs je trouve que les enfants comédiens sont de plus en plus crédibles, c’est assez dingue.

Les effets spéciaux sont vraiment très bons, mais surtout utilisés à bon escient, il n’y a rien de show-off ou tape à l’oeil. On est au contraire dans toute la première partie du film avec des jeux d’ombres ou des passages musicaux qui évoquent plus qu’ils ne montrent, et cela ne donne qu’un suspense grandissant et parfois des moments où l’on flippe sincèrement. On ne sait jamais trop d’ailleurs dans quel film nous sommes entre comédie familiale ou fantastique, et on a la chance d’avoir toutes ces facettes plutôt bien traitées et écrites.

Ce n’est pas un film indépendant ou qui brille par son originalité, mais plutôt une oeuvre de très bonne facture et qui assure un très bon moment de ciné. Le parfait divertissement qui faire sourire, doucement rigoler, rappelle quelques souvenirs et surprend légèrement avec quelques twists sympatoches. Rien de plus, mais tellement mieux faits que la plupart des blockbusters hollywoodiens que l’on a sur nos écrans à longueur d’année.

Super 8

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Melancholia

Publié le Samedi 20 Août 2011 - 1:25
Catégorie: Cinéphage

Voilà un film qui avait eu très bonne presse à Cannes, et on lisait même qu’il aurait eu la Palme s’il n’y avait pas eu le tristement célèbre dérapage de Lars Von Triers. Je n’ai pas vu le film qui avait eu la Palme, Tree of life, mais apparemment on peut vraiment connecter les deux oeuvres, même si j’ai globalement eu de mes proches des échos semblables : Melancholia serait la version über-moins chiante et regardable de Tree of life. Moi du coup, je n’ai pas pu faire de lien, et j’ai déjà trouvé quelques longueurs entêtantes dans Melancholia donc je n’ose imaginer l’autre film… En revanche, j’ai beaucoup aimé, et c’est un des rares films d’auteur, de prime abord plutôt intimiste et introspectif, dont les qualités photographiques et visuelles formelles font qu’il est particulièrement appréciable de le découvrir sur grand écran.

Le film se focalise sur deux soeurs et est séparé en deux parties bien distinctes, selon qu’on évoque plus l’une ou l’autre. Le premier chapitre nous parle de Justine/Kirsten Dunst, qui se marie dans la somptueuse bâtisse de sa soeur Claire/Charlotte Gainsbourg (qui doit tenir avec son mari une sorte de château pour les séminaires). Il s’agit d’un mariage au faste énorme avec tout le décorum imaginable, une kyrielle d’invités… Bref c’est le mariage de princesse avec une Kirsten Dunst qu’on voit rapidement se révéler instable. Dépressive ou bipolaire ou juste chiante, Justine pique une crise de nerf tous les quarts d’heure et rend chèvre sa frangine qui a tout organisé. On découvre par la même l’opposition très manichéenne entre la blonde Justine délurée, cyclothymique, créative (pub c’est son job), sur le fil, et la brune Claire qui est sérieuse, réfléchie, posée et control-freak. Le second et ultime chapitre est à propos de cette dernière, la seule différence entre les deux moments c’est qu’on a appris qu’une planète (appelée Melancholia) allait croiser la Terre de très près, mais sans aucun danger de collision. Claire est complètement bouleversée et flippée par cette nouvelle, malgré son mari (Kiefer Sutherland) qui tente de la rassurer à l’aide de ses connaissances en astronomie. Les soeurs s’opposent encore puisque Justine est au contraire parfaitement stoïque et calme…

Sur l’ensemble du film, je salue vraiment l’aspect formel car j’ai trouvé que c’était hyper bien filmé du début à la fin, et il faut dire que Lars Von Triers a bien ce talent là. Mais là en plus, les aspects fantastiques sont traités avec une certaine fantaisie qui ne grèvent pas du tout ni le récit ni son effet sur le spectateur. L’autre chose ce sont les comédiens qui sont géniaux. J’ai adoré les deux actrices, Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg, mais Kiefer Sutherland et Alexander Skarsgård (Eric Northman de True Blood prouve qu’il est un vrai comédien) ne sont pas en reste non plus. On retrouve aussi le père de ce dernier (Stellan Skarsgård) qui était une des figures centrales de Breaking the waves, ainsi qu’une excellente et drôlissime Charlotte Rampling (mais elle est rarement mauvaise).

Justine et Claire sont impeccablement jouées, mais on peut comparer comme cela les jeux de Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg. Même si elles interprètent des femmes aux tempéraments différents, il est très marrant de les voir s’échanger les “humeurs” entre les deux parties. Et du coup on se rend bien compte que Kirsten Dunst joue terriblement à l’américaine, avec une manière très Actors studio, et que parfois son jeu frise un peu l’Expressionnisme. Charlotte Gainsbourg est beaucoup plus “française” en comparaison, et j’ai trouvé qu’elle était plus crédible et plus “fine”. Même quand elle pète les plombs, bah j’y croyais plus et le ton était beaucoup moins hollywoodien. Finalement ces détails servent bien le film puisqu’elles restent dans des registres adaptés à leurs rôles (Justine plus haute en couleur, et Claire plus réservée).

La première partie est vraiment plus faible par rapport à la seconde, mais c’est sans doute parce qu’elle dure un peu longtemps, et qu’elle se situe avant l’arrivée de Melancholia. On voit le temps passer car on comprend vite les différents personnages, la situation et les enjeux, mais finalement la seconde partie efface tout cela d’un geste, et on se demande un peu la raison de s’appesantir autant sur ce mariage raté. La seconde au contraire est tout en finesse, en non-dits et en métaphores, et j’imagine qu’à ce niveau ce film peut faire couler beaucoup beaucoup d’encre. J’ai aussi trouvé qu’il y avait quelques longueurs pour ce chapitre, mais le style fantomatique des plans à l’arrivée de la planète et les attitudes des protagonistes rattrapent bien une action au ralenti.

On retrouve pas mal des gimmicks de Lars Von Triers mais aussi, j’ai l’impression, de nouvelles choses. Au final, le film dépouillé de ses artifices propose une narration assez simple, et j’ai bien aimé le fait que cette perturbation énorme (on parle tout de même d’une planète qui croise la Terre !!) viennent ainsi autant nourrir une intrigue relativement aride. Le film mérite d’être découvert au cinéma pour ses belles images, une fin notamment impressionnante et “vibrante”, mais aussi pour chercher en soi la signification de cette histoire, et de la métaphore distillée par cette curieuse et ordinaire (oxymore) sororité.

Melancholia

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Green Lantern

Publié le Vendredi 19 Août 2011 - 0:16
Catégorie: Cinéphage

Ce personnage DC Comics est important dans mon panthéon personnel des super-héros, d’ailleurs quand il y a quelques années j’avais réalisé un avatar de super-héros on pouvait à quel point j’étais influencé par Green Lantern. J’ai d’ailleurs découvert avec stupéfaction il y a quelques années qu’un des Green Lantern s’appelait Matoo !!! Matoo Pree et sa femme sont parmi les rares couples du Corps. Donc j’attendais avec une relative impatience ce film…

Je ne peux pas m’avouer complètement déçu mais pas non plus totalement emballé par le film. Disons que ça se tient, avec quelques points positifs qui sont : la description de l’univers et du Corps des Green Lantern, les effets spéciaux (à part quelques ratés), Ryan Reynolds (j’y peux rien je le trouve bandant A MORT depuis le navet La Proposition) en jogging gris débraillé, les scènes d’action et de combat… Ouai nan c’est tout hein. Allez c’est tout de même beaucoup moins mauvais que les 4 Fantastiques par exemple (oui oui j’ai vu les deux !!!) !!

Mais en négatif, on peut aussi largement citer l’inutilité des personnages secondaires dont le montage fait penser qu’ils ne servent vraiment à rien du tout. Et en plus, des gros cachets ont été certainement dépensés en vain… Angela Bassett par exemple ou Peter Sarsgaard qui est tout de même le méchant du film. Les deux meurent de la manière la plus anecdotique et qui frise l’imbécillité scénaristique. Ensuite, le film a été construit comme un patchwork des trucs qui ont marché dans les précédentes oeuvres ciné du même genre, donc on retrouve des passages entier de Spiderman, Superman ou Iron Man (notamment avec Blake Lively en MJ, Lois Lane ou Pepper). Globalement toutes les séquences en dehors de l’univers Green Lantern ou de l’action sont à chier. Dialogues nuls voire drôles (contre leur gré), intrigue inconsistante ou inintéressante et longueurs rendent toute la matière cinématographique proche de la nullité.

Bon l’histoire en une ligne, c’est une méchante entité qui avale tout sur son passage et qui se dirige vers la Terre. Elle avait été capturée par un Green Lantern, qui sont des gardiens de l’univers qui surveillent des secteurs bien délimités. Le Green Lantern est finalement vaincu par l’entité et il atterrit par hasard sur la Terre. C’est son anneau qui doit rechercher son successeur, et ça tombe sur Ryan Reynolds qui n’a évidemment pas l’étoffe pour ce rôle de prime abord. Je passe le moment où il pense à son père mort dans un accident d’avion alors qu’il était enfant… (Le truc filmé en plus comme Top Gun pour bien rendre le tout carrément drôle de ridicule !) Ryan Reynolds est formé sur la planète des Green Lantern, et doit sauver la Terre d’une annihilation pure et simple.

Il faut saluer là-dedans Ryan Reynolds qui est très bon dans son rôle et qui joue avec un second degré qui fait souvent mouche. Malheureusement cette facette de son personnage n’est pas assez exposée et fouillée. Il reste les nombreuses scènes où son physique avantageux permet d’oublier les répliques maladroites ou bien plates. Et tout de même comme je l’ai dit plus haut, les passages sur la planète Oa et la présentation de l’univers de la bédé ne sont pas mauvais…

Donc ça aurait pu être bien si, comme d’habitude, on avait mis un peu plus de thune dans le scénario j’imagine. N’est pas Bryan Singer qui veut…

Green Lantern

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Harry Potter et les reliques de la mort – partie 2

Publié le Dimanche 14 Août 2011 - 3:04
Catégorie: Cinéphage

Après l’épisode précédent qui exploitait plutôt bien son côté sombre genre l’Empire Contre-Attaque, il fallait bien conclure cette saga de dix ans !! On reste dans une ambiance un peu dark et beaucoup moins puérile que celle des premiers épisodes, mais il manque pas mal de “petits quelque-choses” pour donner un bon film. On est juste dans une oeuvre de bonne facture, un truc raisonnable qui fait bien son boulot, et je ne peux pas reprocher de mauvais comédiens (mais pas en célébrer de bons non plus) ou des effets spéciaux au rabais, mais disons qu’on trouve pas mal de petits défauts qui rendent l’ensemble correct mais sans plus.

Au moins, je l’ai vu en 2D ce qui semblait particulièrement judicieux si j’en crois les échos. Et j’ai plutôt passé un bon moment, d’autant plus que n’ayant pas lu les bouquins, je n’ai au moins pas de déception quant aux choix d’adaptation. J’ai juste été un peu frustré que la bataille finale soit aussi écourtée, mais il fallait bien faire des coupes, et j’ai beaucoup aimé les moments où on prend un peu plus son temps comme le passage chez les Gobelins. Mais on sent que les personnages n’ont pas de temps de se poser, de rentrer vraiment dans leurs rôles, en plus d’un rythme assez bizarre, parfois très soutenu puis ensuite carrément distendu. Et hop, c’est fini. C’est un peu l’effet que ça m’a fait. Huhuhu.

Harry Potter et les reliques de la mort - partie 2

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Une séparation

Publié le Samedi 2 Juillet 2011 - 2:21
Catégorie: Cinéphage

Ce film est en train de vivre une belle histoire grâce à un fantastique bouche à oreille sur Paris, et c’est grandement mérité. Ce qui est étonnant c’est que j’entends à son propos déjà toutes les bonnes choses que j’avais colportées à l’époque de cet autre film de Asghar Farhadi : A propos d’Elly. Mais il est vrai que ce dernier effleurait quelques thèmes, tandis qu’Une séparation a l’incroyable faculté d’offrir un éventail d’intrigues, de portraits et de “filigranes narratifs” qui dépassent l’entendement. Et le tout est monté et construit avec grâce, intelligence, subtilité ; donnant en cela un film à l’étonnante universalité (pour un film iranien quoi !!).

Asghar Farhadi avait déjà obtenu l’Ours d’Argent à Berlin pour A propos d’Elly, mais là c’est une belle consécration avec l’Ours d’Or ! Là où le film précédent évoquait déjà la classe moyenne iranienne avec une certaine mixité sociale et des femmes relativement émancipées, et où on avait une rupture extraordinaire de ton, passant d’une comédie à un presque thriller, le réalisateur a usé des mêmes ficelles mais en allant plus loin, et en rajoutant encore plus de richesse à son histoire, et d’épaisseur psychologique à ses personnages.

Cela commence par un incursion dans l’intrigue principale, c’est même le titre du film : une séparation. Nous sommes dans la classe moyenne supérieure iranienne, à Téhéran, et un couple se déchire, la femme (indépendante, forte tête et décidée, jouée par Leila Hatami) quitte son mari (Peyman Moadi) et retourne chez ses parents, leur fille indécise (et triste) reste pour le moment chez son père. Le mari s’occupe de son père qui a la maladie d’Alzheimer, qui habite avec eux, et qui doit être surveillé de près. Pour que son père soit gardé la journée, et sur les conseils d’une amie de sa femme, il emploie une jeune femme plutôt traditionnelle et discrète (Sareh Bayat). Elle est très pieuse (elle appelle un conseiller spirituel pour vérifier qu’il n’y a pas de péché dans le moindre de ses agissements) et vient avec sa petite fille en faisant pour cela une très longue distance en bus. Peyman Moadi ignore qu’elle est enceinte, et surtout que son mari (Shahab Hosseini) ignore tout de ce petit job. Ce dernier est assez colérique et frustré par sa condition de chômeur qui ne peut proprement subvenir aux besoins de sa famille. Un jour que Sareh Bayat est censée s’occupe du père malade, Peyman Moadi rentre et trouve son père seul et attaché au lit, il entre alors dans une colère folle lorsque Sareh Bayat rentre quelques minutes plus tard. Il décide de la congédier, et comme elle refuse, il la jette de chez lui manu militari. S’en suit une série d’évènement tous plus inattendus les uns que les autres, et un retournement de situation digne d’un film américain !!

Le film bénéficie déjà d’une sublime manière de filmer, d’un excellent montage et de très bons comédiens (surtout les trois Sareh Bayat, Peyman Moadi et Leila Hatami), mais surtout d’une écriture d’une rare efficacité. Et comme pour A propos d’Elly, on se surprend à ne pas s’emmerder une seconde pendant ce film, à s’identifier sans problème aux personnages, et à trouver d’incroyables mais évidentes résonances avec nos propres problèmes de société !! Je sais que l’Iran est (très très) loin d’être un pays parfait, mais au moins le film évite les clichés de base, et a le mérite de nous ôter une vision trop sombre et uniformément négative. En effet, le personnage de la femme qui se sépare n’est pas incriminée pour son geste, et son mari non plus pour les siens, chacun en prend plutôt pour son grade, et on finit par compatir et en vouloir également aux deux !!

Alors que la séparation ne devient qu’une toute mince intrigue, le film nous parle plutôt du rapport à la religion et l’émancipation des femmes, des statuts des nantis et des indigents de la société iranienne, d’un fils qui a pris son père chez lui pour s’en occuper, du système judiciaire et légal, de la vérité, du mensonge, de la fin et des moyens (!!), etc. Bref le film se révèle d’une densité insoupçonnée, et d’une richesse qui fait qu’on ne s’embête pas une minute. On trouve également une modernité dans le cinéma de Asghar Farhadi qui aide je pense (ses films ont une facture malgré tout très occidentale). En filigrane c’est aussi la culture persane (en contraste à une culture purement arabisante) qui est mise en exergue.

Ce film va permettre de mieux faire connaître de cinéma de cet auteur, et donner certainement un peu plus d’aura au cinéma iranien. En tout cas, ce petit chef d’oeuvre est à découvrir et apprécier sans modération !!

L’avis des copines : Julien, Nicolinux, Neil, Ananas Biloba.

Une séparation

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X-Men: First Class

Publié le Mercredi 8 Juin 2011 - 0:47
Catégorie: Cinéphage

J’allais voir ce film avec un brin d’appréhension. En effet, autant j’avais adoré le tout premier opus des X-Men, Bryan Singer oblige, autant j’étais beaucoup plus critique sur les deux autres qui avaient perdu un peu de leur âme initiale, même s’ils sont tout à fait regardables. Mais ayant lu et m’étant grandement identifié aux X-Men de l’enfance à l’adolescence (à avant-hier plutôt… enfin demain on va dire !!), je suis assez difficile sur ces adaptations. Je veux que les intrigues soient plus ou moins conformes, avec de chouettes effets spéciaux, pléthore de mutants (parfois un petit rôle à la con, mais je sais que nous sommes peu à les reconnaître et identifier, je kiffe), et il faut un “truc en plus”. Bryan Singer avait apporté une des dimensions importantes des comics : la notion de différence (avec une claire parabole parfois à l’homosexualité), de tolérance et de difficile passage de l’adolescence à l’âge adulte.

Les deux autres films n’avaient pas autant de “souffle” malgré leurs qualités, et “X-Men Origins: Wolverine” est un navet intégral à mon avis, une vraie daube. Donc ce film était attendu, croyez-moi on ne badine pas avec les X-Men !!

Et bonheur, le film est, à mon humble avis, réussi !! Parce que le fait d’avoir ce prequel (nous sommes dans les années 60, juste avant les missiles de Cuba) avec deux passionnants mutants en figures de proue : Magnéto et Charles Xavier, fait vraiment la différence. Mais aussi parce que les effets spéciaux sont très bons (sauf les images de synthèse du panorama de Moscou… il faut arrêter ça, on n’est pas encore bon pour ces trucs là…), que les comédiens sont excellents, que le scénario est correctement adapté et rendu digeste tout en restant intelligent et intelligible (souvent les histoires de comics sont des imbroglios pas possibles).

On suit donc l’histoire de Magnéto et Charles Xavier, leur enfance (surtout celle de Magnéto) et leurs névroses principales, Mystique qui fait partie de l’enfance de Charles, Magnéto qui subit une torture psychologique terrible dans les camps de concentration, et qui recherche son tortionnaire. Ce dernier resurgit justement sous les traits d’un certain Sebastian Shaw, et alors que Charles Xavier travaille avec le FBI pour éviter une troisième guerre mondiale, Eric/Magnéto ne pense qu’à sa revanche, même s’il consent l’aide des mutants pour l’aider dans son entreprise. Rapidement, on sent poindre deux camps, et le film expose assez bien les traits principaux des deux alliés devenus ensuite ennemis.

On retrouve là une jolie équipe de mutants dont les pouvoirs sont plutôt bien mis en scène et comme d’habitude assez attachants, avec le Fauve (Nicholas Hoult) notamment qui n’accepte pas sa mutation, ou encore Mystique qu’on découvre là en “gentille”, il y a aussi Emma Frost (January Jones de Mad Men) en super méchante à la fois crédible et avec un excellent potentiel bitchyesque !! J’ai bien aimé Moira (jouée par la Rose Byrne de Dammages) aussi dans un rôle très différent des comics, mais pourquoi pas. Le film doit à la fois se mettre en place, présenter ses héros de base, plus les mutants, nous donner à voir une évolution de ces derniers et l’organisation des X-Men se monter, plus quelques historiettes sentimentales et hollywooderies obligatoires, et évidemment boucler l’intrigue de base avec le méchant. Tout cela est assez bien ficelé et plutôt correctement imbriqué (on arrive à suivre) même si on n’a rien d’original. Je sais que pas mal de gens reprochent une histoire avec trop d’anecdotes et de digressions, mais moi ça m’a beaucoup plu justement !!

Globalement une histoire qui tient la route, de chouettes comédiens et des effets spéciaux sympas, je n’en demandais pas plus… Mission réussie pour un divertissement de qualité (et en 2D alléluiaaaa !) qui tient en haleine tout en n’étant pas non plus un chef d’oeuvre impérissable. Avec même un petit plus pour l’ambiance sixties “James Bond” à mort qui est assez drôle et plutôt assumée, on retrouve alors sans vergogne le second degré qui est aussi une des caractéristiques des X-Men.

X-Men: First Class

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Minuit à Paris

Publié le Lundi 6 Juin 2011 - 23:57
Catégorie: Cinéphage

Le film était attendu parce que c’est un Woody Allen, mais en plus un Woody Allen à Paris, et à priori un film choral qui dit son amour à Paris. Mais quelle déception… Ce n’est pas non plus un navet car on est sur une oeuvre qui bénéficie d’une solide production (on n’en espère pas moins) et d’une pléiade de comédiens. Mais le même film par un autre que Woody Allen, filmé de la même manière avec des acteurs lambda ne serait pas loin d’être une daube.

Cela débute par des plans de Paris qui sont dignes d’une bande-annonce touristique de la Ville de Paris, ni plus ni moins tant ce n’est pas filmé avec brio et que ce sont le paroxysme des images d’Epinal parisiennes. Et après on retrouve une histoire totalement typique de Woody Allen, avec comme d’habitude son incarnation (maintenant qu’il est vraiment trop vieux pour jouer les jolis coeurs) interprétée par Owen Wilson qui ne se débrouille pas si mal. Ce dernier est avec sa petite amie et ses futurs beaux-parents qui sont des américains aisés classiques. D’ailleurs c’est tellement classique qu’ils sont logés au Bristol, et que la vision parisienne de Woody Allen souffre aussi certainement d’une pratique de Paris accessible à bien peu de gens (américains ou français).

Alors qu’Owen Wilson erre un soir dans Paris, et qu’il est complètement sous le charme de la ville, il se retrouve dans les années folles et y rencontre une foule de gens connus et des artistes de l’époque. Là c’est le délire pur, rappelant les grandes heures du Paris des artistes (années folles et même début 1900), et avec des comédiens tous plutôt bons incarnant les saltimbanques de l’époque : Gertrude Stein (Kathy Bates), Picasso (Marcial Di Fonzo Bo), Buñuel, Zelda et F. Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway, Salvador Dali (Adrien Brody), Joséphine Baker (Sonia Rolland), et j’en passe et des meilleurs.

La narration ainsi mise en place est d’un inintérêt assez monstrueux, avec quelques sommets lorsque Carla Bruni commet ses quelques minutes de jeu. La pauvre, elle est vraiment très mauvaise et mal à l’aise, c’est terrible à voir. Le film aurait pu avoir un certain charme, mais il est rapidement rompu par la surenchère de personnages historiques qui finit par carrément écœurer, et l’eau de boudin dans laquelle se termine l’histoire n’arrange pas les choses… J’ai vraiment trouvé que Marion Cotillard sauvait un peu la mise avec une belle présence et un Woody Allen qui a bien su capter sa beauté et son mystère.

Mais quel film “inutile”…

Minuit à Paris

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Détective Dee : Le mystère de la flamme fantôme

Publié le Jeudi 26 Mai 2011 - 23:25
Catégorie: Cinéphage

J’avais lu un tas de superbes critiques sur ce film et son réalisateur (qui a en effet un certain palmarès), et comme je suis amateur de films de kung-fu, et que la comparaison à “Tigre et Dragon” avait été martelée, j’ai tenu à découvrir cette aventure du Détective Dee. Eh bien j’ai vite déchanté !

Le film n’est pas non plus mauvais, mais perclus de petits défauts qui m’ont vraiment déçu, et surtout je n’ai pas compris comment les critiques avaient pu être si positives, et le rapport à “Tigre et Dragon” ainsi dit et répété. Les deux films n’ont absolument rien à voir, ni sur le fond ou la forme. En revanche, on est bien dans un film de kung-fu traditionnel du style Shaw Brothers, et on peut penser à une version plus moderne d’une Hirondelle d’Or ou de La Main de fer. Il y a le volet historique un peu caricatural, le héros chinois traditionnel, les chorégraphies de kung-fu bien orchestrées, les intrigues alambiquées et un humour plus ou moins lourdingue, plutôt plus que moins dans ce film. J’ai été aussi plutôt décontenancé par la médiocrité des images de synthèse, il y a des panoramas qui se veulent à couper le souffle, mais dont on voit les pixels grossiers, ou les rendus approximatifs.

Le Détective Dee est de retour à la capitale, rappelé de prison par l’impératrice en personne, alors que plusieurs crimes paraissant insolubles ternissent le prochain couronnement de la souveraine. Une énorme statue la représentant est en cours de construction près du palais, et des personnes gravitant autour de cette construction pharaonique subissent un étrange supplice : ils se consument à la lumière du soleil et se carbonisent en quelques secondes.

Le volet positif est bien celui des combats et des costumes qui sont magnifiques et de très bonnes factures. L’autre élément que j’ai vraiment aimé ce sont les personnages historiques. On retrouve sous ce nom de détective Dee, le célèbre personnage de fiction Juge Ti, inspiré d’un véritable magistrat chinois des dynasties Tang et Zhou, Di Renjie. Et surtout l’autre flamboyant personnage de ce film n’est autre que l’impératrice Wu Zetian, célébrissime souveraine, seule ayant fondé sa dynastie dans toute l’histoire impériale chinoise. La comédienne (Carina Lau) qui joue le rôle est particulièrement convaincante. Elle arbore notamment des coiffures incroyables, des costumes extravagants en plus d’un caractère bien trempé, et tous les travers qu’on prêtait à cette impératrice (manipulatrice, cruelle et sévèrement burnée).

Malgré ces petites choses sympathiques, ça n’a pas suffit à compenser un film très très standard et ne sortant pas des sentiers battus. Je crois que ma déception vient plus des bonnes critiques et de cette satanée comparaison. Tant pis !

Détective Dee : Le mystère de la flamme fantôme