462 articles pour la catégorie “Cinéphage”

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Scott Pilgrim vs. the World

Publié le Mardi 1 Février 2011 - 23:25
Catégorie: Cinéphage

Le film n’est pas resté longtemps en salles, mais il a rapidement acquis sa petite réputation de film culte à forte connotation geek. C’est en effet mérité pour cette brillante adaptation d’un comic canadien de Bryan Lee O’Malley. Je n’avais jamais lu ni même entendu parler de Scott Pilgrim, mais apparemment la bédé est très conforme à l’ambiance et l’univers très particuliers du film.

Scott Pilgrim est un ado moyen canadien qui joue dans un groupe, et qui sort avec une fille plus jeune. Mais un jour, il tombe raide dingue de Ramona Victoria Flowers, tandis que son ex cruelle est de retour en ville. Il a un peu de mal à faire table rase du passée, tout en devant larguer son actuelle groupie pré-ado, et surtout pour sortir avec Ramona il doit affronter ses 7 exs !!! Le film égrène les différents combats qui forment le voyage initiatique vers l’amour, mais surtout un pur délire à base de jeux vidéos, gimmicks de super-héros et autres symboles mortellement geeks.

On dirait un peu un petit film à la veine indé américaine, mais en y regardant de plus près le réalisateur est loin d’être un bleu (Edgar Wright, l’auteur de Shaun of the Dead), et le héros principal qui n’est autre que Michael Cera (Confessions d’un homme dangereux, Juno). Mais on a aussi Chris Evans, Anna Kendrick (Twilight, In the air) ou encore Jason Schwartzman qui ne sont pas vraiment des débutants, même s’ils ne sont pas encore des têtes d’affiche de dingue (Chris Evans commence un peu tout de même pour ses films débiles). Donc on est dans une ambiance qui fait mine d’être indépendante mais qui au final ne laisse pas grand-chose au hasard…

Néanmoins j’ai adoré ce film parce qu’il est résolument nouveau, et surtout incroyablement ancré dans notre monde actuel. Il est complètement marqué 2010, et ce qui est drôle c’est que comme je ne suis pas un “jeune” de 2010 il y a même pas mal de choses qui m’ont échappé. Visuellement le film est très riche et extrêmement bien travaillé, avec des effets spéciaux qui rendent particulièrement bien l’ambiance comic, et les capacités de super-héros de Michael Cera. Cela fait un peu croisement entre un “Kaboom” et “Kick-Ass”, avec tous les codes imaginables du jeu-vidéo, du MMORPG (avec toutes les jauges d’énergie ou de combat) et une jolie décomplexion adolescente. En effet, les couples se font et se défont avec des moeurs très libérées, tandis que le colocataire gay de Scott est un modèle en la matière. L’homosexualité, masculine ou féminine, est omniprésente sans être un sujet, et en cela le film est un drôle d’OVNI. C’est juste que dans cet univers geek, on est vraiment passé à autre chose (dude…), et qu’être pédé ou avoir un des ennemis de Scott qui est une nana (donc parmi les exs de celle qu’il convoite), c’est presque anodin.

En plus, les propos sont souvent drôles et absurdes, un mélange que je trouve là particulièrement digeste. Le film est certes léger et pourrait ressembler à ces bluettes d’ado que je regardais à 14 ans (genre ça huhuhu), mais avec cet univers cybernétique et nippon-pop-gaming-cheveux-roses, blindé de références à la fameuse sous-culture geek et des personnages hauts en couleur. Ça passe vraiment très bien, et le film méritera bien de devenir “culte” (Mais bon c’est pas Donnie Darko hein… Ah ça les jeunes de maint’nant, ils comprendraient pas, les p’tits cons.).

Scott Pilgrim vs. the World

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Harry Potter et les reliques de la mort – partie 1

Publié le Jeudi 13 Janvier 2011 - 17:30
Catégorie: Cinéphage

Mais c’est que c’est le début de la fin !! Autant l’épisode précédent était un peu lent et introspectif, autant celui-ci est un tonitruant mélange de genres. On y retrouve à la fois une belle évolution des personnages, mais aussi des moments lents et posés, avec d’autres plus aventureux et pêchus, et pour une fois on ne voit pas du tout Poudlard.

Globalement, j’ai bien aimé. Je ne peux pas dire que la série Harry Potter me passionne, mais c’est un rendez-vous agréable et il faut l’avouer plutôt de bonne facture. Les comédiens sont doués, assez attachants, et j’ai envie de connaître la suite (je me suis arrêté de lire la saga au quatrième bouquin, donc les films me font aussi découvrir la suite de l’intrigue).

Je ne vais pas faire l’affront de raconter l’histoire… Nan bah voilà c’est tout quoi. Hu huhu.

Harry Potter et les reliques de la mort - partie 1

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The Kids Are All Right

Publié le Mercredi 12 Janvier 2011 - 0:59
Catégorie: Cinéphage

J’y suis allé en ne sachant pas grand-chose sinon que l’histoire parlait d’un couple de lesbiennes avec deux enfants, un garçon et une fille, chacun étant l’enfant biologique d’une des deux mamans. Les jeunes ados avaient été conçus grâce à un donneur anonyme, et l’aînée atteignant l’âge de demander qui est son géniteur, elle se demande sérieusement si elle doit le faire… J’ai eu peur mais je me suis dit Annette Bening, Julianne Moore, Mark Ruffalo, putain de merde ça peut pas être une daube !! Je redoutais surtout un film qui ferait une promotion un peu artificielle de l’homoparentalité, avec des enfants pas bien dans leurs peaux et qui finissent par se retrouver très heureux ou un truc dans le genre…

Je me suis au contraire pris une jolie claque, et j’ai adoré cela. Ce film est un petit bijou d’authenticité, d’originalité et de tendresse sans être mièvre une seconde. J’ai lu quelques critiques ensuite qui reprochait un ton de guimauve ou un déluge de bons sentiments, mais soit j’ai marché à fond, soit c’est une question de sensibilité (hu hu hu). Car à aucun moment, le film ne traite du mal-être des gamins ou même de l’homoparentalité “ce douloureux problème”… La famille formée par ce couple de nanas et leurs enfants apparaît rapidement comme évidente, et leur manifeste nucléarité crève littéralement l’écran. On suit donc les péripéties d’un couple qui gère deux ados, avec tout ce que cela comporte de casse-gueule et de fabuleux, et évidemment en plus de cela la problématique de la conception avec donneur anonyme, et celle d’avoir deux mamans dans sa vie (ce que l’on comprend rapidement puisqu’en avoir une est déjà assez complexe…)

La jeune fille, Joni (Mia Wasikowska, anciennement Alice) décide donc d’entrer en contact avec son père biologique (Mark Ruffalo) ce qui rend quelque peu nerveuses et chafouines les mamans lesbiennes. Le “père” fait donc connaissance avec cette singulière et sympathique famille, et c’est évidemment le début des emmerdes, des sentiments refoulés qui resurgissent et des errements bien naturels avant de retomber sur ses pieds. Le ton est léger et le propos pas vraiment grave ou tragique, il y a même pas mal de saynètes plutôt drolatiques, mais on sent qu’on est juste à la frontière, à la limite d’un scénario qui aurait pu aussi être conçu comme une comédie bien plus dramatique. Là on reste dans le registre “tout est bien qui finit bien” même si une certaine amertume permet de parachever le tout sans sensiblerie superflue ou ambiance ravi de la crèche.

Le film bénéficie évidemment des extraordinaires Annette Bening et Julianne Moore qui sont belles, crédibles, terriblement lesbiennes et très mamans. Elles ne surjouent pas, et le scénario leur permet justement de ne pas céder au cliché gras et facile, tout en en exploitant certains avec beaucoup de tendresse et de sympathique drôlerie. Le risque était grand de tomber dans bien des travers, et moi j’ai trouvé qu’incroyablement tous les écueils avaient été évités (parfois de justesse, et certains penseront que justement si).

Etrangement, je ne connais personne qui ait vu le film, c’est bien dommage car c’est un très bon film…

The Kids Are All Right

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The Social Network

Publié le Lundi 10 Janvier 2011 - 23:54
Catégorie: Cinéphage

Je ne vais pas m’étendre longtemps sur ce film, qui raconte l’ascension de Mark Zuckerberg et de son site internet (Facebook pour les aliens), vu que beaucoup l’ont vu et que le net regorge d’opinions diverses et variées sur le sujet. J’y suis allé assez tardivement, et j’ai été très étonné d’avoir autant aimé. Je m’attendais à toutes les maladresses de base pour ce genre d’oeuvre, qu’elle verse dans l’hagiographie ou le libelle, et qu’on y illustre le geek avec tous les clichés du genre. Or, le film paraît assez “raisonnable” dans la peinture de ces évènements, si récents au demeurant, et même la description des informaticiens tient la route. Truc de dingue, même les échanges verbaux entre nerds et les écrans couverts de codes ne sont pas complètement stupides ou décoratifs…

Il faut dire qu’on trouve aussi pire réalisateur que David Fincher, et que la patte du monsieur donne au film une belle allure. Ajoutez à cela de très bons comédiens (et même un surprenant Justin Timberlake), et une histoire qui, contre toute attente, est tout bonnement passionnante. Bref, j’ai été très rapidement agréablement accroché par le film, et j’ai beaucoup aimé la personnalité ainsi esquissée de Zuckerberg. Ce dernier n’est ni un monstre, ni un ange, mais un geek avec un extraordinaire ego au final. Le comédien qui joue son rôle (Jesse Eisenberg) est vraiment parfait, et il fait beaucoup à la qualité du film.

Je ne sais pas bien ce qui est vrai ou pas là-dedans, et ce qui est bien c’est que le film arrive justement à dépasser cela. On se détache assez facilement du site web en lui-même et de ce qu’on en connaît, et on se prend à apprécier l’oeuvre cinématographique en tant que telle, ce qui dénote bien de sa qualité, au-delà même de son sujet “à la mode”.

The Social Network

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Potiche

Publié le Dimanche 9 Janvier 2011 - 19:26
Catégorie: Cinéphage

Un film de François Ozon, ça fait forcément du bruit, et tout le monde s’y précipite. Ayant plutôt raté le coche avec ses derniers opus, il a misé là sur ce qui lui réussit normalement : la comédie de mœurs avec de jolis noms sur l’affiche. Et quels noms : Deneuve, Depardieu, Luchini, Godrèche, Renier, Viard et même Elodie Frégé dans un petit rôle !! Le film est tiré d’une pièce de 1980 avec Jacqueline Mailland dans le rôle titre, rôle repris là par Catherine Deneuve.

Suzanne Pujol (Catherine Deneuve) est l’héritière de l’usine de parapluie de son père, usine qui est dirigée par Robert (Fabrice Luchini) son mari dominateur et autocratique. Suite à une manifestation ouvrière et le concours d’un député-maire communiste (Gérard Depardieu), Suzanne reprend temporairement la tête de l’entreprise avec son fils (Jérémie Renier) en directeur artistique (très sensible le garçon). Mais Robert ne tient pas à ce que cette situation perdure, alors que Suzanne, considérée par tous comme l’habituelle “potiche”, se révèle plutôt douée, ambitieuse et finalement peu encline à lâcher les rênes.

Le film assume et joue sur les décors et à fond sur la carte “fin des années 70″ pour rendre l’ambiance kitschouille à mort de l’époque. Nous sommes aussi dans un registre clairement affirmé de comédie, et il ne faut pas, je pense, chercher de message profond sous-jacent. Et dans ce registre, je n’ai pas eu à me plaindre, les couleurs, les lumières, les décors et les fringues forment une reconstitution d’une impressionnante fidélité. Les comédiens aussi sont très bien, avec surtout une géniale (comme très souvent) Karine Viard, et un Luchini plus subtil que d’habitude. En revanche, Depardieu ne ressemble vraiment à rien, et j’ai trouvé que c’était comme une erreur de casting… A vrai dire, je n’ai pas non plus été conquis par Deneuve, dont j’ai de plus en plus de mal à saisir le jeu avec les années. Elle me paraît se figer dans un rôle et ne plus en sortir, du coup là l’aspect “potiche” n’était pas selon moi des plus drôle ou conforme à ce que j’en attendais.

Bref, la comédie se tient bien, elle fait souvent sourire, mais c’est tout. Et de la part d’Ozon, et d’une production aussi belle et ambitieuse, je reste relativement déçu et sur ma faim. Ce n’est pas “waouh”, ce n’est que “ouai bien sympa cool, on oublie et on passe à la suite”, et j’attends plus de ce cinéaste de génie (en tout cas, il sait et a su en montrer précédemment).

Potiche

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Kaboom

Publié le Lundi 20 Décembre 2010 - 20:41
Catégorie: Cinéphage

C’est étonnant de constater comme Gregg Araki est redécouvert à l’occasion de ce film. Redécouvert par une nouvelle génération de gays et lesbiennes, puisque son “Kaboom” est un OVNI queer et barré par excellence. On y retrouve un peu de la sexualité sulfureuse d’un Shortbus, la narration ultra-acidulée (voire sous acide tout court) d’un Hedwig, du même John Cameron Mitchell, et une bonne pincée de Twin Peaks pour la schizophrénie du tout. Mais surtout pour moi ce film est un simple et direct remake de “Nowhere” d’Araki himself. Du coup, j’ai eu beaucoup de mal à me détacher de ce film pour “rentrer” dans celui-ci.

Outre cela, là où je voyais dans “Nowhere” une fable contemporaine queer et déjantée mais aussi une peinture au vitriol de la société adolescente et violente de l’époque (le film avait été taxé de “Bervely Hills” sous acide à l’époque), “Kaboom” m’a paru un assemblage hétéroclite plus gratuit et moins “intéressant”. Bien sûr, le film est drôle accrocheur, et follement ubuesque avec des personnages oufs et superbes, une polysexualité qui s’exacerbe à chaque plan, mais il reste au final ce n’importe quoi qui ne porte pas beaucoup du “sens” que j’avais aimé dans ses précédentes oeuvres.

L’histoire c’est celle de Smith qui est un étudiant gay qui tripe sur son colocataire hétéro teubé : Thor. Il traîne avec sa meilleure copine lesbienne Stella, qui est LE personnage hilarant du film et dont les réparties sont autant de bons mots queer à mort à retenir. Il fait un rêve récurrent d’une fille rousse qui se fait assassiner, et voilà qu’après une soirée où il se défonce, il pense réellement vivre ce meurtre. Ne sachant plus trop quoi croire, il décide d’enquêter pour retrouver cette fille. Tout bascule alors, et les évènements se font de plus en plus étranges, à la fois loufoques et inquiétants. Entre son amie qui se tape une sorcière, Smith qui couche avec une fille, et un complot mondial qui s’ourdit tranquillement, il n’est pas au bout de ses surprises…

Je relativise un peu mes propos précédents, et surtout je me mets moi-même en question, parce que je crois que “Nowhere” est trop culte pour moi pour que je sois vraiment objectif. En effet, même si les procédés et les codes sont proches, je pense que le propos d’Araki est très différent pour Kaboom, notamment dans son rapport avec Lynch (même si le cancrelat de Nowhere est aussi kafkaïen que lynchien à mon avis). En outre, Nowhere est LE film de mes 20 ans (21 plus exactement), et j’imagine que Kaboom me parle moins qu’à la génération vingtenaire actuelle (et elle n’accrocherait peut-être pas du tout avec ce vieux film de 1997).

Et je ne boude pas mon plaisir quant à l’excellence renouvelée d’Araki à filmer ces jeunes adultes (spécialement les mecs évidemment) qui s’envoient en l’air, mention spéciale d’ailleurs au magnifique Thomas Dekker (qui jouait le sexually confused ou meilleur pote cryptogay de Claire dans Heroes), et aussi la bande-son toujours aussi péchue et efficace. On retrouve aussi une multiplicité de personnages secondaires tous plus barrés les uns que les autres, et ce mélange toxique et attirant de violence, de sexe, sur fonds de couleurs criardes et de société qui va à cent à l’heure en écrasant tout sur son passage. Je me suis aussi dit que ce film démarre peut-être une nouvelle trilogie comme celle qui avait vu les films Totally F***ed Up (1993), The Doom Generation (1995) et Nowhere (1997)…

C’était drôle de constater qu’Araki a respecté le nom de son héros de toujours : Smith. Et que même si celui n’est plus joué par James Duval, ce dernier (un peu vieilli il faut l’avouer) a bien un rôle de “Messie” dans Kaboom. En revanche, on avait une pléiade de comédiens connus hallucinante dans Nowhere pour les rôles les plus importants à ceux de figuration fugace : Chiara Mastroianni, Christina Applegate, Ryan Phillippe, Heather Graham, Mena Suvari, Denise Richards, Jaason Simmons (une pauvre star « d’Alerte à Malibu »), Charlotte Rae (Madame Garett dans « Arnold et Willy »), Rose McGowan, Traci Lords (célèbre actrice de porno US des années 90) et Shannen Doherty.

Quand j’avais écrit un post à propos de Nowhere, j’avais aussi passé le film au crible en réalisant ce diaporama. On y retrouve James Duval au zénith de sa beauté, et l’imagerie, les gimmicks et l’univers familier d’Araki.


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Ce qui m’avait beaucoup fait triper à l’époque : le nom des cours auxquels les étudiants participaient au lycée… (Bon ok j’arrête de parler de Nowhere !!!)

Kaboom

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Le Dernier maître de l’air

Publié le Dimanche 19 Décembre 2010 - 21:06
Catégorie: Cinéphage

Aller voir un film de M. Night Shyamalan, on sait que c’est dangereux, et que ce dernier réalise des films d’une qualité suivant une fonction dont la limite est dangereusement asymptotique à de la daube. Pourtant il a déjà montré qu’il savait tenir une caméra, et qu’il avait bien des talents… Rha la la. Parce que là, on ne peut pas dire que ce film était une réussite. Basé pourtant sur un dessin animé qui m’a passionné pendant des semaines, et qui m’a autant fasciné que les animés que je regardais assidûment quand j’étais minot. Comme beaucoup de (jeunes) gens donc j’attendais avec fébrilité cette adaptation.

Et c’est bien cela le problème, l’adaptation… En effet, quand on veut faire un film d’une durée raisonnable sur une série de je ne sais combien d’épisodes, il faut forcément faire des coupes. Là il s’agissait de ne traiter que la première saison, soit. Et la série se présente, comme souvent, sous la forme d’une quête qui mène des aventuriers d’un point à l’autre tout en leur faisant découvrir sur leur chemin des personnages secondaires, et aussi leurs propres destinées. On a donc trois parties bien distinctes avec une description initiale, une perturbation qui initie la narration, puis la quête, et enfin une situation finale. Or ce qui qualifie cette première saison tient beaucoup, à mon sens, dans tout le cheminement des personnages, la manière dont leurs caractères s’affirment, et les différentes épreuves qu’ils affrontent. La fin de la saison en elle-même n’a que peu d’intérêt, et se doit d’enchaîner très rapidement sur la suite.

L’histoire se passe dans un temps et une civilisation inconnus, avec quatre nations majeures qui ont un des quatre éléments comme emblème et comme source d’un art martial comme d’un art de vivre. Cette maîtrise des éléments par des grands maîtres constitue la base de leurs philosophies mais aussi de leurs puissances militaires. Pour équilibrer tout cela, une sorte de maître suprême “L’Avatar” est capable de contrôler à la perfection les quatre éléments, et maintient l’ordre dans le monde. Un peu comme un Dalaï-Lama, il est la réincarnation des précédents Avatars. Or, il y a une centaine d’années, l’Avatar a disparu pour une raison mystérieuse, et depuis la Nation du Feu a mis à feu (évidemment) et à sang une grande partie du monde. L’Avatar qui était à la base un maître de l’Air a vu sa nation complètement décimée.

Le film et la série commencent dans la tribu de l’Eau du Sud, et les frères et soeurs Sokka et Katara qui découvrent par hasard dans un iceberg un tout jeune garçon, Aang, et son bison volant, Appa. Ce gamin n’est autre que l’Avatar qui est resté, pour une raison inconnue (révélée beaucoup plus tard) dans une sorte d’hibernation pendant ces cents dernières années. A partir de là, Aang, Sokka et Katara vont partir dans un long voyage sur le dos du (dernier) bison volant. On suit parallèlement la traque de ces personnes par le prince Zuko et son oncle, Iroh , qui ont été bannis de la nation du Feu. Zuko ne retrouvera son rang que s’il ramène l’Avatar à son père…

Je pense que la pire option a été choisie pour adapter cette saison. On a essayé de tout caser en faisant figurer tous les personnages, toutes les intrigues, et en accélérant au maximum le rythme pour faire rentrer le tout dans ces 1h45 de film. Du coup, cela paraît très frustrant pour ceux qui connaissent la série, et horriblement confus et maladroit pour les autres. En effet, certains personnages sont à peine effleurés, et à tel point qu’on se demande pourquoi donc il ont été inclus. Et puis c’est un abattage de scènes avec une introduction expédiée, et le milieu du film qui ressemble à quelques épisodes malhabilement collés bout à bout. La fin arrive comme un cheveu sur la soupe, sans qu’on fasse bien le lien avec ce qui s’est passé avant, et surtout sans comprendre l’évolution psychologique des personnages, qui est clef dans le dessin-animé.

Mais le pire du pire dans ce film réside certainement dans les comédiens qui jouent faux comme c’est pas permis. Pourtant ils sont plutôt en accord avec les physionomies de l’animé, et je ne pense pas qu’ils soient intrinsèquement mauvais, mais ils ont dû être mal dirigés ou je ne sais quoi. Même la force première du film qui est l’usage de chouettes effets spéciaux et des costumes conformes à ceux du dessin animé ne fonctionne pas. Certes tous les effets liés aux combats avec les éléments sont parfaits et m’ont procuré quelques frissons, mais les incrustations des bestioles en 3D sont complètement ratés, avec des acteurs qui regardent à côté, des brillances ou des reflets surnaturels, et des couleurs qui ne passent pas. Les costumes sont bons, mais les décors font carton-pâte et ternissent les aspects plus positifs.

Sans avoir vu la série, je pense que les avis doivent être encore plus négatifs que le mien, car je n’ai pas passé un mauvais moment. Dans l’ensemble, j’ai aimé le fait de voir se matérialiser cette histoire qui m’avait tant plu, et ces personnages adorables. Mais il faut avouer qu’on a l’impression qu’ils ont mis un malin plaisir à gâcher cette belle production. Je pense que sans connaître le dessin animé, le scénario devait être un truc embrouillé et confus, et cette rapidité dans les dénouements sans queue ni tête n’a pas dû arranger les choses. Donc laissez-tomber le film, et découvrez donc ce dessin animé qui est une réussite à mon avis, bien équivalente aux “Mystérieuses Cités d’Or” de ma verte époque.

Le Dernier maître de l’air

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Inception

Publié le Mardi 14 Décembre 2010 - 1:40
Catégorie: Cinéphage

Christopher Nolan est une valeur sure depuis quelques années, un de ces cinéastes américains qui savent faire du blockbuster intelligent (bel oxymoron certes). Eh bien oui, ses deux Batman et ce film le prouvent vraiment, ce sont des films d’action en effet, mais qui ont un scénario qui tient la route, et en plus de cela il s’entoure de bons comédiens, et sait particulièrement bien tenir une caméra !! Je l’avais découvert via le cultissime “Memento”, et on retrouve dans ses films un univers et une manière de tourner bien caractéristiques.

Dans ce film, nous découvrons Leonardo DiCaprio qui est un professionnel de l’Extraction. Il s’agit d’une méthode qui permet de voler des secrets industriels en pénétrant dans les rêves des gens et en les manipulant dans leurs songes. A l’aide d’un anesthésiant et d’une sorte de machine qui relie les rêveurs, tandis que l’un est l’architecte du rêve, les autres peuvent ainsi déverser leur subconscient dans des rêves d’un réalisme troublant. On devine rapidement que Mr Cobb (Leonardo) a un problème avec son ex-femme décédée, Mall (Marion Cotillard), qui intervient dans une mission (onirique) et manque de la faire échouer. Cobb ne peut pas rentrer aux USA car il est recherché pour le meurtre de sa femme justement, et on lui propose de le blanchir en échange d’une Inception. L’inception est la faculté d’implanter une idée dans l’esprit d’un individu, idée qui devra germer et orienter durablement un choix décidé par autrui. La victime est Robert Fischer (Cillian Murphy), et pour lui implanter une idée nouvelle, il faudra mettre en place 3 niveaux d’imbrication de rêve. Cobb monte une équipe pour mener à bien cette mission, mais il est lui-même une crainte pour jouer dans des souterrains pareils du subconscient avec Mall qui cherche toujours à le ramener avec elle dans les limbes…

Une fois qu’on a saisi le principe, le film n’est pas très compliqué à comprendre, et Nolan prend une bonne heure pour simplement nous mettre dans l’ambiance, et nous enseigner les principes de ses rêves emboîtés. Ce qui est fou c’est que le film dure deux heures et demi, que l’intrigue met des plombes à s’installer, mais que le film n’est jamais chiant, ni même long. Je ne me suis jamais fait chier, et je trouve qu’un des grand talent de ce gars est aussi dans la gestion très fine du rythme de ses films, en plus de son habile mélange de genres. En revanche, j’avais lu des articles disant que c’était entre “Matrix” et “James Bond”, et je ne suis pas d’accord du tout. Si le film me fait penser à une chose c’est au culte “EXistenZ” de Cronenberg, on y retrouve les pods qui permettent de se connecter, et les imbrications d’univers virtuels, ainsi que la tentation de devenir accroc à ces vies “rêvées”.

Une fois la partie apprentissage terminée, le film nous entraîne dans ses divers niveaux de rêve, et là on reconnaît le génial scénario qui permet trois court-métrages dans le grand, avec une liberté incroyable pour l’auteur de passer d’un univers distinct à l’autre. Le film d’action peut alors commencer avec son lot d’adrénaline, de cascades, d’effets spéciaux et de rebondissements. Rien à dire, tout cela est propre et bien ficelé, tout à fait plaisant au demeurant. Outre cela, il faut aussi saluer la pléiade de comédiens et comédiennes avec de très bons DiCaprio et Cillian Murphy (comme d’habitude), une très efficace Ellen Page (vue dans Juno) et un génial Joseph Gordon-Levitt (vu dans Mysterious Skin ou Brick). La découverte du film, en tout cas concernant le volet physique et purement “rhaaaa lovely”, revient à Tom Hardy et sa bouche à tomber par terre. Huhu.

J’ai été sincèrement épaté par la performance de Marion Cotillard qui a le rôle le plus casse-gueule qui soit, elle est tout de même une rémanence subconsciente d’un gars, une sorte d’allégorie vengeresse de l’amour et doit ainsi jongler entre épouse éplorée et Érinye en rage. Eh bien chacune de ses interventions est juste et crédible, elle est émouvante, d’une beauté hallucinante et ne fait jamais bécasse ou figurante inutile, ce qui était franchement un risque.

Le film n’est pas un chef d’oeuvre du 7ème Art, mais il tient la dragée haute à tous les blockbusters débiles que l’on voit à longueur d’année. Le film est un excellent divertissement, tout en proposant une bonne histoire, des effets spéciaux à couper le souffle, et de bons acteurs. Eh bien, on ne va pas non plus en demander beaucoup plus…

Inception

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Toy Story 3

Publié le Mardi 14 Décembre 2010 - 0:21
Catégorie: Cinéphage

C’est tout de même dingue que 10 ans après le second opus, et alors qu’on aurait pu penser que le studio aurait la goutte à l’imaginative, eh bien voilà que Pixar nous sert une de ces meilleures œuvres ! Dingue, dingue, dingue ! Non seulement c’est une digne suite qui reprend à merveille les personnages des autres films qu’on connaît si bien, mais ils ont profité du temps qui passe pour prendre comme sujet la fin de vie de nos joujoux de gamins.

On retrouve donc Woody, Buzz et tous ces personnages géniaux alors que leur possesseur, Andy, quitte la maison pour l’université !! Ce dernier décide de remiser ses anciens jouets mais de garder tout de même Woody avec lui à l’Université. Mais une petite erreur de parcours emmène tout ce beau monde comme un don pour des gamins d’une école. Woody décide d’aller secourir ses potes, et dans l’école c’est Lotso le nounours qui les accueille d’une manière assez cavalière…

Sur la lignée d’un “Là-Haut” qui maniait avec une habileté extraordinaire des moments très tristes, et qu’on penserait peu adaptés aux bambins, à d’autres à la jovialité jubilatoire, on obtient un film qui se dévore avec un plaisir non dissimulé. C’est drôle, c’est triste, c’est à se pisser dessus de rire, ou ça fait même peur !!! Vraiment jamais je n’aurais pu soupçonner une telle qualité dans ce film…

Toy Story 3

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Twilight – Chapitre 3 : hésitation

Publié le Mardi 7 Septembre 2010 - 13:36
Catégorie: Cinéphage

Rolololo, je me suis promis d’aller voir toute la saga alors je tiens bon, mais ce n’est pas une sinécure. Le second épisode était juste irregardable (Ou “inregardable” ? On peut dire les deux ? J’ai l’impression qu’irregardable est le plus juste, mais qu’inregardable fait son chemin dans les barbarismes qui s’imposent…).

Bref le second volet était une vraie merde. Ce troisième film est un chouïa mieux, parce que doté d’un peu plus d’effets spéciaux et de combats, et un peu plus rythmé aussi dans sa narration. En revanche, on garde la catastrophe de base en termes d’intrigue. En effet, Bella et Edward n’ont toujours pas baisé, et les loups sont vraiment mal faits, autant en images de synthèse que dans le jeu des comédiens. Il y a bien cette vague “hésitation” comme le nom du film l’indique de Bella pour tomber dans les bras de Jacob, mais on n’y croit pas. Huhu. Oh et la manière dont ils ont filmé Taylor Lautner est d’un ridicule achevé. Il est à moitié à poil sur tous les plans où on le voit, et on lui fait prendre des poses imbéciles pour mettre en valeur ses biscotos. Mein gott, ce que c’est con…

Bon sinon, la méchante Victoria veut toujours tuer Bella, et les vampires s’associent aux loups pour la protéger. Ouh là là !!

C’est vraiment pour aller au bout du truc que je verrai sans doute le quatrième opus [sic], mais je ne suis pas certain d’en supporter plus sans griller quelques neurones au passage. Ce machin est une ignominie cinématographique, et ça devait déjà être une série littéraire assez illisible à la base (malgré un immense succès).

L’avis des copines : Nicolinux, Zéro Janvier.

Twilight - Chapitre 3 : hésitation