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Catégorie : Citage

Tu ne pouvais pas pleurer
7 août 2014
512 Vues

Tu ne pouvais pas pleurer

Tu ne pouvais pas pleurer. Tu ne pouvais pas exprimer ta peine comme on le fait normalement, et donc ton corps a craqué et il a exprimé ta peine pour toi. Sans les divers facteurs qui ont précédé la crise de panique (l’absence de ta femme, l’alcool, le manque de sommeil, le coup de téléphone […]

Un discours de maire
5 mai 2014
638 Vues

Un discours de maire

JP s’est marié tout récemment, et je lis sur son profil Facebook un extrait du discours du maire qui les a mariés : Notre république est laïque, notre mariage républicain est civil et laïc L’égalité des droits ne se négocie pas, ne s’ajuste pas. Votre mariage est la preuve de la capacité de notre société […]

12 septembre 2013
29 Vues

J’apprendrais beaucoup plus tard que l’esprit ne se présente pas comme ça à la porte du caché. Il ne suffit pas de vouloir pénétrer dans l’inconscient pour que la conscience y aille. L’esprit temporise, il fait des aller et retour, il atermoie, il hésite, il guette et, quand le moment est venu, il s’immobilise devant la porte comme un chien d’arrêt, il est paralysé. Il faut alors que le maître y aille lui-même et fasse lever le gibier.

Citation extraite de « Les mots pour le dire » de Marie Cardinal.

25 février 2013
18 Vues

L’homosexualité a transformé les règles. L’intimité a changé de camp. Il n’a pas pu y avoir solidarité familiale au sens le plus strict, de mon ascendance à ma descendance : de ce point de vue, le seul enfant qu’il y a eu entre mes parents et moi, c’est demeuré moi. Alors l’affection est restée mais l’intimité entre nous est devenue obscène, égarée entre l’enfance et la sexualité, ayant perdu le contact avec la réalité, plus fausse que les choses survenant à Hervé. Elle s’est à la fois circonscrite et élargie à ma famille amicale, cette famille fictive qui est devenue la vraie, à croire que j’avais enfin découvert, après une longue quête, mes amis biologiques. Et aucune malédiction de cet ordre n’a frappé cette intimité-là, elle se transmet à travers les générations si bien que notre relation à Daniel et moi, nous l’avons chacun héritée de Michel.

Citation extraite de “Ce qu’aimer veut dire” de Mathieu Lindon.

22 février 2013
21 Vues

De plus, Twitter en France est trusté par une communauté professionnelle qui prend le service pour un IRC perso. C’est devenu épuisant, aussi. Il n’y a pas plus corporate que cette communauté (elles le sont toutes, j’ai bossé avec des médecins, des enseignants) mais il n’y a pas mieux organisé sur Twitter pour se repérer, se fliquer, se balancer des piques ou des chiffres d’audiences ou le bon lien qui tue. C’est devenu la dictature du New (VS Old), du LOL (la version moderne du cynisme) et de la lèche/haine permanente via les Favoris ou les bons mots servis avec @ ou non.

Ce partage d’ego public, c’était mon Nutella. Et mes artères ne lui disent pas merci. Mon cerveau reptilien déteste l’idée que cette came abondante, infinie, surprenante, disruptive n’offre au final qu’un intérêt mineur dans la vie d’un adulte connecté. Il me susurre que je devrais chasser ces pensées impures et rentrer dans la danse, avec les autres. Las, je suis un addict au web comme je le fus pour d’autres substances légales : quand je fume, c’est deux paquets minimum, quand je mange, c’est pour deux et quand je tweete, c’est toute la journée. Je ne connais pas la demi-mesure. Alors il faut agir.

[Source : Wiliam Rejault]

William teste pas mal de choses en ce moment, et il remet notamment en question son assuétude manifeste (comme la mienne) aux réseaux sociaux. Je suis tellement mais tellement d’accord avec à peu près tout ce qu’il poste à ce sujet. ¯\_(ツ)_/¯

19 février 2013
24 Vues

Il s’était, comme ce soir, senti solitaire, mais bien vite avait découvert la richesse d’une telle solitude. Le message de cette musique venait à lui, à lui seul parmi les médiocres, avec la douceur d’un secret. Ainsi le signe de l’étoile. On lui parlait, par-dessus tant d’épaules, un langage qu’il entendait seul.

Citation extraite de “Vol de nuit” d’Antoine de Saint-Exupéry. Page 30.

14 février 2013
59 Vues

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :

- S’il te plaît… apprivoise-moi ! dit-il.

- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

- On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

- Que faut-il faire ? dit le petit prince.

Citation extraite de « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry. Page 62.

13 février 2013
33 Vues

Je n’ai aucune place dans le monde, alors, comme l’esprit de combativité de mon père, cette évidence s’applique à chaque élément de ma vie : je suis le seul à vouloir avoir des amis, faire l’amour, la réciprocité n’est pas envisageable. A croire que chaque relation serait une conquête, une prise faite sur un ennemi, qu’il faut arracher un consentement par force ou habileté, compromission avec le réel. Je n’ai aucune stratégie, aucun manuel de guérilla sociale pour apprendre comment me dépêtrer de cette jungle, alors je renonce, laissant s’en mêler un hasard que je prends soin de ne pas provoquer. Pour mon bonheur et mon malheur, j’adore lire, la solitude m’est une amie qui me délivre de la peine d’en chercher d’autres.

Citation extraite de « Ce qu’aimer veut dire » de Mathieu Lindon.

21 janvier 2013
31 Vues

Hey m’sieur not’ président, hésite pas à retouiter ou à faire tien ce touite de ton homologue outre-atlantique. Ce serait bien avant de recevoir les anti-mariages cette semaine. Eh oui, ça tient en 140 caractères. #keepitsimple

20 janvier 2013
36 Vues

Je cite le blog de Cachou (merci) qui cite Anaïs Nin qui écrit à Henry Miller (attention il faut suivre).

Tu dis: “Je ne peux pas concevoir que l’on arrive à un désir homosexuel par la seule réflexion.” Au contraire, c’est parce que nous avons réfléchi sur les tabous que nous avons pris conscience de leur bêtise. Lorsqu’on a commencé à penser sainement à propos de la morale, on a découvert qu’elle dépendait surtout des modes, et non de principes plus élevés, et lorsqu’on s’est mis à réfléchir sur des actes prétendus “anormaux”, on s’est aperçu qu’on ne pouvait pas les qualifier de contre-“nature”, parce que la nature nous donnait des millions d’exemples d’anormalités bien pires que toutes celles que nous avons pu inventer. C’est la pensée qui nous montre que les sentiments que nous éprouvons à l’égard de certains actes sont le fait d’une éducation (par exemple le puritanisme inculqué par l’ancienne génération anglo-saxonne).

Anaïs Nin et Henry Miller – Correspondance Passionnée (p.146)

Vous êtes le à venir perdre du temps ici depuis le 3 avril 2003 (merci).

Le "A propos" c'est là. ¯\_(ツ)_/¯

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