37 articles pour la catégorie “Concertage”

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Memory – Vincent Delerm au Théâtre des Bouffes du Nord

Publié le Jeudi 23 Février 2012 - 0:18

Exceptionnellement, ce post va à la fois dans le répertoire du concert et du théâtre… On a l’habitude d’un Vincent Delerm qui met sacrément en scène ses concerts et qui adore incarner une sorte de personnage sur scène, mais là c’est le contraire c’est un spectacle très élaboré avec quelques chansonnettes. En effet, ce ne sont que 7 ou 8 chansons qui sont données en pâture à une salle pleine de fans. C’est drôle d’ailleurs de constater à quel point sa base de fan est diversifiée, avec du bobo parisien en veux-tu en voilà, mais aussi beaucoup de personnes de l’âge de mes parents, et aussi pas mal de pédés au final !!

Le spectacle m’a fait bonne impression parce que j’aime bien l’homme, et qu’il a concentré tout son univers dans ce show. A grand renfort de décors, objets, projections, sonorisations, effets scéniques, il nous emmène dans son monde et comme c’est aussi un gars de 1976, j’ai en toute logique un référentiel (télé notamment) très commun avec lui. Mais clairement il s’agit d’un concert-performance idéal pour des fans qui veulent parfaire leur connaissance de cet artiste protéiforme au possible. Je n’irais pas recommander cela à tout un chacun, et moi-même je ne dirais pas que j’étais extatique, mais j’ai passé un bon moment.

Disons que la débauche de moyens et le formidable écrin qu’est le théâtre des Bouffes du Nord contribuent énormément à la qualité globale. Les chansons deviennent plus qu’accessoires, mais c’est l’univers dans son ensemble qui est d’une belle cohérence, et qui fonctionne bien. Les éléments ainsi présentés semblent entrer en résonance, et la performance est à saluer de la part d’un “simple chanteur”. Les couleurs, les textures, les lumières, les sons, on dirait que tous les sens sont sollicités et renvoyés dans des souvenirs d’enfance (de ceux nés autour de 1976 en tout cas !!) avec beaucoup de plaisir (et sans nostalgie déplacée).

On sent que Delerm prend énormément de plaisir, et qu’il est arrivé à ce point où il peut se faire plaisir justement. Il a créé son petit spectacle comme il en avait rêvé, certainement avec le budget qui va bien pour ne pas lésiner sur les moyens (manifestes), et cette joie qu’il affiche est assez communicative. D’autant plus, comme je le précisais, que l’audience était toute gagnée à sa cause ! Cela m’a un peu fait penser au spectacle que j’avais vu avec Jeanne Cherhal dans ce même théâtre, on y retrouve cette veine d’une oeuvre résolument contemporaine qui mêle les genres et les inspirations (avec plus ou moins de bonheur).

Memory - Vincent Delerm au Théâtre des Bouffes du Nord

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“No parano” de Juliette aux Folies Bergère

Publié le Vendredi 27 Mai 2011 - 22:17
Catégorie: Concertage

J’ai déjà pas mal évoqué l’album de Juliette “No Parano”, et là c’était le concert du même nom. En effet, elle y a chanté beaucoup de chansons de l’album pour mon plus grand plaisir, et peut-être un peu moins de ses anciens titres que d’habitude.

Je l’avais vu en solo seulement, et c’était très différent dans ce contexte. J’ai beaucoup apprécié la présence scénique et musicale du groupe qui l’accompagnait, et avec en plus quelques effets et interventions, on a droit à un spectacle assez dense et élaboré. Juliette fait montre de tout son charisme et d’une présence sur scène vraiment impressionnante. Bien sûr, on profite aussi de ses talents de chanteuse, indiscutables, mais aussi de cette boute-en-train qui aime terriblement interagir avec son public, faire des blagues et essayer de lier ses chansons d’une manière intéressante.

Donc tout bon pour le volet musical ou vocal, ce qui est tout de même ce qu’on demande à ce genre de spectacle. En revanche, un gros bémol sur les intermèdes et l’articulation des morceaux… Je pense que nous étions au premier soir du tout premier concert, et on reconnaissait un spectacle un peu vert, avec même quelques rouages un chouïa grippés. Quelques bons mots, ou voulus comme tels, sont tombés à plat, et on sentait que c’était un rodage. Huhu.

Ce qui m’a le plus turlupiné, et je suis sûr que l’on va me dire que j’en fais trop, c’est le choix d’une étrange thématique psychiatrique tout au long du concert. Et pas qu’un peu, puisqu’il y a de multiples interventions d’une “infirmière”, et que les musiciens ou Juliette elle-même sont “atteints”. Lorsqu’on est dans la caricature de base et une sorte de surréalisme, je pense que ça passe bien. Mais là, et pour moi ça coince un peu, on était avec des gens qui jouaient aux “fous” pour faire rire, mais en parlant de maladies comme la schizophrénie ou d’autres troubles psychiatriques. Je ne sais pas trop comment décrire ce que j’ai ressenti, mais c’était pour moi un franchissement de cette limite, très floue et très relative je l’admets, où imiter des malades pour rire ne se fait pas (sur une scène de concert). Et pourtant je suis le partisan du on se moque de tout, et si tout cela était resté dans un domaine hors-médical, cela ne m’aurait pas touché, mais là ça m’a un peu mis mal à l’aise…

J’imagine que le fait que ce soit un concert tout neuf n’a pas aidé les choses. Malgré tout, j’ai adoré le tour de chant de Juliette, mais disons que j’aurais pensé prendre autant de plaisir que la fois précédente, et ça n’a pas été le cas. Je me demande si les solo piano ne sont pas la forme idéale pour une chanteuse et une personnalité pareille !!

"No parano" de Juliette aux Folies Bergère

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Florent Marchet à la Cigale pour le “Courchevel Tour”

Publié le Mercredi 18 Mai 2011 - 23:41
Catégorie: Concertage, Ecoutage

Cela fait des années que mon chéri me parle de Florent Marchet, et qu’il attendait de le revoir en concert. J’ai donc par la même occasion découvert le chanteur sur scène, et j’ai adoré le découvrir ainsi. J’avais bien aimé l’album, et donc je connaissais déjà un peu les chansons de “Courchevel”, mais j’ai surtout été enchanté de la performance scénique de ces artistes (autant les musiciens que le chanteur).

On est bien dans un univers de chanson française “nouvelle vague” à la Cherhal, Delerm, avec de chouettes textes, souvent drôles et toujours bien écrits, et un solide univers musical. Marchet y met toute sa motivation fantasque pour coller à un “Courchevel” bien kitschissime et (fin) seventies à mort. Entre une tête et peau d’ours, des papiers peints colorés, une télé cathodique bien éclairée, et tous les artistes qui arborent pull jacquard, coll roulé et autres accessoires, on se croirait dans la fameuse publicité pour “Piège”.

L’album se découvre dans ce cadre avec délice, et le chanteur démontre un réel talent pour communiquer avec son public, et nous ravir de bout en bout.


Courchevel – Florent Marchet

Florent Marchet à la Cigale pour le "Courchevel Tour"

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Jeanne Cherhal & La Secte Humaine à la Maroquinerie

Publié le Jeudi 5 Mai 2011 - 23:55
Catégorie: Concertage

La dernière fois, j’avais été déçu par Jeanne Cherhal au Bataclan, et tellement déçu d’avoir été déçu… Pfff. Pourtant je gardais encore de son concert en piano solo à La Maroquinerie un souvenir extraordinaire, et donc j’avais énormément d’attente pour ce concert.

Ah là là, quelle soirée, quelle performance, quelle artiste, quelle merveille !!!!!!!!!! J’ai été totalement réconcilié avec ma chère Jeanne Cherhal, vous l’aurez deviné. Le concert était extraordinaire, beaucoup plus acoustique et en finesse par rapport à ce que j’avais vu au Bataclan. Pourtant il s’agissait du même concert mais qui était adapté à la petitesse de l’endroit (elle est vraiment chouette cette salle de concert d’ailleurs). Avec de modestes mais chouettes effets scéniques, la chanteuse propose un spectacle formellement réussi, en plus d’un tour de chant qui m’a laissé extatique et ravi.

J’ai notamment eu droit pour la première fois à La Station qui reste ma chanson préférée.



Comme on peut le voir sur les photos, il y a aussi eu quelques invités, dont JP Nataf, mais aussi la soeur de Jeanne, Lise Cherhal, et une magnifique découverte en la personne de Karimouche. Cette dernière chanteuse a vraiment étonné tout le public, et en écoutant quelques chansons d’elle, je me dis qu’on en entendra peut-être parler dans quelques temps. Jeanne Cherhal nous a offert une de ses performances a jongler entre moments plus rythmés, ou bien plus tendres et intimes. Elle a gardé ses habitudes à fanfaronner, à s’affaler en haut d’un piano pour pousser la chansonnette, à dire beaucoup de conneries, et à fusionner avec un public qui connaissait plutôt très bien ses chansons. Ah là là, c’était superbe. Vivement la prochaine !!

Jeanne Cherhal & La Secte Humaine à la Maroquinerie

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“The Monster Ball Tour” de Lady Gaga à la Halle Tony Garnier de Lyon

Publié le Vendredi 14 Janvier 2011 - 0:55
Catégorie: Concertage

Après avoir manqué le coche pour acheter des places parisiennes, je me suis dit qu’on pouvait aussi retourner sur Lyon, vu qu’on avait eu une excellente expérience la dernière fois. Malgré la peur de la neige (qui était omniprésente dans la ville en effet) et la grande difficulté de trouver un hôtel à Lyon cette semaine là, nous y sommes arrivés !! Et ce concert de Lady Gaga fut un tel moment de bonheur festif que pour rien au monde j’aurais manqué cela. Oh là là, ce que je suis content d’avoir fait tous ces kilomètres juste pour cela, car ça valait vraiment le coup.

Je ne suis pas un immense fan, mais j’aime bien Lady Gaga, un peu “comme tout le monde” je pense. Ce concert montre l’incroyable parcours de la chanteuse ces deux dernières années, d’une presque inconnue à une célébrité mondiale incontournable. Et la voilà qui nous fait une tournée dont Madonna même n’aurait pas à rougir, et surtout quelle bête de scène, quelle chanteuse, quelle meneuse de revue… Hallucinant. Elle chante décidément terriblement bien, juste et avec toutes ses tripes, de temps en temps à s’en faire péter les cordes vocales. Même si le show est millimétré, elle est en constante interaction avec le public, et elle veut que les gens se lèvent, chantent et dansent avec elle.

Nous n’étions pas très bien placé, bien en face mais loin sur des gradins, et un moment on a cru qu’on allait perdre l’effet de proximité et regarder le concert comme devant une télé… Mais voilà qu’après 5 minutes, elle se met à gueuler et demander que tout le monde se lève dans la salle. Et comme par miracle, voilà que toute la Halle Tony Garnier (et les 13 000 folles qui la composaient) se lève comme un seul homme et commence à remuer ses popotins et à entonner la chanson. Et là, le mot d’ordre lancé, la fête pouvait commencer ! Les gens étaient tout le temps debout, et ça remuait, ça s’amusait, et on a passé un moment génial.

Le Monster Ball c’est Lady Gaga qui se rend à ce bal avec ses amis, tous plus freaks qu’elle, et on suit ses pérégrinations en voiture, en bus et en métro. C’est totalement nawak et déjanté, avec des danseurs très doués, des costumes évidemment superbes, et déjà de très beaux Deus ex machina pour une première tournée de cette ampleur. Ce spectacle c’était le Mystérieux Voyage de Marie-Rose sous ecsta !!!!!!!!!!

Et puis Lady Gaga, je m’en étais déjà ému ici, elle me plait par son engagement clair et manifeste pour les pédés. Elle ne le dit pas à demi-mot ou en essayant de jouer sur tous les tableaux, non, non, elle annonce directement la couleur et elle le martèle pendant deux heures. Elle salue ses fans gay, les congratule, les remercie, les apostrophe, les loue… Elle en fait même des caisses, incarnant la déesse des FAP à elle seule !! Alors ça évidemment, vous imaginez bien que ça me parle. Hé hé. En outre, elle évoque surtout ses “little monsters” que nous sommes, et elle parle du fait qu’elle se sentait aussi seule, moche et “bullied” à l’école, et qu’elle prend maintenant sa revanche grâce à nous. Même si c’est du show et que je ne suis pas dupe, j’ai envie de la croire, et je comprends que les ados de tout poil craquent pour elle.

Alors évidemment ça reste de la pop pas très évoluée et avant tout faite pour battre le dancefloor en rythme, mais Lady Gaga lui apporte sans conteste ses lettres de noblesse.

"The Monster Ball Tour" de Lady Gaga à la Halle Tony Garnier de Lyon

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“Mado bitche la France” au Tango

Publié le Dimanche 9 Janvier 2011 - 18:44

J’avais déjà vu et découvert Mado Lamotte au Tango à l’occasion d’un précédent spectacle en 2008. Et elle m’avait complètement conquis, donc je suis allé avec énormément d’envie la revoir dans ce nouveau spectacle.

Nouveau pas si nouveau car nous la retrouvons dans un registre bien familier et une structure de spectacle analogue à celui d’avant, c’est du stand-up avec un joli tour de chant et du bitchage pour lier le tout. Et ma foi, c’est encore à mourir de rire !! Par son à propos, son extraordinaire sens de la dérision, son humour décapant, et ses opinions au vitriol, Mado nous a fait rire pendant plus de deux heures quasi sans discontinuer. Elle tape sur tout ce qui bouge, et elle-même aussi en passant, mais avec un tel aplomb et une acrimonie toute queer, qu’on en rit franchement et sans méchanceté aucune. Evidemment les maudits français s’en prennent plein la tronche, mais aussi les lesbiennes, les hétéros et j’en passe et des meilleures.

Il n’y a vraiment pas un personnage français comme cela… Elle est vraiment unique en son genre, et j’espère bien avoir l’occasion de la découvrir un jour au Québec !!

"Mado bitche la France" au Tango

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“Rosa la Rouge” au Théâtre du Rond-Point par Claire Diterzi et Marcial Di Fonzo Bo

Publié le Lundi 19 Juillet 2010 - 23:59

Trois choses qui ne pouvaient pas me laisser insensible : Claire Diterzi qui est une chanteuse incroyable et dont j’adore les univers, Marcial Di Fonzo Bo que j’avais trouvé fantastique dans La Tour de la Défense de Copi, et le thème : Rosa Luxembourg, exégète du Marxisme devant l’éternel (ça ne peut que me plaire quoi !!). Eh bien ça valait largement le détour car ce spectacle était une petite merveille.

Difficile d’ailleurs de qualifier une œuvre aussi polymorphe et touche-à-tout, puisqu’on y trouve une mise en scène diabolique, et puissamment théâtrale, des textes et des chansons, des projections de films, des chorégraphies, des musiciens évidemment, et des effets lumineux spectaculaires… Tous les sens en éveil, ce spectacle était un merveilleux patchwork artistique mené par des grands professionnels et imaginé par des créatifs inspirés et bien fous ! Mais quoi de mieux que ce grain de folie propre à Diterzi ou Marcial Di Fonzo Bo pour ainsi essayer de “rendre” Rosa Luxembourg par la scène. Rosa la Rouge c’est Diterzi évidemment, qui endosse son personnage avec son brio habituel et sa puissante voix.

J’aime beaucoup l’album même si je comprends qu’il puisse dérouter quelqu’un qui n’a pas vu le spectacle. J’ai du mal à le concevoir détaché de cet écrin, où la chanteuse lit des lettres, s’exprime ou interagit avec son univers. On découvre Rosa par bribes, et de manière peu formelle par sensations, émotions, couleurs et d’une voix très contemporaine (répétitions, mixage, images et sons entremêlés, flashs subliminaux…). Le spectacle est complet, et il s’agissait d’une dingue performance qui a mis toute l’audience en transe. Je n’avais jamais assisté à un truc comme cela, et j’en garde un souvenir prégnant. C’était d’une incroyable richesse artistique, et j’ai vraiment eu la sensation d’assister à quelque-chose de peu commun en qualité et singularité (oui c’est sûr, arf arf).

Rosa la Rouge - Claire Diterzi

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Jeanne Cherhal au Bataclan

Publié le Lundi 3 Mai 2010 - 23:30
Catégorie: Concertage

Oh là là, mais j’adore Jeanne Cherhal, nan mais vraiment quoi !! Ses paroles, sa musique, sa folie douce et ses excentricités sur scène, tout me plaît et me ravit. Mais là, y’a eu comme un hic… J’ai bien eu le temps de cogiter et de ressasser (C’était il y a un mois.), il y avait plusieurs choses qui clochaient pour moi : un nouvel album que j’avais tout juste eu le temps d’écouter, une situation vraiment naze dans la salle (près des baffle, juste au bord de la scène excentré) et j’étais bien bien crevé.

Du coup, je ne suis pas rentré dedans, je suis resté tout le temps en retrait, en dehors, en recul. Et j’ai trouvé que la sauce ne prenait pas vraiment avec le public non plus, avec un album tout vert et des anciennes chansons dont aimerait tant qu’elle nous régale. J’avais aussi eu l’occasion de l’écouter un peu plus “solo piano” dans une ambiance assez unplugged, alors que là ça dégageait carrément bien, mais ça ne seyait pas vraiment à mes envies.

Bref, un avis en demi-teinte parce que j’ai aimé tout de même la voir ainsi, et qu’il y a eu quelques bons moments. Mais je n’ai pas décollé comme les fois précédentes, et surtout pas comme lors de cet incroyable récital à la Maroquinerie.

Mais bon il y en aura d’autres !!

Jeanne Cherhal au Bataclan

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Juliette à la salle Gaveau

Publié le Dimanche 13 Décembre 2009 - 22:51
Catégorie: Concertage

Je ne connaissais pas trop Juliette en fait, et je ne l’avais jamais vu sur scène, mais sur les conseils de mon cherichou, j’y suis allé avec deux amis. Eh bien, aucun regret car j’ai passé un moment génial, et cela m’a tout a fait convaincu de mieux écouter les textes de cette fantastique chanteuse.

Il s’agissait plus d’ailleurs d’un spectacle complet de d’un simple concert, tant la chanteuse interprète ses textes à la façon d’une véritable comédienne et sublime conteuse. Outre cela, elle est plus qu’à l’aise sur scène, et à l’aide de son piano et de sa verve, elle nous a enchanté pendant deux heures à raconter ses histoires. En effet, Juliette est l’incarnation même de la chanteuse à textes, et il faut écouter ce qu’elle raconte pour bien en profiter. De plus, elle possède l’incroyable pouvoir de faire passer son audience du rire aux larmes en quelques couplets bien sentis.

Cette manière de chanter et de communiquer avec son public m’a fait penser au ressenti des concerts de Jeanne Cherhal, même si le style de Juliette est résolument différent. Cette voix si puissante et ferme, avec un ton de stentor parfois et surtout un accent ironique, grinçant et souvent cinglant, donne à Juliette un charisme terrible. Elle n’apparaît pas du tout comme une fille gentille, parfois carrément saignante, et n’est même pas spécialement tendre avec le public, mais c’est certainement ce qui la rend autant attachante et originale.

Le concert est passé en un claquement de doigt, et elle avait un public conquis d’avance. Un public composé de la manière la plus bigarrée qui soit avec une bonne surreprésentation en homos, mais beaucoup de gens de l’âge de mes parents, et des familles de fans avec des ados qui accompagnaient clairement leurs parents. C’était marrant car il y avait notamment une famille juste devant, et manifestement ce point commun culturel n’était pas anodin pour eux. Cela m’a surpris de voir que tant de gens différents, en style, en âge, pouvaient partager cela.

Juliette à la salle Gaveau

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Britney Spears et son « Circus Tour » à Bercy

Publié le Mercredi 12 Août 2009 - 0:59
Catégorie: Concertage

Hum… Comment dire… Le concert de Britney me paraissait une étape importante dans mon parcours de pédé qui se respecte. Eh bien pour tout vous dire (pas taper, pas taper), je suis même parti avant la fin. En effet, autant Mylène nous avait gratifié d’un ingénieur du son, pour lequel je milite afin qu’on lui remette la légion d’honneur, autant pour Britney ils ont juste trop monté la sono dans le chapiteau. Il faut dire qu’on se croyait plus à un « Dance Machine » qu’à un concert concernant la qualité de l’ingénierie du son. Et tout cela avec des musiciens qui ne servaient pas à grand-chose vu que la musique diffusée est directement issue de ses disques. Donc j’ai fui quand vraiment j’ai été saoulé, et que mes oreilles étaient sur le point de saigner (mon chéri était dans le même état acoustique).

Alors… que dire de ce concert… Donc le son était merdique, mais il y avait un tas de choses qui faisaient plus que tenir la route. Grosso modo on a droit à une production extraordinaire et diablement efficace. Des deus-ex-machinas à vous coller des frissons, des artistes en veux-tu en voilà, des danseurs, des acrobates, mais aussi des décors qui composent de magnifiques tableaux, une scène de Bercy immense et parfaitement occupée, un concert orchestré et chorégraphié de main de maître. Oui, mais voilà, Britney n’est pas à la hauteur de cette avalanche de moyens. D’ailleurs, on ne la voit pas. Elle est perdue sur sa gigantesque piste de cirque, paumée dans ses propres pas, elle est bien souvent hagarde et pataude, poussée par ses danseuses avec qui on la confond, sauf que c’est elle qui a les plus grosses cuisses. Il aurait fallu une Madonna pour s’emparer d’un show pareil et en faire un chef d’oeuvre en la matière.

Britney ne mérite simplement pas une production pareille. Du coup, j’ai plus l’impression qu’il s’agissait de cacher la misère, et d’exploiter au maximum cette pauvre jeune femme. Allez, il faut qu’on se fasse tout de même un peu de pognon sur ce nom, alors sortons lui des albums, et des concerts. Pour ces derniers, vu son état physique et moral (et vocal), il faut camoufler tout cela avec de l’artifice, une kyrielle de gens doués, et un spectacle millimétré. Comme elle ne sait plus chanter, on lui laisse seulement « Everytime » qui est un véritable massacre. Et le reste c’est juste comme si vous lanciez le mp3 de l’album, ni plus, ni moins (j’exagère un chouïa vu qu’on y trouve quelques remixes).

Les décors restent malgré tout incroyablement beaux et sophistiqués, et j’ai été scotché à maintes reprises. Mais il y a presque trop de cache-misère, ce qui fait qu’on attend par exemple une heure que Britney Spears arrive sur scène, et que pendant ce temps-là, c’est le plus grand cabaret du monde avec Patrick Sébastien. Et ça continue pendant tout le spectacle avec des numéros de cirque qui finissent par rendre tout cela bien grotesque, clownesque et indigeste. Malgré la grande qualité des acrobates ou artistes de cirque, c’est tout de même dommage d’avoir réduit ce concert à une série de numéros made in Las Vegas, avec un disque de Brit-Brit en fond sonore.

Encore une fois, Madonna aurait pu assumer cette ambitieuse production, et je suis certain qu’on aurait vu qu’elle. Mais là ce n’était pas terrible, ce n’était pas non plus complètement raté, mais je n’y ai pas vu au final un énorme intérêt sinon de profiter d’un beau spectacle, et de risquer d’avoir des acouphènes pendant trois mois.

Britney Spears et son « Circus Tour » à Bercy

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Antony and the Johnsons à la Salle Pleyel

Publié le Mardi 28 Juillet 2009 - 0:06
Catégorie: Concertage

Il y a quelques mois, j’ai eu le bonheur immense de voir et écouter Antony and the Johnsons au Grand Rex. Et bien là c’était rebelote dans la prestigieuse salle Pleyel. Mais alors que l’on s’attendait à une simple resucée de la dernière fois, Antony a su nous servir un spectacle tout aussi qualitatif et différent.

Oh le personnage était bien le même, ainsi que les musiciens, les accords, le décor et l’ambiance globale. Néanmoins, il nous a encore bien surpris dans ses pérégrinations verbales et aussi dans le choix des chansons. On a en effet eu droit à quelques belles surprises dans les interprétations, et notamment pour des morceaux pas du tout entendus la dernière fois. Et que dire de plus que la dernière fois… c’était tout aussi fantastique, grandiose, merveilleux, onirique, saisissant et irrésistible.

Antony a continué dans ses histoires abracadabrantes et toujours aussi drôles, décalées, barrées même ! Mais il commence ainsi à parler et le temps se suspend, nous étions pendu à ses lèvres, et il termine pourtant souvent en eau de boudin complètement perdu dans ses pensées. A un moment d’ailleurs, c’était très drôle car il s’est encore décrit comme une “sorcière” et il a expliqué en long et en large en quoi c’était une vision très réaliste de lui-même. Il était affublé d’une belle robe qu’un (ou une, je ne sais plus) ami(e) avait créé pour lui apparemment, une gigantesque tunique en soie avec des pans de tissus qui lui donnait encore plus l’aspect d’une princesse de conte de fées. Surréaliste !!

Aaaah. *soupirs* Vivement la prochaine !!!!!!!!

Antony and the Johnsons à la Salle Pleyel

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Mylène Farmer à la Halle Tony Garnier de Lyon

Publié le Lundi 20 Juillet 2009 - 0:58
Catégorie: Concertage, Matage

Je ne suis pas un grand fan de la chanteuse, mais ça faisait plaisir à A. d’y aller, et je m’étais dit qu’on pouvait ainsi profiter d’un week-end en province. Car je me refuse à retourner au Stade de France pour un concert depuis le fiasco Madonna où l’inadéquation du lieu et du show était flagrante. Mais Lyon et la Halle Tony Garnier offrent un espace conséquent et très beau qui augurait d’une bonne alchimie.

Je n’avais jamais vu Mylène Farmer en concert, mais j’avais tout de même été épaté tes extraits du DVD de son show “Avant que l’ombre”. Je savais que ce serait moins gigantesque et épatant, mais je me figurais qu’il y avait eu une belle évolution depuis ça :

Hu hu hu. (Mais qu’est-ce que c’était que cette manie de se faire le coup du lapin ??)

Eh bien, je dois avouer que la Mylène m’a totalement conquis ce soir là ! Vraiment j’ai passé une extraordinaire soirée, et j’ai adoré le spectacle, ses performances, le décor et les chorégraphies. Le show était efficace, bien rythmé, servi par une diva qui n’en a pas trop fait et qui s’est montrée plutôt sympathique et communicante. Le public était comme partout composé de fans transis qui ont crié pendant tout le concert, mais aussi, et j’étais très surpris, de gens plus bigarrés que jamais ! En effet, j’ai constaté de mes yeux que le public de Mylène Farmer n’est pas, à Lyon en tout cas, composé à 100% de pédales gothiques et suicidaires, mais aussi de gens qui auraient pu être mes parents, et d’un incroyable panel de français entre 17 et 65 ans !

L’ambiance était évidemment très chaude et explosive, et l’avantage d’être dans un petit Bercy comme cela, c’est de profiter pleinement du concert tout en ayant cette agréable sensation de spectacle intimiste. J’ai aussi été agréablement surpris des performances vocales de la chanteuse. Elle chante indéniablement juste et il faut saluer, et donner un prix, à l’ingénieur du son qui arrive à faire entendre son filet de voix par-dessus un groupe qui joue pourtant très fort. J’étais d’ailleurs étonné que dans un endroit aussi vaste et peu adapté à la musique, il y ait finalement une acoustique tout à fait correcte.

Quelques vidéos à ne pas regarder pour ceux qui veulent conserver la surprise… Idem pour la suite du post, où je vais en dire un peu plus sur les effets scéniques.


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Encore une fois, Mylène Farmer a déployé un univers assez glauque avec ses deux grands squelettes, ses costumes en forme d’écorchés, l’espèce de trône en cafard, et ces mannequins dans le fond de la scène qui sont mis en scène avec des fonds vidéos divers. Il y a aussi les gigantesques écrans vidéos qui diffusent des gros plans de la chanteuse, mais qui sont aussi mobiles et permettent quelques moments très forts, en emplissant totalement le champ visuel des spectateurs. Elle a aussi ménagé ses moments de diva glam et pleureuse avec quelques chansons se terminant par des sanglots et des fans aussi bouleversés. Huhu. C’était vraiment drôle d’y assister ainsi en live.
Je le répète : j’ai passé un moment génial, et j’adorerais même retourner voir le spectacle, c’est dire !!