109 articles pour la catégorie “Ecoutage”

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The Evil Mummy Returns (on my answering machine)

Publié le Lundi 3 Octobre 2011 - 18:09
Catégorie: Ecoutage, Matage, Matooyage

Ma môman est la plus adorable des mômans, mais depuis toujours elle me laisse des messages sur mes répondeurs qui me font halluciner. Elle a le don pour paraître déprimée ou très en colère, mais jamais normale ou telle que je la connais quoi. A chaque fois, j’écoute le message et je m’inquiète en rappelant rapidement parce qu’elle a l’air d’être au 36ème dessous ou parce que je sens que je vais me faire appeler Arthur pour une raison inconnue. Et j’ai toujours la même surprise de constater qu’elle va très bien, toute guillerette comme à son habitude, et que c’est juste qu’elle ne sait pas parler à un répondeur !!

Je ne lui jette pas la pierre, car je dois aussi régulièrement laisser des messages ambigus ou maladroits, surtout quand on est persuadé qu’on va tomber sur la personne, et qu’on est alors pris au dépourvu. Mais presque tout le temps, elle commence ses messages par “je ne comprends pas, tu ne réponds pas”, “Je pensais que j’allais tomber sur toi…”, “j’ai appelé sur le fixe et tu n’es pas chez toi” etc. Ce à quoi j’écoute le message en me disant, mais pourquoi est-ce qu’elle me dit des choses pareilles !!? Hu hu hu.

Vendredi soir, je rentre du boulot, j’arrive devant ma boite-aux-lettres dans le hall de mon immeuble et je reçois un coup de fil de môman. Je réponds et lui explique que je suis à deux minutes de ma porte d’entrée, du coup elle me dit qu’elle me rappelle dans 5 minutes sur le fixe. “Ok à tout de suite, bisous !”.

Je rentre chez moi, et souvent ma mère ne rappelle que 20 minutes plus tard, histoire de me laisser du temps. Donc je m’installe et réflexe pavlovien s’il en est : j’allume mon ordi. Comme souvent en ce moment, il faut relancer la Freebox pour récupérer le Wifi, donc je m’exécute. Et c’est certainement au même moment que ma chère môman décide de m’appeler, puisque je découvre quelques minutes plus tard son gentil message sur ma télévision.

Ah ah ah. Donc voilà super mauvaise comme toujours !! Et je l’ai rappelée, et comme d’hab, elle était toute souriante et charmante, contente que je la rappelle, et comprenant en quelques secondes ma mésaventure de Freebox. Quand je lui en parle, elle m’assure que je me fais des idées, et que nan pas du tout, elle n’est pas mauvaise. Hé hé hé.

Cela me rappelle un autre genre de message de répondeur, ceux que l’hilarante Margaret Cho reçoit de sa très coréenne maman. Ce sketch est à mourir de rire, et il explique la raison pour laquelle on se demande parfois avec mes amis “Are you gaaaaay??? You can tell mummy, you can tell mummy!!!”. Margaret Cho vient juste d’expliquer qu’elle a eu sa période “lesbienne”, et que sa mère en a conservé une certaine “inquiétude”, et elle lui laisse parfois de drôle de messages de répondeur (pas en HTML5 parce que je me suis même fendu de sous-titres pour les anglophobes).

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L’Amour est dans le pré (selon Claude Sarraute)

Publié le Lundi 5 Septembre 2011 - 23:58
Catégorie: Ecoutage

C’est très méchant mais alors c’est tellement vrai. MOuahahahaah. :rigole:


Claude Sarraute – On va se gêner sur Europe 1 du 01/09/2011

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Les 48 heures du Mans

Publié le Dimanche 4 Septembre 2011 - 19:01
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

Nous étions venus la première fois voilà quelques années au Mans pour rendre visite à nos amis coxxiens* qui y avaient emménagé. J’avais découvert avec un certain émerveillement le centre-ville historique du Mans avec une superbe cathédrale, et surtout une incroyable muraille romaine d’un étonnant état de conservation (IIIème siècle). On était repassé en coup de vent lors de leur mariage dans la région, mais depuis j’avais super envie de revoir la ville et son spectacle nocturne estival : La nuit des chimères. Cela consiste à illuminer la cathédrale et les murailles avec des images animées et de la musique, et j’avais trouvé l’idée et le résultat vraiment bluffant.

C’est drôle car j’ai fait presque les mêmes photos cette fois-ci que quatre ans auparavant, il y a la muraille avec ses impressionnants décors en mosaïques de briques de couleurs différentes, la superbe cathédrale Saint Julien et son immense (et si aérien) chevet, le menhir collé à l’édifice religieux (comme autant de réminiscences des anciens cultes celtes), les maisons attenantes etc. J’ai une grande fascination pour les cathédrales, et c’est amusant comme elles sont parfois magnifiées par des vues sur leurs façades ou au contraire sur leur chevet. Notre Dame de Paris est à mon avis une des uniques cathédrales dont les vues du chevet ou du frontispice sont autant connues, photographiées et distribuées. Saint Julien se démarque complètement par la vue panoramique d’un chevet mis en valeur par une kyrielle d’arc-boutants gothiques de chez gothiques, d’autant plus qu’elle trône ainsi sur une butte dominant toute la région mancelle. On reconnaît aussi dans quelques murs anciens l’utilisation sans scrupule des briques romaines…

Le soir, nous sommes donc sortis pour admirer les projections sur les monuments. Et le grand changement par rapport à la dernière fois c’était que le chevet était aussi illuminé en plus des autres endroits que nous avions pu voir (la muraille et l’un des portails de la cathédrale avec un petit numéro marrant mettant en scène les anges musiciens peints sur les plafonds). Autant nous avions été épatés par le spectacle de la dernière fois, autant ils ont vraiment mis la barre haute avec cette nouvelle “attraction”. En effet on a droit à un moment de pure féerie avec le monument entier qui semble bouger et s’habiller d’une tenture mouvante qui raconte des histoires, souligne l’architecture gothique ou livre des visions oniriques inspirées (parfois un peu flippantes dans le genre “bienvenue au purgatoire”). L’ensemble, avec musique et transition artistique (dont une vue brouillée qui semble effacer littéralement la cathédrale), est fort réussi et impressionne par sa taille et sa beauté.

J’étais vraiment heureux de revoir aussi le numéro avec les anges musiciens sur le porche de la cathédrale. Ces anges, ils sont 47, sont peints sur les plafonds de la chapelle mariale de la cathédrale. Et on les voit là animés et jouant de leurs instruments, dont le plus énigmatique qui est équipé d’un échiquier musical dont c’est là l’unique représentation (l’instrument ne nous étant pas du tout parvenu autrement).

Ange à l'échiquier musical de la cathédrale Saint Julien du Mans

Enfin, les projections fantasmagoriques sur la muraille romaine qui sont aussi bien réussies.

On notera le bel hommage à Mylène Farmer, merci Le Mans. Huhuhu.

Nuit des Chimères - Muraille romaine du IIIème siècle du Mans

En plus de tout cela, dans la journée, nous avons visité Solesmes sur les bord de la Sarthe, connue pour son abbaye bénédictine et ses chants grégoriens.

Mais mon chéri a fait un très joli résumé de tout cela en chanson !!!!!!!!!


Colin Ducasse (Songify)

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I fell in love with a dead boy

Publié le Mercredi 31 Août 2011 - 23:49
Catégorie: Ecoutage, Outside

Quand on était à Albi cet été, on est passé devant un magasin Celio, et je suis resté en pâmoison devant ça :

Je poste ça car ce soir je suis repassé par hasard devant un Celio au 4 Temps, et je n’ai pas pu m’empêcher de relorgner cette beauté. Non mais, habituellement les mannequins ils sont moches ou inexpressifs, ou un rien inhumains et lisses. Mais lui je le trouve sublime, avec des proportions parfaites mais pas surhumaines, et il y a dans ces traits sculptés et moulés une harmonie et une authenticité que je trouve vraiment troublante.

Même cette texture blanche et marmoréenne n’arrive pas à retenir la vibration sensuelle qui émane de cet objet inerte anthropomorphe. Je le trouve d’une extraordinaire vigueur, et tellement réel qu’on dirait qu’il va se mettre à bouger, respirer, sourire d’un moment à l’autre.

Mais non, il persiste et signe.

Je lui jette un dernier regard, espère une dernière fois.

Adieu cher golem…


I fell in love with a dead boy – Antony and the Johnsons

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Ma Famille

Publié le Jeudi 9 Juin 2011 - 0:33
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

Je rattrapais mon retard de podcasts ces derniers jours, et notamment ceux de France Culture avec “Du Grain à Moudre” qui est une émission dont j’ai déjà parlée quelques fois ici. J’ai été marqué par cette émission du 19 mai que vous pouvez écouter librement sur le site : “Peut-on encore parler de nouvelles familles ?“. On y entend Brice Couturier et Louise Tourret (dont je n’aime vraiment pas la diction lorsqu’elle introduit les émissions) qui parlent et posent des questions à Christine Boutin et d’autres invités (René Frydman et Jacques Braunstein) sur le thème de la famille. Ils évoquent notamment la définition même de famille, et plus précisément ensuite la position des homosexuels avec le mariage.

Eh bien tout cela vous donne furieusement envie de marcher dans la rue et de crier encore plus haut et fort pour obtenir cette égalité, cette simple équité pour laquelle nous militons depuis si longtemps. Les propos de Boutin ont le mérite d’être clairs et assumés, et tout aussi choquants pour moi évidemment, et surtout on sait contre quoi on doit continuer à lutter ! Comment une personne intelligente et lettrée peut proférer des choses pareilles…

D’abord sur la définition de la famille, elle explique que c’est un homme et une femme, point final. Donc exit les familles monoparentales et c’est encore clairement exprimé (sans dissimulation au moins), une famille ce ne sont pas des enfants, c’est un homme et une femme, pas deux homosexuel(le)s non plus rassurez-vous.


Extrait du Grain à Moudre du 19/05/2011 – France Culture

Ensuite, Brice Couturier se focalise un peu plus sur les homos. Il évoque le changement de moeurs entre des homos qui voulaient plutôt avant se détacher de la société et montrer leur différence, et qui aujourd’hui sont aussi sur ce créneau d’intégration familial et d’adhésion à des valeurs traditionnelles. L’autre invité répond d’abord à l’assertion précédente de Boutin en expliquant que les enfants de familles monoparentales sont déjà bien assez abîmés par la vie pour qu’on leur retire en plus cette notion de “famille”, mais ensuite elle poursuit en revenant sur ce qu’elle pense exactement des homos et le mariage.


Extrait du Grain à Moudre du 19/05/2011 – France Culture

Déjà sur la remarque de base de Brice Couturier, je crois qu’on peut en effet voir ce genre de choses quand on ne fait que regarder la surface. Oui c’est vrai que les pédés militants et revendicatifs d’il y a vingt ans peuvent en apparence avoir cédé la place à des pédés plus policés et ayant des désirs relativement hétéronormés. Je pense moi que c’est une phase qui se succède à une autre, et une visibilité plus importante de deux mouvances différentes à deux époques. C’est d’ailleurs plutôt logique d’avoir d’abord vu une lutte et un militantisme de base qui étaient lié à un désir de reconnaissance, d’émancipation et de tolérance. A présent, qu’au moins sur une partie de la société, les homos sont moins victimes des préjugés de base, voire considérés comme des citoyens comme les autres, il est évident que l’intégration poursuive son chemin. Les homos dans un premier temps devaient déjà lutter pour exister, donc les non-militants et les hétéronormés étaient simplement inexistants… Aujourd’hui, les militants sont toujours là mais les médias leur donnent moins de couverture, tandis que les homos sont énormément plus visibles. Il n’y en a pas plus hein, mais moins de honteuses, et plus de mise en lumière des couples, des familles étendues, recomposées, homoparentales etc. Avec cela vient aussi une naturelle volonté d’égalité…

Et Christine Boutin reprend elle ce sujet des homosexuels et de la volonté de “famille”. Elle explique ipso facto que les homos ne sont pas intéressés par le mariage, car ils ne se pacsent pas, et que le PACS est contracté par plus de 90% d’hétéros.

J’ai été agacé par l’émission car personne n’était pour opposer un autre discours. J’ai bien compris qu’il était très difficile de répondre à une personne qui pose ainsi ses règles et ses normes, quand on a un peu d’humilité et de tempérance, mais c’était vraiment terrible d’entendre une Boutin poser en règles absolues ses dogmes étroits et pudibonds. En fait, tout a été plus ou moins dit à côté de la plaque à mon avis. Et j’hallucine tout de même sur le fait que personne n’ait pu affirmer que des homos, des familles homoparentales et des familles monoparentales pouvaient aujourd’hui former des vraies familles !!! Comment peut-on édicter des choses aussi limitatives et ostracisantes ?!

Ensuite, ces explications sur le mariage sont juste incroyables. Déjà parce qu’il faudrait aussi se poser la question du nombre de personnes qui ne se pacsent pas parce qu’ils n’acceptent pas un sous-mariage (dont je fais partie), astucieusement récupéré par des hétéros voulant officialiser une relation (et payer moins d’impôts) sans dépenser des sous pour un mariage répondant à des normes et rituels usuels plus strictes. Mais surtout la vraie question, c’est encore une fois l’égalité putain de merde !!!! Je veux avoir le droit de ne pas vouloir me marier, c’est aussi simple que cela !

La famille, c’est aussi la reconnaissance de mon couple par mes parents et les siens, ce sont nos parents qui se fréquentent et s’estiment. La famille ce sont mes collègues qui me demandent des nouvelles de mon chéri comme j’en demande de leurs maris et leurs enfants (arfff oui ce sont des copines de taf évidemment, huhu). Et puis c’est une notion mouvante et originale, qui doit se réinventer et trouver son souffle dans notre société avec ses évolutions, ses errements et même ses erreurs.

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Florent Marchet à la Cigale pour le “Courchevel Tour”

Publié le Mercredi 18 Mai 2011 - 23:41
Catégorie: Concertage, Ecoutage

Cela fait des années que mon chéri me parle de Florent Marchet, et qu’il attendait de le revoir en concert. J’ai donc par la même occasion découvert le chanteur sur scène, et j’ai adoré le découvrir ainsi. J’avais bien aimé l’album, et donc je connaissais déjà un peu les chansons de “Courchevel”, mais j’ai surtout été enchanté de la performance scénique de ces artistes (autant les musiciens que le chanteur).

On est bien dans un univers de chanson française “nouvelle vague” à la Cherhal, Delerm, avec de chouettes textes, souvent drôles et toujours bien écrits, et un solide univers musical. Marchet y met toute sa motivation fantasque pour coller à un “Courchevel” bien kitschissime et (fin) seventies à mort. Entre une tête et peau d’ours, des papiers peints colorés, une télé cathodique bien éclairée, et tous les artistes qui arborent pull jacquard, coll roulé et autres accessoires, on se croirait dans la fameuse publicité pour “Piège”.

L’album se découvre dans ce cadre avec délice, et le chanteur démontre un réel talent pour communiquer avec son public, et nous ravir de bout en bout.


Courchevel – Florent Marchet

Florent Marchet à la Cigale pour le "Courchevel Tour"

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Cette lueur dans ton œil

Publié le Samedi 19 Février 2011 - 2:59
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

On avait un peu bossé le truc avec Ron, enfin William quoi vous voyez, et je m’étais moqué de lui parce qu’il avait un peu fait son mec de la télé avec moi. Mais à la Ron quoi, donc plutôt gentiment et avec beaucoup de bonne volonté et jolie candeur. Car il m’avait vendu le truc comme un RP “Ouai je sais que tu adores Juliette, et vous êtes tous les deux des gamers, ça pourrait faire une superbe rencontre et très fun.”

Aheum… Alors comment te dire, Mylène l’a exprimé mieux que nous mais oui mais non quoi. Je ne connais Juliette que depuis quelques années, et c’est mon chéri qui m’a intronisé à son univers. C’est mon chéri qui adore ses albums depuis Mathusalem, et lui encore qui est scotché actuellement (sic) à sa PS3 alors que je tapote ici-même (au lit). Mais comme je racontais cela à Juliette dès les premières minutes de notre rencontre (bah ouai je voulais pas non plus jouer le fan ultime qui connaît tout par cœur), c’est moi le blogueur donc t’as pas le choix, c’est moi que tu rencontres. Gnark gnark.

Bon un pédéblogueur qui rencontre une lesbochanteuse ? Oui on pourrait le voir comme cela, mais ce serait tellement réducteur… Et au final, j’ai adoré car ce fut tout autre, plutôt Juliette et Mathieu qui se rencontrent et discutent le bout de gras. Mais vous me connaissez, je ne serais plus moi si je ne militantais pas un peu en passant. Hé hé hé. Nous ne savions pas avec Will à quel point Juliette voudrait parler homosexualité, mais c’est avec bonheur que j’ai constaté qu’elle était tout à fait désinhibée sur le sujet. Nous en avons donc largement parlé du point de vue le plus intime et personnel, à celui plus politique et sociétal.

Cette rencontre m’a évidemment sincèrement ému car Juliette est une artiste troublante à bien des égards. La voir ainsi et lui parler, avoir un contact direct avec, tout cela était d’autant plus agréable que je la considère comme une femme au rare talent, et celui que je révère le plus dans le genre humain : l’écriture. Or Juliette est de ces auteures qui manie le verbe avec poésie, drôlerie et panache, tout en étant sur scène un redoutable bretteur et rimeur. Elle réussit souvent le miracle de véhiculer tout autant le sentiment amoureux que la blague ou l’ironie la plus grinçante, et le son de ses mots, ses allitérations notamment, me ravit particulièrement. Et c’est bien en concert qu’elle m’a définitivement conquis avec son étonnante habileté à passer d’une cruelle gouaille à une pulvérulente sensibilité, et mutatis mutandis… ça me parle.

Nous avons bavassé pendant deux bonnes heures je pense, d’abord dans un café, puis dans son atelier à quelques pas de là. On a également beaucoup parlé de moi, mon blog et mon nombril, mais aussi des sujets qui paraissaient intéressants à évoquer comme celui de savoir si on gagnait bien sa vie quand on était un chanteur mais pas non plus une énorme star. On apprend ainsi que Juliette gagne autant que ses musiciens en tournée, tout le monde à égalité (ce qui n’est pas légion)… Mais chez elle, dans ce petit atelier où elle écrit et compose, nous avons évoqué un peu plus quelques facettes intimes.

Réciproquement, nous avons papoté de nos vies d’homos, avec nos différences et nos similitudes, nos combats personnels et nos multiples attitudes qui se résument bien évidemment et heureusement par autre chose que notre orientation sexuelle. Il y a It gets better dont on se demandait la raison du peu d’impact médiatique en France, et le problème de fond qui lui perdure bien encore.

Je ne sais pas ce qui va ressortir de ce montage puisque cela va donner quelques minutes de résultat final, mais j’espère que cela pourra rendre un peu de ce vrai moment de plaisir et de jubilation intérieure pour moi. Je n’ai pas voulu prendre de photo avec elle ou garder un souvenir (il y a bien cela huhu) parce que c’est vraiment par écrit que je voulais en parler, et dans ma mémoire que je voulais conserver une petite trace. Je crois que c’est son regard qui est le plus étonnant et qui est évidemment quelque chose d’inimaginable tant qu’on y a pas été confronté. Rien d’extraordinaire rassurez-vous, mais une lumière dans le regard, deux yeux malicieux et espiègles derrière ces grandes lunettes que l’on connaît tant. J’ai immédiatement pensé à “Cette lueur dans ton œil” qui est pour moi la réussite première de l’album, et qui est exactement ce qui émane du regard de cette femme aux yeux noirs et pétulants.


La lueur dans l’œil – Juliette

On en a parlé de cet album évidemment, parce que c’était tout de même pour cela qu’on se voyait hein. Si si. (Huhu.) Yagg l’avait très bien résumé dans un article, en expliquant qu’il y avait du bon et du moins bon, assez inégal en somme. Mais quelques chansons prennent vraiment le dessus comme celle que j’ai cité ou “Une chose pareille”, “Madrigal Moderne” qui est une belle déclaration amoureuse, et quelques mélodies pimpantes avec des textes drôles et légers “Rhum Pomme”, “Un petit vélo rouillé”… On y retrouve avec bonheur l’écriture enlevée et saisissante de Juliette évidemment.

Juliette - No Parano

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The American Four Seasons de Philip Glass

Publié le Jeudi 13 Janvier 2011 - 23:30
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

Il y a quelques temps est sorti ce nouveau concerto pour Violon (N°2) de Philip Glass, et son titre “The American Four Seasons” ont achevé de me convaincre. En effet, il n’y a pas grand chose de plus beau que les quatre saisons de Vivaldi, même si on croit un peu trop entendre aujourd’hui une musique d’attente d’un pauvre serveur téléphonique (ok ok). Mais bon Philip Glass quoi !! Mon Philip Glass à meuah que j’aime tant !!

J’écoute depuis très régulièrement ce nouvel opus qui ne cesse de me charmer. On y retrouve vraiment la virtuosité d’un Vivaldi, mais surtout je trouve que Glass n’a pas son pareil pour faire “parler” les cordes. Il compose ainsi un prologue, trois “movements” et trois “songs” qui sont autant de preuves de son talent pour exprimer les émotions les plus intenses à travers un violon et des instruments à cordes. Evidemment, ce n’est pas un truc très intello et je crains qu’il soit largement fustigé par les vrais mélomanes, mais pour moi c’est parfait (musique de concierge poweeeer!!!) !! Il parle directement à ma sensibilité, il me soulève le coeur d’émotions et d’emportées lyriques, il s’exprime sans mot avec la plus merveilleuse éloquence. Y’a pas à dire, c’est vraiment bien. Huhu.

Ces morceaux me font vraiment penser à ce passage que j’aime tant à la fin du String Quartet N°5.


Concerto pour Violon N°2 – The American Four Seasons – Movement III – Philip Glass

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Ainsi Soyons Nous

Publié le Samedi 8 Janvier 2011 - 18:53
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

Petit partage audio de notre visionnage du concert de Mylène Farmer hier soir. ^^

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Le péril opératique européen

Publié le Vendredi 16 Juillet 2010 - 0:30
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

Voilà encore un podcast de France Culture (Du Grain à Moudre) qui m’a beaucoup plu. On y parlait de musique et de la manière dont cet art là avait certainement la faculté de parler à tout le monde (puisque langage universel par excellence), et en même temps aujourd’hui encore concrètement très étanche d’une région à l’autre.

Et voilà que Maryvonne de Saint Pulgent (si ça c’est pas du nom de pédé hein !?) nous régale de l’extrait suivant. J’ai beaucoup aimé ses remarques sur le fait que dans le domaine de l’opéra, le chant lyrique du 19ème siècle de la Vieille Europe était une véritable gangrène du monde entier. Alors qu’on évoque dans tous les sens l’hégémonie culturelle américaine en termes de cinéma ou musique pop, on ne s’interroge pas sur le Japon qui laisse tomber son opéra traditionnel au profit du Bel Canto, et sur la Chine qui vient de prendre des mesures pour protéger son art lyrique ancestral menacé par ce (classique de chez classique) opéra européen du 19ème. Elle poursuit par une étonnante comparaison avec la manière dont cette mode opératique européenne déteindrait sur les comédies musicales dans un genre plus populaire, ou même les concerts modernes qui possède maintenant un fil conducteur, des chorégraphies, mises en scène et effets scéniques riches.


Julie Clarini et Brice Couturier (Maryvonne de Saint Pulgent) – Comment une musique propre à une culture particulière peut –elle porter un message universel ? – France Culture

Hu hu, c’est vraiment fascinant de penser que nos opéras de concierge sont entrain d’envahir le monde et d’uniformiser l’art lyrique !!! Mais comme le rappelait justement Maryvonne de Saint Pulgent, cela ne concerne que très peu de gens, et une catégorie sociale particulière (“haute bourgeoisie récemment enrichie” selon elle), et en France seulement 4% de la population.