Voilà encore un podcast de France Culture (Du Grain à Moudre) qui m’a beaucoup plu. On y parlait de musique et de la manière dont cet art là avait certainement la faculté de parler à tout le monde (puisque langage universel par excellence), et en même temps aujourd’hui encore concrètement très étanche d’une région à l’autre.
Et voilà que Maryvonne de Saint Pulgent (si ça c’est pas du nom de pédé hein !?) nous régale de l’extrait suivant. J’ai beaucoup aimé ses remarques sur le fait que dans le domaine de l’opéra, le chant lyrique du 19ème siècle de la Vieille Europe était une véritable gangrène du monde entier. Alors qu’on évoque dans tous les sens l’hégémonie culturelle américaine en termes de cinéma ou musique pop, on ne s’interroge pas sur le Japon qui laisse tomber son opéra traditionnel au profit du Bel Canto, et sur la Chine qui vient de prendre des mesures pour protéger son art lyrique ancestral menacé par ce (classique de chez classique) opéra européen du 19ème. Elle poursuit par une étonnante comparaison avec la manière dont cette mode opératique européenne déteindrait sur les comédies musicales dans un genre plus populaire, ou même les concerts modernes qui possède maintenant un fil conducteur, des chorégraphies, mises en scène et effets scéniques riches.
Julie Clarini et Brice Couturier (Maryvonne de Saint Pulgent) – Comment une musique propre à une culture particulière peut –elle porter un message universel ? – France Culture
Hu hu, c’est vraiment fascinant de penser que nos opéras de concierge sont entrain d’envahir le monde et d’uniformiser l’art lyrique !!! Mais comme le rappelait justement Maryvonne de Saint Pulgent, cela ne concerne que très peu de gens, et une catégorie sociale particulière (“haute bourgeoisie récemment enrichie” selon elle), et en France seulement 4% de la population.

















