Un immense merci à mon petit suisse préféré pour m’avoir dégoté un bijou pareil !!!
Il y a vraiment tout dans ce clip, une belle ode aux narvals qui ont inventé le kebab, pètent la gueule aux ours blancs, ont des pouvoirs Jedi et ont la monocorne bien sémillante !! Enjoy !!!
[Source avec plein de trucs aussi débiles et indispensables à découvrir !!]
En écoutant le podcast de Katia et Kyliemac, j’ai eu la merveilleuse surprise de les entendre parler de moi !! Youhouuuuuuuu !! Bon évidemment, c’était pour parler de mes fesses à Corfou, et du fait que j’avais passé au moins quinze jours en vacances ! Quelle marseillaise cette Katia !!!!!!!! Je ne suis resté qu’une misérable minuscule tout petite semaine de rien du tout.
K&K – Extrait de l’épisode 242
Ecouter ces podcasts m’aide aussi à rester à flots au niveau de la compréhension de la langue anglaise (même si en l’occurrence c’est là américain et australien), puisque cela fait maintenant deux ans que je ne bosse plus que dans la langue de Molière (une boite ou même le « buzz » doit être traduit en « bouche-à-oreille », c’est dire !). Avoir rencontré aussi ces jeunes femmes adorables, ainsi que Steve, est l’occasion de baragouiner un peu d’anglais, et c’est un plaisir que je cultive depuis des années. Aaaah que j’aime parler anglais, même avec mon accent merdique et mes deux cents mots de vocabulaire.
Vouloir parler anglais est un truc de gamin en fait. Je me souviens parfaitement quand j’étais en primaire et que je trépignais à l’idée d’arriver en sixième pour commencer l’apprentissage d’une langue étrangère. Je voyais des films à la télé (je regardais le cinéma de minuit avec mon père qui adorait ça) et je trouvais tellement mystérieux le fait de parler une autre langue. Mais encore plus dingue était la possibilité de l’apprendre et d’ensuite le parler ou l’écrire. Je pensais que c’était un truc qui me permettrait d’avoir un pouvoir, un vrai pouvoir de X-Men. Hu hu hu.
Lorsque je suis entré en 6ème, on m’a demandé qui était mon prof d’anglais, notamment mes cousins et cousines, car nous sommes tous passés par le même collège, et tout le monde a frémi quand j’ai dit “C’est Madame D.”. En effet, elle avait la réputation d’être la plus mauvaise prof d’anglais de l’univers connu. Et c’est vrai que c’était chelou comme cours, c’est le moins qu’on puisse dire. Par exemple, elle a fait tous ses cours en anglais pendant bien deux mois avant de nous parler en français pour qu’on comprenne au moins ce qu’elle voulait nous dire. Et puis elle était un peu maboul, en demandant des trucs de oufs pour le lendemain, en criant beaucoup. Hu hu hu, que de souvenirs.
Mais étrangement, et je me suis encore fait des ennemis dans la famille suite à cela, j’ai scrupuleusement et studieusement suivi les leçons de Madame D. Non seulement, j’ai eu de bonnes bases et j’étais le premier de la classe, mais finalement cela m’a servi pendant toute ma scolarité. Je disais alors, et je le pense toujours, qu’un prof n’est là que pour enseigner et que les élèves doivent s’adapter, pas le contraire (ok y’a des limites tout de même, hé hé).
Je ne suis pas devenu une bête en anglais, mais j’arrive à me faire comprendre et à décoder une conversation. Etrangement, je garde pour les langues cette même fascination, et quand j’entends les idiomes les plus exotiques pour moi (arabe, hébreux, coréen, swahili, haoussa), déjà je me demande comment ils font pour se comprendre (hu hu), je rêve de pouvoir à mon tour les comprendre et en devenir locuteur. D’ailleurs j’ai tendance à répéter des bouts de phrases ou des syllabes quand je regarde des films en VO (tous les trucs pas en anglais), ce qui fait beaucoup rire mon chérichou qui dit que je suis un fameux polyglotte.
Pour finir, je vous laisse avec la dernière explication de texte de Katia et Kyliemac dans leur série sur les expressions françaises : Avoir des couilles en or. C’est irrésistible, écoutez !
Je suis sorti du boulot, je suis arrivé au rond-point, j’allais entrer dans le métro, et j’ai vu ça en levant le nez.
Je suis resté interdit par tant de beauté, c’est tout con mais j’adore quand le soleil se cache derrière un nuage, juste à la lisière, et qu’on a l’impression que le nuage est bordé de lumière, avec des ombres bizarres et des halos bleutés aux couleurs hallucinantes.
MOuahahahah. J’ai encore entendu ce truc dans l’émission radio de Ruquier qui m’a fait beaucoup rire. Il s’agit d’une chronique de Serge Llado, et ce dernier compile des morceaux de musiques connus dont l’homophonie avec de curieuses phrases françaises est troublante !!
Serge Llado – Extrait de l’émission de Ruquier du 30/04/2009
1. PRINCE (Daddy pop) : “Oh! Jack est tout nu”
2. PET SHOP BOYS : “Comment allez-vous?”
3. SCORPIONS (Still Loving You) : “Ce soir j’ai les pieds qui puent”
4. BUKMOP KOPOVIEV : “J’ai pas d’couilles”
5. POLICE (Message In The Bottle) : “Mon opinel a dû mal couper”
6. RED HOT CHILI PEPPERS (Johnny Kick a Hole In The Sky) : “Tu sais que t’es con ?”
7. SUBLIME (Santeria) : “Ça sent le clito, vérifie”
8. SHAKIRA (Te dejo, Madrid) : “J’aime mieux qu’elle soit à poil”
9. GIPSY KINGS (Bamboleo) : “Mais avertis donc qu’elle descend par en-haut”
10. STYX (Mr Roboto) : “Martha, vous divaguez”
11. Ray Charles (What’d I Say) : “J’ai des puces aux c…”
J’ai écouté toute à l’heure, comme presque tous les jours, le podcast d’On va se gêner, l’émission de Ruquier sur Europe1. Et vendredi dernier, Serge Llado a préparé un bétisier radio qui est pétant de rire. Le final est assez irrésistiblement… belge !
Serge Llado – Extrait de l’émission de Ruquier du 27/03/2009
J’ai posté quelques photos vendredi, et du coup je suis forcément tombé sur d’autres vieux clichés. J’ai fait une razzia chez ma môman il y a quelques semaines, car je voulais en numériser un maximum histoire de conserver ces souvenirs, et parfois aussi en « constituer ». En effet, c’est aussi l’occasion de questionner mes parents sur ces photos, sur des personnes que je ne connais pas, ou des situations que j’ignore.
La mémoire… C’est vraiment un truc qui compte pour moi, et je ne sais pas d’où me vient cette fixette sur le passé et sur l’héritage, quel qu’il soit d’ailleurs. Et pourtant quand on se penche un peu sur les choses, rien n’est bien laissé au hasard. Tenez par exemple je vous serine tout le temps sur Osny, ville natale de ma môman, et j’habite par le plus grand des hasards à 500 mètres d’où mon pôpa a vécu (alors que nous n’avons jamais vécu, et ne sommes quasiment jamais allés à Paris en famille).
Dominique A – La mémoire neuve
Si le blog me plait autant c’est aussi pour cette trace qui est ainsi faite, malgré l’apparente pulvérulence de ce support virtuel. Et c’est là aussi un grand point d’interrogation, est-ce qu’il va subsister quelque-chose de nos élucubrations ? Sous quelle forme ? N’y aura-t-il pas tellement d’informations disponibles qu’il sera impossible de trier le bon grain de l’ivraie ? J’ai l’espoir que tout cela ira rejoindre quelques strates archéologiques qui s’enfouiront bien sagement dans des banques de données qu’il faudra excaver un moment ou à un autre. Mais plus pragmatiquement, je pense que ces textes, ces « n’importe quoi » inutiles, pourront parler à mes petits-petits-petits-cousins et cousines (parce que je ne crois pas trop à ma descendance… hu hu hu), ne serait-ce que pour y découvrir quelques vils secrets de famille qui lesteront encore, j’en suis certain, leurs égos névrosés. Ils pourront y découvrir l’étrange décès de mon cousin, les récits de cette famille dysfonctionnelle si attachante, un oncle mystérieux et inconnu et d’autres billevesées. C’est ce lien familial qui m’intrigue et me plait tant, nous ne sommes pas étrangers les uns aux autres, nous avons une « connexion ».
Ce qui manquait jusque là à la transmission de l’histoire familiale des générations passées c’est d’abord ce souci même de transmettre, mais aussi les moyens de communiquer. Savoir lire et écrire, vouloir écrire pour témoigner (et pourquoi ?), l’usage de la photo et de la vidéo, la possibilité de donner cette information à sa famille, et sur la durée. Et si l’internet nous apportait justement tout cela ? Car même si cela n’intéresse pas la génération suivante ou celle d’après, c’est simplement donner la possibilité de connaître l’histoire insignifiante d’un archéocousin.
Quand j’ai subtilisé les photographies chez ma maman, je l’ai interrogé sur quelques unes qui me paraissaient difficiles à identifier. Notamment celle-ci :
Cette photo vient de ma grand-mère, mais ma mère n’y a reconnu personne à priori… C’est dommage me disait-elle car ma grande-tante aurait pu me répondre. A quelques semaines près, j’aurais pu éviter cette lacune, tant pis cette photo restera mystérieuse. Et je ne suis pas non plus contre cela. En effet, ça laisse aussi la place à l’imagination, et particulièrement sur ces clichés antédiluviens dont la qualité même du support et le noir et blanc confèrent un aspect si singulier et fascinant.
J’avais montré il y a quelques temps les photos de mariage de ma famille, dans lesquelles on peut sourire en voyant les visages vieillir et évoluer. J’aime aussi me reconnaître dans les visages de famille de ces anciennes photographies de mes grands-parents et arrières-grands-parents. Il y a ces photos de mes grands-parents maternels que j’aime beaucoup :
Et ce qui est très drôle c’est de comparer à celle beaucoup plus popu, prolo et dégingandée de mes grands-parents paternels :
Le plus incroyable est de constater que même les photos de famille diffèrent dans leur style entre les deux côtés de la famille. Sans dire que l’une est bourgeoise, oh là pas du tout, mais on peut y saisir sans difficulté le petit côté bohème de l’un que n’a pas l’autre.
Un jour, alors que je fouillais dans les papiers de mon grand-père algérien que mon père avait récupéré, j’étais tombé sur une énigmatique photo, et au dos on pouvait lire « 11 impasse Gaudelet ». Mon père m’avait alors raconté pour la première fois (car l’information était inutile pour lui) que son père et sa mère avaient tenu un café avant la guerre dans cette impasse, impasse qui donne sur la rue Oberkampf, à trente mètres d’où j’habite aujourd’hui…
Et la photo la plus précieuse, car celle qui me montre l’aïeule la plus « reculée », a aussi été trouvée de la même manière en demandant à une tante quelles étaient les vieilles images de famille qu’elle avait conservées. Et mon père avait tout de suite affirmé : « Tiens c’est ta grand-mère, et mon arrière-grand-mère. ».
Waaaah, donc il s’agit de ma grand-mère paternelle et sa propre grand-mère, donc mon arrière-arrière-grand-mère (qui doit être née dans les années 1870…).
Avant cela, je n’ai rien sous la main. Mais je ne désespère pas de retomber par hasard sur de nouveaux trésors (précieux pour moi uniquement évidemment). En tout cas, je collecte, je renseigne, je témoigne, et si ça ne sert à rien : tant pis ! On ne sait jamais…
1983… J’ai 7 ans, et je fais tourner en boucle ce 45 tours sur la chaîne de mes parents : « Where is my man » d’Eartha Kitt.
C’est marrant ça d’ailleurs, à chaque fois que je pense que je n’ai jamais été une de ces pédales qui était fan d’une icône gay (genre Madonna ou Mylène, qui ne m’ont jamais passionné), je me rappelle avoir écouté en boucle Bette Midler dès 14 ans. Aheummm. Je dois aimer les icônes très underground. Mouhahahahah.
Avec Eartha Kitt, en 1983, il y a donc eu cet énooorme tube, et il a scandé bien des fêtes de famille et des compil’ persos sur cassette. Elle apparaissait déjà un peu ridicule à son âge avec cette trempe de mangeuse d’homme et de femme über-sexy, littéralement si “chatte” dans toutes ses postures. Mais elle faisait beaucoup rire les gens, et sa manière de chanter, nasillarde et puissante, collait bien à cette période de fin de disco à début de popnawak des années 80.
Et puis plus rien (pour moi), pendant dix ans, et en 1992, je la retrouve dans un rôle tout aussi caricatural et qui m’avait bien marqué, en Lady Eloise dans « Boomerang », un navet d’Eddie Murphy. Elle y incarne une richissime chef d’entreprise et croqueuse d’homme totalement folle-à-lier et nymphomane. Elle passe d’ailleurs son temps à vouloir sauter Eddie Murphy, et à lui souffler des insanités à l’oreille. Bref, dans la lignée de la chanteuse…
Et c’est encore dix ans plus tard, en 2001, que je la retrouve endossant sa propre caricature, en assumant la voix d’Izma, la célèbre méchante du film de Disney Kuzco. Je considère ce dessin-animé comme un des chefs-d’œuvre méconnus de Disney, un OVNI assez déjanté qui est un bel hommage (ou pillage) à Tex Avery. Et Eartha Kitt en Izma, c’est juste succulent et terrible, car ils ont véritablement tiré le fond et la forme du personnage sur la chanteuse. Que cette dernière nous donne une si parfaite et drolissime Izma montre à quel point, elle jouait de son image et continuait à faire ce qu’elle avait toujours fait.
Par la suite, je m’étais un peu renseigné sur la dame, et j’avais appris qu’il s’agissait d’une artiste bien plus accomplie qu’il n’y paraissait, et qui n’avait pas attendu les années 80 pour émerger. Car pour être qualifié par Orson Welles de femme la plus excitante du monde dans les années 50, pour jouer Catwoman dans la série kitchouille Batman dans les années 60, pour mener une carrière dans le cabaret, le théâtre et la chanson, ou aussi pour être professionnellement bannie des US parce qu’elle s’était prononcée contre la guerre au Vietnam, eh bien il faut être une sacrée bonne femme !!
Elle est décédée à 81 ans le soir de noël, et c’était aussi une femme qui a lutté pour les droits des gays, et contre le Sida. Elle disait que c’était un juste retour des choses, puisque les homos l’avaient soutenu avant.
Et voilà, le résultat m’a tellement plu que j’ai vu cela comme un signe !! Je vais me reconvertir dans la musique, c’est évident. Le nom du groupe est juste excellent, j’ai du coup découvert par la même occasion, et de cette merveilleuse et stochastique méthode, que Christopher Reid est un poète anglais. Il est même un des illustres représentants de la poésie Martienne. En outre, la photo me convient tout autant, fait une excellente pochette de disque, et entre tout à fait en résonance avec le reste.
Enfin le titre de mon premier album, « everything on obtaining it. », est tiré d’une citation de Brendan Francis (un écrivain irlandais membre de l’IRA, et assez génial pour se décrire en tant que “a drinker with a writing problem” et déclarant “I only drink on two occasions-when I’m thirsty and when I’m not”) qui dit en entier : « If you greatly desire something, have the guts to stake everything on obtaining it. »
Alors voilà merde, si c’est pas de la putain de révélation ça ! Bon je vais attaquer les paroles et la musique, il est pas encore deux heures du mat.
Bon, si j’allais me coucher plutôt.
Mais quand même, j’aime bien le hasard. J’aime bien les signes du hasard… qui ne veulent rien dire… tant qu’on ne veut pas leur donner un sens bien personnel.
Cela faisait quelques temps que ça me trottait dans la tête… Voilà donc une nouvelle catégorie qui va rassembler les rêves éveillés que je fais quotidiennement. Je l’ai déjà évoqué à maintes reprises dans ce blog, mais je suis tout le temps tout le temps en train de laisser voguer mes pensées, et cela m’occasionne les rêves éveillésles plusfantasques.
Je crois que ce sera souvent redondant et lié à des musiques que j’écoute dans les transports ou bien dans la rue. Mais surtout, ce sera certainement une preuve supplémentaire pour la camisole dont j’ai besoin, ou bien une bonne occasion de partager mes sympathiques névroses.
Commençons donc par notre premier rêvage. Celui-ci est principalement dû à cette superbe chanson (reprise) de Chris Garneau que j’ai eu dans mes écouteurs hier soir, en rentrant du boulot.
Chris Garneau – Between the bars
Il se trouve qu’à chaque fois que j’écoute cette chanson, que je trouve une des plus belles de son répertoire, et que je suis dans le métro ou dans la rue, je rêve que je rencontre le chanteur. Et évidemment, au fur et à mesure que la chanson se déroule, je finis irrémédiablement par baiser avec.
En fait, je me sers souvent de la fois où nous l’avons vu en concert à la Fondation Cartier, et je me fais un trip, en imaginant qu’on est allé lui parler à la fin. Et là évidemment (OF COURSE !!!), il me regarde un peu bizarrement et insiste pour venir boire un verre avec nous. Ensuite, il me raccompagne (alors étrangement, mon mec n’est pas du tout dans le scénario… huhuhu), et il me demande à passer quelques minutes chez moi.
D’habitude, ça finit en une torride partie de jambes en l’air, mais hier j’ai été sorti de ma torpeur en repensant à cette phrase de Vincent dans un fil GMail (sorte de forum entre potes au final) :
Chris Garneau il a une belle tête mais c’est quand même un nain qui porte des pantalons slim…
Et hop, ça m’a tout coupé dans mon élan onirique, et j’ai rigolé tout seul.
Tout un programme non ? Mais je vais vous prouver vidéos à l’appui que mon cheminement est tout à fait valable et crédible. Après ok, j’ai de drôles d’associations d’idées et je retiens certaines choses que beaucoup d’autres doivent oublier, ou plutôt n’avouent jamais avoir parfaitement en tête.
Tout a commencé en lisant un post du blog de Yagg (un nouveau site pour nous les gays et les lesbiennes et les autres gens sympas). Je voyais qu’on y faisait la réclame d’un acteur de porno français apparemment connu aux US, Vin Costes, et que je ne connaissais pas (honteux !!). Et comme le myspace de ce dernier était indiqué, j’ai cliqué dessus. Ensuite, je vois que dans ses amis, il y a le célébrissime réalisateur de pornos gays californiens Chi Chi LaRue. Célébrissime au point que vous avez forcément vu un de ses films, il a un talent dingue (huhu). Je l’avais d’ailleurs évoqué dans un ancien post concernant un bouquin qui reprenait son personnage. Mais il est aussi l’insigne auteur de ce merveilleux film que je vous ai présenté en 2005 : “Hazed”, où mon comédien fétiche Blake Harper nous fait don de ses précieux conseils en matière de fellation.
Mais ce n’est pas ça qui est important (enfin si, mais non, mais si, mais non…). Lorsque je suis arrivé sur la page myspace de Chi Chi LaRue, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’une tonitruante musique s’était mise en route, et qu’il s’agissait de la sémillanteYsa Ferrer !!! ZaZa la Star en personne !! Dingueuuuuh !! Donc le dernier single d’Ysa était mis en exergue par Chi Chi LaRue, si c’est pas de la promo ça. Je vous laisse découvrir ce merveilleux opus, que j’écoute depuis en boucle.
Ysa Ferrer – On fait l’amour
Et c’est en écoutant cette mignardise auditive que j’ai immédiatement identifié l’air qui était au fond. Le “sample” m’était plus que familier, mais où donc l’avais-je entendu…
Et là j’ai eu une révélation mystique, un choc fulgurant, et le souvenir a resurgi des tréfonds de mes vertes années de branlette époque VHS. Mein gott !!! L’époque VHS, vous m’avez bien entendu. Ce sample était en fond du générique de fin d’un Falcon de 1987 “Spring Training”, et il s’agissait selon mes souvenirs de la présentation de “Splash shots – Memories of summer” de 1985. J’ai donc aussitôt ressorti ma cassette, oui oui oui mesdames et messieurs, je l’ai toujours !!! Et j’ai encodé cettebande-annonce (introuvable sur AlloCiné, je vous le promets) pour vous mes chers lecteurs adorés (et mes lectrices aussi !).
Alors ne vous attardez pas sur les images, non j’ai dit, PAS LES IMAGES, car j’ai mis la vidéo, mais c’est UNIQUEMENT pour la bande son.Ecoutez donc moi cela, et reconnaissez vous aussi l’inspiration d’Ysa Ferrer qui, il faut lui concéder, a de l’imagination et de la suite dans les idées quand il s’agit de capter un public gay. Aaaaah mais on fait dans le subliminal lààà !
Dingue non ?
Et puis, ensuite je me suis tout de même dit que c’était un peu énorme cet histoire de bande-annonce de film de cul reprise pour un single d’Ysa Ferrer… Tout de même. Et en cherchant un peu, j’ai compris pourquoi cette musique me paraissait vraiment indéniablement familière. Et pas qu’à une tapette époque VHS comme moi, mais le monde entier qui a connu cette même période, et a été soumis à cette torture musicale (j’imagine surtout ce queGvgvsse a du en pensé à l’époque…). Cela s’appelle… Rondò Veneziano !! Et le morceau incriminé est le tube interstellaire : La Serenissima !
Ce truc avait incroyablement cartonné quand j’étais tout gamin, et il faut croire que des studios Falcon à Ysa Ferrer, il y a eu pas mal de gens marqués par ce groupe mythique. Ainsi donc, j’étais un peu déçu de constater que ma découverte n’était pas vraiment celle que je pensais. Mais un peu rassuré pour Ysa Ferrer qui souffrira moins de cette paternité. Huhu.
Mais vous vous demandez : Matoo est siiii jeune, comment peut-il être en possession d’un pareil document d’archéologie gay ? Ou même, mais comment a-t-il pu se souvenir d’un détail pareil ?
Alors à cette seconde question, je répondrais simplement : époque VHS mes amis ! Eh oui, je ne suis pas né à l’époque duweb et de ses trépidantes autoroutes de cybersexe . Donc en ces époques reculées où tout pédé ado moyen baignait dans un triste monde hétérosexuel, laissez moi vous dire que quand on mettait la main sur une VHS Falcon, on ne faisait pas la fine bouche. Et donc cette cassette, j’ai du la mater juste 2500 fois, en avant, en arrière, au ralenti, et dans toutes les positions. Et le bonus que représentait ces bandes-annonces n’était pas boudé du tout. Du tout, du tout.
Comment ai-je mis la main sur cette VHS en 1994 ? Hé hé hé. J’ai honte, mais j’ai honte… Mais comme ça me fait rire de me remémorer cela, il faut que je le partage.
Mes lecteurs les plus assidus se souviendront que mon oncle, le frère ainé de ma mère, est aussi homo. Et il se trouve qu’un jour que nous déjeunions chez lui, j’étais tombé par hasard sur quelques cassettes à la jaquette non-équivoque. J’avais été pris d’une envie d’Arsène Lupin qui dépassait l’imagination évidemment. Mais impossible de voler des trucs comme ça, ou rien d’autre d’ailleurs, c’est impossible pour moi. Donc il fallait trouver un moyen, un moyen habile, subtil, discret et rapide.
J’étais en vacances la semaine suivante, et j’ai tout organisé de main de maître. D’abord, j’ai demandé à utiliser la voiture de ma maman (j’avais tout juste mon permis de conduire) en prétextant je ne sais plus quoi. Ensuite, j’ai piqué les clefs de mon oncle à ma mère. Et je me suis rendu dans la maison de ce dernier pendant qu’il était au boulot. J’avais emporté le magnétoscope de mes parents avec des câblages idoines, et des cassettes VHS vierges. Comme un voleur, je suis entré, et j’ai copié (magnétoscope à magnétoscope) deux films que j’ai trouvés dans une impressionnante pile (c’était donc le “Spring Training” de Falcon de 1987, et aussi un Cadinot, “la Main au Feu” de 1989).
Il y avait aussi quelque-chose qui m’étonnait dans cette pile de cassette… L’une d’elle n’avait pas été achetée, mais était une cassette enregistrée. Etrange, car la télévision était plutôt avare de ce genre de programmes (même si Canal avait déjà une nuit “gay” à son actif je crois). J’ai eu la curiosité de mettre cette cassette dans le magnéto, et de regarder… J’ai vite compris qu’il s’agissait d’un engistrement au camescope…Aheum… Je vous passe les détails. J’ai tout rangé. J’ai psychoté pendant des heures sur le fait d’avoir laissé des empreintes dans la poussière, et d’être complètement débile et malade (ce que j’étais !!).
Mais sauf si je me trompe, mon larcin n’a jamais été découvert. Et je suis toujours en possession de ces deux films antédiluviens.
Nan mais qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire à l’époque pour des branlettes de qualité !!
PS : Dans un registre moins drôle mais totalement véridique, le blondinet de la vidéo et de la jaquette s’appelait Kurt Marshall. Il avait 20 ans à l’époque, et trois ans plus tard en 1988, il mourrait du SIDA. Toute une génération d’acteurs de porno californien ont été décimés, et ces films étaient évidemment “non safe”.
Ouai c’est pas ma faute si je danse en faisant la vaisselle et en étendant mon linge depuis toute à l’heure. C’est juste que dfp m’a envoyé ce remix de Maman (il en envoie presque tous les jours, c’est un bonheur), et que depuis je l’écoute en boucle en m’imaginant sur les dancefloors. Pathétique !!!
Espérons qu’on aura du aussi “bon” (avec des guillemets, car nous sommes d’accord, ce n’est pas non plus du grand Art) que cela en septembre…
Deux bons éléments pour ce concert, l’artiste évidemment mais aussi le lieu. J’avais découvert les Bouffes du Nord pour une performance qui n’avait pas grand-chose à voir, mais j’avais été subjugué par la beauté de cet endroit « semi-rénové ». Et là Claire Diterzi avec un nouvel album que j’aime beaucoup, et qui tout en étant dans le prolongement du premier, propose une ambiance et une thématique vraiment originale et nouvelle. Colin en avait très bien parlé dans un ses posts lorsque l’album est sorti.
Diterzi a d’ailleurs déjà illustré quelques uns de mes posts, que ce soit pour des paroles assez osées, ou bien un petite chansonnette arabisante, ou encore une reprise de chanson réaliste. Je l’ai découverte en live avec donc en plus une expression scénique des plus spontanée et enthousiaste. C’est une nana qui pète le feu et s’amuse comme une folle. Un brin hystérique et sauvageonne, elle a fait montre de tout son talent vocal, et a ravi son public.
Nous étions installés au premier rang au parterre, mais sur l’extrémité droite de la scène. Donc l’angle de vue était un peu spécial, mais au moins, on était tout près des musiciens. Comme ça :
Le concert consiste en une interprétation des morceaux du dernier album, avec quelques reprises du précédent. Mais c’est aussi un spectacle audiovisuel avec un écran qui diffuse des clips assez bien ficelés, qui reflètent bien l’esprit des chansons. L’univers de l’album et de la chanteuse y est incroyablement bien rendu, et c’était une formidable occasion de goûter en live au talent de cette artiste. Les voix sont très importantes dans l’album, autant pour les paroles que pour leur rôle « instrumental ». Du coup, les deux choristes qui ont de très belles et puissantes voix sont très bien mises en valeur.
Car Diterzi compte beaucoup sur ces voix, et associées à une musique très élaborée et « complexe », la qualité des interprétations du concert m’ont vraiment impressionné. Vraiment chez Diterzi, ce n’est pas une musique facile ou simple, c’est un délicat agencement de choses qui pourraient parfois être considérées comme dissonantes, mais qui au final donne lieu à un magnifique « tableau » (comme le nom de son album « tableau de chasse » illustre bien). Et là le tableau est indéniablement moyenâgeux, et résonne furieusement de l’hallali et du taïaut.
J’ai été très agréablement surpris par l’esprit fantasque et drolatique de la chanteuse. Elle n’a pas arrêté de se tromper de parole ou d’accord, de s’arrêter en plein milieu pour rigoler, et même de donner des fou-rires à ses choristes. Elle plaisante, se moque, tourne en dérision ses propres compositions, saute dans tous les sens et paraît prendre énormément de plaisir à chanter ainsi en public. Et c’est diablement communicatif, les gens ont beaucoup ri et applaudi Claire Diterzi, qui rebondissait d’un côté à l’autre de la scène comme Zébulon.
Je suis reparti avec une petite boite à musique, celle qui illustre même le morceau « La Musique Adoucit les Moeurs » que j’aime beaucoup. C’est un joli souvenir de concert je trouve…
Et un peu plus bas, place Fréhel, on trouve ces deux murs assez incroyables :
En détail, l’oeuvre de Ben :
Et en face donc, cette fresque dont j’ignore tout :
C’est dimanche… De la naissance de Piaf à la place Fréhel, je pense à Damia et son “sombre dimanche”, très bien repris par Claire Diterzi. Ah la chanson réaliste, c’est tellement gai !!!
Damia – Sombre Dimanche
Claire Diterzi – Sombre Dimanche
Nan, c’est tout. C’était la lose du dimanche soir.
Ce samedi soir a bien commencé par une petite visite au vernissage de l’Arno, qui s’expose dans la boutique de SpicyNico l’épicier. Je suis arrivé en même temps que -Nico-, mais c’était sans compter une belle brochette de blogueurs qui étaient au rendez-vous. J’ai du rater Olivier de peu, mais Snooze (sans son Chrondre de mari, qui faisait la cuisine, arf) était là, avec Fabrice (que je rencontrais pour la première fois !! Chic chic chic !), Ditom, Marcel Dugomier, la Fée Daubette, mais aussi Vincen-t, Solal, Gilles ou Steppen (que j’ai connu sur Caramail dans une autre vie…).
J’ai passé un petit moment très chouette dans cette rue Keller qui reprenait du coup quelques couleurs gaies. Arno présente ses photos dans la boutique (excellente enseigne de bouffe italienne à s’en damner) de SpicyNico, il ne faut pas hésiter à y jeter un coup d’oeil (au tenancier aussi, il vaut un petit détour, hé hé). Mais surtout ne vous faites pas avoir par SpicyNico, vous repartirez avec la moitié de la boutique sinon (surtout ne pas tomber dans le piège de ses yeux bleus, c’est son fulguropoint-astérohache-clavicogire en un) !!!
Je suis reparti vers République car j’avais une soirée d’anniversaire par là-bas. Aaaah les anniversaires, c’est à croire que tout le monde est né en mai-juin ! Le weed-end dernier, celui-ci, le prochain et le suivant encore, rebelote, encore des anniversaires à célébrer dans l’alacrité, l’amitié et les folies parisiennes. Je vous rassure, je ne me plains pas.
La soirée chez FX était une vraie réussite, et les photos attestent de la bonne atmosphère qui irradiait l’appartement de notre hôte. « Nos hôtes » devrais-je dire puisque FX a un colocataire, qui est aussi un ami à lui. Le coloc est très cool, et je l’avais déjà rencontré lors d’un pantagruélique dîner, car FX est un extraordinaire « chef » qui aime faire plaisir à ses invités (et leur éclater la panse, genre Chondre à côté c’est Weight-Watchers). Et le coloc, on ne peut pas vraiment faire l’impasse sur ce jeune homme. Hummm non vraiment pas, il est hétéro, genre on peut pas faire plus, et il a un corps sculptural qui retient à peu près tous les regards dans une soirée.
Hier n’a pas été une exception. Et comme beaucoup de bodybuildés, c’est avant tout le regard des autres qui nourrit son narcissisme (le blog aussi quelque part, mais on est « lu » plus que « regardé »). Le coloc n’est pas super à l’aise avec les pédés, et il croit bon de préciser bien souvent que la virilité c’est important. Huhuhu. Par contre, il ne résiste pas à l’appel de l’exhibition… Il n’a pas mis longtemps avant d’ôter son ticheurte, et même plus…
C’était marrant de voir comme cela un garçon qui se regarde dans vos yeux, et se délecte de l’effet qu’il peut produire sur autrui. Et quel meilleur public que des pédales en rut un samedi soir !! Du coup c’est un délicat équilibre entre cette envie de mesurer son sex appeal, tout en étant terrorisé de se brûler les doigts.
Mais nous avons aussi découvert l’extraordinaire talent de certains amis pour danser la Tecktonik, d’autres pour les lacs du Connemara, tandis que Les mystérieuses cités d’or recueillaient tous les suffrages ! Ah non, mais je vous le dis, ça vaut le coup de rester sobre comme je le fais toujours, pour témoigner de ce genre de sauteries. Je suis vicieux en plus, je prends des photos, j’enregistre des trucs, et hop je balance. Gnark gnark gnark.
Tout le monde bourré – Aaaaaaaaaah aaaaaaahahahahaaahhhaaa Esteban, Zia, Tao les citédoreeuuuuuuuh !