[Via GayClic] J’ai lu cet impressionnant article dans le Monde sous forme d’appel à lutter contre l’homophobie et la transphobie, de la part de quatre intellectuels (Olivier Abel est philosophe, Jean-Claude Guillebaud est essayiste, Tarek Oubrou est théologien, Rivon Krygier est rabbin).
C’est assez étonnant comme discours de la part d’un théologien ou d’un rabbin. Même si le texte insiste bien sur une portée universelle et éthique, et clairement pas sur des avancées politiques ou des droits à conquérir, cela reste un joli progrès… Le bémol étant que ces gars s’inquiètent justement d’un possible retour en arrière et d’une confusion entre cette éthique, comme l’exercice d’une raison humaine évidente pour eux, et un retour à des valeurs morales manifestement coercitives à l’égard des homos et trans.
[Via Yagg] J’ai beaucoup aimé cette vidéo toute marrante avec un Jean-Luc Verna dont je partage une bonne partie des propos.
Edouard nous apprend une grande nouveauté linguistique et sémantique outre-atlantique qui, je n’en doute point, ne tardera pas à nous toucher.
Voilà donc :
Saviez-vous qu’on n’écrit plus « gay » pour vouloir dire « homo » ? Non, non, non, les copains, les plus branchés à New-York et ailleurs l’écrivent « geigh » pour ne pas tomber dans le piège non politiquement correct du mot potentiellement offensif « gay » – « OMG that’s so geigh ! » etc. On peut voir aussi le terme « geigh lourdes » – cela ne veut pas dire le sanctuaire français, mais c’est une « réinterprétation ironique » du mot « lord », donc la phrase veut dire « gaylords » ou « seigneurs gais », c’est-à-dire les « grands gais ».
Le Roncier a posté un article à lire d’urgence… Sa vision des pédés (et leur pédésexualité) et de sa séropositivité donnent à réfléchir, il est certainement le plus jeune des dinosaures, et on en comprend toute la subtile complexité…
[Via Yagg] A voir et écouter cette sympatoche vidéo de jeunes gens de la ville d’Ammerschwihr en Alsace qui répondent à l’usage de l’image de leur village par la campagne du FN. Leur texte passe bien, à la fois revendicatif et à contre-courant de tous nos clichés locaux, et j’aime particulièrement leur conclusion :
Chondre, le célèbre blogueur truithoneur du Canal Saint Martin, avait déjà quelque peu touité sur cet article de Libé qui parlait de la fin des blogs et tutti quanti. Il revient là avec un article plus complet et explique le fond de sa pensée.
Glitter and be gay sur Yagg nous présente un projet de comédie musicale : « Coming-Out ». On trouve d’ailleurs Stéphane Bern parmi les auteurs [sic]. C’est une catastrophe Thérèse, et je prie Zeus, Saint-Sébastien et l’empereur Dale I d’intervenir pour empêcher ça !!! Comme le dit le blog :
« La vie, c’est gay (extrait ci-dessous) qui ferait passer la musique des Follivores pour du Pierre Boulez et Mozart l’opéra-rock pour du véritable Mozart (c’est dire) ».
Non si vraiment vous voulez créer un spectacle musical gay, il suffit de reprendre le dernier album (chef d’œuvre selon moi !!) d’Arielle Dombasle par Philippe Katerine : Glamour à mort.
Avec son bout de chou qui ne va pas tarder à entrer à l’école, Muriel se demande comment gérer son image de militante et auteure de livres pour enfants notamment. Encore un très bel article de sa part…
J’admire le talent de Virgile pour ses posts que je trouve très souvent d’une redoutable perspicacité et plutôt concis. Il résume souvent en quelques phrases bien senties ce que je mettrais des pages à expliquer confusément. Là encore, il fait mouche dans un court article où il montre que les aspects naturel/contre-nature qu’on oppose souvent en évoquant l’homosexualité n’ont simplement pas lieu d’être.
[Via un touite] Nonal ajoute une jolie petite anecdote qui coïncide bien avec ma propre conception de l’innocence des bambins. Tout cela est encore évidemment lié à cette satanée vidéo polémique…
Lisez un blog d’un étudiant (gay) en médecine et voilà !!! De quoi vous dégouter à jamais du sexe. ^^
Hubiquist raconte son parcours avec son premier FAI (fournisseur d’accès à internet), AOL, et évoque des anecdotes liées à sa découverte du net. J’en ai des similaires, même si je n’ai jamais été aolien !
Muriel a publié et illustré son livre pour enfants qui évoque l’homoparentalité. Dans ce cadre, elle a prudemment réfléchi à la manière de figurer le couple lesbien, et son rapport à l’enfant. Deux nanas féminines ? Une butch ? Qui porte l’enfant ? Que fait l’autre ? Elle se pose plein de (bonnes) questions et hésite à mon avis, entre cliché ou caricature, mais qui sont bien basés sur des faits ou des statistiques plus ou moins personnelles, et peinture “positive” du couple lesbien. Rien qu’en écrivant ces phrases, je me rends compte que j’aimerais mettre des tonnes de guillemets à tous les mots, tant on entre dans un domaine des plus casse-gueules. Entre politiquement correct et assomption (dans son acception la moins virginale siouplé) simple et lucide, ce n’est pas facile de choisir. En fait, ça dépend tout bêtement de l’audience, de sa compréhension et de ses valeurs, et il est impossible de satisfaire tout le monde…
Ah mon cher Philip Glass voit là son Einstein on the beach, qui est un opéra assez incroyable, superbement animé par Zviane (qui tient un excellent blog by the way…). Je vous conseille le coup d’œil, c’est remarquablement visuellement traduit. [Via un partage GReader de David M.]
On peut lire ce genre d’article dans les journaux [via Media-G]. Donc plus que jamais il faut avoir conscience de ce genre d’histoire, finalement assez courante.