71 articles pour la catégorie “Magazinage”

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Rigoladages

Publié le Lundi 28 Août 2006 - 16:01
Catégorie: Magazinage

Je suis abonné depuis plusieurs années à « Fluide Glacial », et malgré les hauts et les bas, ce magazine est toujours là pour me tirer quelques irrépressibles éclats de rire. Je l’avais déjà évoqué pour le numéro spécial « Gay » où j’avais beaucoup aimé leur ton. Car même s’ils ont souvent un ton un peu homophobe, ce n’est jamais (je crois) méchant mais simplement aussi moqueur que pour les autres. A vrai dire, ils se moquent autant des pédés que des hétéros, des racistes, des bigots, ou bien d’eux-mêmes ! Et leur humour est aussi lourd et graveleux, que parfois d’une finesse inattendue.

Ce magazine est bourré d’informations délirantes, de marges pleines de graffitis, des « chroniques du dérisoire » de Léandri dont je suis fan, de news sur le monde et l’histoire de la bédé, des gags (parfois très mauvais) qui fourmillent à toutes les pages, et puis les extraits de talentueux dessinateurs et humoristes. Tout ne me fait pas rire, mais je suis au moins certain de passer un bon moment avec mon mensuel.

Dans le dernier numéro, j’ai ri pendant cinq minutes sur cette simple vignette :

Lefred-Thouron - Fluide Glacial Août 2006

(Lefred-Thouron)

Ok ce n’est pas du plus fin, mais qu’est-ce que ça me fait marrer alors. :mrgreen:
Et dans un autre genre, les brèves de comptoir de « Chez Francisque » (Larcenet et Lindingre) sont souvent assez irrésistibles. Si on fréquente un peu les bistrots, ce n’est vraiment pas de la science-fiction. Et dans le dernier numéro, voilà en plus une page « gayfriendly ». ;-)

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Rendez-Vous Magazine

Publié le Mercredi 14 Juin 2006 - 0:38
Catégorie: Magazinage

Ce magazine est une des publications les plus stimulantes que j’ai lues ces derniers mois. Et pourtant c’est un truc gratuit qui pourrait être considéré comme tous les autres canards à l’accent vaguement modasse et parisien. Mais la qualité des articles, la maquette (simple mais vraiment efficace), le format tout sauf cheap et le fait que ce ne soit pas un support publicitaire avant d’être un véritable véhicule de contenu font que j’accroche carrément.

Le magazine est sous-titré : « Culture, Mode et Société », et on retrouve en effet ces trois thématiques développées tout au long du numéro. Articles de fond, portrait, interview, infos culturelles diverses, critiques ciné, théâtre ou expositions, il ne manque rien à cette feuille de chou hors norme. Le ton est certes intello mais pas pédant ou trop « parisien élitiste », on le feuillette avec plaisir et désinvolture…

A priori, on le trouve . Et leur site découvre aussi une sélection exhaustive de ce que l’on peut y lire.

On en est au Numéro 4, et moi je l’avais découvert pour le Numéro 2. Ce qui m’avait frappé c’était l’article de fin de magazine : « Guestlist ». Il s’agit d’une sorte de tribune libre laissé à une personne afin qu’elle s’exprime sur le contenu du magazine ou son « esprit ». Et quel plus iconoclaste invité d’un magazine trendy et facheune qui propose un état des lieux de la hype parisienne qu’Olivier Besancenot ? Eh bien j’ai adoré découvrir ce que notre so sexy porte-parole de la LCR avait à raconter sur la mode.

On pouvait penser qu’il allait taper exactement à côté, ou bien se perdre en préjugés, ou encore vadérétrosataniser tout ce petit monde, mais il n’en est rien, ou alors si mais de la plus habile manière. Nous avons un Olivier Besancenot, qui plein de tact et de prosaïsme, nous explique qu’il ne porte pas de marques car cela ne l’intéresse pas, et que c’est globalement nocif pour la société (le modèle biaisé et simpliste donné aux jeunes, des valeurs qui fluctuent justement selon les modes etc.). Ensuite il extrapole sur le monde politique en affirmant que lui au contraire essaie de s’affranchir de ces influences « néfastes » pour rester vrai et en accord avec ce en quoi il croit. Mais il parle aussi de la mode, et nous en propose un chouette modèle un rien kolkhozien. Mouarf. Bref, il est très bon dans cet exercice de style, et même s’il fait un peu sourire de temps en temps, il n’en reste pas moins sagace et pertinent.

A lire en cliquant sur la ch’tite vignette…

Rendez-Vous Magazine #2 - GuestList - Olivier Besancenot

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Magazinage de vacances (ou le Goudou Powaaaaaa ! Si si vous allez voir.)

Publié le Samedi 3 Juin 2006 - 22:43
Catégorie: Magazinage

On m’a récemment conseillé un nouveau magazine qui s’appelle simplement « Philosophie ». Je vous le recommande à mon tour, il s’agit d’un excellent titre qui traite donc de cette « matière » en apportant en fait un éclairage philosophique à des faits de société divers et variés. Un peu à la manière de « l’Histoire » que j’aime beaucoup qui évoque et étudie des faits historiques pour mieux expliquer les événements d’aujourd’hui, ce magazine nous donne les ressources philosophiques qui peuvent aider à mieux appréhender la société. Du coup c’est une excellente vulgarisation de concepts qui sont très compliqués dans la bouche de leurs auteurs (d’Epictète à Heidegger, en passant par Spinoza, Kant, Hegel ou Machiavel), mais qui deviennent plus intelligibles lorsque mis en contexte et en « application ».

Les auteurs s’évertuent donc à voir l’actualité scientifique, sociologique, artistique, politique ou économique à travers les travaux des philosophes, et ainsi de nous donner d’autres pistes de réflexion et de compréhension de notre univers. J’ai beaucoup mieux perçu certains auteurs dont les thèses m’étaient tout à fait inconnues ou largement embrumées. Et on ressort de cette lecture avec la certitude que la philo sert vraiment à quelque chose, et que l’on devrait plus tirer parti de ce formidable « outil de compréhension intime de l’homme ».

Et il n’y a pas qu’une manière de voir les faits, mais au contraire autant que de courants philosophiques ou d’auteurs. Il est alors passionnant de comparer les manières de concevoir, et les différentes théories qui explicitent tel ou tel phénomène, selon aussi qu’on se réfère directement à un auteur qui a écrit sur le sujet, ou bien qu’on applique un précepte antique sur un comportement contemporain. La philo est en constante évolution, ce n’est pas une liste de réponses monolithiques à des problèmes précisément énoncés, mais plutôt une manière de prendre conscience des véritables tenants et aboutissants d’une situation, afin de « mieux agir ». (Eux aussi, ils n’arrêtent pas de mettre des guillemets partout ! Arf.)

Philosophie Magazine N°2 - Juin Juillet 2006

Et l’on retrouve évidemment des composantes sociologiques ou psychologiques, ou même historiques dans le magazine. Et comme tout est lié, j’ai souri en achetant en même temps « L’Histoire » spécial Freud. Ce dossier aborde la pensée du grand psychanalyste en mettant justement en exergue l’évolution dans le temps des thèses, mais aussi de l’identité de Freud. Et là encore, psychanalyse, histoire, philosophie… nous sommes dans des univers connexes.

L'HISTOIRE N° 309 - Mai 2006

Je suis abonné depuis plusieurs années à « Psychologies Magazine » que je considère comme le magazine de « bonne femme » que j’aime lire. Mais cela fait des lustres que je déchante avec des pubs vraiment envahissantes et justement un côté « bonne femme » trop prononcé. Parfois quand je lis ce truc, je me crois à une émission de Mireille Dumas. Mais j’y trouve malgré tout toujours quelques articles intéressants, ils ont aussi ce côté « psychologisant » des faits d’actualité qui me plait, et j’aime leur ligne éditoriale qui est notamment plutôt positive envers les homos. Ah, ah, vous avez vu comme je suis toujours là. :-) Matoo la militante !

Le dernier numéro figure Amélie Mauresmo, et s’intéresse donc à la tenniswoman copine. Il s’agit en fait d’une courte interview peu palpitante, c’est typiquement l’accroche people de la couverture qu’il s’agit d’illustrer. Et en plein Rolland Garros, c’est idoine. Mais l’homosexualité de la jeune femme est largement abordée, et j’ai été intéressé par ses réponses. Elle explique notamment qu’elle avait répondu aux journalistes avec franchise dès le début, et qu’elle avait été blessée et fragilisée par les attaques directes ou indirectes subies à cause de cela.

Même si elle dit qu’elle regrette un peu cela, moi je pense tout le contraire (mais je n’ai pas vécu ce qu’elle a du endurer). En effet, je suis un admirateur transi d’Amélie Mauresmo, car jamais aucun homo n’avait assumé son orientation sexuelle avec un tel aplomb, une telle sincérité et une stupéfiante simplicité. Elle n’a pas joué les bis, n’a pas caché sa copine, elle n’a pas fait comme les animateurs télé ou les personnalités qui restent vague par peur de représailles ou par lâcheté (je ne dis pas qu’il faut forcément s’afficher, mais simplement assumer). Pour cela, je lui garde une place spéciale dans mon coeur, et je reste persuadé depuis que les lesbiennes ont plus de couilles que les pédés. Bref, goudou powaaaaaaa ! D’ailleurs dans un autre registre, Anne-Laure de la StarAc avait aussi été un exemple probant.

Psychologies Magazine N° 252 - Mai 2006

D’ailleurs en feuilletant le Têtu du mois (le mec de la couverture est évidemment rhaaaa lovely de chez rhaaaa lovely !), j’ai lu avec attention l’interview de Valérie (le titre « interview vérité » est un horrible foutage de gueule de Têtu !!). Et là, j’attendais un peu de plus d’Amélie Bis, mais non. Elle donne des raisons de croire qu’elle est homo, mais malheureusement ne le revendique pas clairement. Bon je veux bien croire en une réelle indécision, et puis même j’imagine que ce n’est pas facile à cet âge là et avec une médiatisation aussi éclair, mais je suis tout de même déçu…

Têtu N°112 - Mai 2006

Finalement, j’ai montré à mes parents l’article de l’Agenda Têtu intitulé : « La rue Oberkampf vire au rose », et leur ai lancé hilare : « Il suffit que j’aille habiter dans un quartier, et deux ans après, vous voyez le résultat ?? ».

J’ai fait un bide, il ne faut pas exagérer, mes parents ne sont pas encore prêts à tout entendre (ils m’ont tous les deux lancé un regard mi-interrogateur mi-inquiet). ;-)

Agenda Têtu Juin 2006

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Linné : Classer la nature

Publié le Lundi 22 Mai 2006 - 11:03
Catégorie: Magazinage

Oh là là, encore un preuve de ma crasse ignorance, mais bon il n’est pas trop tard pour apprendre. Parce que Linné moi, je ne savais vraiment pas qui c’était avant de lire ce magazine (Les génies de la science N°26 Février-Mai 2006). J’ai même eu la stupidité d’affirmer qu’il s’agissait d’un magazine sur un scientifique français à ma traductrice suédoise qui l’avait vu traîner sur mon bureau. Elle m’avait alors regardé d’un air très bizarre comme si j’avais dit un truc vraiment très con.

Avec un nom pareil, je pensais vraiment que c’était un naturaliste français des Lumières (en ayant vaguement vu la couverture). J’ai rapidement découvert que Linné, de son véritable nom Carl Linnaeus, est né en 1707 dans le sud de la Suède, et qu’il est un héros national omniprésent de ce pays scandinave. Je suis vite allé dire à la traductrice que j’étais en effet un gros con, et nous avons bien rigolé.

Linné est donc internationalement connu depuis plus de 250 ans pour avoir publié en 1735 son « Systema naturae » qui propose une manière concise, efficace et précise de classer la nature. Depuis lors, son système a certes été perfectionné et révisé, mais il reste une référence en la matière, et le personnage demeure un scientifique au charisme indélébile. La preuve étant les « sociétés linnéennes » qui sont des associations qui ont été créées à l’époque, et qui sont toujours en activité. De groupuscules élitistes et vouant quasiment un culte à leur Linné-démiurge, ce sont aujourd’hui des associations type loi 1901 qui aident à « mieux connaître et faire connaître les sciences naturelles ».

Son classement me fait un peu penser à Mendeleïev et sa « classification périodique des éléments », c’est-à-dire que le fait d’ordonner comme cela la nature permet au final d’en dégager des schémas logiques, et ouvre à bien d’autres perspectives que la simple mise en catalogue. Linné crée surtout sa nomenclature binomiale qui remporte tous les suffrages par sa concision et sa précision.

Un binôme linnéen se compose de deux mots latins : le premier, un substantif commençant toujours par une majuscule, indique le nom du genre auquel appartient l’espèce étudiée, le deuxième, une épithète toujours en minuscule dit « nom trivial », donne le nom de l’espèce. Par exemple : Canis familiaris pour le chien, Canis lupus pour le loup, qui appartient donc au même genre que le chien.

Il est drôle de constater que Linné fut décrié en France, et que de grands hommes de l’époque (La Mettrie, Buffon, Maupertuis, Diderot) ont farouchement lutté contre, et critiqué les méthodes linnéennes. Il a fallu attendre les trois Jussieu (Bernard, Antoine Laurent et Adrien) pour que le système soit réhabilité, et amélioré par « la méthode naturelle de Jussieu ».

Le magazine dresse un portrait extrêmement complet et passionnant du scientifique (70 pages !), mais aussi de la manière dont son oeuvre a traversé les époques et les polémiques. Linné était assez charismatique et rigoureux pour qu’un véritable culte naisse de ses recherches et de son opiniâtreté.

Rappel :

Les Taxons

Les naturalistes ont réparti les êtres vivants en différentes catégories dont les principales dans l’ordre décroissant de niveau, sont :

Le règne (bactéries, protoctistes, plantes, champignons, animaux)
L’embranchement ou phylum (Arthropodes, Mollusques, Chordés, etc.)
La classe (Crustacés, Arachnides, Insectes, Poissons, Oiseaux, Mammifères, etc.)
L’ordre (Coléoptères, Diptères, Hyménoptères, etc.)
La famille (Canidés, etc.)
Le genre (Canis, etc.)
L’espèce (chien, loup, chacal, renard etc.).

Chacun de ces groupes constitue un taxon. Ainsi le loup (Canis lupus L., 1758) appartient au genre Canis, à la famille des Canidés, à l’ordre des Carnivores, à la classe des Mammifères, à l’embranchement des Chordés et au règne animal.

Linné : Classer la nature N° 26 - Les génies de la science

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Netizen #3

Publié le Jeudi 13 Avril 2006 - 23:49
Catégorie: Magazinage

Ce numéro a mis très longtemps à parvenir à nos kiosques, mais il y est finalement parvenu ! Et on apprend ce dont on se doutait déjà, comme les ventes ne sont pas très bonnes, et que le décalage des sorties ne peut se résorber d’un coup de baguette, le magazine devient bimestriel. J’imagine que cette bouffée d’oxygène permettra un #4 fin mai qui sera bouclé avec un peu plus de quiétude. Je dois avouer que je ne suis pas vraiment les querelles intestines, des démissions et les turpitudes de la rédaction, mais le projet me parait stimulant et cela me fait plaisir de l’acheter (un peu comme mon abonnement à PinkTV alors que je ne regarde pas la télé).

Mais moi, il me plait bien ce magazine. Je trouve sa maquette tout à fait achevée aujourd’hui, et ses articles plutôt bien tournés, intéressants et preuve d’une réelle implication dans la blogosphère. Comme je n’ai pas le temps de tant fureter et butiner que cela (je trouve ces vocables québécois vraiment parfaits au lieu du franglais « browser »), et que je m’enferme allègrement dans un blogocercle limité, je suis content de trouver là ma petite gazette. Netizen, je prends ça comme mon Echo de la blogosphère… et de-ci de-là je pioche et glane des infos que j’ignorais.

J’ai notamment été drôlement intéressé par l’article sur Darknet (‘tain il est pas mal Ian Clarke, oui bon je sais c’est pas le sujet !) et cette notion de « freenet ». Vouloir donner au web une liberté totale et sans limite est une idée intéressante, surtout quand ce Ian Clarke a conscience des tenants et aboutissants de cela. Donc autant pour libérer les chinois dissidents du joug de la censure, que donner aux pédophiles ou nazillons le champ libre à leur expression

Une interview de Trondheim aussi et un focus sur la bédéblogosphère qui vaut le détour (et que je ne connais pas trop, à part mon héros Maëster). Ou alors on y trouve l’existence d’une profosphère à travers l’interview d’une prof de philo qui tient un blog anonyme. Les quelques pages qui reproduisent des portfolios de photos sont assez fascinantes, certains des blogs ainsi mis en valeur sont allés rejoindre ma blogroll.

Point notable de ce numéro : une double page sur la pédéblogosphère ! Vraiment je tire mon chapeau à son auteur, que j’ai rencontré avec quelques uns pour cet article. Il avait des pages et des pages de notes et d’impressions, de témoignages (subjectifs donc), en plus d’une vision personnelle, et du blog, et des pédés, et des pédéblogueurs. J’ai eu vraiment peur d’avoir à lire un informe fourre-tout ou une synthèse sans saveur, et je trouve qu’au contraire il a été juste, sagace et pertinent. Bien sûr, il y manque des choses, et évidemment dès lors qu’on est intégré dans un article, on est frustré par le manque de détail et par le côté anecdotique. Et je passe sur les citations et sur le choix des blogs, de toute façon, il faut bien sortir un truc pour remplir une place limitée, et pour un public « global » ! Malgré cela c’est un texte bien écrit et bien senti, et à mon avis supérieur à celui de Têtu à l’époque.

(Et pis Netizen du coup, bah ça prouve que c’est pas des coincés du uc !)

Et dans tout cela, on se rend rapidement compte que la notion de communauté est indécollable de la blogosphère. C’est vraiment dingue… bédésphère, profosphère, pédésphère… que de chouettes néologismes pour indiquer ces instincts grégaires qui nous poussent à nous lire, et à nous agglomérer les uns aux autres.

Bon, eh bien, nous verrons donc au prochain numéro comment Netizen gérera son tournant stratégique… Bonne chance en tout cas !

Netizen #3

  • Linkage
  • Magazinage
Caricatures mahométanes

Publié le Mercredi 8 Février 2006 - 14:55
Catégorie: Linkage, Magazinage

Quelques articles absolument indispensables à la réflexion du moment sur les caricatures mahométanes qui fâchent. D’abord un article de Libé qui reprend la fameuse histoire du Chevalier de La Barre [Via Laurent]. Et puis un texte très intéressant d’Akram Belkaïd qui explique son point de vue sur le sujet [Via Mélismes]. Enfin, Sozorogami qui livre là un très bel article à l’argumentation habile et aux idées bien aiguisées.

  • Magazinage
  • Matooyage
Netizen

Publié le Lundi 30 Janvier 2006 - 22:36
Catégorie: Magazinage, Matooyage

Il est donc sorti le premier magazine qui traite des blogs et autres médias citoyens. Bon alors les blogs d’accord, mais les médias citoyens c’est quoi ? Bah c’est plutôt une bonne idée de traiter de cela, car les pauvresses skyblogueuses ou les autres illuminées comme moi qui racontent leurs vies à deux balles, on en fait vite le tour (tiens c’est marrant j’avais d’abord écrit le « trou »). Donc les médias citoyens ce sont aussi ces initiatives personnelles ou collectives de gens qui utilisent le net pour communiquer et distribuer leurs idées, leurs opinions ou un traitement de l’information alternatif. Pas de gens qui sont là pour remplacer les journalistes, mais plutôt en complément du traitement professionnel et traditionnel de l’information.

J’aime beaucoup d’ailleurs ces blogs très personnels qui exposent des opinions sur l’actualité politique (comme l’excellent Ceteris Paribus, même si je ne comprends pas tout) ou sur leur activité, nous éclairant parfois de leur doctes lumières (le non moins excellent Eolas y excellant carrément). Il y a aussi l’autant truculent que sagace 404BnF dont le décryptage de la presse m’est un régal. Et puis l’incontournable Wikipédia et ces autres projets dont l’existence et la pérennité tiennent à de belles utopies, telle l’altruisme.

Putain j’espère que je ne dis pas trop de connerie…

J’étais à la soirée Netizen, mais je n’ai pas été acheté pour autant, donc je vais rester aussi critique que possible. Je salue déjà l’initiative car je pense que d’un point de vue marketing la démarche est intéressante et valide. Il y a de quoi se faire de la thune, et donc créer une entreprise viable, et outre cela, potentiellement livrer quelques papiers intéressants. Il est extrêmement difficile en France aujourd’hui de faire payer les gens pour du contenu sur le web, tandis que les habitudes sont assez bien ancrées pour la presse papier. Du coup, je ne suis pas choqué par le média papier, en plus du fait que cela lui confère une attitude statique et figée qui est un beau pied de nez à l’internet. J’aime les contrastes et les « combles ».

Ensuite le rédacteur en chef. Je ne connais pas personnellement ce type, Cyril Fiévet, mais instinctivement je l’aime bien (y’a des gens comme ça…). Je l’avais connu en lisant ce premier bouquin sur les blogs, « Blog Story », qui reste un ouvrage que je trouve extraordinairement intelligent et perspicace. Depuis je parcours régulièrement son blog, et je picore aussi de temps à autre sur pointblog. C’est un mec qui me parait assez humble, bosseur et « humain ». Intelligent, sincère et volontaire aussi… Quelques qualités qui imprègnent le magazine et qui m’ont tout de suite frappées. (Encore une fois, je ne le connais pas donc je peux me tromper. Non il n’est même pas pédé. Enfin je ne crois pas, il est marié. Mais bon, on sait ce que c’est les mecs mariés. Nan, nan, je vous assure c’est même pas mon genre, alors que l’autre là dans le magazine page 69, évidemment, putain l’est pas mal, mais j’en parlerai plus bas.)

Donc le magazine ne se targue pas de tout savoir et de tout connaître, il vient juste ouvrir une petite fenêtre subjective, et nous donner son point de vue sur la blogosphère. Et encore pas en entier car c’est tellement tellement vaste. Un choix éditorial fort et clair vient séparer le mag en deux parties. La première consacrée aux blogs (citoyens ou pas) en tant que phénomènes : sociaux, politiques, économiques, etc. On y retrouve des articles sur l’actualité des blogs, des outils, des singularités du web etc. Et la seconde se focalise sur des exemples précis, sur les acteurs de la blogosphère. Par forcément les plus populaires, les plus visités ou les plus liés, mais des blogueurs et blogueuses qu’on a voulu remarquer parmi d’autres. Une sorte de butinage bloguesque badin et baroque (cette phrase est conne, mais je trouve qu’elle sonne bien, aaaah moi et les allitérations).

Allons-y pour la forme. La couverture, je n’ai pas bien accroché dessus pour ce premier numéro. Je la trouve finalement un peu cheap en regard du papier qui lui est de bonne qualité. On saisit bien la dichotomie entre les deux parties, avec une maquette assez claire et aérée au début, et beaucoup plus personnalisée ensuite. Cette seconde partie souffre un peu de ses qualités. C’est-à-dire qu’elle est à la fois extrêmement riche et diversifiée, mais une présentation différente par blog cela mène rapidement à un épuisement visuel et un confort réduit. Couleurs, polices, aplats… on ne sait plus où donner de l’oeil. Mais en relisant, j’ai trouvé cela plutôt habile et un peu ouf, un peu blog quoi, donc finalement j’adhère.

Le fond. En gros, je suis satisfait. J’ai passé un bon moment en le lisant. J’ai trouvé que les articles étaient bien écrits et plaisants. J’ai appris certaines choses, en terme de phénomènes ou bien en blogs que je ne connaissais pas. Il y a aussi une part importante que je connaissais puisque je suis l’actualité de la blogosphère. Comme je suis dans le mouvement, je suis forcément un peu critique, mais je ne vois pas pourquoi ma manière de voir serait meilleure que la leur. En tout cas, leurs propos sont valides et sagaces.

Le prix. Finalement ce que je viens de dire sur le fond a aussi un peu influencé mon jugement tarifaire. Ce n’est pas du tout un magazine hors de prix, mais il est tout de même assez cher. Certes le mag est de qualité, et je sais que cela coûte cher de produire un tel objet. Mais en comparant « Netizen » à « Têtu » qui est à 5 euros ou « Psychologies Mag » à 4 euros (les mensuels que j’ai sous la main), je me dis que l’on a plus de contenu et une qualité de support supérieure (photos, papier, couleurs) pour ces derniers. Netizen est-il donc trop cher en comparaison ? La réponse n’est pas aisée. Déjà parce qu’il n’est pas facile de faire des rapprochements de fond, étant donné que les audiences sont différentes ainsi que les thématiques. Outre cela, Netizen a manifestement beaucoup moins de pubs. Est-ce un choix délibéré ou cela va-t-il changer ? (Si c’est un choix, je peux moi aussi choisir de payer plus pour profiter d’un magazine moins tagué.)

Ensuite, je me dis qu’écrire sur la blogosphère quand on s’appelle Pointblog, ce n’est pas bien « difficile » (en terme de captation d’info), et que le journalisme qu’il est nécessaire de mettre en oeuvre pour d’autres titres doit certainement coûter plus cher. Les sources, les témoignages, les scoops, les informations, les protagonistes, tout est à portée d’une souris et d’une connexion au net. Certes Netizen rassemble et pose son regard de journaliste, de reporter, d’éditorialiste sur tout cela, et n’est pas un simple agrégateur. Néanmoins, si je me pose la question du prix c’est aussi en me disant que c’est un peu cher pour de l’info en ligne. La question reste en suspend… Je ne suis tout de même pas rebuté par le prix, et surtout je leur fais confiance sur le sujet.

Des améliorations selon ce que moi personnellement selon mon opinion à moi je pense. Le sommaire est détaillé et propose des rubriques, mais on ne les identifie pas assez dans le journal, ce qui apporte pas mal de confusions. Le zapping m’a vraiment fait mal aux yeux !

J’ai beaucoup aimé le « In extenso » qui propose de suivre l’évolution de la « vie » d’un billet, ainsi que le zoning du sommaire extrêmement efficace et clair. Les deux parties droite et gauche de deux couleurs, le patchwork de photos au centre, et le dossier mis en exergue. Vraiment bien vu. Les polices par contre ne sont pas d’une lisibilité à toute épreuve, mais je chipote.

Bref ! (Ouai je sais c’est facile de dire ça après mon gros dégueulis verbal de trois kilomètres !) Netizen c’est très encourageant. Voilà un magazine intéressant et intelligent, qui n’a pas l’impudence de se poser en grand arbitre de la blogosphère, mais plutôt en curieux chroniqueur. Il faut aussi les laisser s’améliorer, trouver leurs marques et leurs annonceurs. J’achèterai le No2 avec plaisir pour justement voir un peu comment les choses se décantent.

Et sinon le Sébastien de The French Podclass (pssst c’est lui le mec de la page 69), c’est possible d’avoir son numéro ? Ah mais il avait commenté chez moi en plus quand j’avais parlé de son podcast… rhalalalala (ouai bon il habite un peu en Californie !).

Netizen - 1er numéro

  • Magazinage
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Ana et Diego parisiennisés

Publié le Dimanche 13 Novembre 2005 - 14:43
Catégorie: Magazinage, Matooyage

Les pages culture du Parisien nous offrait hier un témoignage d’exception de deux fans de Madonna qui étaient invités pour aller la voir lors de l’enregistrement de la StarAc…

Mein gott ! ! Deux trentenaires : Ana… « ravissante brune aux cheveux ondulés » et Diego « cheveux courts et grisonnant ». Diegooooooooooo ! Huhuhu (ouai ça n’empêche que dès que je le présente, tout le monde veut se le faire !). Heureusement que je n’étais pas avec eux, j’aurais eu droit à « Mathieu, troll obèse au cheveux ras ». :mrgreen:


Ana et Diego dans le Parisien

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Mathieu de la Drôme et son Almanach

Publié le Jeudi 3 Novembre 2005 - 18:37
Catégorie: Magazinage

J’ai lu récemment dans un magazine scientifique l’histoire incroyable de cet homme : Mathieu de la Drôme (1808 – 1865). Il s’agit d’un républicain pur et dur (surnommé « de la Drôme » pour le différencier d’homonymes), qu’on qualifie même d’extrême gauche, qui est député lors de la Seconde République en 1848. En 1851, le Second Empire le chasse de France, il y revient pourtant un an après, mais ne peut plus faire de politique.

Comme il ne peut pas l’ouvrir en politique, il joue un peu au démiurge scientifique et garde toujours cette optique de servir le peuple. Dans cet environnement rationaliste et où l’on pense que la science permettrait de tout calculer et prévoir mathématiquement, il soumet à l’académie le fruit de ses recherches en météorologie. C’est diablement logique et implacable, il annonce que : « On peut prédire le temps comme on prédit le lever ou le coucher des astres, dix ans, vingt ans à l’avance. ». Et vlan !

Il se base alors sur les marées, les phases de la lune, des statistiques de relevés pluviométriques et il fonde un système de prédiction complètement délirant, mais avec une précision d’horloger. Il n’est évidemment pas pris au sérieux par les scientifiques de l’époque, et même largement fustigé par Urbain Le Verrier, mais ses thèses sont aussi prises au sérieux ou du moins considérées par d’autres. Or Mathieu de la Drôme se dresse aussi indirectement contre le pouvoir, et veut militer pour ce progrès scientifique qui rime aussi pour lui avec un réel progrès social (puisque la prévision du temps influence positivement les récoltes). Et voilà qu’en 1863, il publie un almanach qui prédit le temps pour toute l’année à venir. Le succès est énorme et tel qu’il fait des émules. D’ailleurs on publiera l’almanach tous les ans, jusqu’en 1926 (la famille de Mathieu de la Drôme prenant la suite) !!!

Urbain Le Verrier avait d’ailleurs répondu dès 1863 en instaurant un système de prévision météorologique avec des affichages dans toutes les villes de France et de Navarre, mais des prédictions à seulement 24 heures.

Ce n’est pas dingue qu’on ait pu vendre un truc pareil jusqu’en 1926 ? On pourrait comparer cela à de l’astrologie, sauf que là c’est censé reposer sur des études purement scientifiques et rationnelles. Je suis toujours étonné de la crédulité des gens, mais il est vrai que certaines croyances sont tenaces, et que nous sommes nous aussi souvent le jouet de credo complètement faux et ineptes dans beaucoup de domaines.

Lisez le bout d’Almanach, ça donne bien le ton du truc. Et voilà quelques exemples de prévision annuelle en terme de récolte, le genre qui veut tout et rien dire.

Maïs : Bonne récolte en Lombardie. Excellente au Maroc. Satisfaisante en Bresse et en Franche-Comté. Médiocre dans les états du Danube.

Sarrasin : Récolte au-dessus de la moyenne en Bretagne. Bonne dans le Limousin ; fort ordinaire en Auvergne.

Avoine : Récolte satisfaisante.

Mathieu de la Drôme - Almanach de prévision météorologique

[Source : « Les Génies de la Sciences N°24 - Août - Novembre 2005 »]

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Les trophées de la soupe stellaire

Publié le Mercredi 28 Septembre 2005 - 1:43
Catégorie: Ecoutage, Magazinage

Quand je pense que les mélomanes que je lis (comme Freaky, Folkfurieuse ou Borgo) n’en ont même pas parlé, je trouve ça HONTEUX !! Ce sont vraiment des élitistes !

Putain, merde, quand même il faut que je me farcisse les pages culture du Parisien, qui m’avait déjà fourni quelques perles entre les Feux de l’Amour ou Patxi, pour trouver le palmarès de la première édition des Etoiles de Chérie FM. Attention, 4 millions d’appels (!!!) ont permis de choisir les gagnants.

C’est ouf, tout dans cet article célèbre la soupe franchouillarde actuelle mais avec un tel aplomb que c’en est déconcertant. Et pourtant, j’écoute Chérie FM de temps en temps, et c’est même RFM qui me réveille le matin (c’est dire si je ne suis pas du genre « indé »), mais là quand même… ‘tain y’a un minimum !

Tout commence par les parrains : Phil Collins et Céline Dion. Ok, ça annonce la couleur. :mrgreen:

Et le fin du fin : les résultats.

Lara Fabian : Etoile du public
Michal : Etoile du public
Yannick Noah : Etoile de la générosité
Chimène Badi : Etoile de l’émotion live
Arielle Dombasle : Etoile de la séduction féminine
Marc Lavoine : Etoile de la séduction masculine
Isabelle Boulay : Etoile de la sensibilité
Julie Zenatti : Etoile de la chanson d’amour
Lara Fabian : Etoile de l’émotion

Nan mais vous y croyez vous ? (les noms des trophées, les gens ???)

:berk:

PS : Merde déjà que j’ai des problèmes avec les fans d’Hélène Ségara moi… pfiouuuu.


Trophées Chérie FM - Le Parisien 28/09/2005