Articles de la catégorie “Matooyage”

Matooyage VDM, Vie De Matoo.

Publié le Mardi 30 juin 2009 à 22:33
Catégorie: Matooyage

Vous vous souvenez peut-être que l’été 2007, j’ai renoncé aux pains-suisses suresnois pour changer de boulot. En effet, ma boite de l’époque déménageait à Vélizy, et j’en avais des cauchemars rien qu’à imaginer les impossibles transports en commun, et tout ce temps gâché pour m’y rendre. Cela n’a pas été l’argument principal, mais un catalyseur non négligeable pour me décider à aller voir ailleurs.

Donc je vais gaiement tous les matins à Boulogne dans ma plus si nouvelle boite !! Youpi tra là là.

Quelques semaines après avoir changé, on m’annonce que la nouvelle boite prévoit un déménagement. Ce sera Issy-Les-Moulineaux, bon ça va encore. Et puis ce fut Issy ou Vélizy, et finalement Vélizy. Sa mère, sa raaaaaace !!!!! Et comme je suis passablement masochiste, j’ai tracé un itinéraire entre mon ancienne boite et ma plus si nouvelle boite, voilà :

Parcours entre ancien et nouveau taf

Google m’append qu’il me faut 3 minutes à pied entre les deux immeubles. MOuahahahaah.

Comme on dit… VDM.

Matooyage Nous partîmes 500…

Publié le Lundi 29 juin 2009 à 20:07
Catégorie: Matooyage

Ce matin, je tapais la discute avec les collègues sur la Gay Pride, et si c’était sympa, s’il y avait du monde etc. On en vient à parler des différentes estimations : 200 000 selon la police et 700 000 selon les organisateurs. Bref, nous sommes de retour dans les classiques grands-écarts de manif.

Je confiais alors que je penchais plutôt pour un entre-deux, parce que clairement : « 200 ça me paraît vraiment abusé, et 700 carrément surévalué, je dirais que c’était plus entre 4 et 500 quoi ». Et mon boss qui était dans le coin et qui écoutait d’une oreille distraite nous rejoint et dodeline en m’approuvant. « Ah y’avait du monde alors ? Bah oui pas plus de 500 quand même !! »

Et là, j’ai quand même un doute alors je crois bon de préciser : « Mais tu sais, on parle de cinq cent… mille personnes là hein ? »

Il me regarde l’air totalement stupéfait : « Naaaaan, y’avait plus de 500 ou 600 personnes ??? »

Je ne peux que lui rendre son regard ébahi : « Bah ouai… ça fait des années que ça dure même. Tu n’as jamais réalisé cela ? ».

« Mais y’a autant de… »

Je réplique finalement : « Non je ne crois pas, mais y’a plein de sympathisants, et puis tu sais de nos jours, on ne peut plus être sûr de rien ! Tout fout le camp !! »

C’est pas fou ça hein ?

Sinon en souvenir, les ticheurtes que j’ai fait faire pour la Gay Pride, pour moi et mon chérichou. Moi j’étais en pédale, et lui était en tapette. Hu hu hu. C’était histoire de rappeler quelques définitions fondamentales…

Pédale Tapette

Matooyage Gay Pride 2009, le bilan !

Publié le Dimanche 28 juin 2009 à 22:54
Catégorie: Matooyage

Eh bien, une année de plus dans notre escarcelle !! Du beau temps, du beau monde et une belle marche avec Liza Minnelli en figure de proue !

Je ne sais pas si nous étions 700 000, mais clairement 200 000 est une vision très pessimiste. Hé hé. Comme d’habitude la vérité est ailleurs, mais ce qui compte c’est que la marche a encore été un grand succès. J’ai trouvé qu’il y avait certes moins de monde que la dernière fois, mais par contre une meilleure ambiance dans le cortège et derrière les chars. Il y a dû avoir un cafouillage qui a fait que la marche était séparée en deux grands mouvements ce qui a produit un trou en plein milieu d’une bonne demi-heure !! On avait donc des moments de grandes affluences et tonitruantes sonorisations, avec plus tard des défilés plus solennels et clairsemés.

J’ai été très déçu par l’arrivée sur la place de la Bastille… Oh la descente ! On s’était habitué à une place noire de monde, avec de la musique et une ambiance très festive. Au lieu de cela, pas de musique, des CRS et des badauds plus ou moins curieux et voyeurs, avec une faune même plus douteuse encore vers l’opéra. Bref, les gens ne s’attardaient pas, et après les heures d’euphorie et de dandinage, on était tout de suite plongé dans une atmosphère bien morne et terne.

J’étais avec des amis et mon chérichou. J’ai croisé comme d’habitude pas mal de connaissances, mais pas beaucoup de blogueurs, c’est dommage parce que j’ai su qu’ils y étaient tous. En tout cas, j’ai bien mitraillé comme la plupart des participants, et je vous livre mon TOP 4 des Belles Plantes de la Gay Pride 2009 sur leurs chars.

Mon premier est un des types du char de l’assoce des sportifs LGBT :

Top belle plante N°1 - Gay Pride 2009

Mon second est un jeunot de HES :

Top belle plante N°2 - Gay Pride 2009

Mon troisième est un flic de FLAG :

Top belle plante N°3 - Gay Pride 2009

Et mon quatrième était sur le char des personnels hospitaliers :

Top belle plante N°4 - Gay Pride 2009

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Matooyage Joyeuse Fête Nationale des Pédés !

Publié le Samedi 27 juin 2009 à 3:33
Catégorie: Matooyage

La Présidence de la Pédésexualité Française vous souhaite une joyeuse Fête Nationale !

La Présidence de la Pédésexualité Française

Quelques chers concitoyens et membres émérites de la gaytitude française, comme Colin Ducasse (Première Pédale de France) ou Orphéus, ont rappelé l’importance de la marche qui aura lieu dans quelques heures au cœur de la capitale. Je m’associe à leurs messages, et ne peux qu’insister sur l’importance de cette marche, sa symbolique et son impact médiatique, mais aussi la scansion aujourd’hui quarantenaire des émeutes de Stonewall de 1969.

En effet, et il y a d’ailleurs un chouette film sur le sujet, tout a commencé dans la nuit du 28 juin 1969 au fameux bar le Stonewall Inn. Les marginaux du coin ont été excédés d’une nouvelle descente de flics (avec humiliations et autres joyeusetés), et cela a donné lieu à des émeutes assez extraordinaires avec la police. Imaginer des travs, drags et autres tapioles se battre à coups de talons pailletés devait valoir le coup d’œil. En tout cas, tout cela a démarré un mouvement d’émancipation, de libération et de lutte pour la reconnaissance, l’acceptation et l’égalité des gays et lesbiennes. En France, nous étions assez bien lotis avec mai 68 (avec un « Comité d’action pédérastique révolutionnaire » mouahaha) et la création du FHAR en 1971.

Et puis passé l’activisme politique « de base » (de gauche évidemment, il ne faut pas l’oublier), il y a eu le Sida, et assez incroyablement c’est certainement cette épidémie si meurtrière qui a été un autre vecteur fort de notre émancipation. Je me demande souvent ce qui ce serait passé sans cela… Les gays, dans les années 80, étaient déjà organisés et plus ou moins visibles (pour qui savait lire entre les lignes et voir entre les buissons). Après, ce sont les années 90, et dès 1994 j’ai fait mon entrée sur la piste. Je peux alors commencer à témoigner « directement », et cela me donne donc 15 ans de vie gay !!!

Etrangement, alors que je prône le militantisme et que je pense que la conscience politique est le fer de lance de notre aventure, je crois que c’est bel et bien le marketing qui a été notre sésame des années 90. On a vu en effet dans le milieu des années 90, des marques, des modes, et donc des business plan se construire sur cette niche (qui est un sacré segment en fait). A l’exemple des US et de leur modèle communautaire plus ou moins réussi (comme d’habitude, il y a des avantages et des inconvénients), les gays se sont montrés, structurés, organisés, et sont devenus des consommateurs grandement appréciés et courtisés.

Finalement, c’est le mélange du tout : politique, médiatique, économique, qui nous conduit à une meilleure situation aujourd’hui. Mais comme dans toutes les situations intermédiaires et charnières, c’est bien la transition qui est la plus difficile. Et nous vivons une époque fragile avec des clivages qui se créent, des fossés qui se creusent et potentiellement des violences en ébullition. Je pense aux messages terribles après le PACS ou le mariage de Bègles, ou plus simplement les actes d’homophobie que nous voyons fleurir tous les jours. Je suis toujours plus abasourdi quand je réalise que tous mes collègues sont parfaitement au courant de mon homosexualité ou même de l’existence de mon chérichou, tout en constatant que cette même homosexualité sera certainement le premier rempart de mon évolution professionnelle actuelle. Hu hu hu.

Bref, le combat n’est pas terminé. Et il faut aussi veiller aux récupérations des bien-pensants de tout bord. Nous avons été identifiés et plus ou moins acceptés par la majorité de la population, mais selon un schéma bien normé et hétérocentré. On sent bien la tentation d’imposer un nouvel ordre moral homosexuel, et il est tout trouvé avec son modèle propret et bien lisse. Je refuse et réfute totalement cet état de fait.

Pour moi le mouvement homo est avant tout celui de la différence et de son acceptation, et il est donc valable pour toutes les orientations sexuelles, et toutes les sexualités. Il ne s’agit plus de trouver un modèle, mais de respecter la volonté d’autrui (dans les limites légales évidemment) quelle qu’elle soit. Chacun trouve son bonheur comme il l’entend après tout. En cela, j’étais très fan des mouvements « tordu(e)s » et autres, qui revendiquent carrément leur rejet de la « bonne image ».

Le revers de cette plus grande acceptation de l’homosexualité, mais aussi un signe positif malgré tout, c’est « Steevy ». Voilà, on a aussi nos teubés de droite mononeuronaux, et il faut à présent assumer cela. Ce n’est pas plus mal, car cela montre les limites de la communauté. Or je pense qu’à terme les homos ne devraient qu’être des français comme les autres, pour le moment nous sommes des citoyens de seconde zone. Le plus horripilant est certainement de voir des pédales jouer les anti-militantes, et les entendre prôner la bonne image ou l’assimilation à tout prix. Si on met le doigt dans ce piège, c’est la catastrophe assurée.

Encore une fois cette années, fuck la bonne image. Nous sommes des citoyens comme les autres, et nous aspirons aux mêmes droits et devoirs. La Gay Pride est importante car elle est un instrument de visibilité, et dont la désinformation n’est pas si néfaste au mouvement. Cette manifestation est la seule chose qui fait réaliser à tous les gens de notre pays à quel point les homos et leurs ami(e)s sont nombreux, dotés de multiples facettes et heureux à leur manière. J’aime cette marche car elle fait autant voler en éclats les clichés, qu’elle nous en recolle une bonne couche. C’est bien, je n’ai pas honte des clichés, ils sont réels et réalistes, et l’acceptation n’est pas celle d’une catégorie dite supérieure ou correspondant à certains critères. Non, il s’agit bien d’une fierté d’être soi-même, à l’aise dans ses baskets, et épanoui dans sa vie familiale, amoureuse, sexuelle ou professionnelle.

We’re here, we’re queer, get used to it!

Marche des fiertés LGBT 2009

PS: J’espère que je vais retrouver mon couple paramnésique de l’année dernière !!! Sont-ils toujours ensemble ? Toujours aussi musclés ?? Toujours sur le même spot ?? Que d’interrogations passionnantes et de suspense dévorant !!! Mouahahah.

Ecoutage Matooyage Man in the mirror

Publié le Vendredi 26 juin 2009 à 1:11
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

Une de mes préférées, en dehors des tubes classiques. Pfiouuuu. :(



Mickael Jackson - Man in the mirror

Matooyage Taxi driver

Publié le Vendredi 26 juin 2009 à 0:34
Catégorie: Matooyage

Ce soir, j’ai encore été mis bien à mal avec mes préjugés. Rhalàlàlà.

Je quitte le resto avec mes collègues vers 23h30. Je veux arriver le plus vite possible chez moi, donc je chope un taxi sur les Champs, et j’indique que je veux aller à Ménilmontant. Le chauffeur est un jeune reubeu, 25 ans maximum, et pas super aimable au premier abord. C’est-à-dire qu’il est quasi-mutique et grogne deux trois trucs que je peine à capter. Il me demande si j’ai un chemin de prédilection. Je lui suggère de prendre Châtelet par les quais, puis Sébastopol, Répu et Oberkampf.

Il obtempère, en me disant que les quais étaient bouchés hier, mais qu’il allait faire une tentative. Et lorsqu’on arrive là, les quais sont totalement obstrués !! Donc on met une plombe à en sortir, et je vois le compteur qui défile connement. Pfff. On arrive vers Oberkampf, et je vois qu’il y a déjà 19 euros au compteur. Je lui demande s’il prend la CB.

Il me répond : « Je suis désolé monsieur, mais je ne prends pas la machine. Pourtant je devrais, y’a plein de gens qui me le demandent… Mais c’est 2% à chaque transaction… ». Et narquoisement je réponds : « Bah oui mais évidemment le liquide c’est assez pratique… ». Et il me rétorque très simplement et sincèrement : « Ah mais moi je disais cela car faire toutes les courses en liquide, c’est surtout dangereux. Si je me fais agresser, ce qui est déjà arrivé, je préfère refiler des tickets de CB plutôt que des biftons. » Ah oui, en effet, je n’avais pas pensé à cela. Huhu, prends-toi ça dans la tronche le bobo.

Du coup, je lui demande de m’arrêter à un distributeur car je n’ai pas assez pour moi, et voilà ce qu’il dit : « Oh là, mais je ne vais pas vous faire payer cela. On a été dans les embouteillages et tout, mais on a fait que quelques kilomètres. Par rapport à la distance, je ne vais vous faire payer que 13 euros du coup. Je trouve ça très malhonnête de faire payer les gens pour l’attente dans le trafic, surtout la nuit. »

Alors là, je suis juste sur le cul car jamais un chauffeur de taxi ne m’avait dit cela. J’enchaîne : « Nan mais, je n’ai qu’un billet de dix sur moi, donc arrêtez-moi devant la poste rue Oberkampf et comme ça je vous règle. »

« Hein ? Mais monsieur, vous n’allez quand même pas aller au distributeur pour trois euros. Mais non, dix euros, ça ira allez. »

Là, je reste interdit, je me dis que je viens de rentrer dans la Quatrième Dimension.

« Mais vous savez, habituellement c’est moi qui laisse un pourboire et pas le contraire !! »

Cela le fait rire, et il conclut : « Allez, à charge de revanche, on ne sait jamais, merci monsieur. »

Je prie pour le recroiser, et lui donner un énoooorme pourboire, car ce n’était pas un taxi comme les autres, comme vous pouvez le constater. Et encore une fois, mes premières impressions ont été mises à rude épreuve. Hé hé hé.

Matooyage J’ai décidé de me faire lifter !

Publié le Lundi 22 juin 2009 à 23:09
Catégorie: Matooyage

Eh oui, ma face de blog commençait sérieusement à paraître décati, et j’avais besoin d’un bon coup de bistouri. Après de longues heures de tweaking dans tous les sens, à la recherche des div perdus, de la CSS enchantée et de la balise sauvage, cherchant à dompter le tag wordpress ou bien à amadouer la fonction php, je crois avoir à peu près réussi à pondre un truc qui passe sous IE, FF et Safari.

Donc d’abord un grand salut à Gauson, un aussie à qui je dois le thème que j’ai modifié. C’est aussi un des trucs que j’adore quand je cherche à bidouiller dans Wordpress, et que je trouve des ressources à droite, à gauche, et dans des recoins inattendus. Je communique ainsi parfois avec des gens à l’autre bout du monde, comme dernièrement avec un mexicain concernant ma putain de base de données qui n’est toujours pas en UTF-8 (Shame on me!). C’est certainement un des aspects les plus plaisants de l’univers du blog, et plus largement du logiciel libre.

Donc j’espère que ma nouvelle tête va vous revenir. Je n’ai pas non plus fait de gros bouleversements, sinon quelques effets qui me bottaient bien (le menu là-haut) ou d’autres trucs pratiques (les onglets à droite par exemple), ainsi qu’un immense en-tête avec ces dessins qui me sont si chers en figure de proue.

Si vous trouvez des bugs ou des fautes de goût (même s’ils sont dans la nature), n’hésitez pas à m’en faire part.

Matooyage Keynote : Léopard « Marilyn »

Publié le Lundi 8 juin 2009 à 23:34
Catégorie: Matooyage

Ah ah, vous y avez cru hein ?? Non ?? Naaaan ? Bon ok, trêve de balivernes.

Nous avons donc célébré samedi dernier, avec Ikare et Poulpi, nos anniversaires dans ce lieu incroyablement formidable que j’ai évoqué la dernière fois. Et la soirée fut encore plus réussie que ce que nous escomptions. En effet, cela tient principalement dans la bonne humeur, la gentillesse et l’amabilité des gens du resto, si rare à Paris (!!!), mais aussi la complicité de nos potes qui ont bien joué le jeu de la note « léopard ou Marilyn ». Nous avons ainsi investi l’endroit et passé un très bon moment de nawak absolu.

De la simple note chic et discrète :

Ikare léopardisé

Au style assumé si universel et passe-partout :

La famille présidentielle en Léopard

En passant par la réinterprétation libre du thème :

Nicole Kidman meets Britney Spears "Circus"

Ou bien l’application drastique et litérale :

M. le Léopard

On peut dire que le léopard était parmi nous ce soir là !!

Et globalement, presque tous les convives ont adopté leur petite touche tachetée :

La petite touche qui compte

J’ai eu le bonheur d’avoir une amie de lycée, que je connais donc depuis 17 ans (!!), et qui a passé toute la soirée là (elle a même suivi A. au Tango plus tard). On ne s’est jamais vraiment quitté de vue, mais on ne prenait pas les occasions de se voir au vol. Et puis facebook aidant, hop, elle est venue comme une grande avec une amie à elle fort sympathiques. Quelques blogueurs aussi sont venus passer une partie de la soirée avec nous pour mon plus grand plaisir. Notamment Popincourt, Léto, Pheel, Zep, Baron-Rouge (qu’il est sexy ce type, c’est fou), Patterson et même DfP juste pour une bise. Il s’agissait d’un grand mélange donc avec aussi M. en grande forme et des amis à lui, les potes de potes de mes potes, et des quidam que je ne connais pas. Arff.

Ah que ça fait chaud au cœur, j’en suis tout ému et tout. En plus, je suis dorénavant propriétaire d’un playmobil collector unique en son genre : la Reine des Pédettes © Pheel 2009.

La Reine des Pédettes

Ecoutage Matooyage In love with Shakespeare

Publié le Jeudi 4 juin 2009 à 23:55
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

En écoutant le podcast de Katia et Kyliemac, j’ai eu la merveilleuse surprise de les entendre parler de moi !! Youhouuuuuuuu !! Bon évidemment, c’était pour parler de mes fesses à Corfou, et du fait que j’avais passé au moins quinze jours en vacances ! Quelle marseillaise cette Katia !!!!!!!! Je ne suis resté qu’une misérable minuscule tout petite semaine de rien du tout. :mrgreen:



K&K - Extrait de l’épisode 242

Ecouter ces podcasts m’aide aussi à rester à flots au niveau de la compréhension de la langue anglaise (même si en l’occurrence c’est là américain et australien), puisque cela fait maintenant deux ans que je ne bosse plus que dans la langue de Molière (une boite ou même le « buzz » doit être traduit en « bouche-à-oreille », c’est dire !). Avoir rencontré aussi ces jeunes femmes adorables, ainsi que Steve, est l’occasion de baragouiner un peu d’anglais, et c’est un plaisir que je cultive depuis des années. Aaaah que j’aime parler anglais, même avec mon accent merdique et mes deux cents mots de vocabulaire.

Vouloir parler anglais est un truc de gamin en fait. Je me souviens parfaitement quand j’étais en primaire et que je trépignais à l’idée d’arriver en sixième pour commencer l’apprentissage d’une langue étrangère. Je voyais des films à la télé (je regardais le cinéma de minuit avec mon père qui adorait ça) et je trouvais tellement mystérieux le fait de parler une autre langue. Mais encore plus dingue était la possibilité de l’apprendre et d’ensuite le parler ou l’écrire. Je pensais que c’était un truc qui me permettrait d’avoir un pouvoir, un vrai pouvoir de X-Men. Hu hu hu.

Lorsque je suis entré en 6ème, on m’a demandé qui était mon prof d’anglais, notamment mes cousins et cousines, car nous sommes tous passés par le même collège, et tout le monde a frémi quand j’ai dit “C’est Madame D.”. En effet, elle avait la réputation d’être la plus mauvaise prof d’anglais de l’univers connu. Et c’est vrai que c’était chelou comme cours, c’est le moins qu’on puisse dire. Par exemple, elle a fait tous ses cours en anglais pendant bien deux mois avant de nous parler en français pour qu’on comprenne au moins ce qu’elle voulait nous dire. Et puis elle était un peu maboul, en demandant des trucs de oufs pour le lendemain, en criant beaucoup. Hu hu hu, que de souvenirs.

Mais étrangement, et je me suis encore fait des ennemis dans la famille suite à cela, j’ai scrupuleusement et studieusement suivi les leçons de Madame D. Non seulement, j’ai eu de bonnes bases et j’étais le premier de la classe, mais finalement cela m’a servi pendant toute ma scolarité. Je disais alors, et je le pense toujours, qu’un prof n’est là que pour enseigner et que les élèves doivent s’adapter, pas le contraire (ok y’a des limites tout de même, hé hé).

Je ne suis pas devenu une bête en anglais, mais j’arrive à me faire comprendre et à décoder une conversation. Etrangement, je garde pour les langues cette même fascination, et quand j’entends les idiomes les plus exotiques pour moi (arabe, hébreux, coréen, swahili, haoussa), déjà je me demande comment ils font pour se comprendre (hu hu), je rêve de pouvoir à mon tour les comprendre et en devenir locuteur. D’ailleurs j’ai tendance à répéter des bouts de phrases ou des syllabes quand je regarde des films en VO (tous les trucs pas en anglais), ce qui fait beaucoup rire mon chérichou qui dit que je suis un fameux polyglotte.

Pour finir, je vous laisse avec la dernière explication de texte de Katia et Kyliemac dans leur série sur les expressions françaises : Avoir des couilles en or. C’est irrésistible, écoutez !



K&K learn french N°71 - Se faire des couilles en or

Matooyage Préjugés mal placés

Publié le Lundi 1 juin 2009 à 23:55
Catégorie: Matooyage

Toute à l’heure, je quittais la gare de Lyon, et j’ai été accosté par un rebeu assez souriant et affable. Je vois bien qu’il s’agit de me soutirer quelque obole pour une association ou un truc comme ça, mais comme on a dû lui indiquer de bonnes méthodes de markéteux, il commence comme ça : « Vous n’êtes pas raciste monsieur ? ». J’ai été surpris d’une telle question, et je n’ai pas répondu ne voulant entrer dans ce tour de passe-passe de manipulation de bas étage, ce qui l’a clairement étonné à son tour. Il me montre alors quelques papiers, et explique qu’il bosse pour des gamins en banlieue en difficulté.

Et voilà qu’il reprend son leitmotiv : « Vous n’êtes pas raciste évidemment ? », et il marque un petit temps d’arrêt, prend un petit sourire en coin et murmure « … Enfin, peut-être juste pour les arabes… ».

Ah ah, voilà exactement le truc qu’il ne fallait pas me dire !! Du coup, je réponds « Non, alors là, je vous arrête tout de suite, parce que là le raciste, ce n’est pas celui que vous croyez. Figurez-vous que je suis arabe moi aussi. C’est fou hein ?  ». Interloqué, il ne sait plus quoi dire, et nous échangeons sur ce sujet. Il me demande de quel coin, je lui réponds de Biskra en Algérie, et il m’explique qu’il vient d’une région toute proche. Je vois bien que quelque-chose lui échappe, donc je termine notre conversation : « Désolé que ça ne se voit pas sur ma gueule, mais il faut dire que j’ai été drôlement dilué. Cela n’empêche qu’en quelques secondes vous m’avez jugé à la gueule, et que finalement le racisme, ça marche aussi dans ce sens là. »

Il ne m’a pas répondu, et est parti dans l’autre sens.

Matooyage 33

Publié le Dimanche 31 mai 2009 à 22:20
Catégorie: Matooyage

C’est marrant, tous les ans, quand j’écris une note pour évoquer mon anniversaire (narcissique ? Ouéééééééé !!), je survole les posts des 27, 28, 29, 30, 31 et donc 32 ans. La dernière fois, j’expliquais que j’avais l’impression de finir ma crise de la trentaine, et à 33, je crois qu’elle est bien terminée. Ouf !!

Oh, je ne sais toujours pas vraiment où je vais, mais je ne me lamente plus trop sur ma jeunesse évanouie, et mes baskets sont mêmes de plus en plus confortables. Evidemment, certains changements sont autant de preuves d’un âge canonique, comme le fait d’avoir emménagé avec chérichou, dans un appartement sympa, ou même d’avoir finalement accepté de gérer une équipe au boulot… Au moins, ces éléments qui étaient une certaine source de stress ou d’angoisses existentielles, ont trouvé une réponse (mais pas irrémédiable), et j’ai au moins été jusqu’au bout de ces décisions. Il faut dire que j’étais vraiment au pied du mur, et que lorsque je fais un choix, je l’assume de toute façon jusqu’à me donner les moyens de prendre une autre décision, validant ou invalidant mes propres choix.

Je finis aussi par accepter que les jeunes aient (beaucoup) plus de dix ans de moins que moi, les salauds !!! Et puis, j’ai encore un peu d’espoir d’être heureux dans la vie, et de conserver quelques projets excitants et sources d’épanouissement. Car ce n’est toujours pas dans le boulot que je compte pour m’épanouir personnellement. Hu hu hu.

Donc à l’aune de ces 33 ans, j’entrevois avec moins de vertige ou d’inquiétude la quarantaine approchante. Eh oui, je me prépare puisque j’ai l’impression que les années ne font que se précipiter de plus en plus vite à mesure que l’on prend de l’âge. Je crois que ce qui m’inquiète le plus, c’est l’ineffable dégradation des relations avec mes parents. Ma mère notamment s’enferme de plus en plus dans ses jeux psychologiques, et inconsciemment réduit à néant toute communication rationnelle et sincère. Au lieu de cela, nous nous voyons contraints recouvrir tous nos échanges d’une bonne grosse énorme carapace de non-dit, bienséance et tartufferie. Tout cela m’attriste à un point que vous ne pouvez imaginer.

Mais je ne crois pas avoir la force ou la solution pour changer le cours « naturel » des choses, puisque c’est à priori une chose « normale » que la plupart de mes amis assument (en ne voyant leurs parents que deux fois l’an). Du coup, je continue à aller les voir à Osny, et cela se passe bien quand je joue le jeu, en ignorant ce qui m’insupporte au plus haut point, et en persifflant les banalités qui permettront de passer un « bon moment ». Oh, ce n’est pas la mort, et je connais situation familiale bien plus venimeuse, mais j’aimerais tant qu’elle aille dans l’autre sens. Car je sais que certaines choses sont irrémédiablement tournées vers la dégradation, l’âge par exemple entraîne vers le vieillissement et une santé forcément déclinante. Mais j’avais la naïveté de penser que lorsque je serai autant adulte que mes parents, je pourrais conserver l’affection familiale et y greffer en plus de l’échange, de la compréhension. Il faut, je pense, continuer à écouter autrui, à l’accepter aussi, à se remettre en question, à profiter de ce que nous avons à nous apporter les uns aux autres. Néanmoins, il semble que cela soit déjà derrière moi, et je dois assumer ça.

Plutôt que de me répandre sur ce qui ne va pas, il y a aussi toutes ces trucs qui me rendent tellement heureux. Et en figure de proue, il y a A. qui est l’homme de ma vie (ok, jusqu’à ce qu’il en décide autrement, ou moi, je ne suis pas un idéaliste, huhu) et qui me donne tellement tellement tellement d’occasions de bonheur !!! Et c’est aussi du côté de l’amitié qu’il faut lorgner, car j’ai la chance d’avoir des potes et des potesses sur lesquels je peux compter, que j’aime sincèrement et qui me le rendent bien.

33 ans… Putain quand même, sa mère, sa race !!!

A samedi prochain pour ceux qui pourront se libérer !!!!!! :mrgreen:

Et un joyeux anniversaire à tous les natifs du 31 mai 1976. ;-)

Mon anniversaire !

Matooyage 26-33-29

Publié le Jeudi 28 mai 2009 à 23:47
Catégorie: Matooyage

26-33-29

Hé hé hé. Cela devient une tradition, après 24-31 et 25-32, 26-33 arrive forcément, et cette fois-ci nous y ajoutons même un 29 !! Donc le 6 juin prochain, nous célèbrons, Floflochou, FXchou et moi-même, nos 26, 29 et 33 ans (Fucking 33 ans!!!!!! Sa mère, sa race !).

Ce trio de gémeaux vous propose chers amis lecteurs, blogueurs, bretteurs, FAP, GAP ou GAG (si si je connais UN garçon à gouines !!) et tous les autres, de venir vous joindre à nous pour une fête dans un endroit extraordinaire. C’est Flo et FX qui m’ont fait connaître ce restaurant corse de la rue de Turbigo. C’est le Temple ou “La grande assiette corse” comme son site le précise, un site qui illustre d’ailleurs fort bien l’ambiance interlope du lieu et de ses propriétaires.

Cet endroit assez incroyable, véritable temple du kitsch, oriente ses efforts de décoration autour de deux thèmes : Marylin Monroe et le léopard. On y trouve donc des centaines de photos de la star péroxydée (qui est venue herself dîner dans ce restaurant avec Yves Montand !!) et tous les murs, coussins, fauteuils sont capitonnés de tissus léopard !!! Autant vous dire qu’il s’agit d’un endroit tout à fait gay-friendly !

Nous sommes en train de concocter un thème autour de cette soirée, un thème qui certainement tournera autour de Marylin et le léopard… En outre, Marylin et ce cher Floflo sont tous deux du 1er juin !!

Si vous voulez faire partie de l’évènement facebook, faites-moi signe ! Si c’est déjà le cas, répondez oui ! Et si vous voulez vous pointer par surprise, vous le pouvez aussi !

Le 6 juin 2009, à partir de 21h30, 87 rue de Turbigo… Rendez-vous au TEMPLE (de Marylin et du Léopard) !


Agrandir le plan

Matooyage Bagdad Corfou

Publié le Mercredi 27 mai 2009 à 23:56
Catégorie: Matooyage

Imaginez le seul bar qu’on vous indique dans un guide gay en ligne pour une île grecque au large de l’Albanie. Il s’appelle le « Fagins » et c’est un bar anglais à Sidari. Heureusement ce n’est pas très loin d’où nous étions, mais arriver comme cela dans une station balnéaire en basse saison, ça ressemble un peu à un décor de mauvais western spaghetti. Et là clairement, on suit jusqu’à la mer une longue avenue bordée de pubs, restaurants, magasins de souvenirs, et autres devantures bigarrées tout à fait palavasiennes.

La moitié était fermée et donc le tout était digne d’un road-movie dans le sud-ouest américain. On voyait presque les boules d’amaranthe blanche traverser la route avec des bourrasques de sable. Hu hu. Mais à la fin de cette route de fin de parcours, on trouve bien le « Fagins ». Vieux pub anglais assez traditionnel avec une devanture qui, c’est vrai, tranche un peu dans le paysage :

Affiche de Lady Jayne au bar Fagins (Sidari, Corfou)

Mein gott!! Il fallait évidemment que nous assistions au spectacle de Lady Jayne !!! Et je vous promets que le jeu en valait la chandelle. Cette drag-queen endosse des dizaines de rôles, de tenues et d’accessoires. Et comme dirait RuPaul « It’s time to lip-sync for your life !! » Elle fait son playback sur des chanteuses queer au possible comme Liza Minelli, et elle développe surtout de véritables sketchs en mimant les paroles avec des mises en scène burlesques et hilarantes.

Lady Jayne au bar Fagins (Sidari, Corfou)

Lady Jayne au bar Fagins (Sidari, Corfou)

Lady Jayne au bar Fagins (Sidari, Corfou)

Lady Jayne au bar Fagins (Sidari, Corfou)

Mais là où vraiment, vous vous retrouvez dans « Bagdad Corfou », c’est lorsque vous jetez un coup d’œil à la salle qui est REMPLIE de spectateurs tous plus excités, ravis, hilares, fanatiques de la drag-queen. Et une petite conversation avec la barmaid m’a assuré que le bar ne désemplit pas les soirs où Lady Jayne est là.

Le public de Lady Jayne au Fagins (Sidari, Corfou)

Hummm oui voilà… Le bar est peuplé de touristes pas tout jeunes anglais, allemands et hollandais, qui n’ont pas, à première vue, l’air d’être les gens les plus gay-friendly de l’univers. A part les deux vieilles pédales allemandes dans le coin, nous sommes les deux autres tapioles de la soirée. Et de voir ainsi autant s’amuser ces gens produit deux sentiments assez contradictoires. D’un côté, c’est plutôt pas mal de voir des vieux hétéros avoir une attitude plutôt ouverte et tolérante, mais de l’autre c’était peut-être pour eux juste un spectacle freak et qui n’a même rien à voir avec une quelconque homosexualité.

En tout cas, être là était assez irrésistible, et frôlait l’improbable ! J’adoooooooore Lady Jayne, dommage qu’on n’ait pas de performances aussi drôles et décalées dans nos bars gaulois.

Matooyage Matoo chez les corfiotes

Publié le Mardi 26 mai 2009 à 23:09
Catégorie: Matooyage

Non mais vraiment, ça ne s’invente pas un gentilé pareil ! Huhu. J’étais donc il y a déjà une bonne semaine sur l’île grecque (mais très vénitienne) de Corfou, au large de l’Albanie. Une île très chouette, bien en Grèce même si à l’opposé de la vision classique du caillou dans l’océan. Cela, je l’avais bien vécu, avec mes aventures à Mykonos. Là c’est un morceau de terre bien fertile et juste luxuriant, avec une végétation bien dense et qui gagne largement le combat sur les montages, les rochers et les plages. De plus, l’île ayant été vénitienne pendant la majeure partie de son histoire (elle a même été brièvement française grâce/à cause de Napoléon au début du 19ème siècle), on n’y retrouve pas spécialement l’empreinte des architectures d’inspirations ottomanes ou grecques.

Ce qui est vraiment bien, et un des arguments clés qui nous a fait choisir l’endroit, c’est qu’il n’y a rien de spécial à faire dans ce coin, sinon se balader, profiter de vues assez superbes, de températures clémentes sans être étouffantes, et de lézarder sur des plages. Exactement ce que nous avions l’intention de faire pendant une semaine, sans avoir la tentation de passer notre temps dans des excursions bassement culturelles (parce que visiter le Palais de Sissi n’était pas vraiment dans nos priorités).

Nous avions réservé une semaine dans un hôtel (all-inclusive, WILLKOMMEN, bingo tous les soirs en teuton, aquagym tous les matins pour les grabataires etc.) au bord de la mer mais au nord de l’île, et c’était sans le savoir une bonne idée, car Corfou est avant-tout une usine à tourisme, du genre époque tayloriste, et le nord est beaucoup moins construit que le reste. Du coup c’est certainement beaucoup plus vivable que les stations balnéaires plus ou moins potables, entre Riviera et La Grande-Motte, qui occupent toutes les côtes.

La résidence était assez cliché, et nous avons eu droit à tous les poncifs du genre. J’ai adoré les cailloux et buissons chantant, puisque chaque recoin de ce gigantesque terrain herbeux et fleuri à la Disney, regorgeait de taillis magiques et roches enchantés qui diffusaient une douce mélodie. Quelques chats se promenaient ainsi à la recherche de victuailles, tandis que les français cherchaient à se rassembler (un peu dominés en nombre par les allemands) et devisaient amèrement sur la bouffe et les étrangers. Hu hu hu.

Nous avons tout de suite été repérés comme les deux tapettes parisiennes je pense, et nous le leur avons bien rendu en affichant notre mépris le plus hautain. D’ailleurs, nous avons loué une bagnole, et avons parcouru toute l’île avec beaucoup de plaisir (la plupart n’ont quitté l’hôtel que pour des excursions organisées assez pathétiques). J’avais tout de suite repéré Nathalie la Noire, un sobriquet ayant pour origine un de mes traumatismes d’enfance. En effet, quand j’étais en primaire, il y avait une fille méchante et noire, qu’on appelait en frémissant « Nathalie la Noire », et dont on redoutait la mine patibulaire (mais presque) et les coups faciles. Donc cette Nathalie là ressemblait carrément à ce que mon traumatisme aurait pu devenir en tant qu’adulte. Super cool quoi, et avec un petit mari tout blanc et gentil qui répondait à ses désirs.

D’ailleurs quand on s’est sucé dans le bus de transfert de retour, entre l’hôtel et l’aéroport, Nathalie était juste devant nous, et elle nous a ignoré gentiment en enfonçant bien profond les écouteurs de son baladeur (nan je rigole, elle les avait déjà !). Bref, un séjour tout tranquille et sympathique, tout romanesque et plaisant, à ne pas faire grand-chose, à jouir pleinement l’un de l’autre (dans la tête, le cœur et le cul), et à se reposer de Paris.



Si je résume Corfou en deux coups de cuillères à pot. Allez il faut bien passer quelques heures (repas compris) dans la ville même de Corfou qui est assez charmante avec ses forts, ses vieux bâtiments et son mélange architectural assez chouette. De même, c’est sympa de monter au sommet, le Pantokrator, et de profiter de la vue dégagée sur l’Albanie juste en face. Il y a aussi Paléokastritsa qui vaut le coup d’œil, mais dont la ville est déjà sur-urbanisée. Sinon en se promenant en bagnole, on s’est beaucoup arrêté simplement pour profiter d’une belle vue, d’un paysage harmonieux ou d’un panorama plongeant dans la mer. Sinon toutes les côtes sont pourvues de plages assez moches et de stations balnéaires assorties. Mais en faisant quelques pas de côté, en prenant quelques chemins non carrossables bien caillouteux et cahotant, on arrive encore à dégoter quelques bouts de paradis. Heureusement qu’il ne s’agit que du tout début de la saison, et que le touriste était rare, sinon je n’imagine même pas le cauchemar…

Pour le volet “gay”, nous avons utilisé un site internet assez explicite : Gay Corfu Info, qui liste tous les machins pédés de l’île. Nous avons ainsi trouvé LE bar gay-friendly de Corfou, et tenté de débusquer les plages pédés. Evidemment, il s’agissait des plages nudistes qui sont aussi des lieux de drague pour tapioles par la même occasion. Un autre chapitre des international gay rules. Du coup, j’ai testé avec chérichou pour la première fois la plage à oilpé.

Je dois avouer que cela m’a énormément plu et graaavement émoustillé. Je pense même que je vais être assez frustré de revenir en arrière. Mais de toute façon, je ne pourrais pas trop faire ça avec des potes, ça paraîtrait un manque de pudeur étrange. De même qu’il faut des plages assez vides, car la promiscuité me dérangerait aussi. Par le plus grand des hasards, nous étions à quelques centaines de mètres d’une de ces plages dans le nord de l’île, celle d’Almyros. La plage n’est pas super belle mais elle était déserte, sinon quelques touristes et sempiternels promeneurs égarés dans les fourrés, ou pas. Nous avons aussi tenté d’aller à celle au sud, à Issos, mais il n’y avait vraiment personne, et c’était plutôt glauque à ce moment.

Le coup de cœur est clairement pour la plage de Myrtiotissa qui est au bout d’une route défoncée et quasi impossible à emprunter en voiture. C’est une plage presque uniquement nudiste (et gay), qui fait énormément penser à celle du Dotchot à Belle-Île. J’imagine qu’en pleine saison, on doit y trouver son quota de pédés errant dans les roches en quête de sensations (il y en avait un peu, mais assez âgés), hu hu.

Corfou était la destination idéale pour nos objectifs nihilistes, mais du coup je ne sais pas si j’y retournerai. Probablement pas ou alors vraiment hors-saison pour profiter des routes peu fréquentées, et de l’absence de touriste. En tout cas, cette parenthèse grecque m’a permis de bien m’aérer les neurones et les mirettes, ce qui était tout à fait ce à quoi j’aspirais.

Matooyage Méthode Officielle Matooïenne d’Etendage du Linge

Publié le Samedi 9 mai 2009 à 22:07
Catégorie: Matooyage

Quand j’ai touité ce truc :

Mon touite sur l'étendage de linge

Je ne m’attendais pas à un tel déluge de réponses par twitter ou même facebook, mais il faut se rendre à l’évidence : je ne suis pas seul !!! Hu hu hu. Je ne suis surtout pas seul à confronter mon organisation méthodique (et perverse ?) à celle un peu plus bohème et spontanée de mon cher et tendre. Et c’est vrai que lorsqu’on regarde nos armoires, on comprend déjà toute l’importance de la complémentarité du yin et du yang. En tout cas, A. me regarde à chaque fois avec un étonnement muet, et une sorte d’inflexion sourde du sourcil digne d’un Spock circonspect, mais accepte le modus operandi de ma technique d’étendage (Qu’il est chelou ce substantif alors !!).

Mais oui, il faut des processus dans la vie !!! Hé hé. Ce n’est pas tant que je sois maniaque (mais vous en tirerez peut-être la conclusion inverse) car je supporte sans ciller un peu de bordel, ou bien même un appartement crade, mais j’aime agir chez moi avec un certain sens pratique, juste histoire de me simplifier la vie. C’est vrai que j’aime aussi quand les choses sont rangées, et que je n’ai aucune difficulté à trouver une place à tout. Du coup je ne perds pas grand-chose, et j’ai tendance à avoir certains automatismes qui permettent de conserver le plus longtemps possible un peu d’ordre et de propreté. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, puisque ce n’est pas le propos de ce post.

En tout cas, concernant le linge, je ne suis pas super organisé dans le lavage, vu que je mélange allègrement les couleurs et les types de vêtements, serviettes, torchons etc. Bref, tout ce qui réside dans mon panier de linge sale (objet dont l’usage est assez étranger à mon amoureux, mais il me répète juste que le sien n’est pas assez grand) finit dans le tambour. Par contre, j’utilise un grand tancarville (c’est comme cela qu’on appelle un étendoir dans ma famille) pour y étendre mon linge qui sort de la machine, et je tiens alors à ce que mon linge soit le plus rapidement suspendu, et qu’il y sèche le mieux et le plus vite possible (sinon ça pue, littéralement). Et l’autre objectif consiste aussi à faciliter grandement le pliage et le rangement, d’autant plus que je ne repasse que mes chemises de taf (une, tous les matins).

Etape 1 : Trier, défroisser et assortir le linge. Il s’agit donc de trier les éléments les plus plats et grands, comme les torchons, serviettes, ticheurtes, pulls etc. Je les empile en les défroissant le plus possible. Je mets de côté et empile aussi les calbutes, et j’apparie les chaussettes, en veillant bien en les mettant dans le bon sens, bien symétriquement. Les chemises sont séparées à ce moment, elles interviennent en fin de processus.

Etendre son linge Etape 1.

Etape 2 : Le tancarville possède quatre étages et des barres latérales où le linge est suspendu. Afin de permettre une circulation d’air optimale, il faut répartir le mieux possible les grandes pièces que sont les ticheurtes et torchons ou sets de table (en tissus). Donc je commence par le haut, et je récupère ticheurte par ticheurte, je les dispose toutes les deux barres. Quand l’étage supérieur est rempli, je passe directement au quatrième, ce qui empêche les tissus mouillés d’être en contact et de pendre les uns sur les autres. En général je traite les vêtements par catégorie, ce qui est plus simple ensuite pour les ranger (ce que je fais de manière très mécanique et tayloriste). En outre, je veille à ce que les serviettes de toilette, qui sont plus longues, puissent pendre sans entrave (ce qui ôte d’éventuels emplacements pour d’autres vêtements).

Etendre son linge Etape 2.

Etape 3 : Je complète les rangées libres avec des caleçons. Je veille alors à les poser sur une barre de manière à ce que je puisse les plier en deux temps trois mouvements, une fois secs. S’il n’y a plus de place, j’occupe alors les extrémités du tancarville, celles qui ne permettent pas d’étendre sur toute la longueur, et qui sont libres. Mais du coup, je dois plier les calbutes dans l’autre sens (tant pis).

Etendre son linge Etape 3.

Etape 4 : Je passe aux chaussettes et aux autres petits éléments. Ils sont donc pendus sur les extrémités, ou s’il n’y a plus de place, alors j’utilise les barres restées libres entre deux ticheurtes, ou encore les espaces entre chaque barre.

Etendre son linge Etape 4.

Etape 5 : Les chemises qui avaient été mises de côté sont posées sur des cintres, et ces derniers sont accrochés au tancarville. On peut comme cela en pendre quatre à deux hauteurs différentes, soit huit chemises maximum.

Etendre son linge Etape 5.

Etape 6 : Maintenant que linge est sec (uniformément et rapidement, grâce à ma méthode), il faut le plier !! Mais c’est tellement simple que c’est devenu un jeu d’enfant. En effet, les vêtements ne sont pas froissés, et hop hop hop, les ticheurtes se plient en deux secondes. Les chaussettes sont déjà assorties, et les calbutes prennent immédiatement leur forme de pliage. J’adoooooooooooooore !!!

Etendre son linge Etape 6.

Bon ben voilà donc ma psychopathie du jour, expliquée et illustrée, pour vous dire que non, je n’ai pas peur du ridicule. Huhu. Nan mais moi je trouve juste que c’est une manière de gérer son linge pratique et organisée, mais mon chéri insiste pour laisser le sien deux jours dans la machine avant de le jeter ça et là sur l’étendoir. Et quand je vois ça, je ne dis rien, et je pense « Au secouuuuuurs, Pèèèèère-Dodu !!!!!!!! ».

:croa: