MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Dimanche 04 Mai 2008

Matooyage Las Vegas parano

Classé dans: Matooyage — @ 12:15:37

Nous avons repris la route, et quitté le Grand Canyon, et de nouveau changé d’état. Et c’est au Nevada que nous avons continué notre périple ! Conduire aux US est assez agréable, et me paraît à présent essentiel pour saisir toutes les différences de relief, de climat et simplement passer dans des coins immanquables… comme Zzyzx qui aurait beaucoup plu à Brett et Criquette.

Route en Arizona

Avant d’y arriver d’ailleurs, à la frontière entre l’Arizona et le Nevada, on tombe sur le Hoover Dam, qui est un barrage assez connu. En tout cas, pour moi ça a fait tilt car c’est le barrage qui s’écroule dans SuperMan (le premier, celui de 1978) mais que le héros remplace par un subtil et habile éboulement de rochers. J’ai été étonné de la beauté de l’ouvrage, et surtout des détails architecturaux très « Art déco» ou même « futuriste italien » (y’a comme un petit côté mussolinien dans les statues de la sortie). Mais ce style s’explique vu que tout cela a été construit entre 1931 et 1935, en plein New Deal (un temps incroyablement court d’ailleurs pour un truc pareil !).

Hoover Dam sur le Colorado

Ensuite, Nevada, et qui dit Nevada dit « jeux d’argent » et Las Vegas évidemment ! On peut aussi dire beaufferie interplanétaire, gaspillage éhonté d’eau en plein milieu du désert, consumérisme décadent, et architectures surréalistes. Tout ça !! Il fallait donc que je vienne en rendre compte par moi-même.

Bon bah ça, c’est fait. Tout est avéré, et autant il fallait en effet avoir vu ça une fois, autant je n’ai vraiment plus besoin d’y retourner. Mais nous avons passé deux nuits dans une chambre superbe, à « Paris » (avec une belle vue sur la Tour Eiffel), et nous avons mangé (mamma miaaa !), visité des casinos aux décors cheaps ou somptueux, tocs et plein de strass et paillettes, aux thématiques américanomondiales avec des visions de Paris, de l’Italie, de New York ou de l’Egypte antique qui prêtent souvent à sourire. Mais il faut avouer que similairement à la grande qualité de leurs parcs d’attraction et à leur habileté à « l’entertainment », tout cela est diablement efficace et réussi.

Paris - Las Vegas.

« Paris » notamment avec son amoncellement d’images de cartes postales donne un ensemble qui tient la route, et a un certain charme (pour ce que c’est évidemment : un décor de machine à sous). Le plus réussi est sans conteste « The Venetian » avec ses canaux à l’intérieur du bâtiment parcourus par de vraies gondoles, ses piliers en marbre ou sa façade qui imite la place Saint Marc. Le roller-coaster de New York est vraiment pas mal, et aurait sans rougir sa place dans un véritable parc d’attraction. Mais la palme de l’attraction revient aux jeux d’eau de la fontaine du Bellagio. Un spectacle aquatique et rythmé en musique qui s’apparente à une magnifique démonstration pyrotechnique.

Mais même là, ils ont réussi à nous coller une insupportable chanson « I love America, I’m so proud, I think ’bout our boys who go to war, god bless us etc. ». Ah là là, les amerloques de choc, je les adore. :mrgreen: Et évidemment, des occasions multiples et variées de dépenser de la THUNE !!!

J’ai encore retrouvé mes images cinématographiques dans les visions nocturnes du « strip ». Et j’ai rapidement été saoulé des débauches de beaufs venus de tout l’univers connu. Donc on n’a pas multiplié les visites de casinos (Mais plutôt celles des magasins Abercrombie !!! Arfarf.).

Le Strip de Las Vegas

Il faut avouer que « Paris » la nuit, c’est pas moche du tout ! mrgreen:

Paris, la nuit - Las Vegas

Vendredi 02 Mai 2008

Matooyage Arizona Dream

Classé dans: Matooyage — @ 23:01:36

Changement de paysages, changements de climats, mais aussi changement d’état, et nous voilà en Arizona ! Grâce à Shirka (c’est le petit nom de notre GPS), nous sommes finalement arrivés à bon port. C’est-à-dire la charmante bourgade de Tusayan (pop. 562, alt. 6 612 ft / 2 015 m) aux portes du Parc National du Grand Canyon. Shirka perd parfois le chemin de la Terre, mais là, ça a été à peu près…

Passer de Los Angeles au Grand Canyon est un choc assez significatif, autant dans la fraîcheur de l’atmosphère, la présence des pins, ou bien la petite ville américaine bien « roots », mais ça fait du bien de voir autre chose. J’ai adoré les panneaux classiques qui indiquent les commerces, et qui sont pour moi des images d’Epinal des villes des US.

Panneaux à l’entrée de Tusayan

Il y a aussi la présence du drapeau américain qui est omniprésent, et absolument partout. Cela fait forcément un peu bizarre, surtout que pour nous l’utilisation du drapeau français est assez homéopathique, ou passerait plutôt pour un nationalisme aux relents de pétainisme carrément nauséabonds. Mais c’est bien l’une des particularités des USA, et c’est tout à fait respectable.

Drapeau américain à Tusayan

Nous étions logés au « Grand Hotel », mais en arrivant nous nous sommes regardés avec A., et c’était évident, il s’agissait plutôt du « Great Northern » de « Twin Peaks ». La décoration intérieure et le personnel ont achevé de nous convaincre que nous étions bien dans un épisode de Twin Peaks. Me voilà dans le lobby :

The Grand Hotel - Tusayan AZ

L’endroit est complètement surréaliste, tout en bois, kitschissime avec ses animaux empaillés, son personnel qui a vraiment l’air droit sorti d’un film de Lynch, et le pire c’est le restaurant avec l’animation folklorique. Nous avons eu droit aux faux indiens qui dansent la gigue, et aux vrais cowboys qui jouent du banjo… Mémorable !! La bouffe était dégueue, le café… américain, et les serveuses…lynchiennes !!

Mais bon, à quelques kilomètres de là, nous avons passé une soirée et une journée à découvrir le Grand Canyon. Et là, oui c’est juste une grande claque dans la gueule. Mein gott, que c’est grand, que c’est beau et impressionnant. D’ailleurs, toutes les photos sont ratées dans le sens où il est impossible d’en saisir l’ampleur, les couleurs et la variété de relief. Il aurait d’ailleurs fallu rester plus longtemps pour faire une randonnée, pour découvrir toutes ses particularités, et vraiment profiter de la qualité du parc.

Le Grand Canyon, Arizona.

Malgré tout, nous avons fait une grande promenade le long d’un des « bords » ainsi qu’un survol en hélicoptère, et tant de beauté laisse songeur.

On se demandait pourquoi un voile bleuté venait rendre moins « net » le panorama, et contre toute attente, l’endroit est sujet à une pollution atmosphérique assez conséquente. C’est terrible de se dire que dans un cadre naturel et presque sauvage, on est encore poursuivi par la pollution urbaine. Cela n’empêche pas de pleinement profiter de ces visions qui ne cessent de changer de couleurs selon les heures de la journée, des panoramas qui nous font nous sentir tout petit petit.

Le Grand Canyon, Arizona.

Jeudi 01 Mai 2008

Matooyage Cars

Classé dans: Matooyage — @ 22:14:54

Aaaaah déjà jeudi, et je n’ai rien écrit depuis des jours. C’est terrible, j’ose même pendre des vacances de blog !!! :mrgreen: Et encore, je me permets de rectifier la publication du décalage horaire, et gagner ainsi neuf heures. Arf.

Nous avons quitté Los Angeles mardi matin, et nous avons entamé notre long périple vers l’Arizona et le Grand Canyon. Nous avons bien mis 9 heures à atteindre notre but, 9 heures de Road Movie à travers les étendues américaines qu’on n’a vu dans les films, et que j’ai retrouvées avec un plaisir non dissimulé.

Il suffit de rouler le long de ces autoroutes longilignes, avec des images de désert plus ou moins caillouteux, où quelques arbustes subsistent, et que seul le long ruban d’asphalte vient chirurgicalement découper. La magie opère immédiatement, et la musique aide un peu, c’est vrai…



Anabase* - Les grands axes américains

Nous nous sommes arrêtés un peu au hasard de notre faim dans une des villes qui borde l’autoroute, la ville de Ludlow. Et là, on voit bien qu’il y avait autre chose avant, on sent bien que la route 66 avait fait de cet endroit une étape qui justifiait des commerces et de la « vie », tandis que l’autoroute a fait place à quelques baraques qui subsistent de quelques touristes et routiers familiers de l’endroit.

En effet, à quelques encablures du Ludlow « moderne », on trouve les reliques et restes archéologiques des magasins de la « belle époque » de la route 66.

La route 66 à Ludlow

Maison abandonnée à Ludlow

Cela n’est pas sans faire penser à « Cars », dont on pourrait croire que certains personnages locaux ont pu inspirer des protagonistes du film.

Une voiture à Ludlow

Martin  de “Cars”

J’aurais pu aussi titrer le post « Thelma et Louise », mais bon notre fin de voyage était moins définitive. ;-)

Lundi 28 Avril 2008

Matooyage L.A. Confidential

Classé dans: Matooyage — @ 23:47:36

Ah je comprends mieux pourquoi tout le monde m’a demandé ce que j’allais faire à Los Angeles… En effet, à part faire du shopping, on ne peut pas dire que ce soit la ville la plus intéressante de l’univers. Hier, nous avons pas mal arpenté cette gigantesque cité, histoire de passer dans les endroits « immanquables ». Et c’était bien les trucs touristiques à faire, mais clairement une fois suffira. On y retourne en fin de semaine, et là nous irons visiter le MOCA et le Getty Center.

Nous avons passé une journée très plaisante à se balader en voiture pour balayer les standards de Hollywood, et aussi reconnaître les « spots » les plus célèbres de kyrielles de films. Et en figure de proue, je voulais aller faire ma petite photo du signe Hollywood dans les collines de L.A. !! C’est marrant de constater le manque de transition total entre la nature presque sauvage des parcs et des endroits inhabités, qui jouxtent une ville vraiment très urbaine.

Signe Hollywood

Evidemment, nous sommes allés en reconnaissance sur Rodeo Drive pour aller faire nos « Pretty Woman ». C’est juste une petite rue assez banale, avec quelques belles devantures, et des autochtones bien idoines.

Magasins sur Rodeo drive

Ca magasine sur Rodeo drive !!

Et puis Hollywood, c’est Hollywood Boulevard et son Walk of Fame ! Donc nous avons suivi les étoiles, nous sommes passés devant le Chinese Theatre… Ok, ok, ce n’est pas plus passionnant que cela, je vous confirme.

Walk of fame - Hollywood Boulevard

Chinese Theatre - Hollywood Boulevard

Nous avons suivi Mulholland Drive, qui nous a emmené dans une grande promenade dans les collines de Los Angeles. C’est marrant, je trouve que ce coin, et plus loin Topanga Canyon, ressemble pas mal aux Corbières !! :mrgreen: Mais bon c’est aussi le film de Lynch, ou encore les randonnées de Ruth dans « Six Feet Under », et tout un tas de références qui suffisent à exciter mes méninges… En plus de procurer une superbe vue sur la vallée !

Vue de Mulholland Drive

Aujourd’hui, c’était visite des studios Universal. Donc une journée délibérément dédiée aux loisirs puérils et au genre « parc d’attraction ». C’était plutôt sympa au final, même si ça ne m’a pas non plus complètement conquis ou émerveillé.

Entrée des Universal Studios

Disons que j’espérais un peu plus de respect et de références au cinéma en tant que 7ème Art, alors qu’il s’agit tout simplement d’une exploitation basiquement disneyienne de quelques personnages de film, et d’une mise en valeur de blockbusters. On dirait que tout ce qui compte, et qui fait un bon film, c’est l’action et rien que l’action. Rien sur le jeu, la mise en scène, le scénario et tout ce qui fait du cinéma un art à part entière. Là c’est la seule facette industrielle qui paraît avoir été retenue.

Mais comme d’habitude, le show à l’américaine est de grande qualité, et on ne s’ennuie pas du tout. D’ailleurs, j’ai été agréablement surpris par quelques attractions dont les comédiens/animateurs n’étaient pas du tout servis à la sauce Disney, mais parfois au contraire assez irrévérencieux et trashy. Et les thématiques du parc peuvent être très efficaces, comme la reprise des dinosaures de Jurassic Parc, qui ne peut que bien fonctionner !

Le dinosaure de Hollywood !!!

Mais bon, nous partons demain pour le Grand Canyon, et j’ai hâte de voir ça !! De toute façon, je retiens aussi d’ici la vue de quelques cieux de Santa Monica, ou bien du soleil couchant sur le Pier. C’est si romantique en plus. ;-)

Palmiers à Santa Monica

Pier de Santa Monica

Pier de Santa Monica

Dimanche 27 Avril 2008

Matooyage La loi de Los angeles

Classé dans: Matooyage — @ 16:39:46

Evidemment, je me suis réveillé, frais comme un gardon, à partir de 6h. J’ai tenu jusque 7h, mais bon à 7h30 je m’habillais pour aller à la découverte des environs. Et pourtant, j’ai réussi à rester éveillé jusque minuit hier soir, mais bon le décalage horaire c’est fatal ! Mon chéri m’a intronisé dans le milieu gay hier soir, en allant faire un tour dans les bars de West Hollywood : the Abbey, Rage, East-West etc.

Les mecs sont plutôt pas mal dans l’ensemble, et le « eye contact » fonctionne bien. ;-) Je m’attendais à beaucoup plus de clones que cela. Evidemment ça change selon les endroits, mais je n’ai pas vu que des bodybuildés ou modèles Falcon. Il y a aussi un mélange très homogène de blacks, asiatiques ou latinos. Beaucoup plus mixé que mes souvenirs de New York, où les communautés sont très marquées dans le milieu gay.

Nous allons pouvoir franchement démarrer notre séjour, en vadrouillant un peu dans les rues et quartiers de Los Angeles. Ensuite, nous avons prévu d’aller sur Las Vegas et le Grand Canyon, et peut-être d’autres trucs. A L.A., nous devons nous rendre au MOCA et au Getty Center, les studios ciné aussi et peut-être Disney… A voir ! A. connaît très bien le coin pour venir y bosser plusieurs fois par an, donc nous n’avons pas de programme très bien défini.

Là je surfe gentiment sous les palmiers avec mon eee-pc, incorrigible blogeur que je suis, et accroc notoire au web. :mrgreen:

Voilà donc quelque images de Santa Monica (où se trouve l’hôtel) le matin à 8h un dimanche…

Les palmiers le long de Ocean Avenue à Santa Monica

Panneaux sur Ocean avenue, Santa Monica.

Le Pier de Santa Monica

Samedi 26 Avril 2008

Matooyage A la conquête de l’Ouest

Classé dans: Matooyage — @ 08:16:45

Dans quelques minutes, je quitte mon appartement. Mes bagages sont prêts, et si tout va bien dans une dizaine d’heure je retrouve mon chérichou à l’aéroport de Los Angeles. Oh yeaaaah ! Nous allons passer une bonne semaine à nous la couler douce en cet Ouest américain dont j’ai tant entendu parler. Pas de San Francisco pour cette fois malheureusement, mais A. bossait à Los Angeles la semaine passée, donc on s’est dit que ça valait le coup de se rejoindre là. On va aussi aller faire un tour dans le coin… ;-)

En tant que président des Pédés, je me devais d’aller faire valoir mon titre aux USA !! Donc je vais tenter de devenir President of the Gays. D’ailleurs, je vous présente mon directeur de campagne :

Mon directeur de campagne

Convaincant non ? On a voulu joué sur le thème patriote et beau cul, c’est pas mal non ? J’espère que mon lectorat va y être sensible !

A bientôt pour plus de nouvelles… Vous me connaissez, avec toutes ces heures d’avion, je vais avoir le temps pour écrire, écrire, écrire…

A vous les studios !

Dimanche 20 Avril 2008

Matage Matooyage All my friends are gay!

Classé dans: Matage, Matooyage — @ 20:13:54

Me revoilà. :mrgreen:

Oh là là, en plus j’ai tout un tas de posts chiants dans mes poches : des bouquins, des spectacles, des musées… Huhuhu. Mais revenons à nos moutons ! J’ai donc été très occupé cette semaine, et jeudi et vendredi, j’étais en « séminaire » dans un lieu verdoyant à deux pas de Paris. Eh ouai, ça continue, encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord. (Oh mon dieu, vous avez remarqué qui je cite ? Il faut vraiment que je prenne des vacances !)

La salle était pleine de collègues, une trentaine venus de France et de Navarre, comme moi conviés à ce rendez-vous très corporÊte. Nous avions commencé la réunion à 9h du matin, et il y avait quelques places de libre, dont une à ma gauche. Vers 11h, on entend un « toc toc » à la porte. Cela me sort de la torpeur provoquée par deux bonnes heures de pôvrepoint, qui tentait de m’inculquer le pourquoi du comment de ma présence en ces lieux. Et voilà qu’une retardataire arrive tout sourire comme si de rien n’était. Elle lance un bonjour jovial, s’excuse de son retard, et jette un coup d’oeil circulaire.

Je ne sais pas pourquoi, mais elle est venue s’installer « par hasard » à ma gauche. V. qui est commerciale sur Nîmes se présente rapidement à moi. Nous commençons à papoter, et je sens qu’elle va me plaire cette nana. Cela a l’air réciproque car nous ne mettons que quelques minutes avant de tailler un costard à l’orateur, critiquer un voisin zélé, commenter la tenue d’une autre, ou se raconter nos vies. Ah là là, c’est quand même dingue ce genre de trucs. Et je me dis en moi-même : « Cette nana est l’incarnation même de la fille à pédés !! ».

Quand elle sort son gloss et son repulpant à lèvres Dior, je crois que j’ai rencontré ma meilleure amie de la journée. Elle hallucine quand je la complimente pour son bon goût en terme de maquillage. Elle me parle de son mari, de sa petite fille, de ce nouveau boulot, et patati patata. Et puis, la journée passe, les ateliers se succèdent, et nous faisons plus ample connaissance.

Dans l’après-midi, on discute pendant une présentation lambda sur des aspects financiers ou marketing ou sur le climat du Gabon, et elle m’explique que le soir même elle doit rejoindre son meilleur ami sur Paris. Oui oui, son meilleur ami habite à Paris, il est génial, super cool, elle adore sortir avec, et tous ses potes. Son meilleur ami pourrait même dormir avec elle à l’hôtel s’il est trop fatigué pour rentrer, car elle me confie que son mari n’est pas jaloux, et n’en a aucune raison. Ah oui, je vois… Elle finit par me dire qu’elle adore passer des soirées avec son meilleur ami et le petit copain de ce dernier et blablabla. * JE LE SAVAIS !!!! *

Moi ça m’amuse, alors je ne réponds rien à ça. Je dodeline gentiment, en posant des questions sur sa soirée, et en continuant à bavasser de tout et de rien. C’est le lendemain, alors que nous venons de finir un exercice en groupe, qu’on prend un café et elle me dit : « Oh c’est marrant mais vraiment je t’aime bien, j’accroche super bien avec toi. C’est naturel de te parler. C’est vraiment sympa. ». Et là, je lui dis tout de go : « Mais c’est normal ma chérie, tu es une fille à pédés !! ».

Elle me fait un grand sourire, et elle me dit : « JE LE SAVAIS ! ». C’est terrible mais tout mes amis sont gays, c’est quand même dingue, à chaque fois il m’arrive la même chose. Je lui ai expliqué que c’est comme dans « Heroes », c’est son super pouvoir de mutante. Huhuhu.

Après, j’ai eu droit à toutes les questions sur chérichou, et plein de détails sur son meilleur ami, et tous ses meilleurs amis phallophiles. ;-)

Quand elle m’a dit « Tous mes amis sont gays ! », j’ai pensé à Edina (de la série AbFab pour les trop jeunes ou les trop vieux) dont c’était la phrase qui m’avait fait mourir de rire à l’époque. « All my friends are gay! ALL MY FRIENDS ARE GAYS! » dit-elle à sa fille. J’ai essayé de retrouvé la vidéo, mais impossible de remettre la main dessus. Et lorsque je fais quelques recherches, il est mentionné que c’est dans l’épisode « Magazine ». Je me le suis regardé en long, en large et en travers mais pas de « All my friends are gay! ». Dommage… Si quelqu’un se souvient de l’épisode, qu’il me fasse signe !

Je repensais aussi à quelques jeunots à qui j’ai récemment parlé, et qui ouvraient les yeux grands comme une soucoupe, car « AbFab – Absolutely Fabulous » pour eux ne veut rien dire du tout (ou alors une vieille soirée au Queen où ils ne sont jamais allés). Aaaaah mein gott, un truc si queer et déjanté, c’est terrible que ça disparaisse comme ça de notre pédéculture.

Donc pour illustrer un peu cet article, et montrer l’ambiance et l’esprit de la série, voilà un extrait que j’adore, et qui figure Edina et Saffron (c’est sa fille). En gros, les rôles sont opposées, c’est-à-dire que la mère est délurée, droguée, fashion-victim, sex-addict et la fille est posée, intello et sérieuse. La mère vient de rentrer d’une nuit de baise avec un amant, et sa fille la chope en flag. Alors que cette dernière interroge sa mère sur ses frasques de la veille et est choquée, Edina lui parle de sa vie sexuelle…

Bon, je me suis fait chier à taper les sous-titres pour les non-anglophones, alors regardez-le !!! En matière de coming-out, c’est un extrait assez désopilant et qui est, pour moi, resté dans les annales.

Mardi 08 Avril 2008

Matooyage Tempus fugit

Classé dans: Matooyage — @ 22:36:39

J’aime bien les photos de mariage. Elles racontent toujours un tas de trucs, que ce soit celles de famille, ou avec les amis, on y perçoit toujours plein de détails qui rappellent des histoires, des connections, des époques, ou marquent simplement des évolutions. J’aime bien regarder celles de mes grands-parents, oncles et tantes ou cousins, car on voit mes parents tout jeunots, voire pas encore nés, et d’autres gens de la famille. Les styles vestimentaires et même le style des photos tout court donnent quelques indications sur le « standing » du mariage, et ce sont les seules photos où les gens posent et se montrent vraiment, souvent les seuls clichés où l’on a vraiment le loisir d’observer leurs visages avec précisions.

Je me suis remémoré les photographies qui nous montrent ainsi avec mes parents, et j’en ai dégoté trois. Trois images qui réalisent un instantané de ma famille nucléaire à moi : papa, maman, frangin. Etrangement, ces trois moments ont été saisis à des distances assez « rondes », 1973, 1984 et 2003. Il y en a peut-être eu d’autres, car je me remémore d’autres occasions nuptiales, mais je ne dois pas avoir les photos ou bien mes parents ne les avaient pas achetées.

Mais commençons par le commencement, d’abord il y eu pÔpa et mÔman.

Mariage papa et maman en 1973

Ah là là, trois ans avant ma naissance, ils avaient 23 ans… C’est chelou de les voir comme ça… si jeunes, si minces, si beaux ! C’est étrange aussi de se dire qu’ils ont presque dix ans de moins que moi aujourd’hui !! Huhuhu. J’aime bien le noir et blanc, et le côté un peu cheap du décor, maman dans sa robe de mariage Tati, et mon papa dont les traits là sont tellement proches des miens, tandis que c’est dans les yeux de maman que j’ai manifestement puisé mon regard.

Et puis, on fait un courte pression sur le FastForward : allez hop, plus dix ans ! 1984, le mariage d’un cousin, j’avais 8 ans, mes parents 34, et mon frangin 10.

Mariage d’un cousin en 1984.

Aaaah les années 80… Les beaux ongles vernis de maman, et la moustache fringante de papa, ma première montre à quartz rouge que j’avais eu pour ton anniversaire quinze jours avant, et nos fringues assortis à mon frère et moi. Cette image me rappelle tout un tas de souvenirs à la con… J’aime beaucoup les visages de mes parents sur cette photo.

Allez, un ultime FastForward, mais il faut laisser courir un peu… sur vingt ans ! Le mariage de ma cousine en 2003 si ma mémoire n’est pas trop défaillante. Mes parents ont donc 53 ans, mon frangin 29, et moi 27. Waow, les changements ! Les générations qui se succèdent ne sont jamais autant apparentes que sur les photos de mariage.

Mariage de ma cousine en 2003.

Bah là, on est presque aujourd’hui, même si les altérations, le vieillissement, les changements se poursuivent. (Le métissage aussi, car mes cousines ont choisi de continuer dans cette bonne habitude familiale, de mélanger les origines !!)

Je ne désespère pas être sur la prochaine photo de mariage en famille, pour MON mariage ! :mrgreen:

Jeudi 03 Avril 2008

Matooyage 5

Classé dans: Matooyage — Tags: @ 23:01:11

Ouai m’sieur dame, même que ça fait cinq ans que je tiens ce blog. Mazette !! CINQ ANS !! Qui l’eût cru !?

Hier c’était marrant, j’étais à une avant-première pour blogueurs, recommandé par MÔssieur Prland, et j’ai papoté avec les quelques personnes présentes. Les gens étaient assez impressionnés d’être invité par « Pathé » en tant que des presque journalistes, en tout cas de grands privilégiés, et tous disaient en sortant de la salle que c’était « top super cool bien génial parfait » comme film. Et moi bien sûr, je disais juste… ce que j’en pensais VRAIMENT. Et c’était juste disons… un peu plus contrasté comme opinion. Arf. Et encore je sais que je me fais toujours avoir, un peu comme pour l’affaire « David Nolande » où je m’étais fait épingler, je sais que je vais être plus gentil que je ne devrais être. Aaaah comme je comprends les journalistes qui sont invités à droite et à gauche et qui doivent avoir du mal à lutter contre le copinages lorsqu’il faut rendre son avis « objectif » au lectorat.

Bref, hier donc je commence à papoter avec deux sympathiques jeunes filles. Bon pas si sympas que ça au premier abord, car y’en a une qui m’a vouvoyé genre « Bonjour monsieur, vous voulez vous assoir ? ». La salooooope ! Donc je l’ai menacé de lui jeter mon verre à la gueule si elle continuait. Heureusement ça l’a calmé direct. Ah c’est relou de porter des costumes, ça fait tout de suite vieux mec (je dis ça, mais j’étais le plus vieux de l’assemblée je pense, arfff) :mrgreen: Bref bref (car je l’ai déjà dit, mais vous savez bien, je suis tout sauf concis, j’adore digresser), on se fait les habituelles blogopolitesses « Ah ouai c’est quoi ton blog, tu y dis quoi, tu blogues depuis quand, ah oui ça me dit quelque-chose j’ai déjà dû surfé dessus ?! ». Et par le plus grand des hasards, l’une des deux me connaissait par Jarod_ avec qui elle joue sur le ouèbe. Ah là là, le monde il est tout petit.

Et voilà t’y pas que l’autre nana me demande ce que je fais dans la vraie vie pour de vrai. Je m’exécute et révèle mon identité secrète, et elle me dit que c’est marrant mais qu’elle doit bosser pour des collègues à moi. Finalement, quand j’entends le nom de sa boite, je l’informe que, pire que ça, elle bosse pour moi !! Son interlocuteur n’est autre qu’un de mes collaborateurs-esclaves. Yeaaah comment je suis trop un boss moi vous savez. Donc les deux me « connaissaient » mais sous deux « identités » différentes. Je venais juste de m’exclamer que ça avait beau être un « film de filles », que j’étais un gros pédé et donc que c’était pareil, ça aurait du me plaire !!! Et dire que je suis à peine moins « obvious » au boulot. :mrgreen:

A travers cette anecdote, on peut lire une partie de ce que j’aime dans les blogs et les blogueurs, et les blogueuses (même si j’ai avoué que j’aimais pas trop lire de blogs de nana, mais un peu quand même). Depuis cinq ans, je n’arrête pas de rencontrer des gens, et les réseaux se croisent se pénètrent, et s’intersectent avec plus ou moins de bonheur. Je ne suis toujours pas lassé de cette opportunité d’échange et de communication !

Mais certains ont trop limité le blog à cette seule utilité, on dirait, ce qui explique qu’on ouvre aujourd’hui un blog principalement pour « exister ». Du coup, certains clairement ne l’entretiennent que pour dialoguer et commenter (pour ne pas dire « buzzer ») avec d’autres, mais leurs contenus sont proches du néant. Or ce que j’aime dans les blogs, et ce que j’y reconnais de fabuleux, c’est la manière dont on produit de la valeur, dont on crée des choses (textes, sons, vidéos) ex-nihilo ou bien ex-un truc déjà existant. Même ceux qui ne parlent que web 2.0 ou qui ne reprennent que les actualités qu’on retrouve déjà sur 1347 site web connexes, dès le moment où ils commentent, où ils s’impliquent et rajoutent un petit truc en plus, bah je trouve ça cool.

Bon depuis 5 ans, les choses ont changé… Ok ok. Mais à l’époque, certains vieux de la vieille disaient déjà la même chose. Donc vous ne m’entendrez pas seriner de « c’était mieux avant », de toute façon la moyenne d’un blogueur c’est quoi ? Six mois ou un an maximum ? Bah, ils ont tôt fait de disparaître et d’être oublié. Ca aussi c’est un truc dingue, on peut, dans ce milieu, se retrouver au firmament pendant quelques temps, et totalement disparaître des esprits en quelques mois.

La semaine dernière, je suis tombé sur « Paumé » au Centre Pompidou, et je lui disais justement que je trouvais ça fou en comparaison des passions qu’il avait suscitées pendant bien deux ans.

Heureusement que je n’ai jamais basé mon blog sur une popularité quelconque, sinon je n’aurais ni commencé, ni continué. Heureusement aussi que j’ai d’abord voulu, et je continue, écrire pour moi, et utiliser cet endroit comme chronique de mes sorties et passes-temps culturels. Je ne regarde pour ainsi dire jamais mes stats, une fois tous les quinze jours pour regarder où j’en suis, et je surveille juste les liens référants. Je sais bien que certains préfèrent quand je parle de moi, de mes amours, mes plans culs et ma famille déglingué, mais si je le faisais tous les jours, je deviendrais ouf moi !!! :mrgreen:

Et sinon mon cri de ralliement reste valable : Blig blog blug blag !!!

Et pourtant, je poste moins, et j’ai moins de temps à consacrer à ce type d’écriture, et ça me fait bien chier… Mais bon, pas le choix…

Depuis 5 ans, le blog s’est donc bien démocratisé, a été largement récupéré par les chantres du marketing pour le meilleur et pour le pire, par les skyblogueurs (contre lesquels je n’ai jamais pesté parce que je trouve qu’ils ont largement leur place dans la blogosphère), et toute une génération de d’jeun’s qui ont leurs qualités et leurs défauts. De toute façon, quand on commence à s’approcher d’un phénomène, quel qu’il soit, il devient rapidement impossible d’en tirer des généralités. On se rend trop rapidement compte que les individus sont par définition uniques. Hé hé, quelle conclusion, attendez je m’arrête deux secondes, je trouve que suis balèze là. Mais c’est vrai que lorsqu’on me connaît un peu, on n’arrive moins facilement à me taxer de « seulement » pédéblogeur, ou culturoblogueur ou cinéblogueur etc. Alors que de loin, les raccourcis des articles de journaux m’ont souvent bien fait frémir.

Ce qui me peine souvent quand je lis des blogueurs un peu verts, c’est de lire leur terrible envie d’être lu et commenté (surtout), lié et donc « reconnu ». Et certains ont l’air de vraiment souffrir de leur impopularité. Ah là là, c’est dommage. Et dès que j’entends des grincheux qui parlent de jeunes qui ne savent pas écrire ou qui ne sont pas créatifs… Merde alors !! Quand on lit des Gonzague ou des MonsieurDream, ou bien encore de jeunes loups talentueux (et têtes à claques comme on aime) comme un Macsym, ça réconcilie avec ces blogueurs nés à la fin des années 80 (Bande de chacals !!!!). Mais j’espère que vous vous ferez pas manger tout cru par les grands méchants loups… Gaffe les petits blogueurchoux (oui c’est mon côté vieille tata protectrice).

Et chez les pédéblogueurs, ça bouge aussi dans ce même sens. Logique, hé hé hé. Gauthier continue à nous régaler de ses scabreuses aventures, tandis que Procellus maintient une qualité d’écriture et d’humour qui me laisse toujours pantois. Et puis y’a quelques nouveaux arrivants prometteurs qui tous les jours viennent enrichir mon déjà énoooorme agrégateur…

Bon allez, j’ai assez tchatché pour cet anniversaire. Putain que le temps passe. Je me demande bien combien de temps je vais encore tenir. Mais bon… we’ll see. ;-)

Samedi 29 Mars 2008

Matooyage Matoo le bricolo triomphe, et repart en croisade !

Classé dans: Matooyage — @ 20:17:33

Vous vous souvenez peut-être que la dernière fois que j’ai voulu poser une tringle à rideaux devant ma porte, j’ai eu comme un problème…

Eh bien, je suis très fier de vous dire que 4 mois et quelques jours après cette funeste tentative… Après tout un temps de réflexions, de tests, de mesures savantes, d’achats répétés et inutiles, de l’apport intellectuel des meilleurs ingénieurs européens, de l’assistance d’une équipe du CNRS spécialement détachée pour mon épineux cas, ça y est j’ai enfin trouvé !!!!!!

Mon beau et fier rideau de porte !!!

Bon on me l’avait déjà audacieusement conseillé, mais cette merveilleuse invention de la barre de douche adaptable, genre elle s’étend entre deux murs, et hop un coup à gauche elle se coince, m’a permis d’accomplir ce miraculeux exercice de bricolage. Et voilà que ça tient bien, que c’est tout à fait seyant, et que je suis super fort !!! Ouééééé ! :mrgreen:

Maintenant, je dois continuer sur cette lancée, parce qu’il m’est arrivé une tuile ce matin à 6h30. Pfff. Alors que je fuyais la chambre nuptiale où mon chérichou faisait trembler les murs de son ronflement richterien, j’ai déplié mon futon pour y dormir en paix. C’est encore un coup de Frog et Rhino qui l’ont fait boire sans soif à notre karaogay de l’Enchanteur d’hier soir. Il m’a rejoint tout amoureux et imbibé à 6h, et un quart d’heure après il vrombissait comme un B52. Huhuhu.

Et en fermant les volets, histoire de continuer ma nuit en toute quiétude, j’ai du un peu trop tirer sur les rideaux, et paf : je me suis pris ma tringle à rideaux sur la tronche. Aaaah ce n’est pas comme si c’était la première fois. Mais il faut avouer que faire tenir les attaches avec des clous, ce n’est pas une fixation des plus robustes et idoines. Pour que vous compreniez à quel point, il est dangereux de venir dîner chez moi, voilà l’image de l’attache restante.

Attache à rideaux…

Et le mur ravagé qui en est maintenant dépourvu.

mur défoncé… :’(

Ouai bon je sais, j’ai un peu bousillé le mur AUSSI ! Mais bon, c’est que ce n’est pas facile de clouer des attaches comme çaaaa ! Donc il faut clouer pas mal, et taper pour les plier et tout et tout. D’accooooord, oui j’ai honte, j’ai honte. :mrgreen:

Donc voilà ma future mission « bricolo », je vais acheter de plus gros clous !!! Ou alors je vais clouer directement les rideaux au mur… Ou bien je pourrais peut-être renoncer aux rideaux ? Bref, on verra dans quelques mois, le temps que la situation se décante, et que les ingénieurs du CEA me viennent en aide ! :mrgreen:

Jeudi 27 Mars 2008

Ecoutage Matooyage Loukoum adoré

Classé dans: Ecoutage, Matooyage — @ 23:24:19

Dans le métro ce soir, s’est assis en face de moi un reubeu. Mais alors un reubeu !!!! Un mec ouf de ouf qu’il était beau à tomber sur les rails électrifiés !! D’ailleurs il devait être métisse, encore un des mélanges béni des dieux, ça devait être un italo-marocain avec une once de tchèque ou quelque-chose comme ça. Bref, la bombe dans toute sa splendeur, dans toute sa beauté, avec un regard adorable en plus, à la fois doux et chaud, avec de longs cils et des yeux d’un noir insondables. Equipé d’une bouche qui esquisse naturellement un sourire, de lèvres légèrement ourlées, il était très masculin, et en même temps pas “rugueux” ou avec un air teubé.

D’ailleurs, la nana à côté de moi pensait comme moi, il suffisait de voir son regard vers le bellâtre. Elle l’aurait épousé sur le champ !! (Alors que moi j’aurais d’abord répudié mon chérichou par sms, je suis un mec correct. Huhu.)

Et voilà que la musique qui trottait dans ma tête enchaîne sur cela :



Princesse Arabe - Claire Diterzi

Naturellement, j’ai instinctivement (c’est pas ma fauuuuute, c’est la musique) inclus mon joli brin de brun dans mon clip intérieur. Moi évidemment, j’étais la princesse arabe, et il m’appelait son Oum Kalsoum, son loukoum adoré. Ah ah ah, j’adooooore ce genre de trip. Du coup, je me marrais comme un con en écoutant ma chanson.

Bref, la rêverie ferroviaire ne me quitte toujours pas. :mrgreen:

Mercredi 26 Mars 2008

Matooyage Des palmiers et des hommes…

Classé dans: Matooyage — @ 21:00:52

MOUAHAHAHAAHAHAHA !!

Vous vous souvenez certainement que j’ai raconté comment j’ai passé quatre jours à Tozeur, en Tunisie, avec le boulot il y a deux semaines. J’ai notamment évoqué cette mémorable « activité solidaire » qui a consisté à planter des plants de palmier. Allez je me permets même de me citer :

Nous nous sommes rendus dans une palmeraie, où nous avions 70 plants de palmier à planter pour un propriétaire qui avait bien besoin d’un coup de main. A vrai dire, c’est le genre de tourisme, dit « solidaire », que je trouve tout à fait admirable quand ce sont des gens motivés et qui se donnent à fond dans cette activité altruiste et vraiment dépaysante. Et je suis vraiment content que nous ayons acheté 70 plants pour cette personne qui nous a accueillis dans sa palmeraie. Mais là il s’agissait de 70 péquenots européens qui étaient là en dilettante, et qui se marraient en faisant ça avec les pauvres outils locaux. J’ai trouvé que c’était vraiment du foutage de gueule, et encore plus quand notre GO nous galvanisait en disant que c’était un jour spécial pour le mec de la palmeraie, et que cet acte de générosité le marquerait toute sa vie etc. La condescendance des européens n’a pas de limite dans ces cas-là… Et si en plus on y est encouragé !

De temps en temps, un des ouvriers agricoles, pieds nus, prenait la place pour nous montrer comment en trois minutes il creusait le trou pour y déposer le plant. Et tout le monde se prenait en photo, car c’était vraiment LE cliché à rapporter… Mais bon encore une fois, une fois de plus, je regardais plutôt autour de moi, en refusant de participer à cette mascarade.

Voilà, oui bon ok, je faisais encore ma Daria… Mais ce que je ne vous ai pas dit, c’est qu’il y avait un des mecs d’une agence de Nancy qui était correspondant pour la communication interne. Autrement dit, il a récupéré plusieurs témoignages en enregistrant les gens, et ensuite ils ont écrit un petit article sur le séjour. Sympa, sympa !!

Et voilà que le soir même du plantage de palmiers, le gars vient nous voir avec mes collègues, et nous demandent si on veut bien parler de ce qu’on pense du voyage. Tout le monde me regarde, et me voilà propulsé porte-parole… Aheum… Je préviens le gars : « Nan mais je ne suis pas le meilleur des exemples tu sais… J’ai une opinion assez cynique et tranchée de la situation… Je ne crois pas que ça passerait, ou même qu’on me comprendra bien… ». Evidemment l’autre était tout excité : « Oh nan nan c’est cool, c’est bien d’avoir des avis différents et puis je vais essayer de te convaincre du contraire ! ».

Donc j’ai expliqué mon point de vue… En gros, un peu comme dans mon post, j’ai expliqué que l’idée de contribuer à l’achat de plants de palmier pour un type qui en avait besoin était très bien. Et puis, j’ai enchaîné sur la manière dont nous, les petits blancs néo-colons, nous avions sali nos petits bermudas pendant deux heures pour faire joujou, tandis que des gens essayaient vraiment de travailler et de subsister. Et donc que cela n’avait rien à voir avec une quelconque vision de tourisme solidaire, mais encore une fois un « événement » dans notre Disneyland de voyage, ce qui m’avait choqué et rendu honteux.

Bizarrement, il n’a pas essayé de me convaincre du contraire… Il est plutôt resté coi. J’ai fini l’enregistrement en rigolant, en me disant que j’allais me faire virer moi avec mes idées révolutionnaires néo-bolchéviques. Mais c’était sans compter l’audace des rédacteurs de la com’, et l’incroyable retranscription et utilisation de mes propos.

Des palmiers et des hommes… dans l’intranet !!

Et bah voilà. J’ai hâte de voir l’article dans l’intranet du Groupe !!! :mrgreen:

Dimanche 23 Mars 2008

Matooyage Rencontre pascale

Classé dans: Matooyage — @ 21:19:40

Pâques a toujours été une fête assez importante dans ma famille. Malgré le fait de le célébrer dans un cadre totalement agnostique ou même athée, on se rassemble, on se fait un gigot, on attend les cloches, et on cherche les poules et les lapins en chocolat dans le jardin de ma grand-mère.

Comme il n’y a pas encore de petits-enfants pour mes parents (je crois que j’en aurais même avant mon frangin, si ça continue…), c’est un peu moins drôle mais j’y tiens tout de même. Tous les ans donc, on se fait un déjeuner de oufs, et je repars avec mes Kinders. :mrgreen:

Et puis, ma môman est quand même la meilleure des mômans, il faut l’avouer.

- Allo Mathieu ? C’est maman. Tu viens dimanche de Pâques pour déjeuner, ou bien vous êtes peut-être en week-end avec Alex ?
- Ah nan, nan, pas de problème, je comptais venir à la maison pour Pâques.
- Bon mais tu sais ce serait bien si tu venais avec Alex. Depuis le temps, j’aimerais bien le connaître moi. Et puis, Pâques c’est une bonne occasion.
- Ah… ouai, ouai cool, je vais lui demander.
- Très bien, ça me fait super plaisir si vous pouviez venir tous les deux.

Et comme cela, nous sommes allés toute à l’heure à Osny, et mon chérichou a fait connaissance avec môman, pôpa, mon frère, ma grande-tante et un oncle et une tante. Et c’était vachement bien. On a bien mangé, bien ri, bien papoté et supporté ma grande-tante (ses impôts, ses jeunes années dans la zone, à la bute aux cailles, sur le boulevard Richard Lenoir, les barreaux de la salle de bain trop peu rapprochés et qui lui font risquer le viol tous les jours etc.).

J’ai de la chance que cela soit si simple, si évident, si harmonieux finalement, alors que je décris régulièrement ma famille comme un gros noeud de névroses et de complications existentielles. Mais à ce niveau là, je suis verni, je n’ai jamais eu trop de problème avec ma pédésexualité, et absolument aucun souci à présenter mes petits-copains à ma famille.

Bon maintenant, mon oncle et ma tante vont répandre la nouvelle, et je vais avoir droit à des invitations en rafales de mes cousins et cousines. « On veut le voiiiiir nous aussi !!!!!! »

Jeudi 20 Mars 2008

Matooyage Traverser

Classé dans: Matooyage — @ 23:13:34

C’est marrant, tu pars à 6h30 du matin, tu prends le TGV gare de Lyon, tu arrives à bon port quelques heures plus tard, tu passes la journée là-bas, enfermé dans une salle climatisée, tu repars, tu reprends le TGV, tu prends une photo devant la gare.

Marseille, vue de la gare Saint Charles

Tu arrives à 21h15 à Paris, tu reprends le métro, tu arrives chez toi. Fatigue.

(Heureusement chérichou a fait une super salade : frisée, fenouil, cresson, pignon, noix… chèvres chaud sur toasts… dessert chocolachépakoi à tomber par terre. :love: )

Mardi 18 Mars 2008

Matooyage Quatre jours à Tozeur (Tunisie)

Classé dans: Matooyage — @ 22:27:26

Eh oui, c’est bien la première fois que je ne poste pas pendant autant de temps (et les derniers posts étaient tellement faciles que ça ne compte même pas). Boulot, boulot, boulot, qui me crève, crève, crève. J’ai passé les deux derniers week-end dans un contexte de boulot diamétralement opposé mais qui m’ont mis dans un drôle d’état de tension nerveuse. Sans coupure c’est difficile de tenir la route, surtout quand on aime sa vie privée, ses temps libres et ses loisirs récréatifs comme moi.

Il y a une semaine c’était un gros projet qui m’a fait bosser le week-end non-stop et m’avait déjà mis sur les rotules, et ce week-end donc un truc complètement différent. En effet, depuis jeudi et jusque dimanche soir, j’étais à Tozeur en Tunisie. Sympa non ? Oui, oui, comme ça oui. Mais j’y étais avec un groupe de collègues du boulot. Il s’agissait de quelques jours que nous avions gagné lors d’un « challenge commercial » comme il y en a beaucoup dans les entreprises. Et donc, nous étions deux grandes et glorieuses équipes à partir : la direction régionale de l’Est et nous (le web).

Je dois déjà dire que je n’étais pas super super chaud pour me barrer quatre jours avec le boulot. Je pensais à un cadeau un peu plus individualiste en fait, comme un objet ou un voyage « clef en main », mais pas un petit séjour en groupe comme cela. En outre, je sais bien qu’il est impossible de se sentir vraiment soi-même dans ce genre d’ambiance, parce que les boss étaient là, et que ça reste malgré tout le boulot. De plus, j’aime bien que les frontières soient nettes. Ok pour « Team Building » mais alors les jours ouvrés, sinon c’est avec mes potes ou ma famille que je passe mon temps libre, et que je prends du bon temps.

Donc non seulement, je suis parti quatre jours sans mon chérichéri, mais en plus je n’ai pas eu d’accès au web. C’est pas de la bonne lose ça hein ?

Je sais que certains vont me trouver difficile ou grognon ou pire, mais je vous assure que c’est simplement mon esprit critique et le simple exercice de mes valeurs personnelles qui a joué. Et je vais donner un avis qui inclut aussi bien les aspects positifs que négatifs de ce voyage. Je reconnais aussi que pas mal de ces défauts revêtent au final des qualités, au vu de l’organisation à déployer pour faire bouger les 70 personnes de ce groupe.

Premier point positif : Un putain de soleil et 35°C. Oh sa mère, sa race, comme c’était bon d’avoir trop chaud, de sentir cette atmosphère aride, de se délecter de nouveaux paysages, d’entendre parler arabe, et de savoir que je n’étais qu’à 300 kilomètres d’où mon grand-père était né, de l’autre côté de la frontière.

Mais bon, imaginez-moi pendant quatre jours avec une bonne bande d’hétéros, dont une belle brochettes de commerciaux bien kékés… Mein gott… Un voyage organisé avec un programme de malade, parfois un peu trop dense ou alors un peu mal pensé à mon goût, je n’ai pas été non plus surpris par quoi que ce soit dans l’attitude de mes congénères. Mais je vous rassure, je suis aussi passé pour un extraterrestre (cool !).

Il y avait certains désavantages au voyage organisé et au fait que c’était un truc un peu « boulot », mais aussi un « cadeau ». C’est une agence événementielle qui a tout manigancé, donc il fallait que ce soit un voyage assez riche (« exceptionnel »), pas vraiment glandage (c’est sérieux le boulot), et qui puisse coller à 70 pèlerins franchouillards. Aussi je ne jette pas la pierre quant au programme hyper-chargé (en gros 30 minutes de pause dans les quatre jours) ou bien les pousse-aux-culs un peu pénibles pour finir de bouffer et rentrer dans le 4×4 etc. Ce n’est pas ce dont je rêve, mais j’ai bien conscience que c’est assez stressant de réussir à ficeler un truc pareil, et chapeau pour cela.

Nous sommes donc arrivés jeudi midi à Tozeur, dans le sud de la Tunisie, une zone plutôt aride où percent des oasis et des palmeraies qui donnent un peu de fraîcheur et de verdure. Et là, nous avons été accueilli par une sorte de GO local. Tout à fait le genre de mec que je ne sens pas. Un tunisien qui n’a pas arrêté les blagues misogynes (les nanas qui ne savent pas se repérer, qui cherchent les magasins, sans oublier les blondes etc.), et c’est bien un point sur lequel je suis allergique. Je ne supporte vraiment pas les mecs machos, ou du moins les comportements et attitudes sexistes.

La première « épreuve » consistait à nous répartir dans douze 4X4, et à nous diriger vers un coin déterminé du désert grâce à des indications de pistes et d’une boussole. Après une longue démonstration de la boussole (et l’occasion de reparler des femmes…), nous avons entamé notre parcours. En définitive, c’était de la tchatche, car les indications n’étaient qu’un succédané de trip aventurier-baroudeur du désert. En fait, le chauffeur, adorable Abdul qui nous a accompagné du début à la fin, nous a dirigé plus sûrement vers ces pistes, véritables autoroutes touristiques du Sahara. Donc première partie de voyage un peu en demi-teinte, où je n’ai pas compris la raison de cette mise-en-scène. Et tout a été à peu près du même acabit, comme si l’on avait voulu simuler une autre sorte de voyage, mais tout était juste « faux » et « joué ». Et le pire c’est que le tout le monde faisait semblant d’être Indiana Jones sans aucun problème.

Mais le côté positif évidemment, c’est ça :

Désert tunisien - le cou du chameau

Nous avons été voir les restes du décor de Star Wars, et ce fut la traditionnelle chevauchée des dromadaires pour rejoindre un bivouac dans le désert.

Décor StarWars - désert Tunisien

Les dromadaires, c’est vraiment le truc le plus classique de chez classique, et l’incontournable plan touristique. Donc je ne vais pas critiquer (mais j’ai refusé de le faire, arf), c’est juste que de voir des petits blancs péteux sur des dromadaires traînés par des gamins loqueteux, ça m’a moins fait rigoler que certains. C’est dingue parce que c’est certainement le truc que j’aurais pu tester en plus petit groupe ou avec des potes, mais du coup là ça a été encore un truc qui m’a fait tiquer. En plus d’un de ces cadres sups à 20 000 euros par mois qui rigolait sur un môme qui voulait lui extorquer cinq euros, après l’avoir accompagné avec son camélidé en laisse pendant une heure (mais rassurez-vous, il a négocié cela à deux euros).

Mais bon, ça c’était vachement beau :

Dromadaires dans le coucher du soleil

On a donc eut droit à la nuit sous la tente… Une ambiance à la fois assez exceptionnelle en effet, puisque pas d’électricité, donc tout éclairé à la bougie, et un confort à la fois spartiate (chiottes et douches quasi impraticables) et carrément génial (de vrais lits, des tapis traditionnels au sol, magnifique !). Mais surtout huit mecs par tente… Mein gott. Evidemment, la nuit fut courte, et l’ambiance colonie de vacances authentiquement puérile pour trop de mecs.

Une des choses les plus belles du désert, ce sont aussi ses ciels étoilés, et nous avions même un astrophysicien pour nous en parler. Ce fut un chouette moment (même si je n’ai rien appris…), et un des aspects très positifs de la soirée. Nous avons dîné ensuite dans un cadre incroyable… Et malgré les faux tatouages au henné, les faux chanteurs, les fausses démonstrations typiques, je dois avouer que le cadre était bluffant. Nous sommes arrivés au sommet d’une dune pour découvrir des centaines de lampions éclairés à la bougie sur des centaines de mètres carrés. Et au centre, un groupe de tentes berbères où nos tables étaient dressées. Incroyable !

Cette découverte est bien un des traits saillants de ce séjour. On comprend mieux le sens du voyage-événement dont je parlais au début. Et j’ai rapidement capté que nous étions là pour être épaté, et pas vraiment pour découvrir quoi que ce soit. Je ne dis pas que c’est mal, et j’en ai profité, je pense juste que c’est un peu dommage. C’est un peu comme si nous choisissions des endroits naturels exceptionnels, mais juste pour y mettre une table et faire une bonne bouffe. J’ai eu ainsi à plusieurs reprises le réflexe de me dire que ce serait génial pour un mariage, mais pas pour un voyage… Et puis, le côté décalé des prolos qui se la joue pachas, servis par des autochtones déguisés, aheum…

Mais la vision de ces tables dressées au coeur du désert reste un véritable enchantement.

Le lendemain, vendredi matin, catastrophe !!! Voilà qu’ont été organisées des « olympiades » pour du « team building »… Oh my god!! Des activités plus ou moins nazes ou déplorables, telles des courses d’ânes (avec les pauvres tunisiens pour courir à côté en tenant l’âne évidemment) ou bien du montage de tentes berbères, de la descente de dune en luge ou surf etc. Le seul truc sympa, c’était le quad à mon avis. Bref, j’ai détesté ça, et encore une fois, ce n’est pas du tout ma conception de ce que l’on doit « prouver » dans le cadre du boulot. Malheureusement, beaucoup pensent le contraire.

Heureusement, la vue était à couper le souffle. Et je m’en suis gavé !

Vue du lac salé dans le désert tunisien

Ensuite, nous sommes allés à Tozeur, et avons rejoint un hôtel cinq étoiles classiques, tout à fait correct. Nous avons déjeuné sur place, et hop, nous avions au programme une « activité solidaire ». Oh là là. Nous nous sommes rendus dans une palmeraie, où nous avions 70 plants de palmier à planter pour un propriétaire qui avait bien besoin d’un coup de main. A vrai dire, c’est le genre de tourisme, dit « solidaire », que je trouve tout à fait admirable quand ce sont des gens motivés et qui se donnent à fond dans cette activité altruiste et vraiment dépaysante. Et je suis vraiment content que nous ayons acheté 70 plants pour cette personne qui nous a accueilli dans sa palmeraie. Mais là il s’agissait de 70 péquenots européens qui étaient là en dilettante, et qui se marraient en faisant ça avec les pauvres outils locaux. J’ai trouvé que c’était vraiment du foutage de gueule, et encore plus quand notre GO nous galvanisait en disant que c’était un jour spécial pour le mec de la palmeraie, et que cet acte de générosité le marquerait toute sa vie etc. La condescendance des européens n’a pas de limite dans ces cas-là… Et si en plus on y est encouragé !

De temps en temps, un des ouvriers agricoles, pieds nus, prenait la place pour nous montrer comment en trois minutes il creusait le trou pour y déposer le plant. Et tout le monde se prenait en photo, car c’était vraiment LE cliché à rapporter… Mais bon encore une fois, une fois de plus, je regardais plutôt autour de moi, en refusant de participer à cette mascarade. Et c’était si beau cette palmeraie…

Palmiers d’une palmeraie de Nefta

Et là, j’ai pensé à mon chéri qui me manquait…

Palmiers amoureux

Le soir, ce fut dîner à l’hôtel, avec un peu de musique tunisienne à base de flûte à trois trous et castagnettes locales (des disques de métal qui s’entrechoquent, aucune idée de comment ça peut s’appeler) : tonitruant, cacophonique et stressant au possible ! Bon là, c’est moi qui fait mon rustre, car il s’agissait peut-être d’un truc authentique. Arf arf.

Le soir, il y avait, comme la veille, une soirée dansante avec alcool. Comme d’habitude, les gens se sont bourrés la gueule, et ne se sont pas comportés comme des gens qui sont au boulot. Enfin selon moi… Mais bizarrement, je suis très vieux jeu à ce sujet. L’alcool reste la drogue des français de 7 à 77 ans, donc tout va bien. (C’est moi qui était chelou, parce que je ne buvais pas, huhu.) Entre la semaine que je venais de passer, et le programme blindé, je n’avais envie que de mon lit ! Mais ça le faisait pas de ne pas au moins se montrer un minimum sociable… Eh oui.

Samedi, nous sommes partis en 4X4 pour aller voir des gorges assez jolies (décors de Star Wars encore, pour les passages de vaisseaux), et encore des panoramas qui font du bien aux mirettes.

Décor StarWars - désert Tunisien

Des palmiers dans le désert

Et encore un déjeuner avec une vue époustouflante… Même si c’est la seule chose que nous avions : un décor. Jamais une explication, une précision, ou un guide pour expliquer quoi que ce soit sur la culture locale, sur l’économie, la manière dont vivent les gens etc. Non, non, c’est un peu comme si nous étions allés chez Disney…

Vue d’un ancien village abandonné

Nous avons du raccourcir notre déjeuner car un train nous attendait. Le train du Lézard Rouge avait été spécialement affrété par ma boite pour nous faire découvrir ce trajet magique. Et en effet, c’était très sympa, et plus Disneyland que jamais !!

Le train du Lézard Rouge

Le soir, encore un dîner dans un cadre enchanteur… Nous arrivons dans une palmeraie, et voilà que des tapis façonnent tout un parcours, uniquement éclairé par des bougies, entre les palmiers. Nous avons mangé sur des poufs autour de tables au ras du sol… Exactement le truc rêvé pour un mariage… Encore une fois, nous étions dans l’événementiel pur, et dans un décor tunisien d’Épinal. Mais je ne boude pas mon plaisir, ce dîner aux chandelles dans les palmiers était magique, et j’en garde un superbe souvenir. La soirée dansante était un peu plus loin, encore dans les palmiers, avec un son génial qui se perdaient dans les troncs élancés et la nuit piquée d’étoiles. Fabuleux !

Dimanche matin, nous devions allés au souk. Aaaah, j’étais heureux, je voulais voir les piles d’épices, les pièces artisanales locales, et les gens, les vrais gens !! Mais c’était sans me douter que « souks » signifiaient en fait une rue bordée de magasins de souvenirs identiques et inintéressants au possible. Dure descente… Le midi, avant de rentrer à l’aéroport, ce fut l’apothéose des repas « scénarisés ». Nous sommes arrivés sur un lac salé (apparemment deuxième au monde par sa superficie), les 4X4 nous ont déposé à un endroit, et nous nous sommes baladés sur le sel.

Lac Salé

Un décor lunaire assez extraordinaire nous attendait… Et comme un mirage, nous avons trouvé au centre notre déjeuner installé, tout en blanc… Ok, ça le faisait carrément (je veux le même pour mon mariage !!), même si encore une fois je ne suis pas certain que le premier objectif d’un lieu pareil soit de servir de restaurant. Car à aucun moment, nous n’avons eu une quelconque information sur cet endroit, ses caractéristiques ou les raisons de l’assèchement par exemple, les communautés qui vivent encore là etc. Non, non, par contre je me suis régalé, le repas était succulent, et la vue toujours aussi bluffante.

Les 4X4 sur le lac salé

Nous nous en sommes ensuite retournés vers l’aéroport, et nos pénates gauloises…

Globalement, je suis évidemment très content d’être parti à Tozeur, car je n’en aurais certainement pas fait la démarche moi-même (ou pas à court terme). J’ai profité de magnifiques paysages et des décors assez dingues pour passer les soirées ou déjeuner. Mais cette organisation et le contenu du voyage était simplement à 10 000 kilomètres de ce que je suis, et je ne partage vraiment pas les mêmes valeurs que beaucoup de mes collègues. C’était surtout fatigant de devoir jouer un rôle, jouer le rôle du mec qui se lâche car il est en vacances, mais selon un schéma bien défini, surtout pas le sien propre, du fait qu’il est quand même surveillé et au boulot, et qu’on doit se faire voir de telle ou telle manière.

Je suis frustré aussi de ne rien savoir de plus sur la Tunisie et les particularités de cette région. Pas un musée, pas une incursion dans l’histoire, la politique ou la « vraie vie », juste des occasions de photos… Pas un truc pour faire fonctionner le ciboulot, que du rêve débité, normalisé et manufacturé en série, c’est beau certes mais ça me laisse décidément sur ma faim.

Mais c’est vrai les décors de restaurant sont plus originaux que la moyenne ! Arf. Et le soleil m’a fait du bien. Enfin l’ambiance était plutôt cool et détendue, et les gens très très sympathiques et amicaux. Comme d’habitude, je ne suis pas manichéen, j’ai du mal à être tout bon ou tout mauvais, donc j’ai préféré m’étendre et tout dire. Et puis tant de temps sans m’exprimer ici, vous m’avez manqué. ;-)

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