Articles de la catégorie “Matooyage”

Matooyage Expression Ecrite : Mes vacances à Mirleft au Maroc avec mes copains

Publié le Jeudi 2 Septembre 2010 - 0:11
Catégorie: Matooyage

Huhuhu, n’empêche que c’est un peu ça.

Un pote, FX, nous a convié à une semaine dans la maison d’amis de ses parents dans le sud du Maroc. Nous étions donc 5 amis, dont un couple formé par mon chérichou et moi-même, à partager une somptueuse baraque accrochée à un rocher surplombant l’Atlantique. Mirleft est un tout petit patelin à deux heures d’Agadir, et c’est plutôt une station balnéaire locale, berbère par excellence, avec une poignée de touristes européens (je pense vraiment les avoir compté sur les doigts d’une main). Mais d’abord un petit tour du propriétaire :


En résumé, on avait une super chambre qui donnait sur la terrasse.

Notre super chambre

On y mangeait matin, midi et soir en profitant des embruns qui rafraîchissaient l’atmosphère.

Où l'on prennait nos repas

La terrasse donne sur la plage.

La terrasse

Blindée en arrivant, mais qui s’est vite dépeuplée à l’arrivée du ramadan.

La plage vue de notre terrasse

La plage vue de notre terrasse

On a finalement peu profité de l’intérieur de la maison qui est pourtant bien sympa avec son salon immense, et ces pièces qui en fait accueillent sans problème 8 personnes !

Vue du salon de la maison

Vue du salon de la maison

D’ailleurs si ce genre de location vous intéresse, je peux vous donner les coordonnées pour la louer.

Autant le dire tout de suite, il n’y a vraiment pas grand-chose à faire dans le coin. Et c’était parfaitement adapté à mon envie de ne rien faire du tout. Le grand bonheur était d’avoir une jeune fille à la maison qui nous a préparé toute la semaine de succulents repas. On discutait avec elle de ce qu’elle pouvait préparer, elle nous faisait la liste de courses, et à chaque repas c’était tajines, couscous, pastillas et autres joyeusetés gustatives. Et voilà en gros le résumé de nos occupations. Manger, dormir, lire, jouer, papoter, bronzouiller dans la brume qui avait tous les jours du mal à se lever (avec la chaleur dans les terres, la condensation en bord de mer était à la fois essentielle pour faire baisser la température, mais parfois donnait un ciel laiteux pas génial).

On s’est surtout bien entendu, mais je ne redoutais vraiment pas cela, et on a su occuper nos soirées intelligemment.

Twister party!!!

C’est marrant de voir à quel point l’aspect “côte Atlantique” peut faire ressembler une côte marocaine, à une côte bretonne. Et pourtant la ressemblance était flagrante et frappante.

Vue de la côte à Mirleft

Vue de la côte à Mirleft

Vue de la côte à Mirleft

A quelques pas de la maison, c’était un curieux no man’s land d’où l’on apercevait l’ancien fort sur une colline.

Vue du Fort sur les hauteurs de Mirleft

Et l’entrée du village avec quelques rues qui forment ce petit bourg et sa rue commerçante où nous effectuions nos achats quotidiens.

Entrée du village de Mirleft

Rue commerçante de Mirleft

Rue commerçante de Mirleft

Les photos sont vraiment à l’image de ce qu’on pouvait ressentir sur place. Pas beaucoup de monde, mais surtout une ambiance très différente des grandes villes marocaines dans lesquelles j’ai pu séjourner. Pas de sollicitation, pas d’arnaque ou de prix “touristes”, pas de gamins qui harcèlent non plus, on était dans un milieu purement marocain. Cela change vraiment la manière de voir et de vivre le pays que j’ai enfin pu ressentir avec un minimum d’authenticité par rapport à mon autre voyage ici. Comme les gens de ce village ne vivent pas vraiment du tourisme, on peut avoir des rapports beaucoup plus agréables et sincères, et des échanges même non-verbaux que j’ai ressenti dans l’ensemble sereins et bienveillants.

On a poussé le vice jusqu’à se rendre à la grande ville du coin, Tiznit qui est tout de même le chef-lieu de la Province du même nom. Bon on en a vite fait le tour, et il n’y avait pas grand-chose à voir en réalité. Huhuhu. Mais j’ai bien aimé leur “bleu”. Cela me fait penser aux tableaux de Matisse dont j’ai retrouvé les bleus des portes…

Médina de Tiznit

Médina de Tiznit

Médina de Tiznit

Médina de Tiznit

Les plats à tajine de décoration posés sur le toit ont fourni un joli thème “soucoupe volante au Maroc” à Flo pour ses impressions soleil couchant… Huhuhu.

Soleil couchant à Mirleft

Soleil couchant à Mirleft

Soleil couchant à Mirleft

J’ai même signé la plage avant de partir pour laisser ma trace. Un tag énoooorme qui s’en est allé dès la marée suivante !

Matoo la Racaille qui tague la plage

Et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir quelques jours après notre arrivée à Paris une carte postale de FX !!! A. a aussi reçu la sienne… Hé hé hé, ça m’a bien fait rire, et je les ai mises dans la boite de la Poste locale moi-même en plus !!!

Carte postale du Maroc made in FX

Carte postale du Maroc made in FX

Matooyage If God hates fags, why are we so cute?

Publié le Jeudi 19 Août 2010 - 20:34
Catégorie: Matooyage

If God hates fags, why are you so cute?

Lors des Gay Prides, on voit souvent quelques slogans drolatiques, mais les américains sont vraiment fortiches en la matière. Cette vidéo montre un florilège de bannières et panneaux de manifestation vraiment marrants.

J’ai sélectionné ceux que je préfère ci-dessous (cliquez pour voir en plus grand). Il y a vraiment de chouettes trouvailles qui me donnent envie d’investir dans quelques pancartes l’année prochaine !!

Matooyage Bourges, 2 minutes d’arrêt !

Publié le Mardi 17 Août 2010 - 0:55
Catégorie: Matooyage

Ouh là là, depuis les vacances sont passées par là, mais je voulais tout de même montrer un peu ce qu’on a fait à Bourges il y a deux week-ends. 2 minutes d’arrêt car on a juste passé deux jours, et c’était largement suffisant pour faire le tour et avoir envie de rentrer à Paris. Huhuhu. Je suis mauvaise langue, on avait choisi cette ville parce que c’était à moins de deux heures de Corail (pas cher) de Paris, et qu’on pouvait visiter deux trois bricoles tout en se reposant.

C’est exactement ce qu’on a fait, avec un hôtel très sympa à deux pas de la gare et du centre-ville, un centre-ville qui se visite en deux coups de cuillère à pot, et globalement une jolie petite ville avec de belles et anciennes maisons, et deux joyaux que sont le Palais Jacques Cœur et la Cathédrale Saint-Étienne.

D’abord, on a rien fait. Et c’était très bien comme ça. Un bon déjeuner sur la terrasse de l’hôtel, et déjà cela nous motivait un peu plus pour se bouger. Mais avec un temps pareil, j’ai eu du mal à me remuer les fesses…

Terrasse de l'hôtel de notre week-end

Nous avons donc fait un tour au Palais Jacques Cœur, et cet illustre personnage et sa belle maison bourgeoise semblent hanter l’entière cité. Le voici en statue en face de sa magnifique bâtisse gothique flamboyant.

Statue de Jacques Coeur en face de son Palais éponyme

Ce Jacques Cœur (1400 – 1456) était grand argentier de Charles VII (celui-là même que Jeanne D’Arc a aidé à faire couronner) et fut un des plus riches hommes de son époque. Il était avant tout un grand négociant et commerçant avec des comptoirs et des relations commerciales dans le monde entier. Mais il avait aussi tellement de gens qui lui devaient de l’argent que lorsqu’il a été accusé d’un crime (apparemment monté de toute pièce), tous en ont ajouté pour ne pas avoir à le rembourser, et le spolier même de toutes ses possessions. Sa page Wikipédia est un vrai soap avec des noms célèbres en écho tels qu’Agnès Sorel ou Gilles de Rais.

Vue extérieure du Palais Jacques Coeur - Bourges

Vue extérieure du Palais Jacques Coeur - Bourges

Cour intérieure Palais Jacques Coeur - Bourges

Cette maison, qui préfigure les hôtels particuliers, est un bijou architectural qui représente ce qui se faisait de mieux et de plus majestueux à l’époque. Et Jacques Cœur n’y a même pas vécu… On y suit un parcours fléché très bien fait et bien illustré pour comprendre les différentes ailes de la maison, ses aspects utilitaires, fonctionnelles ou d’apparat, et malgré une absence de mobilier ou de décors, le gothique flamboyant a l’avantage de conserver ses bijoux dans la pierre, donc on en profite aisément ainsi. Même mises à nu, les pièces ont conservé une incroyable beauté et majesté. Les linteaux de cheminées racontent des histoires, les décors sculptées ont leurs polychromies, les plafonds peints leurs formes singulières et les escaliers leurs perfections géométriques…

Cheminée Palais Jacques Coeur - Bourges

Escalier Palais Jacques Coeur - Bourges

Le cri version Palais Jacques Coeur

(Cette dernière image me faisait vraiment penser au Cri de Munch ! Ou bien à une bouche à pipe…)

On a visité ensuite la cathédrale qui est superbe, et surtout notable, à mon avis, par son architecture sans transept très inhabituelle. Du coup, elle paraît vraiment très harmonieuse de l’extérieur, et revêt une robe de pierre des plus aériennes et effilée.

Vue extérieure de la Cathédrale de Bourges

Et l’intérieur donne l’impression d’une immensité troublante et surréaliste, avec encore une fois cette unique vue, oblongue et parfaite, du corps de l’église.

Intérieur de la Cathédrale de Bourges

Nous avons aussi visité la crypte avec une guide complètement folle, et donc très drôle, ce qui donne pas mal d’éclairages supplémentaires à l’édifice religieux. On y apprend par exemple l’existence d’un ancien jubé dont les panneaux de pierre ont été recyclés un peu partout. C’est ainsi que le jubé a été reconstitué en partie grâce à des découvertes assez incroyables d’anciens panneaux recyclés en simple dalle de recouvrement de sol (et donc particulièrement bien conservé en formes et peintures). Et on a de biens jolies vues de la ville lorsqu’on grimpe les 396 marches (sa mère, sa race, comme j’en ai chié…) :

Vue du haut de la Tour nord de la Cathédrale de Bourges

Il y a aussi à côté de la Cathédrale le joli jardin de l’archevêché :

Parc à côté de la Cathédrale de Bourges

Et la nuit, bah ça le fait bien. Huhuhu.

Vue de la Cathédrale de Bourges - la nuit

Mais la nuit venue, évidemment on a voulu un peu s’encanailler. Mais grosse déception, le JeremStar Café était fermé pour quelques semaines d’été… Huuummm c’est vraiment un bar local pour qu’il ferme l’été, je suppose qu’il doit fonctionner avec des étudiants alors (?). J’aurais bien aimé voir la faune locale qui fréquente un bar au nom pareil, huhuhu. Les pauvres, qu’ont-ils fait pour mériter cela. On n’a pas eu la patience non plus d’attendre l’ouverture du “Q” qui jouxte l’établissement, en craignant aussi une clientèle un peu trop hétéroclite. Tant pis !!

Le JeremStar Café de Bourges - Fermé l'été !

Le lendemain, dimanche, on a fait une petite promenade dans les marais de Bourges qui est en effet une vraie zone marécageuse à deux pas du centre-ville. Ces marais sont en fait des zones de cultures maraîchères diverses et variées, avec des parcelles parcourues par autant de rus et de petits canaux d’irrigation. Du coup la zone est fraîche, humide et était particulièrement agréable avec la chaleur du moment.

Promenade dans les marais de Bourges

Quand on aperçoit la Cathédrale à deux pas à travers les arbres et les eaux, on a en effet du mal à croire que tout cela est bien une zone urbaine !!

Vue de la Cathédrale dans les marais de Bourges.

Voilà pour un chouette petit week-end, pas très cher, une petite escapade loin de Paris mais pas trop loin, c’était nickel. On a pu passer du bon temps, se faire un bon restaurant (je vous conseille “La Prose“), visiter quelques chouettes témoignages du passé et apprendre quelques bricoles.

Ecoutage Matooyage Le péril opératique européen

Publié le Vendredi 16 Juillet 2010 - 0:30
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

Voilà encore un podcast de France Culture (Du Grain à Moudre) qui m’a beaucoup plu. On y parlait de musique et de la manière dont cet art là avait certainement la faculté de parler à tout le monde (puisque langage universel par excellence), et en même temps aujourd’hui encore concrètement très étanche d’une région à l’autre.

Et voilà que Maryvonne de Saint Pulgent (si ça c’est pas du nom de pédé hein !?) nous régale de l’extrait suivant. J’ai beaucoup aimé ses remarques sur le fait que dans le domaine de l’opéra, le chant lyrique du 19ème siècle de la Vieille Europe était une véritable gangrène du monde entier. Alors qu’on évoque dans tous les sens l’hégémonie culturelle américaine en termes de cinéma ou musique pop, on ne s’interroge pas sur le Japon qui laisse tomber son opéra traditionnel au profit du Bel Canto, et sur la Chine qui vient de prendre des mesures pour protéger son art lyrique ancestral menacé par ce (classique de chez classique) opéra européen du 19ème. Elle poursuit par une étonnante comparaison avec la manière dont cette mode opératique européenne déteindrait sur les comédies musicales dans un genre plus populaire, ou même les concerts modernes qui possède maintenant un fil conducteur, des chorégraphies, mises en scène et effets scéniques riches.


Julie Clarini et Brice Couturier (Maryvonne de Saint Pulgent) – Comment une musique propre à une culture particulière peut –elle porter un message universel ? – France Culture

Hu hu, c’est vraiment fascinant de penser que nos opéras de concierge sont entrain d’envahir le monde et d’uniformiser l’art lyrique !!! Mais comme le rappelait justement Maryvonne de Saint Pulgent, cela ne concerne que très peu de gens, et une catégorie sociale particulière (“haute bourgeoisie récemment enrichie” selon elle), et en France seulement 4% de la population.

Ecoutage Matooyage La mixité comme antidote à l’homosexualité ?

Publié le Vendredi 9 Juillet 2010 - 0:47
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

MOuahahahahahah !!

En ce moment, je suis très France Culture, et je m’écoute quelques podcasts dans le métro tous les jours. J’adore certaines émissions (comme celle de Frédéric Martel et ses chroniques sur les industries créatives) et surtout celles qui évoquent l’Histoire. Il y a notamment ces Lundis de l’histoire qui sont d’une incroyable variété et souvent scotchant. Je reproche en revanche à France Culture d’avoir certains chroniqueurs subclaquants et avec des voix vraiment désagréables, aux discours parfois incompréhensibles. Mais bon ils sont souvent très très érudits et j’en suis sûr très bons depuis quarante ans !!

On entend souvent parler d’homosexualité sur France Culture, et c’est rarement en mal. Dans cette émission que j’écoutais toute à l’heure, c’était marrant car l’animatrice, Michelle Perrot, a concocté un thème passionnant : “Amitié et amour”. Qu’est-ce que c’est, qu’est-ce qui les définit l’un par rapport à l’autre, et surtout comment ces définitions ont-elles évolué (Oh putain sa mère, il faut accorder ou pas là ?? Parce que le machin est bien avant mais c’est plus une inversion stylistique qu’autre chose nan ??) tout au long de notre histoire. Et rapidement, les deux femmes qu’on entend dans l’extrait ci-dessous évoquent l’homosexualité dans ce classique contexte (et très années 50) des amitiés particulières entre garçons. J’ai été épaté par l’échange suivant qui était marrant comme tout car elles auraient pu dire des horreurs, alors que clairement elles n’étaient pas du tout dans le registre homophobe. Hu huhu.


Michel Perrot (et Anne Vincent-Buffault) – Amitié et Amour – France Culture

Ensuite l’invité est Julian Jackson, universitaire anglais à l’accent typiquement british et spécialiste de notre pays, et je vous conseille le podcast rien que pour son intervention, c’est passionnant. Il évoque en effet l’association Arcadie qui est (l’endroit d’où viennent Arkana et Shag Shag évidemment) mais aussi un des mouvements homos les plus importants (et unique à son époque) de l’après-guerre. J’avais lu quelques trucs sur cette époque, et notamment grâce la bible indispensable de Frédéric Martel si on veut comprendre le mouvement homosexuel français : “Le Rose et le Noir”. Il était assez négatif en bien des aspects sur ce mouvement, et Julian Jackson tend à en donner une vision un peu plus contrastée.

Bon sinon j’adore aussi Du Grain à Moudre dont les thèmes sont tous les jours complètement différents, et avec deux excellents animateurs (Julie Clarini, Brice Couturier) qui semblent maîtriser tout ce dont ils parlent, ce qui paraît juste surhumain !! Un jour on évoque un micro problème de Droit, un autre c’est à propos des différends entre l’Allemagne et la France d’un point de vue économique, sur l’avenir du film documentaire, ou encore sur nos cultures occidentales sous le joug de l’américaine ! Et dans cette dernière émission, j’ai adoré la conclusion de mon chouchou Frédéric Martel (il est PARTOUT !).


Julie Clarini et Brice Couturier (Frédéric Martel) – La culture occidentale a- t- elle cessé de séduire le reste du monde ? – France Culture

C’était une spéciale cace-dédi à Arthur pour cette brillante évocation toute franceculturienne de Lady Gaga herself !!

Matage Matooyage Runaway, l’évadé du futur (de 1984)

Publié le Mardi 6 Juillet 2010 - 23:44
Catégorie: Matage, Matooyage

Il y a quelques temps j’ai tellement détesté mon aspirateur que j’ai cherché sur le web quelques remplaçants potentiels. Et c’est alors que je l’ai vu !!!! Rho là là, mon petit cœur de développeur en BASIC sur ZX81 en 1986 a tout de suite battu la chamade. Il m’a fait penser à ce film culte (pour moi en tout cas) des années 80, un espèce de film chelou que personne n’a dû voir (Runaway, l’évadé du futur en français), mais que j’avais adoré, et que j’ai vu et revu en cassette pendant des années. Le héros c’était le moustachu Magnum, il jouait le rôle d’un flic dont le rôle était de traquer les robots ménagers devenus fous. Parce que dans ce futur alternatif (car y’a pas moyen qu’on se tape un futur pareil !!), y’a des supers robots qui font la vaisselle et s’occupent des mômes, et parfois se transforment en serial killer à cause de deux trois bugs mineurs (Microsoft va sans dire). Et sa coéquipière c’est la blonde de Dirty Dancing, celle qui se fait avorter par le père de Bébé. Bref !

On trouve dans ce film des tas de petits robots qui préfigurent certains prototypes japonais, tous ces automates à mille pattes articulées qui ressemblent à des mécanos. Et puis ces géniaux petits flotteurs à hélices avec une caméra ou d’autres fonctions (qui existent aujourd’hui d’ailleurs), je les tripais comme un ouf quand j’étais minot (j’avais 8 ans en 1984, mais j’ai dû le voir en 86 ou 87). Le plus ridicule c’était tout de même les robots évolués qui étaient sous la forme de grands parallélépipèdes avec quelques loupiotes et un bras articulé qui faisaient la bouffe ou la vaisselle. Huhuhu, pas crédible du tout. Ce qui est drôle c’est que c’est une bonne peinture de la manière dont on voyait les robots du futur… en 1984 !! Il y a donc tout un tas de décors et d’artefacts pseudo-futuristes qui proposent une curieuse vision d’un avenir qui ne sera point (quoi que vu comment on recycle nos modes… qui sait…).

En revanche, le film était un bon thriller, et j’en garde un excellent souvenir. Raison pour laquelle, je refuse de le revoir, et tiens à conserver intact mon heureux et puéril souvenir. Mais donc, revenons à mes androïdes qui rêvent de moutons électriques, je l’ai vu lui et j’ai craqué !! Rhooooo mon aspigeek analyse donc la pièce dans laquelle il se trouve (avec une caméra qui mate le plafond) et me calcule un chemin de nettoyage. Il retourne même tout seul à sa recharge quand il a plus de jus, et reprend ensuite son parcours de santé dans l’appartement. Ce n’est pas la panacée non plus hein, parce que le bougre ne va évidemment pas dans les coins, et n’est pas exactement un 4×4 tout terrain. Mais je suis tout admiratif de ces capteurs qui détectent les obstacles, de cette mécanique toute robotique, et de ses déplacements erratiques encore un peu verts. Je crois que c’est mon ZX81 (qui traîne toujours dans le garage de mes parents) des aspirateurs du futur !!!! I luuuuv it!!!


Matooyage Save the cheerleader, save the world!!

Publié le Mercredi 30 Juin 2010 - 23:29
Catégorie: Matooyage

Nous sommes unanimes parmi mes amis : cela faisait des années qu’on ne s’était pas autant amusés à une Gay Pride. Moi j’ai trouvé qu’il y avait plus de monde, plus de pêche et vraiment une atmosphère légère, pétillante, festive… Nickel quoi ! J’ai aussi eu la sensation qu’il y avait moins de curieux ou de badauds. Enfin il y a évidemment des gens qui sont là pour “voir” et des hétéros qui viennent profiter de la teuf, mais j’ai l’impression qu’on a passé un cap. J’ai l’impression que les gens ne sont plus là pour la mode ou pour se rincer l’œil, nan c’est bon, c’est ce rendez-vous interlope annuel, sympathique et “juste”. Les autres années, il y avait toujours des racailles dont on ne savait pas trop les intentions, des ados pré-pubères défoncés qui oscillaient entre peur et excitation, des mecs hétéros qui avaient peur de se faire emmerder ou encore des voyeurs moqueurs de la pire espèce. Bien sûr la Marche des Fiertés n’est pas devenue celle des Bisounours, mais j’ose espérer que la transition que je guette depuis 1997 (pour moi la première année de la visibilité claire et nette de la manifestation) s’est enfin opérée.

En effet, nous avions réalisé quelques ticheurtes, et c’est fou le nombre de gens qui sont venus pour se faire prendre en photos avec nous, bras-dessus bras-dessous. Ça rigolait et dansait dans tous les sens, et pour la première fois j’ai senti que les gens se foutaient de l’orientation sexuelle de son voisin. Je ne parle pas de reconnaissance, ou de tolérance, non, non, ils n’en avaient juste rien à cirer. Pourvu que cette intuition se vérifie, et que la jeune génération ait enfin intégré cette valeur… Vive les jeunes ! Hé hé hé.

Même les chars qui choquent souvent étaient vus avec sourire et complicité, les trans aussi moins dévisagés, et les énergumènes vus avec sourires amicaux plutôt que méchamment moqueurs. Parce que c’est bon on voit tous les ans, les gars en cuir à oilpé avec tout l’attirail BDSM, et cela n’effraie personne. Chacun ses trips après tout… Et les chars hardos étaient souvent tenus par des gars joviaux qui avaient l’air d’être adorables, tout en ayant pour l’un d’eux les burnes dans un anneau soudé au camion. Huhu.

Bref, j’ai bien été conquis. Je me demande si j’ai plané ou si vous avez ressenti quelque-chose d’identique ?!

Il faut aussi dire qu’on était une belle brochette de potes, que j’en ai croisé pas mal en cheminant (du net et d’ailleurs, et des touiteurs, des blogueurs etc.), et que le char du Centre LGBT Paris nous a gratifié d’une magnifaïque playlist ma chérie !! Vincent était aux platines (un type que je connaissais du MAG il y a oooooh 15 ans ma fille !) et il a enchaîné les tubes pétasses idéaux pour une bonne Gay Pride, Lady Gaga en figure de proue !! En revanche, on ne peut que constater l’absence de Madonna des playlists… Aaaah vivement un nouvel album !!

Mais surtout pour moi l’événement le plus important de ces dernières années, c’est évidemment mon gars “paramnésique” de 2007, 2008 et 2009. Est-il encore là ? Est-il seul ? (C’est un peu un “observateur” de Fringe peut-être…) D’ailleurs il a été cherché par plein de gens, et beaucoup m’en ont fait l’écho le soir même, ou m’ont demandé si je l’avais bien vu. Oui oui, voilà donc la cuvée 2010 !!

Ma marotte de Gay Pride : trouver ce gars tous les ans !!

Un pote de Bruxelles me dit que c’est bien un belge. Hé hé hé.

Le soir, j’ai eu le courage (que j’ai de moins en moins, avec les années, eh ouai) de sortir et d’aller à la Flash Cocotte/PopinGays de l’occasion. C’est surtout que c’était à l’ancienne Loco à côté du Moulin Rouge, et que je n’étais pas allé là depuis des lustres. Il s’agit d’ailleurs d’une des premières boites où j’allais “hétéro” à 17 ans !! J’y avais aussi fait pas mal de GTD (Gay Tea Dance) dans la fin des années 90. Et l’endroit est toujours aussi chouette pour faire la fête, c’est le genre de boite qui rivalise bien avec une Astoria ou un Heaven à Londres parce que c’est grand, bien organisé mais avec pas mal de charmes dans ses différents niveaux et décos. La musique était vraiment bien, mais c’était relativement sûr vu les organisateurs…

La Présidence de la Pédésexualité Française espère que votre Fête Nationale fut tout aussi bonne ! :tirelangue:

Cliquez sur les vignettes ci-dessous pour mieux voir les photos !

Matooyage What are you Sookie?

Publié le Samedi 26 Juin 2010 - 1:03
Catégorie: Matooyage

I’m a waitress!!

What are you Sookie?

J’ai hésité entre ça ou “Where is Padmé?” que j’aime bien aussi, ou encore “Save the world, save the cheerleader” (I saved you, did I save the world? I don’t know, I’m just a cheerleader.). Mouahahaha. C’est bien ça me laisse encore des idées pour de prochains ticheurtes personnalisés.

Oui oui c’est juste l’illustration de mon ticheurte de demain, donc vous pourrez me reconnaître !!! Eh oui demain, n’oubliez pas c’est Fête Nationale de votre Présidence de la Pédésexualité Française !!!

La Présidence de la Pédésexualité Française

Et plus sérieusement, après la célébration d’un PACS (encore !!), ce sera Marche des Fiertés version 2010 comme depuis plus de 10 ans (‘tain ma preum’s était en 1997 mes petites tapioles !!!). Chacun la fait à sa manière, moi je ne sais jamais comment cela va se passer. Parfois je danse du début à la fin avec tous mes potes, parfois je marche en solo en contre-sens, ou encore je m’assois à un café sur le passage avec quelques connaissances, ou bien je rencontre au petit bonheur la chance des amis perdus de vue, des ennemis de jadis ou je fais parfois même connaissance avec de nouveaux drilles !!

La marche des Fiertés LGBT 2010

J’aime assez cette nouvelle affiche avec son slogan “Liberté et Égalité. Partout et toujours” ainsi que le message global qui insiste sur la lutte contre la violence et les discriminations. Car s’il me reste un souvenir prégnant de mes dures – mais si classiques – années adolescentes où la peur d’être raillé toujours au cœur me serrait, c’est bien celui d’avoir craint sans repos l’agression qui pouvait surgir sans prévenir. Et dissimuler l’évidence pour ne pas risquer l’opprobre, mais surtout la violence homophobe de base, aussi dangereuse physiquement que moralement.

Et j’ai bien gardé aujourd’hui quelques séquelles de cette période, avec toujours cette peur au ventre lorsque j’ose quelques gestes tendres envers mon Chérichou, et réciproquement. Je le rejette parfois assez abruptement lorsqu’il me fait un bisou et pose sa main sur moi, alors que nous sommes dans la rue, dans un lieu pas complètement balisé (même le Marais, parfois je trouve ça limite safe). J’ai simplement toujours la trouille qu’on se fasse emmerder, et même pire… aujourd’hui encore putain de sa mère, sa race !!!!!!

Mais demain, j’en profiterai pour lui faire des milliards de bisous. ;-)

Bonne Gay Pride !!!

Matooyage Sortez vos uniformes !! Partyyyyy !

Publié le Samedi 12 Juin 2010 - 0:17
Catégorie: Matooyage

Toute à l’heure en ce samedi, je vous rappelle que je célèbre avec deux amis mon anniversaire !! Vous êtes tous autant invités bande de lecteurs que vous êtes. :tirelangue:

C’est au même endroit que la dernière fois, mais le thème a changé. C’est une soirée “uniforme”. Huhuhu.

Matooyage 34

Publié le Mercredi 2 Juin 2010 - 20:34
Catégorie: Matooyage

34 comme ce nouvel âge, ou bien comme l’Hérault où a eu lieu, ce week-end dernier, le mariage de ma meilleure amie. Ah là là, ça y est, Virginie est mariée, et ça fait un sacré effet. Nous y étions avec Diego et Donato, et ces retrouvailles étaient aussi très émouvantes pour moi. En effet, et le blog en témoigne, nous avons passé des moments inoubliables, et que je considère un peu comme fondateurs de notre amitié. Je vois Diego plus souvent, et vous en entendez plus souvent parler ici-même, mais être ensemble au mariage de Virginie semblait une ineffable évidence.

Mariage de Virginie et Benoît

Tout s’est très bien passé, et nous étions dans un cadre idyllique avec une cérémonie à St-Guilhem-le-Désert qui est un des plus beaux villages de France, et plus tard dans un château complètement isolé au beau milieu de la pampa. Le truc bien aussi c’est qu’on adore tous son mec, ce qui n’est pas toujours évident, mais son mari (il faut s’habituer à ce nouveau vocable) est génial à tout point de vue. Et puis il suffit qu’il décoche un sourire pour nous rendre fort docile. Huhuhu.

Virginie et moi nous connaissons depuis le lycée, donc depuis en gros 18 ans, et nous habitions tous les deux dans le joli Vexin français à quelques kilomètres l’un de l’autre. Nous avions aussi en commun nos névroses et nos familles psychopathes, et là j’ai pu au moins réaliser à ce mariage que, comme disait si justement Douglas Coupland, toutes les familles sont psychotiques. Hé hé hé. Diego et A. avaient pu aussi s’en rendre compte puisque début mai nous étions dans ma propre famille pour les 60 ans de ma môman. Le père d’A. était aussi invité puisque nous avons fait se rencontrer nos familles il y a quelques temps, et que tout s’est très bien passé (à vrai dire, nous n’avions pas d’inquiétude à ce sujet). Donc il s’agissait d’une belle incursion de Matoo chez Mathieu, et ce n’est pas sans une certaine tension nerveuse pour moi…

Matoo et Mathieu s’entendent plutôt bien, et sont certes compatibles, et certainement plus proches qu’un A. et Colin Ducasse, mais mon rapport à ma famille étant ce qu’il est, ce n’est jamais neutre ou totalement dans le “laisser-aller”. D’autant plus que j’étais le dépositaire de cet événement et responsable de l’achat (et du choix) des présents. Donc je sais que ça a glosé à ce sujet, et que mes choix ont été certainement l’objet de remarques plus ou moins acrimonieuses. Huhuhu.

En grand contraste à cela, le petit Arthur s’en est allé faire ses armes en la Perfide Albion, et a organisé une chouette fête chez ses parents en banlieue. Cela a donc été l’occasion d’une brillante et ensoleillée pool party, et surtout quelques instants très chaleureux, amicaux et détendus qui m’ont fait un bien fou. Arthur étant le plus jeune de mes amis, j’étais le bon doyen de l’assemblée, mais ce n’est pas un truc qui m’ennuie spécialement. Je portais avec fierté mon ticheurte “1976″. Mouahahah.

Nous avons profité de notre escapade dans le 34 pour aller visiter la grotte de Clamouse, et j’ai été autant émerveillé par ces splendeurs spéléologiques, que par notre charmant guide, Jonathan, dont la sensibilité était à son acmé dans sa description de ces magnifiques concrétions.


Grotte de Clamouse dans l'Hérault (34)

Grotte de Clamouse dans l'Hérault (34) - Le Bouddha

Nous avons même pu entrevoir une grande vérité historique et sociologique en découvrant des plugs âgés de plusieurs millions d’années !!!

Stalagmites de la grotte de Clamouse

A chacun de ces passages dans l’âge supérieur j’écris un post plus ou moins en écho avec mes sentiments et les choses passées. Or, il s’en passe des choses entre 26 et 34 ans ! Les anecdotes précédentes illustrent bien mon état d’esprit, un peu plus zen, un peu plus posé peut-être que les années précédentes. Voyez-y l’effet de trois ans de couple, hé hé hé.

Globalement ce qui change c’est que Twitter et Facebook sont les endroits desquels on m’a le plus souhaité mon anniversaire. Moins de sms ou d’appels, mais deux personnes qui m’ont envoyé un mot personnel et spécifique, et ça ce n’est pas anodin. J’ai été plus que touché de recevoir ainsi une manifestation adorable de la part de personnes qui comptent pour moi, et qui se sont posées deux minutes, dans le flot tumultueux d’informations et d’interactions toujours plus rapides et efficientes, pour m’adresser un petit quelque chose qui en est devenu bien énorme ipso facto.

Je rigole de mon siège de Président des Pédés (merci pour le clin d’oeil Popome !) avec Twitter qui devient le nec plus ultra de tous les pédés parisiens et d’ailleurs. Voilà, maintenant le nouveau lieu de drague (et de convivialité, nous ne sommes pas des bêtes) est officiellement découvert !! ***Minute vieux con ON.*** C’est exactement comme quand je découvrais Caramail en 1998, ou ensuite Yarps, Gayvox, Citégay, Rezog etc. On se repère entre habitués/désespérés et on se lit, on se lie, on se cherche, tout cela jusqu’à la prochaine aire de colonisation/prédation. Et vraiment, il se passe quasiment la même chose. Une personnalité un peu plus charismatique, souvent elle-même étonnée d’un potentiel qu’elle ignorait complètement, émerge et une cour se forme… Et moi je suis là, j’observe, je participe du bout du clavier, et je me réjouis des choses positives qui s’en dégagent (et soupirent sur les sempiternelles déceptions qui en découlent). ***Minute vieux con OFF.***

N’oubliez pas, vous mes chers lecteurs, vous êtes cordialement invités à ma fête d’anniversaire qui aura lieu le samedi 12 juin prochain, en compagnie de mes co-gémeaux Ikare et Poulpi. Le thème de la soirée ? Il faut que vous portiez un uniforme !!! Militaire, pompier, docteur, infirmière, tout en bleu ou gris, je ne sais pas mais le mot du jour sera UNIFORME. Hé hé hé.