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Matooyage Un Carnaval à Cologne

Publié le Vendredi 19 Février 2010 à 0:07
Catégorie: Matooyage

Ce week-end, ça nous a pris comme une envie de pisser alors qu’on se démenait dans un de ces fils mail (sur gmail) dont nous avons le secret. Alors qu’il nous avait fallu des semaines de tergiversations pour organiser un week-end à Budapest avec des pour, des contre, des indécis et des saboteurs, et qu’on a fini par renoncer à l’idée, nous n’avons mis que quelques minutes pour choper les billets Thalys pas chers et l’hôtel (plus cher) !!

Aucun de nous ne connaissait Cologne, mais l’idée d’y passer le carnaval me disait bien, même si je me demandais comment on fêtait un truc pareil par un froid pareil. Et comme on m’avait dit que la ville était sympa, plutôt gay-friendly, mais qu’il n’y avait pas grand-chose à visiter, et que ce n’était pas non plus un endroit à la beauté stupéfiante, l’ambiance carnavalesque seyait parfaitement à nos humeurs chafouines. C’est ainsi qu’avec @ikare, @tactactwit et @ColinDucasse (Voilà maintenant je fais des liens vers les comptes twitter, ceci est un jour charnière !!), j’ai passé ces quelques jours en Teutonie !

Bon Cologne en février, c’est froid et neigeux, mais au moins on n’a pas eu de flotte, donc bien couvert on survit sans problème à ces frimas du nord. Et Cologne c’est connu pour la cathédrale, bah ça tombe bien y’a que ça :

La cathédrale de Cologne - Dom

On a dû passer ces trois jours à errer dans un cercle concentrique de 700 mètres autour de la cathédrale, mais comme c’est là que l’animation se trouvait, on a certainement bien fait. Hu huhu. En tout cas, l’impression générale sur ce carnaval est excellente, nous y avons passé de bons moments, dans un état d’esprit qui me convient à merveille. En effet, la ville entière est réglée sur le carnaval, et c’est une fête qui est éminemment populaire et qui m’a épaté par sa capacité à rassembler les générations, les styles et les milieux sociaux.

Déjà, sur les trois jours passés à Köln, on pouvait compter sur les doigts d’une main les gens qui n’étaient pas déguisés, ce à quoi je ne m’attendais absolument pas. Et on trouve tous les déguisements, des plus simples avec du maquillage et quelques accessoires, au plus élaborés, et des plus artisanaux aux plus professionnels. A cela, on a aussi pu voir tous les groupes traditionnels et fanfares qui défilaient sur des thèmes assortis. Bon d’ailleurs, ils nous ont bien coincé avec leurs parades qui avaient lieu n’importe quand et qui bloquaient les rues pendant des heures !!

On a pu voir des familles entières assorties :

Une famille allemande au carnaval de Cologne

Des personnes qui auraient pu être de ma famille et qui se baladaient très dignes avec juste un truc énooooormissime :

Dame à la perruque orange au carnaval de Cologne

Et des groupes de gens avec des costumes identiques, comme là des grenouilles :

Grenouilles au carnaval de Cologne

Bref, plein de gens très différents !!!

Evidemment, ça picole pas mal, et toute la journée, mais même de ce point de vue là, j’ai été agréablement surpris. Déjà, les gens savent se tenir, et je n’ai pas trouvé qu’il y avait de la violence ou des gens qui cherchaient des noises, mais bien des gens qui avaient envie de s’enivrer pour faire la fête et avec un état d’esprit des plus chouette et amical. Aussi pas de mauvaises surprises ou de mauvaises rencontres ce week-end, mais tout un tas de gens qui se croisent avec sourires, salutations joyeuses et houblonnées, et qui sont rassemblés dans une incroyable concorde le temps de ce carnaval. Pas de racailles non plus pour semer le trouble ou gâcher la fête, ce qui est une chose que j’ai appris à ne plus attendre tant c’est monnaie courante en région parisienne.

Avant de partir on s’était posé la question des costumes, et sans idée précise j’avais pensé que c’était marrant si on était au moins tous les quatre assortis avec un truc bien franchouillard. Du coup, c’est ce qu’on a fait avec nos sémillants bérets, le tout complété par les masques de TacTac, que nous avons fièrement défilé. D’abord, on a fait quelques tests :

Essayage de masques à l'hôtel

Essayage de masques à l'hôtel

Et puis devant la cathédrale, nous avons endossé nos personnages. Mouahahaha.

Ikare :

Ikare au carnaval de Cologne

Colin :

Colin Ducasse au carnaval de Cologne

TacTac :

TacTac au carnaval de Cologne

Et votre serviteur :

Matoo au carnaval de Cologne

La plupart des restaurants du centre-ville sont convertis en sorte de dancings et toute la journée ils accueillent les fêtards qui veulent boire et danser. C’était vraiment très commun, et on est allé notamment dans une pizzeria qui ne payait pas de mine, mais dans laquelle les gens étaient adorables et s’éclataient sur leurs musiques traditionnelles. Car il est important de dire que c’est un peu segmenté en terme de musique, que ce soit un bar gay ou une sombre échoppe à curry-wurst dans une rue pavée, on se retrouve en effet avec quelques standards qui sont joués et rejoués… Il s’agit de chansons populaires allemandes que tout le monde connaît par cœur, et dont les refrains nous ont rapidement hantés. Je ne résiste pas à la tentation de partager ces perles germaniques avec vous :


Viva Colonia


Amsterdam

Et tout le monde chante ça à tue-tête de 7 à 77 ans, dans la rue, dans les bars ou les restos, déguisé en princesse, en bouteille de bière ou en Mario et Luigi, des pédales les plus queers aux bons gros allemands bourrus !!!

Cologne ville gay-friendly ? J’avais beaucoup entendu dire cela, et disons que nous n’avons rien vu qui puisse le nier. Mais le carnaval met tellement la ville sans dessus-dessous que c’est difficile de se rendre compte de l’ambiance hors cette fête si singulière. Ce qui était drôle c’était de constater que pas mal d’homos que nous avons croisé dans les rues n’étaient pas ou peu déguisés. Ah ah, comme si l’anticonformisme du moment était justement dans la sobriété et l’anti-carnavalesque. Hé hé. Mais les samedi soir et dimanche soir où nous sommes sortis, et où nous avons essayé les bars gays, c’était blindé de chez blindé et 100% des gens étaient déguisés !

Nous avons testé notamment vers Rudolfplatz un des bars gays les plus populaires : l’Ex Corner. C’était très très sympa, mais plutôt impossible d’y mettre un pied tant l’endroit était plein à craquer. Mais toujours avec des gens marrants, souriants, cools, toujours prêts à rigoler, à discutailler ou à échanger quelques regards vicelards (arf). Même combat dans tous les bars à gens sensibles alentour, où nous avons passé autant de temps à nous insérer dans une foule compactée qu’à s’en désincarcérer au prix d’un exercice tactile qui m’a donné l’impression d’avoir eu des relations sexuelles avec au moins 30 teutons en même temps. Huhuhu.

En plus des musiques traditionnelles, on a aussi eu la surprise d’y découvrir un morceau francophone top tendance qui devrait carrément faire des émules ici. C’est un belge qui chante cet ovni vraiment inclassable, entre trip-hop, électro et voix à la Louise Attaque. Très surprenant et très rafraîchissant, les pédales d’outre-rhin étaient fans !


Alors on danse – Stromae

Sinon on a aussi entendu France Gall, je vous l’avais bien dit que c’était top France Gall. :mrgreen:

Samedi soir, nous avions entendu parlé d’une soirée dans un théâtre « Gloria », c’était la soirée « Kings und Queens », hu hu, pourquoi pas !? On est donc dans un théâtre ce qui est assez marrant, et les gens étaient tout aussi déguisés et joviaux que dans la journée. Le seul hic, mais il est de taille, c’est que le DJ était naze de chez naze. Un pousse-disque de la pire espèce : celui qui ne sait ni mixer, ni enchaîner, ni sélectionner les bons morceaux. Du coup, ça m’a bien refroidi, et on n’est pas parti très tard avec mon chérichou. Le lendemain, la fête continuait de battre son plein, et on nous avait conseillé le resto Brennerei Weiß. Seulement en arrivant, et comme tous les établissements du centre-ville, on a vu que c’était exceptionnellement une soirée plutôt qu’un endroit où dîner. Donc après quelques curry-wurst bien fameux, nous avons rejoint cette soirée interlope avec une ambiance un peu « Tango » plutôt cool et chaleureuse (avec un serveur à couper le souffle).

Le retour à Paris a été un peu plus long et tumultueux que prévu, puisque nous n’avons pas eu de Thalys entre Bruxelles et Paris. Avec ce terrible accident ferroviaire à Bruxelles, nous avons été promenés sur les voies ferrées belges de Gand à Courtrai puis Lille, et enfin Paris !! Mais bon, 3 petites heures de rallonge, ce n’était pas bien grave (et puis on habite à 15 minutes ensuite par le métro). C’était assez surprenant et choquant d’entendre certains compatriotes qui grognaient et ronchonnaient en disant qu’ils voulaient se faire rembourser, et que c’était inadmissible de n’avoir pu faire rouler le Thalys jusque Paris. Tout de même quand on sait qu’il y a eu 18 morts, ce n’est pas le moment de se plaindre d’un petit détour exotique dans la campagne flamande…

Bref, ce petit séjour à Cologne m’a enchanté, il faut dire que j’y étais en plus qu’excellente compagnie, c’est vrai. En revanche, j’ai un peu de mal à me figurer la ville sans le carnaval, et ce qu’on peut bien y faire en dehors de cette période… A voir donc.

PS : Nous n’avons pas oublié pour autant le kiss-in du week-end.

Kiss-in à Cologne

Matooyage Fuck the moon

Publié le Mercredi 3 Février 2010 à 23:53
Catégorie: Matooyage

Je lis à droite et à gauche des reproches pour la levée de boucliers de la droite tradi à propos de la diffusion dans les écoles primaires d’un film qui évoque l’homosexualité « Le baiser de la lune ». Je trouve que c’est une bonne idée de sensibiliser les petits minots comme cela, et cela aurait en effet des vertus positives pour à la fois lutter contre l’homophobie (et le mal-être des homos en devenir).

En revanche, si je trouve l’idée bonne, j’ai du mal à comprendre le film en question. Et je me fais l’avocat du diable, mais je me demande vraiment pourquoi on ne fait pas les choses plus simplement et directement. La bande-annonce de ce film montre une sorte de conte avec des bestioles et un graphisme très « arty ». Rien que ces quelques minutes m’ont paru d’une incroyable confusion, et l’usage de labyrinthiques métaphores pour seulement parler de deux garçons qui s’aiment me semble assez étrange. Parce que montrer à des gamins une histoire d’amour entre deux poissons ne servira pas à grand-chose (Quels pervers ces poiscailles alors !!) selon moi, sauf si c’est ensuite l’occasion d’une discussion pour relier cela à nos réalités.

Du coup, je trouverais plus simple et pas choquant que cela soit juste l’occasion d’une leçon en forme de cours d’éducation civique (ça existe encore ça ?) qui expliquerait que notre société est variée, et qu’il y a aussi des homos qui en font partie. Un peu comme il me paraîtrait normal et sain que l’on explique à nos bambins que le racisme c’est mal, et qu’il faut se respecter les uns les autres, et que nous sommes dans un pays républicain, laïc et démocrate, eh bien aussi que l’on peut s’aimer entre hommes et femmes, que ça donne des bébés, mais que c’est aussi possible entre hommes et entre femmes (et ça donne des comédies musicales, des drames lyriques, des artistes capillaires, des fans de Madonna et de Mylène Farmer, des conductrices de poids-lourds, des championnes de tennis et des responsables de syndicats patronaux, et tant d’autres choses…).

C’est dommage que l’Etat ne puisse pas ainsi s’affirmer et professer que l’homosexualité est une orientation sexuelle comme une autre, et qu’il n’y a aucun jugement de valeur à ce propos, ce n’est ni mieux, ni moins bien, et que l’on reconnaît à chacun le droit de vivre sa sexualité tant qu’on est heureux et épanoui. On peut tomber amoureux d’un garçon ou d’une fille, c’est comme ça ! Et cela me paraît aussi évident à expliquer que de dire que l’antisémitisme, le racisme ou l’homophobie sont à proscrire.

J’avais été présenté aux neveux et nièces de M. avec sincérité, et les gamins prennent cela pour argent comptant. Même si cela peut les surprendre, on peut leur expliquer cela avec tellement de candeur et de bons sentiments, qu’il n’y a au final vraiment rien de gênant. Mon petit cousin quand il me voit me demande si A. va venir, car il sait que Matoo, il a un copain et pas une copine.

Mais pour cela, il faudrait aussi que les hétéros ne désirent pas tous secrètement que leurs enfants ne deviennent surtout pas homos. Comme si c’était un drame ou bien un échec, et souvent une honte. Et aussi qu’on ne mette pas en place aussi jeune tout notre arsenal de non-dit et notre incapacité à parler aux enfants de choses aussi basiques pourtant. Je suppose donc que le film et le conte sont une manière de faire passer la pilule avec notre hypocrisie bien connue… Pfff.

Donc ok pour l’idée sous-jacente de ce film, mais alors quant à la méthode, vraiment j’aurais vu un truc un peu plus franc du collier. Nan mais, on leur parle juste d’amoureux et d’amoureuse, et ça suffit… D’autant plus qu’à cet âge là (CM1 et CM2), ils risquent même d’en savoir déjà pas mal sur la question.

Matooyage Maladeuh, complètement maladeuuuuh !

Publié le Mardi 2 Février 2010 à 1:20
Catégorie: Matooyage

Parfois je me dis que les choses ont tout de même bien changé pour nous les pédés. Bah ouai, je vis avec mon chérichou depuis un an, nous allons sur nos trois ans de relation et chacun connaît les parents de l’autre (qui nous apprécient beaucoup, il ne manque plus qu’on les fasse se rencontrer !!). Je crois que presque tout le monde est au courant au boulot, alors que j’ai commencé ce job il y a trois semaines, et je ne fais aucun effort ni pour le cacher, ni pour le célébrer, c’est juste moi quoi.

Et puis, je lis ce genre d’histoire et je n’arrive pas à y croire. Comment un garçon qui va à une soirée chez une amie peut se retrouve en porte-à-faux ainsi avec des homophobes. D’autres garçons qui en viennent à l’insulter, le frapper et le séquestrer… Mein gott, c’est tout bonnement surréaliste. Mais ce n’est que le reflet d’une réalité bien prégnante et cela nous rappelle qu’à tout moment on peut faire une mauvaise rencontre.

Et puis, je reprends un peu mes propres arguments. On a tellement tendance à oublier les choses qui nous dérangent. Comme ma mère qui n’a jamais parlé de mon homosexualité à ses collègues de peur de paraître certainement une mauvaise mère, ou d’entendre cancaner à son sujet. Ou encore mon père qui joue à l’autruche depuis toutes ces années qu’il sait pour moi. Et ces libelles anti-folles qui m’horripilent, et contre lesquelles je lutte de toutes mes forces. J’aime mes parents et je les sais tolérants et cools, mais eux-mêmes ne sont pas exempts de cette attitude de non-dit sociétale et des pires préjugés (en me prenant évidemment comme étalon de bienséance et d’acceptabilité).

Cela fait longtemps que ça dure, et parfois les époques se suivent et se ressemblent. Il y a par exemple cette étonnante traduction d’une célèbre scène de « Dynastie » lors du coming-out du premier pédé de série TV. On a simplement traduit un « I’m gay. » par « Je suis malade. ». Et l’autre FAP qui lui lance sincèrement : « Tu es malade. » Rhoooo ça ne veut rien dire du tout !! Et à ce sujet, un ami me rappelait que : « Dans le même genre et il n’y a pas si longtemps, dans Buffy saison 3 (épisode 16, Doppelgangland) la version vampirique de Willow débarque d’une dimension parallèle, et elle est lesbienne. (1 an avant que le personnage ne fasse son coming out) Là où en VO la vraie Willow dit and I think I’m a lesbian, la VF est doublé en et j’ai des mœurs douteuses.

Aujourd’hui je lisais d’intéressantes conversations touiteures sur l’outing, avec des pour et des contre, mais aussi sur le fait d’assumer ou pas son homosexualité au boulot. J’ai rarement passé plus de quelques mois sans l’exprimer d’une manière ou d’une autre, mais c’est surtout parce que je ne peux pas faire autrement. Ma manière de parler, ma gestuelle et tout mon être exsude la pédésexualité. C’est comme ça, et c’est juste moi. Du coup, si on essaie de ne rien en dire, ou bien de se faire passer pour un hétéro, c’est bien pire que si on l’assume simplement. Je n’ai plus du tout hésité lorsque j’ai eu ces premiers retours, il y a plus de dix ans maintenant, de personnes qui m’ont dit avoir changé d’avis (si tant est qu’on puisse le dire ainsi…) sur les homos après m’avoir connu. Et tout cela sans forcément donner la « bonne image » que j’exècre tant. Non simplement en étant bien dans ses baskets, et en étant moi avec mes qualités et mes défauts. Et lorsque tout cela ne parle finalement que d’amour, de bien-être et d’acceptation de soi (après avoir passé l’épisode du gel et de qui fait la femme évidemment), votre interlocuteur peut difficilement vous trouver hors-norme.

Encore dans mon dernier job, mon boss m’a avoué que c’était la première fois qu’il bossait avec un homo, et qu’il trouvait que j’étais un homme avec beaucoup de qualités. Il bafouillait un peu en disant cela, et il réalisait en même temps que ça ne voulait pas dire grand-chose, et pourtant c’était un compliment qu’il me faisait. Il réalisait que c’était comme de bosser avec un hétéro (avec langage plus soutenu, de meilleures manières à table et un soupçon de culture), mais ne pouvait pas décemment me le dire comme cela. Hé hé hé.

Bien sûr dans le cas de notre Gaugau national, on comprend sa discrétion et la nécessité de ne pas faire savoir son orientation sexuelle. Mais cela me rappelle les fois trop fréquentes où je me refuse de tenir la main de A., ou simplement de montrer une once d’affection car… ça peut être dangereux. Alors imaginez pour un prof de ZEP…

On est vraiment dans une drôle de transition, on voit plutôt se dessiner comme une cassure de plus en plus énorme et dangereuse. On trouve d’un côté une société qui évolue, une jeunesse plus tolérante et gay-friendly, et de l’autre ces mêmes homophobes, peut-être même plus sectaires et radicaux qu’avant, mettant en proue leurs valeurs morales ou religieuses, ou plus simplement leur crasse bêtise.

Plus que jamais, il faut être militant, et à tous les niveaux. Il faut être visible, et dans toute notre pluralité. C’est ça la véritable avancée, et je pense que c’est ce mouvement infinitésimal de notre simple point de vue, de proche en proche, petit à petit, qui a finalement le plus d’ampleur. Ce n’est évidemment pas toujours possible, et il faut savoir à quel point ne pas se mettre en péril, ou en accepter clairement les risques. J’en ai pris pas mal, et je me suis déjà cassé la gueule, mais le bilan est largement positif.

Pectus est quod disertos facit. (C’est le cœur qui fait les éloquents.)

PS : Lady Gaga et Elton John qui se donnent en spectacle. Si c’est pas queer ça alors !!!

Matooyage Un vrai post pour changer

Publié le Mardi 19 Janvier 2010 à 23:31
Catégorie: Matooyage

Ouai parce que je ne suis pas dupe moi non plus, je sais bien que je n’ai rien posté de vraiment « moi » depuis Mathusalem. Ce n’est évidemment pas pour rien, c’est une conjonction de choses… Entre une actualité personnelle tellement brulante qu’elle ne pouvait souffrir l’étalage bloguesque, et des lecteurs trop proches de moi pour que je sois vraiment « moi » (Mein gott, c’est vraiment le comble du blogueur ça !), mais aussi une fin d’année sur les chapeaux de roue, sans vacances et avec beaucoup de stress, je me suis retrouvé n fois avec la page blanche.

Et pourtant je n’ai aucune difficulté à les déflorer les pages blanches, en quelques minutes de tapoti-tapota je couvre un ou deux A4 qui auraient fait quelques gorges chaudes dans la famille, les amis ou les collègues. Mais une fois soulagé par mon activité cathartique favorite (le cracher de valda), je prenais mon courage à deux mains, et je réalisais la même opération douloureuse mais nécessaire : effacer, effacer, effacer. Pour (me) donner le change, je rédige toujours mes quelques billets, vagues reflets de mes sorties… Mais c’est vraiment de la roupie de sansonnet en comparaison !! Hé hé hé.

Mais là j’en ai marre. Après tout j’ai réussi à pondre pendant bientôt sept ans, donc je dois trouver un moyen de m’immiscer sur mon propre territoire, entre les miradors, les barbelés, et les sentinelles, je dois pouvoir dégoter un nouveau souffle. Ou pas.

Je n’ai pas été au meilleur de ma forme ces dernières semaines, et le fait de changer de boulot, ou les fêtes de fin d’année, ou encore des conneries dans lesquelles je me suis empêtré bille en tête n’ont pas arrangé mes affaires ou mon état d’esprit. J’ai ainsi été passablement absent dans les fêtes (où j’étais pourtant physiquement présent) que ce soit entre amis ou en famille (Noël était une catastrophe), et j’ai été bloqué sur le blog, ou du moins j’ai beaucoup écrit et beaucoup effacé.

C’est vrai que les véritables échanges et discussion ont quitté le blog et se concentre sur twitter, facebook and co. Mais ça ne remplace pas ce précieux écrin qu’est « son blog » avec ses couleurs, son univers et surtout cette immense espace d’expression et de liberté. Ecrire un article, élaborer quelques réflexions et se livrer ainsi a toujours été un grand plaisir, à chaque fois renouvelé. Les réseaux sociaux expliquent bien la diminution des publications que je dénote un peu partout, mais on perdrait vraiment à se contenter de touites ou de status facebook, car le blogging c’est plus que cela.

Comme je ne suis pas un adepte des résolutions de nouvel an, je n’aime pas faire de promesse que je ne saurai tenir, et que ce n’est pas non plus la fin du monde (arf), je ne vais pas me mettre martel en tête. On verra bien ! Hu hu hu.

Matooyage De l’hérédité dans ta face

Publié le Mercredi 16 Décembre 2009 à 0:18
Catégorie: Matooyage

Mon papa à mon âge.

Quand j’ai montré cette photo à A., il m’a dit « bah quoi ? ». Idem avec ma collègue qui n’a pas réagi, et les deux qui m’ont dit sans ciller : « bah c’est une photo de toi quoi ! ». Bah non !!! C’est une photo de mon papa à mon âge actuel en fait, et moi-même je suis troublé par la ressemblance !!!

Matage Matooyage Sarkozy aussi !

Publié le Mardi 10 Novembre 2009 à 1:40
Catégorie: Matage, Matooyage

J’ai reçu cela par email toute à l’heure et j’ai trouvé que c’était drôlement bien senti et troussé !!! :mrgreen:

Bravo à Pierre Lenuage pour cette belle parodie (en tout cas, c’est ce que laisse présager la vidéo !!).

Matooyage La Bretagne et moi

Publié le Dimanche 8 Novembre 2009 à 3:26
Catégorie: Matooyage

Ou plutôt devrais-je dire les bretons et moi !! Car ce sont bien mes petits amis qui me font connaître cette région depuis quelques années, mais c’est une histoire qui remonte à bien longtemps. En fait, à un été de 1975 où mes parents avaient eu l’idée incongrue de passer leurs vacances en camping dans le Finistère. Hu hu hu. Après trois semaines de pluie, ils avaient fait le serment solennel de ne plus jamais remettre les pieds en Bretagne pour leur congés estivaux. Et ils ont tenu bon, car je n’y suis jamais allé avec eux !! Mais pour tromper leur ennui, ils ont conçu un petit deuxième !!! Et voilàààààà !!

Il y avait eu M. avec Saint-Briac et tout le nord de la Bretagne avec sa merveilleuse côte d’Emeraude, puis Brest avec J., et enfin la partie sud avec A. à Clohars-Carnoët qui me fait découvrir les charmes de sa région d’origine et de cœur. Le tour de la Bretagne en trois mecs !! C’est un concept ça !!

Cette fois-ci, nous voulions nous reposer dans cette chouette maison de famille en faisant largement abstraction des pitoyables prévisions météorologiques. Et comme souvent, nous avons eu un véritable temps de chiotte !!! Mais ce qui est cool en Bretagne, c’est qu’il ne flotte jamais toute la journée, donc dès qu’une accalmie se présentait nous avons pu nous balader dans le coin, et refaire quelques promenades dans la forêt ou sur la côte.

D’ailleurs, ce que j’aime beaucoup dans ce coin, ce sont ces rivières qui forment de grandes embouchures sur l’océan, des rivières au doux noms de Laïta, Etel, Belon, Odet, Blavet ou Aven. Ce sont des abers ou rias, des anciennes vallées qui sont remplies d’eau de mer lors des marées, ainsi près de l’océan, ces rivières sont très larges et très impressionnantes. Dans la région de Clohars-Carnoët, il y a notamment la Laïta qui serpente de Quimperlé à travers la forêt de Carnoët, et cela fournit de magnifiques panoramas avec des sentiers qui permettent de tout parcourir à pied.

Vue de la Laïta à Clohars-Carnoët

Vue de la Laïta au port du Pouldu

Evidemment les sempiternels couchers de soleil de Bretagne ne me lassent pas, et la vue de la plage de Bellangenet au Pouldu fait partie des plus belles !

Coucher de Soleil sur la plage de Bellangenet - Le Pouldu

Coucher de Soleil sur la plage de Bellangenet - Le Pouldu

Ma préférence va encore et toujours pour les sentiers côtiers qui donnent des visions superbes de paysages mêlant embruns, nature et habitations. Et là avec les couleurs automnales c’était vraiment magnifique. Nous sommes restés assis à profiter de ce rare moment de sérénité climatique et de quelques jolis rayons de soleil qui ont percé les nuages.

Vue d'un sentier côtier du Pouldu

Vue d'un sentier côtier du Pouldu

Vue d'un sentier côtier du Pouldu

La Bretagne ne serait pas la Bretagne sans ses petites chapelles de granite usées jusqu’à la corde, et ses calvaires qu’on trouve à tous les coins de route.

Chapelle Saint-Philibert-et-Saint-Roch - Moëlan sur mer

Enfin, nous sommes allés faire un tour aux Roches du Diable de Loculé qui sont des rochers géants sur la rivière d’Ellé qui font de cet endroit un redoutable parcours de kayak. Encore une fois, de belles couleurs d’automne…

Les Roches du Diable à Locunolé

Les Roches du Diable à Locunolé

Matooyage PACS melior est quam iustissimum bellum

Publié le Mardi 13 Octobre 2009 à 23:54
Catégorie: Matooyage

Eh oui ce sont déjà les dix ans du PACS, rha là là là, qui l’eût cru ? On oublie vite ces choses là, mais en se remémorant un peu cette période me sont aussi revenus les curieux acronymes de CUS, CVS ou encore PIC. Ces derniers ont été tués dans l’œuf et c’est finalement le PACS qui est passé in extremis, plus ou moins soutenu par la gauche, et maladroitement décrié par la droite.

Ce qui est chouette avec l’homosexualité c’est que sa condamnation, sa tolérance, son acceptation ou son adhésion profonde transcendent parfaitement les genres, les orientations politiques ou religieuses, les milieux sociaux et toute autre case. Il y a des pédés (et des gouines) partout, dans tous les quartiers, de toutes les confessions et pour toutes les bourses (sans jeu de mot aucun… non, non, je n’oserais pas). Habituellement, on ne vit pas son homosexualité de la même manière si l’on est dans une caste ou une autre, mais heureusement ce trait de personnalité, cette tare génétique, ce hobby ou cette déviance (rayer la mention inutile) font qu’on se retrouve pour la plupart dans une grosse strate transverse, pleine de suceurs de bites décomplexés et plus ou moins en harmonie avec ses névroses (disons ni plus ni moins que nos cousins hétérosexuels).

Je me souviens donc de cette période curieuse qui voyait les gens s’exprimer tout haut sur leur propre notion de l’homosexualité, de l’orientation sexuelle pure à son expression la plus « sociale », et sur la possibilité de voir naître un véritable mariage gay en France. Et là on a vu et entendu l’homophobie… L’homophobie dans sa pire acception, ce que j’ai d’ailleurs trouvé fort intéressant et éclairant. En effet, alors que mes parents pensaient franchement que c’était une histoire d’obscurantistes bigots, ils ont pu se rendre compte que c’était un phénomène beaucoup plus global et profondément ancré dans les valeurs de notre société actuelle.

« Les pédés au bucher. » Quelle formidable aphorisme des temps modernes !! Et il y avait même (évidemment) quelques pédérastes pour défiler dans ces marches moyenâgeuses ! Et notre chère Madame Boutin en fer de lance de ces gens qui continuent à clamer haut et fort que nous ne sommes que des citoyens de seconde zone, des personnes dont les couples ne sont pas assez « bons » pour bénéficier des mêmes droits. Or je ne requiers rien d’autre que cela, la reconnaissance et l’égalité. Il est juste honteux de constater que la France est assez rétrograde pour continuer dans son refus de donner le même mariage pour tous.

Le résultat de cette lutte d’il y a dix ans, c’est donc le PACS, et c’est une bonne chose évidemment. Je ne vais pas bouder cela, mais pour moi le PACS est au mariage, ce que le Minitel était à l’Internet. On a créé ce contrat, en avance sur tout le monde, de vrais précurseurs, comme un véritable consensus qui calmait les homophobes de tout bords en pondant un sous-mariage, tout en donnant un cadre légal et une obole fiscale aux homos qui voulaient avant tout payer moins d’impôt. Les mairies restent réservés aux hétérosexuels, tandis que les homosexuels peuvent organiser un simulacre de mariage, et tout le monde est content.

Comme pour le Minitel à la fin des années 90, on est à présent coincé avec ce truc bancal et inique, sur lequel les homophobes se concentrent pour nous contenir et nous ralentir au maximum dans nos visées légales expansionnistes. Les autres pays nous ont largement rejoint et dépassé, et nous voilà comme des cons, avec ce contrat dont on n’arrive pas à s’affranchir, et on voudrait encore qu’on soit content de cette situation.

Je suis hors de moi quand j’entends les propos de la Boutin aujourd’hui. Sa mère, sa race, comment ose-t-elle expliquer qu’elle a permis le dialogue sur le PACS et surtout de contribuer à sortir les gays du placard en France ? Franchement, putain de merde, elle a un sacré culot !!! (Cet article de l’Express retrace bien l’ambiance et les discours de l’époque). Elle explique aussi aujourd’hui avec un extraordinaire aplomb que les gays ne veulent pas du mariage, et sa preuve c’est l’énorme surreprésentation des PACS conclus entre hétéros. Cela me rappelle à peu près les propos de Nicolas Sarkozy dont le conseiller en matière de mariage gay n’était autre que Steevy !!!

Je ne veux pas conclure de PACS avec mon chérichou, je veux me marier avec, je veux l’épouser à la mairie, comme mon papa et ma maman l’ont fait en ce 1er décembre 1973. Ni plus, ni moins, comme mes grands-parents, mes oncles et tantes, et cousins cousines, je veux simplement que l’on reconnaisse à mon couple la même valeur, une valeur certes légale, mais aussi, et avant-tout, une valeur sociale, morale et affective. C’est cela qui fera réellement progresser les mentalités, et qui soulagera tous les gays qui souffrent, et les trop nombreux jeunes pédés qui commettent l’irréparable.

Et même s’il ne devait y avoir qu’une poignée de pédés qui se marient, même si le mariage est ringard et obsolète, je veux l’égalité !! Je veux avoir le droit de refuser de me marier, je ne veux pas que ce soit un tiers qui me l’affirme sous prétexte que je n’ai pas les mœurs qu’il faut. Car au final, c’est toujours cela, et je suis persuadé que même parmi mes proches (parents ou amis) hétéros, beaucoup pensent que « ce n’est pas la même chose » lorsqu’on évoque un couple d’hommes ou un couple composé d’un homme et une femme. Et ça arrange bien les gens ce « PACS » ce machin curieux et exotique, qui doit faire original dans les dîners en ville, et qui se pratique tout comme un mariage, sauf que ça n’en porte pas le nom. Bien heureusement car « ce n’est quand même pas la même chose ».

Si peu de pédés sont pacsés, c’est peut-être aussi que, comme moi-même, ceux-là croient encore en autre chose qu’un sous-mariage. Je sais qu’en attendant c’est « mieux que rien », et je vois le bonheur de certains qui ont franchi le pas, et je sais aussi que le PACS est pratique dans sa forme, et moins « impliquant » etc. Mais je n’en démords pas !!!

PS : Une petite pensée en passant pour Edouard et cette manifestation outre-atlantique pour les droits homos. ;-)

Ecoutage Matage Matooyage L’hymne aux narvals !!!

Publié le Lundi 12 Octobre 2009 à 0:31
Catégorie: Ecoutage, Matage, Matooyage

Un immense merci à mon petit suisse préféré pour m’avoir dégoté un bijou pareil !!! :mrgreen:

Il y a vraiment tout dans ce clip, une belle ode aux narvals qui ont inventé le kebab, pètent la gueule aux ours blancs, ont des pouvoirs Jedi et ont la monocorne bien sémillante !! Enjoy !!!

[Source avec plein de trucs aussi débiles et indispensables à découvrir !!]

Matooyage Kiss-in à la place Carrée des Halles

Publié le Samedi 26 Septembre 2009 à 20:26
Catégorie: Matooyage

Je ne suis pas bon pour les flashmobs, ça je le savais déjà. Huhuhu. Là je suis arrivé juste quand les gens s’embrassaient, et j’ai descendu l’escalator de l’entrée Pont-Neuf du forum des Halles en découvrant tous ces pédés et goudous en train de se galocher gaiement en plein milieu de la place Carrée.

Malheureusement, je n’y allais pas pour participer puisque mon chérichou est tout malade, et n’était vraiment pas en mesure de venir, mais je voulais au moins montrer mon adhésion à ce mouvement. Même si comme Alice_ le soulignait, je ne suis pas non plus super fan des gens qui se mettent la langue dans la bouche en public (toute orientation sexuelle confondue).

En revanche, cette manifestation est géniale parce qu’elle milite pour une de ces libertés fondamentale, mais tellement qu’on n’y pense pas : la possibilité de se montrer de l’affection en public. Cela nous est interdit ou alors c’est souvent justement un geste de provocation et/ou de revendication, sinon on s’en empêche naturellement, tant nous sommes conditionnés pour cela. Il s’agit de ne pas se faire regarder de travers, ou parfois pour éviter une rixe, et pour cela pas de bisou, pas de geste tendre, pas de main tenue. C’est vraiment dommage et tellement triste de ne pas être en mesure de se comporter comme l’instinct le dicte à tout un chacun.

Au lieu d’une lutte pour une égalité des droits très politique, idéologique ou philosophique, j’aime cette idée du militantisme de l’amour, de sa démonstration, c’est comme une manifestation de midinettes en quelque sorte ! Et moi je suis une grande midinette, une grande cultivatrice de fleurs bleues et de petites marguerites de l’amour !!!

Yagg vient de publier la vidéo suivante sur l’évènement :

C’est beauuuuuuuuu !!

Comme j’étais en périphérie, j’ai aussi pu noter les regards attendris des passants, et ceux à l’opposé, dégoutés et agressifs, d’autres badauds manifestement contre cela. Il y avait notamment des gens qui disaient que c’était “dégueulasse”, que “comment peut-on filmer une chose pareille”, “ils sont vraiment dérangés” etc. Car nous sommes au cœur des Halles, et c’était une bonne idée cet endroit, car c’est à la fois à deux pas de bars gays qui ont pignon sur rue, mais c’est aussi un racailleland couru, et un mélange de parisiens et banlieusards qui viennent faire leurs courses le samedi. L’homophobie est loin d’être éradiquée, et même en plein Paris, on ne peut pas vivre si sereinement que cela son homosexualité. Donc ce genre de manifestation “back to basics” me plait bien !

Gayclic publie aussi son article, et cette vidéo. On y reconnaît même un ami au tout début !!! ^^

Matage Matooyage Sur les traces de Mélanie Daniels

Publié le Vendredi 25 Septembre 2009 à 0:51
Catégorie: Matage, Matooyage

Je suis un immense fan des « Oiseaux » d’Hitchcock depuis tout gamin, et j’ai absolument adhéré à l’idée de mon chérichou d’aller à Bodega Bay. Car si j’aime particulièrement certains films d’Alfred Hitchcock, A. en est féru jusqu’à les connaître tous par cœur. Aller jusque Bodega Bay comme Mélanie Daniels, par la route qui longe la côte, était vraiment marrant. On avait tous les deux en souvenirs toutes les images du film…

Que ce soit du tout début à Union Square dans le film :

Birds - Union Square (San Francisco)

Ou en réalité !

Vue de Union Square - San Francisco

Cette route qui serpente le long de l’océan et qui fait découvrir cette baie fantastique, plus bretonne que jamais, a encore été une impressionnante copie-carbone d’un des mythiques passages du film.

Mélanie Daniels arrive à Bodega Bay, et comme nous elle va dans le bourg et se renseigne sur le chemin pour aller à la maison de Mitch, de l’autre côté de la baie.

Birds - Melanie Daniels

Dans le film, on voit bien la baie avec la maison des Brenner de l’autre côté.

Birds - Bodega Bay

En réalité, nous avons aussi vu de l’autre côté, et même le ponton où elle prend son hors-bord.

Vue de Bodega Bay

Et les oiseaux qui sont bel et bien présents !

Oiseaux à Bodega Bay


Pélican de Bodega Bay

On retourne au film :

Birds - Melanie Daniels

Birds - Bodega Bay

Mélanie rencontre Annie Hayworth, l’institutrice de l’école de Bodega Bay. J’adore ce personnage, et j’ai toujours trouvé que ce duo de femmes était extraordinaire.

Birds - Melanie Daniels et Annie Hayworth

Il y a la scène certainement la plus connue et culte avec les corbeaux sur la cage à poules qui attaquent les enfants de l’école. On la voit bien cette école…

Birds - Bodega Bay School

Birds - Bodega Bay School

Eh bien, voilà l’élément le plus authentique du film, puisque « Birds » est avant tout composé de décors peints totalement hollywoodiens, mais l’école est bien réelle (et a bien servi d’école). Je ne vous dis pas l’émotion que nous avons ressenti en arrivant devant ça :

Bodega Bay School

On est resté vingt minutes à regarder ça, et le décor environnant avec cette atmosphère incroyablement bretonne (le vent, les embruns, les paysages, la végétation), et c’était génial ! J’imagine que ça ne touche pas grand-monde en réalité, mais c’était vraiment pénétrer dans un vieux film et reconnaître les lieux sans y avoir jamais mis les pieds avant. Rhaaaaaaaaaaaaaa !!!! :mrgreen:

Matooyage Les rues de San Francisco

Publié le Mercredi 23 Septembre 2009 à 23:59
Catégorie: Matooyage

Rha là là, je suis rentré depuis 15 jours et j’ai complètement perdu le fil du blog. Pfff, le taf, la flemme et hop, c’est la Bérézina (« nougat et chocolat, j’ai le cœur en verglas » je veux te dire mon lecteur adoré !!). Mais je persiste et je vous collerai mes deux posts que je veux encore faire sur mon voyage estival chez nous en Amérique.

Parce que nous avons fini comme nous avons commencé : San Francisco. Et comme nous voulions vraiment changer d’ambiance, et pas vraiment nous retrouver à l’hôtel, j’ai essayé de réitérer l’expérience « chez l’habitant » comme nous l’avions si heureusement fait pour New York. Eh bien encore une fois, le site AirBnB nous a permis de trouver la perle rare. Ce n’était pas aussi splendide que la chambre de Harlem, mais tout de même pour 69 dollars par nuit, nous avions une chambre séparée du reste de la maison avec une salle de bain privative, et l’accès direct au jardin. Un truc vraiment sympa, et l’hôte était un garçon adorable, serviable et très très sympathique. Outre cela, c’était à un quart d’heure à pinces du Castro pédé, endroit dans lequel je pensais naturellement passer quelques temps. Hé hé hé.

Voilà la maison en question, une vielle baraque que le gars retape, et qui date de 1899.

L'appartement de San Francisco - 26th St et Noe St

Et la chambre en question :

Chambre à San Francisco

Chambre à San Francisco

Elle donne sur un charmant jardinet très calme et ensoleillé :

Jardin de la chambre de SF

Et j’ai adoré la salle de bain toute neuve qu’il venait juste de terminer.

Salle de bain - chambre de SF

Salle de bain - chambre de SF

Donc en terme de logement, nous avons encore eu pas mal de chance en passant par ce genre de plan au rapport qualité/prix vraiment imbattable.

A San Francisco, nous voulions visiter un brin, mais surtout nous reposer et ne pas faire grand-chose. A. voulait faire du repérage des lieux de tournage de « Vertigo » et des « Oiseaux » d’Hitchcock, et moi ça me bottait bien. Nous avons donc parcouru les 49 miles de la « scenic drive » qui permet de visiter SF en voiture, et qui en faisant bien des circonvolutions dans la ville, a eu le mérite de vraiment nous en mettre plein la vue.

Que ce soit les fameuses rues de San Francisco qui montent et qui descendent vertigineusement vers l’océan.

Rue de San Francisco

Ou bien la fameuse Transamerica Pyramid dont le profil est un des symboles de la skyline du coin.

Vue de Transamerica Pyramid - San Francisco

Evidemment dans les symboles incontournables, il fallait en plus avoir la Coit Tower :

Skyline classique de San Francisco - Coit Tower et Transamerica Pyramid

L’île d’Alcatraz et le Golden Gate :

Île d'Alcatraz - San Francisco

Golden Gate - San Francisco

Mais un peu moins connu et vraiment immanquable, j’ai adoré l’architecture romanesque du Palace of Fine Art (soooo Vertigo !).

Palace of Fine Arts - San Francisco

Et le Golden Gate Park est un endroit dans lequel j’aurais aimé passé beaucoup plus de temps. Il est gigantesque, avec un tas de pelouses, bois et bâtiments intéressants.

Golden Gate Park - San Francisco

Enfin c’est certainement de Twin Peaks qu’on a la vue la plus époustouflante sur la ville.

Panorama de San Francisco de Twin Peaks

Panorama de San Francisco - Nuit de Twin Peaks

Et si on zoome…

Panorama de San Francisco (Twin Peaks) - détail

Et si on zoome :

Panorama de San Francisco - Zoom sur Castro St

Nan mais vous avez vu la taille de ce drapeau gay (on se rend compte avec la proportion des autres éléments de la photo) ??? Oui oui c’est Castro St !!

Castro St. - San Francisco

J’ai aussi eu le grand bonheur de rencontrer deux lecteurs de ce blog, Loïc et Arnaud. C’est marrant ça !! Régulièrement quand je pars dans un endroit, j’ai l’opportunité de rencontrer des gens qui me connaissent mais que je ne connais pas. C’est un sentiment très agréable et presque grisant, et il s’agit souvent de personnes qui ne commentent pas les articles. Ces deux français à San Francisco ont des copains depuis plusieurs années, et nous avons passé deux soirées à quatre vraiment chouettes.

On a aussi éclusé les bars de Castro, et c’était assez sympa. D’ailleurs globalement, j’ai beaucoup accroché avec SF. La ville est vraiment super belle, et il y règne une espèce d’atmosphère baba-cool et européenne qui diffère terriblement de l’Amérique profonde que nous avons précédemment traversée. Je me verrais vraiment bien habiter là, même si en terme de climat, Los Angeles est probablement beaucoup plus clément. C’est marrant ce truc des quartiers en tout cas, car ils sont vraiment délimités et officiellement reconnu par la ville. A la manière du quartier de Chinatown avec des écriteaux en chinois et des bannières distinctives, le quartier gay est clairement aussi balisé par des drapeaux gays « municipaux » ce qui est tout bonnement stupéfiant pour moi.

Nous sommes aussi allés dans le nord de San Francisco pour nous rendre à Bodega Bay par la «Highway 1 », la route mythique qui longe l’océan Pacifique. Sur le chemin, nous avons fait un arrêt à Muir Woods National Monument qui est une belle forêt de séquoias. Rien d’extraordinaire sinon ces immenses arbres qui paraissent ne pas avoir de fin. Mais c’était cool, j’ai bien aimé ! Huhu.

Muir Woods National Monument

Bon là les arbres sont un peu tordus mais c’était pour faire un panorama qui me permette de les avoir en entier ! :mrgreen:

Muir Woods National Monument

Matooyage Les dessous de Palm Springs

Publié le Mardi 15 Septembre 2009 à 0:13
Catégorie: Matooyage

Comme l’immense feignasse que je peux parfois être, j’ai arrêté de parler de mon roadtrip américain quand on a arrêté de batifoler dans les canyons. Mais le voyage s’est ensuite poursuivi par un peu plus de farniente et d’un repos bien agréable. D’abord avec cette halte de trois nuits à Palm Springs, puis nous avons terminé notre séjour avec quatre jours à San Francisco.

Palm Springs est une de ces hérésies écologiques typiquement américaine, c’est une ville qui pousse au milieu d’un brûlant désert, et dont la spécialité est de posséder des kyrielles de terrains de golf luxuriant aux dépenses en eau des plus scandaleuses. Il s’agit aussi d’une ville qui accueille nombre de retraités, et enfin d’une ville « gay ». Comme nous ne sommes pas à un segment près, on peut aussi par recoupement estimer que c’est une ville de retraités gays. Et c’est le cas !!!

La ville est entourée de montagnes, et juste au-dessus il y a un mont qui propose aussi du ski l’hiver. Mais là nous avions dans les 40°C à l’ombre la journée, et on supportait largement les brumisateurs…

Palm Springs

Il n’y a rien à faire dans cette ville, sinon profiter d’un soleil de plomb et de « resort » pédé qui offre des villas très plaisantes et aux mœurs tout à fait libérées. Nous avions trois nuits dans ce genre d’endroit avec une majorité de pédés quarantenaires qui nous regardaient comme de jeunes brebis égarées le premier jour, comme des garçons aguerris le second, et comme des salopes françaises le troisième. Hu hu hu. Voilà une petite vue de notre « resort », notre chambre donnait sur la piscine, comme toutes les chambres (il y avait deux piscines, deux jacuzzis et un hammam).

Palm Springs - Dolce Vita Resort

Lorsque nous sommes arrivés et que les responsables nous ont fait faire le tour, nous avons remarqué avec surprise qu’aucun des résidents n’avaient de maillot de bain. Ambiance naturiste donc ! Tout est ouvert toute la nuit et en gros, le message c’était qu’on faisait ce qu’on voulait tant que c’était raisonnable, et donc c’est agréable d’être dans une résidence où l’on peut piquer une tête à trois heures du matin. Nous en avons largement profité en sortant dans des bars ou boites, et en nous baignant (il fait plus de 30°C la nuit) ou en se régalant d’un jacuzzi à pas d’heure.

Evidemment, se balader à poil (quand nous avons vu qu’aucun des types n’avaient de maillot, on s’est dit qu’on aurait l’air bizarre si on en mettait) lorsqu’on en n’a pas vraiment l’habitude est un appel criant à faire du sexe, ce dont nous ne nous sommes pas privés. Nous avons notamment fini par consommer dans la piscine à trois heures du matin (seul et dans la pénombre… ), ce qui a provoqué d’étrange mouvement de rideaux dans la nuit, et a contribué à nourrir le plaisir exhibitionniste que nous expérimentions pour la première fois !!! Huhu.

Palm Springs est une ville de vieux jusque dans les bars et boites, mais on y trouve sur le coup aussi des endroits avec une population plus bigarrée que jamais. Et surtout, c’est assez étrange de se retrouver avec des gens de 85 ans, ou dans un bar comme « Spurline » où nous étions de loin les plus jeunes. La soirée du samedi était blindée de chez blindée et il était difficile de circuler. Le bar diffuse des clips vidéos qui sont des extraits de comédies musicales des années 50, et tout le monde chante à tue-tête des standards d’anciennes générations. C’est tout bonnement incroyable et très chouette ! D’autres bars étaient investis, surtout le samedi soir, par beaucoup plus de jeunes (de notre âge, et moins jeunes évidemment) de Los Angeles, pour qui Palm Springs est une destination classique de week-end.

Nous avons passé quelques jours de repos complet, dans une chaleur écrasante qui n’est supportable que par les brumisateurs anti-écologiques qui couvraient la résidence, et une bonne partie de la ville elle-même (hallucinant). Les climatiseurs y font un bruit de chars d’assaut et sont toujours réglés sur des températures glaciales. L’endroit est plaisant, un peu comme Las Vegas peut l’être (donc tout est relatif…), mais vraiment pour se déconnecter et pour faire fonctionner deux neurones et demi (surtout dans un « resort gay »). Mais c’était sympa de pouvoir faire des câlins en plein air et de ne pas être vu d’un mauvais œil, ou de risquer la crucifixion.

En fait, on aimerait y retourner en plein hiver, pour profiter de ce climat si clément alors qu’il fait un temps de chiotte à Paris. Mais ce côté hérésie écologique me dérange, et malgré une végétation luxuriante par endroit, il suffit qu’il n’y ait pas d’arrosage sur un mètre-carré pour tout de suite voir quelques herbes rabougris et sèches sur une terre sablonneuse. En revanche, le principe de ces endroits pédés bien sympas (les gens étaient tous souriants, polis et cools) nous a bien plu.

Matooyage Grand Canyon National Park

Publié le Lundi 31 Août 2009 à 10:29
Catégorie: Matooyage

Là, nous étions en terrain connu puisque c’était la seconde fois que nous y allions ensemble avec A. Mais cette fois, nous avons prévu deux nuits dans le parc même, et c’était génial de se retrouver dans le lodge à quelques minutes du Grand Canyon. Le Grand Canyon qui est toujours aussi… grand !! Ah je suis toujours autant ému et abasourdi par un truc aussi gigantesque et tellement pas à taille humaine.

Comme nous connaissions bien les vues « classiques » du canyon, nous avons rattrapé quelques lacunes comme les superbes images que l’on peut avoir du début du parc, vers le désert (« Desert view point »), avec un canyon moins profond et qui permet de bien voir le Colorado. Car un peu plus loin, le fleuve a tellement creusé profondément qu’il passe totalement inaperçu au fond de gorges créant un dénivelé d’un kilomètre !!!!!! D’ailleurs, les rangers déconseillent fortement la descente à la rivière et la remontée en une seule journée, il faut pour cela prévoir une nuit de campement dans le Grand Canyon. Voilà une de ces vues avec le Colorado serpentant :

Grand Canyon National Park - Desert View

Mais siiii, si on zoome un peu, on le voit fort bien le Colorado.

Grand Canyon National Park - Desert View (Zoom sur le Colorado)

Evidemment c’est encore au coucher de soleil que les couleurs se révèlent, et que les ombres mettent en exergue le relief très accidenté et l’immensité du lieu.

Grand Canyon National Park - Vue globale au coucher du soleil

Et la journée, c’est encore autre chose, et on a reparcouru une partie du sentier qui borde la faille, et permet d’halluciner encore et encore sur ce truc incroyable, totalement inhumain.

Grand Canyon National Park - Vue globale journée

Nous avons aussi fait une petite randonnée en descendant pendant une heure et demie le sentier qui mène au fond de la faille. C’était plutôt un test pour juger un peu de nos capacités. Finalement, nous étions assez content de notre petite marche, et on aurait adoré concocté un aller-retour au Colorado, mais ce sera pour une prochaine fois.

On y a même rencontré des écureuils espiègles qui me faisaient terriblement penser à Kronk !! (Squicky, squicky, squicky !!)

Un écureuil animé !

J’ai adoré dormir sur place, et là parc national oblige, l’organisation était impeccable. Les chambres étaient non seulement très bien, mais tous les sentiers sont hyper signalés et documentés, le parc propose des magasins et des restaurants (self-service) efficaces et finalement pas très chers.

En revanche, j’ai été choqué et ce n’est pas la première fois que je l’évoque par la présence de personnes âgées pour le service. Et quand je parle de personnes âgées, j’évoque des femmes (je n’ai pas vu d’hommes, A. me dit qu’ils sont morts tout simplement) entre 75 et 85 ans qui travaillaient au self à ramasser les plateaux et nettoyer les tables. On ne voit pas en France des gens de cet âge bosser, et c’est assez choquant car on le voit couramment partout aux USA.

Comme d’habitude, tout n’est pas tout noir, tout n’est pas tout blanc, et en France à cinquante ans, on ne peut même plus trouver le moindre job, tandis qu’aux USA des gens qui ont besoin de travailler peuvent le faire. Néanmoins, ces femmes âgées ne devraient pas avoir à travailler ainsi, surtout celles que l’on voyait grimacer à porter les plateaux, et se pencher à nettoyer en fournissant des efforts terribles à cet âge.

Matooyage Upper et Lower Antelope Canyon

Publié le Lundi 31 Août 2009 à 10:14
Catégorie: Matooyage

Nous étions à Page près du Lac Powell après avoir visité « Monument Valley ». J’ai été déçu par le lac Powell, parce que j’imaginais que l’endroit avait vraiment été remodelé par la présence d’eau en plein désert. Et en fait non, il s’agit juste d’une énorme étendue d’eau dans le lit d’un canyon, et les rives en sont tout aussi arides et nues. Du coup, on a encore l’impression d’une installation humaine décalée et superfétatoire. En tout cas, ce sont des images plus que jamais sorties de la « Planète des singes » (et j’ai lu qu’en effet, des scènes avaient été tournées dans la région).

En repartant de là nous avons fait une petite halte pour visiter les deux Antelope canyons, le Upper plus connu mais bondé, et le Lower moins fréquenté et plus escarpé.

Ce sont des canyons qui ont la particularité d’être des anfractuosités dans la roche qui sont régulièrement envahies par des pluies torrentielles, et donc érodées en profondeur. Ces canyons se visitent donc par le fond, et présentent une fissure supérieure peu épaisse en comparaison des canyons que nous avons visités. En revanche, l’intérieur ressemble plus à des grottes, avec des murs usés par les années et des eaux tumultueuses. L’intérêt esthétique de ces canyons est de profiter d’une lumière qui pénètre par cette fente supérieure, et vient se polariser, se diffracter, se projeter sur ces murs marrons clairs en donnant un spectacle d’une stupéfiante beauté.

Nous avons commencé à visiter le Upper Antelope Canyon. Voilà pour vous donner une idée de la taille des parois et du dessins de ses formes érodées. Vous pouvez voir la taille des gens qui visitent, et les rais de lumières, ainsi que l’effet très photogéniques sur les murs.

Upper Antelope Canyon - visiteurs en contexte

Le problème majeur de ce canyon est sa popularité, et encore une fois l’usine à pognon pour les indiens qui gèrent aussi ce monument. Donc on se retrouve dans des groupes de touristes et on visite avec un guide navajo, tout en évoluant pas à pas dans le canyon, et en laissant assez de temps au groupe précédent pour faire ses photos.

Voilà ce qu’on peut voir en levant la tête : des rais de lumière et le jour qui pénètre.

Upper Antelope Canyon - vue de la faille supérieure

Upper Antelope Canyon - vue de la faille supérieure

Et quelques exemples des différents effets lumineux…

Upper Antelope Canyon - rais de lumière sur les parois

Upper Antelope Canyon - rais de lumière

Nous avions assez de temps pour progresser jusque Lower Antelope Canyon et nous avons bien fait, car nous redoutions autant de monde et une ambiance tout aussi « industrielle ». C’est tout le contraire pour le Lower qui est à quelques centaines de mètres de son homologue, mais qui a deux différences : il est moins photogénique, il faut grimper à des échelles et des escaliers pour le visiter. Ces deux éléments changent tout, et c’est tant mieux. Nous avons ainsi pu faire une découverte à une poignée de touristes curieux, et guidé par un jeune navajo qui n’en avait rien à battre. Il nous a donc rapidement abandonné à l’entrée, et nous ne l’avons jamais revu ! Le canyon est surtout très différent de l’autre dans son étroitesse, c’est souvent que l’on passe à peine entre les deux parois, et cela fait un sacré effet !!

Lower Antelope Canyon - un chemin très étroit

En revanche, la faille supérieure est bien souvent plus évasée, et donc l’atmosphère est moins tamisée, moins propice aux photos. Mais on obtient de superbes nuances de couleurs lumineuses dans ce grès navajo (du sable pétrifié en fait, c’est pourquoi il s’érode si facilement) si typique de tous les sites visités lors de ce voyage.

Lower Antelope Canyon - Effets de lumière sur les parois

Et contraire au Upper Antelope Canyon, on perçoit le bleu du ciel à plusieurs reprises. Le Lower est certes moins spectaculaire, mais compense par sa progression originale et parfois périlleuse (il y a toujours des gens pour aller là-dedans avec des béquilles ou trois enfants en bas-âges, voire les deux en même temps). Le chemin est beaucoup plus biscornu et tortueux, mais plus marrant et agréable.

Lower Antelope Canyon - vue du ciel