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La teuf de la ZikMu

Publié le Dimanche 22 Juin 2003 - 4:16
Catégorie: Matooyage

Ca a commencé par une embrouille entre M. et moi… Pfff. Il devait venir avec moi à une soirée chez H. où Di serait présent et quelques amis. M. avait tout de suite dit oui, et puis j’avais senti qu’il préfèrerait être avec ses potes. Je l’avais deviné mais j’attendais qu’il m’en parle (vu que dès que j’ai su que ses potes faisaient autre chose, je lui avait proposé qu’on aille chacun de notre côté). Or comme d’habitude, il m’a planté au dernier moment. Enfin c’est moi qui ai pris les devants en lui disant tout de go que je savais pertinement qu’on ne passerait pas la soirée ensemble.

Bref, je me suis pomponné et puis j’ai pris le trome pour aller chez H. qui a une très jolie vue de la Tour Eiffel. Nous avons pu ainsi, dans une atmosphère saturée en vapeurs éthyliques, fêter la nouvelle installation clignotante de la tour. L’ambiance était vraiment bonne dans ce petit appartement, j’ai bien rigolé et discuté avec ces potes. Di a un peu besoin de se distraire après sa récente rupture…

Ayant eu des news de M., j’ai décidé de le rejoindre et vers minuit et demi et j’ai enfourché mon fier destrier métallique dans la nuit menaçante pleine de contrebandiers et de flibustiers. Ouai, j’ai pris le métro évidemment et c’était racaille-land.

Je suis arrivé un peu avant une heure dans le quartier Montorgueil devant Kiliwatch. C’était total blindé et une musique house/techno du meilleur tonneau coulait à flots entre deux batiments (meilleure caisse de résonnance possible en plein air !). Cela fait deux ans de suite que je passe ici, et je suis à chaque fois émerveillé du bon esprit qui y règne. Les gens sont cools, souriants et sympas, oui oui je sais, ils sont aussi complètement défoncés !! Mais l’ambiance y gagne, puisque j’ai passé un excellent moment et que je me suis senti pousser des ailes à l’écoute d’une si bonne musique.

Avec chance, M. arrivait pour retrouver A. juste quand j’ai débarqué, aussi nous n’avons pas galéré pour nous rassembler. Il y avait aussi M., T., S., F. et J.-B. Que des gens cools et que j’aime beaucoup !! Ca n’a duré qu’une heure, mais j’ai été rassasié de tout ce que j’aime (en plus des bisous maltés de mon M. content de me voir).

A deux heures, le glas a sonné et il fallait plier bagages. J’ai décidé de rentrer afin de rester en ligne avec ma politique de restriction budgétaire conjoncturelle (ouai ouai j’ai fait ma pauvresse). Les autres dont M. sont allés au batofar. Je suis un peu inquiet de l’avoir laisser sortir seul, mais bon, il faut que j’arrête ma parano. Je flippe beaucoup de le savoir un peu murgé à la merci de la tapiole esseulée de fin de soirée, je flippe surtout de sa résistance à la tentation dans cet état. Mais bon, je lui ai assez dit, je verrai bien sa tronche dans quelques heures ou plus, s’il prend une pillule magique. Nous verrons toute à l’heure si je dois user de mon légendaire coup de genou balayette pour redresser les torts.

Je voulais marcher, m’aérer et profiter un peu de cette nuit à la température clémente alors je suis rentré à pied jusqu’à Oberkampf et puis j’ai pris la ligne 9 jusqu’à Nation. Sur le chemin, juste devant le Dépôt, je suis tombé sur une ancienne bande de copains et copines homos. Le classique des gens qu’on a fréquenté pendant quelques années, et qu’on a perdu de vue. Mais là en l’occurrence, il s’agissait de ma meilleure amie goudou des tous premiers pas dans le Marais. Il y a eu une vendetta à mon égard l’année passée pour des pétasseries dont j’ignore les tenants et aboutissant, et je n’ai plus vu personne de ce groupe de potes. Depuis, j’ai reformé mon cercle d’amis et je ne m’en porte pas plus mal. Mais je dois avouer qu’elle, et elle seule, me manque. Cela fait quelques fois qu’on se rencontre (à la G.A.Y. la dernière fois) et qu’elle propose qu’on se fasse une soirée tous les deux. Je pense que je vais concrétiser ça cette semaine.

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Tourisme fluvial

Publié le Dimanche 22 Juin 2003 - 3:40
Catégorie: Matooyage

Vendredi soir, M. et moi sommes tombés morts de notre semaine un peu hard au niveau boulot. Normalement on avait programmé la murder party mais deux personnes n’étaient encore pas disponibles (elle tombe vraiment à l’eau cette fois). N. m’avait bien proposé de venir avec lui aux Tuileries pour la fête foraine des tapioles, mais j’ai eu une monumentale flemme. Du coup, on a passé une bonne petite soirée en amoureux à mater la téloche comme des teubés en se tripotant concupiscentement. Aaaaah, trop bon !

Samedi, nous avions un agenda bien rempli. En fait, il s’est vite réduit à mesure que la température nous a figé et a tempéré nos ardeurs culturelles. J’ai ainsi passé l’aprème avec J. (très bonne copine de M.) et M. Nous avons pris le Batobus et avons fait un tour de Paris des plus traditionnels. C’était très drôle de jouer les touristes, et très agréable d’être dans un bateau par ce temps de ouf.

Nous sommes allés déjeunés dans un petit bar assez cool (le serveur est une bombe) derrière la comédie française. D’ailleurs il y a dans le Jardin du Palais Royal, une petite expo de quelques oeuvres de Niki de Saint Phalle que j’ai beaucoup aimé sous ce dardant soleil.

Niki de Saint Phalle Niki de Saint Phalle

Ensuite nous avons marché jusqu’au Café de Flore où j’ai dévoré une grosse glace (j’ai honte, c’est mal) avec une délectation non dissimulée.

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Dîner hors de la matrice

Publié le Vendredi 20 Juin 2003 - 17:01
Catégorie: Matooyage

Hier, nous nous sommes retrouvés pour un dîner de gayvoxiens à 8, finalement nous étions 11, aux Marronniers.

C’est toujours très agréable de savoir à qui l’on parle sur le net la journée ou le soir. On finit par entretenir des relations spéciales avec ses interlocuteurs d’un autre type. Parfois il s’agit d’un rapport qui ne souffrirait pas la rencontre en réel (pour n raisons), parfois cette même rencontre concrétise une entente et peut même déboucher sur une amitié. Le dernier cas est rare, et tant mieux ! J’ai passé une assez bonne soirée en leur compagnie (M. était présent, j’avais aussi rameuté Di pour l’occasion).

J’ai toujours un petit moment de blocage quand je rencontre les gens du net pour la première fois, c’est comme si la confrontation de la réalité tangible et du monde cybernétique me demandait une petite période de latence avant de me réadapter, et de mettre à jour mes fiches internes sur mon interlocuteur.

J’en ai conclu que nous étions sortis de la matrice. ;)

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Déclaration d'amitié

Publié le Jeudi 19 Juin 2003 - 17:41
Catégorie: Matooyage

V. m’avait demandé si on pouvait se voir tous les deux seuls hier soir. Un peu surpris, j’ai bien évidemment accepté, un peu nerveux en m’en demandant la raison. Je suis donc allé la chercher à son boulot à Saint-Augustin vers 19h. Nous avons marché, puis avons pris le métro pour Châtelet. Finalement on a posé nos fesses au Café Beaubourg où j’ai siroté un délectable Milk-Shake au chocolat (hors de prix, mais absolutely fabulous).

V. tenait à ce qu’on évoque notre amitié et la manière dont elle avait évolué depuis quelques années. En fait, nous nous connaissons depuis la première au Lycée, et nos relations se sont vraiment renforcées depuis qu’elle a rompu avec son ex copain (sorte de Méphistophélès à mon avis… gnark gnark). Le fait qu’elle parte s’installer à Montpellier est assez dramatique pour moi, mais c’est vrai que jamais je ne lui ai exprimé. Elle non plus n’a jamais vraiment dit à quel point je comptais pour elle. On s’est donc rendu compte qu’une certaine pudeur quasi-familiale régnait entre nous. Nous y avons rapidement remédié, et c’était très chouette de se dire que nous nous aimions très sincèrement et que notre amitié était un indéfectible pillier de nos vies actuelles.

Ensuite, on a mangé un bout au japonnais au croisement de Quincampoix et Lombard, et puis Do nous a rejoint. Le marais était complètement blindé (quelques belles plantes repérées d’ailleurs) et nous nous sommes balladés dans cette chaleur nocturne presque estivale du moment. Nous avons atterris sur la pointe de l’île Saint-Louis du côté du Pont Marie pour regarder le coucher de soleil.

WOow, ‘tain c’est beau Paris.

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MatooDinner

Publié le Jeudi 19 Juin 2003 - 17:20
Catégorie: Matooyage

Avant-hier soir, j’avais convié Manu pour un dîner chez moi avec ma meilleure amie V. et un bon pote du net P.-H.

Je me suis saigné aux quatre veines pour cuisiner et leur rendre hommage comme il se devait. V. est arrivée un peu plus tard car elle devait s’entretenir avec son ex avant de partir à Montpellier. D’ailleurs lui annoncer ce soir là qu’elle quittait Paris fut une sorte de catharsis salutaire pour elle. Manu est toujours aussi joli garçon (quels beaux yeux !) et intelligent, c’est un plaisir de le fréquenter. J’étais aussi content de lui présenter V. et P.-H., et je pensais bien que ça collerait réciproquement. La soirée fut donc sympa et je n’ai pas vu le temps passer. Je suis content que Manu ait attendu assez pour rencontrer M. qui rentrait du concert de Björk (qu’il n’a pas aimé… si si je vous jure !!).

Il faut que je renouvelle ces expériences de petits dîners intimes, c’est vraiment agréable à préparer. Et puis j’aime bien mettre en contact comme cela des gens qui ne se connaissent pas. Rectificatif, pas si agréable que ça, je n’ai toujours pas fait la vaisselle. Arf.

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Six feet under

Publié le Mercredi 18 Juin 2003 - 17:34
Catégorie: Matooyage

C’est en lisant Germinal de Zola en 3ème au collège que j’ai compris à quel point ma famille avait des accointances avec les Rougon-Macquarts. On y trouve de tout : de la misère, de l’opulence, de la bêtise, de l’instruction, des viols, des incestes, des artistes, des ouvriers, des parvenus… Mais à vrai dire, je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas. Je vais simplement faire un bref rappel pour se mettre dans le contexte avant de rentrer dans le coeur de ce post (largement illustré par son titre évocateur).

Mon père est l’avant-dernier d’une famille de 8 enfants, il a 6 soeurs et 1 frère. Ils ont beaucoup souffert de leur enfance qui fut parfois douloureuse, même si entrecoupée de phases plus optimistes. L’alcoolisme est depuis des générations comme le marqueur radioactif qu’on suit à la trace et qui fait quasiment partie de l’hérédité. On trouve parmi mon ascendance paternelle un monceau de névroses de tous genres, de la dépression à la schizophrénie (diagnostiqué comme tel), mais qui ont été niées, ce qui ne rend pas la tâche aisée aux enfants…

La génération de mes parents est vraiment celle de l’émancipation sociale, notamment grâce aux années glorieuses du travail pour tous et d’une réelle promotion ouvrière. Mon père et ses soeurs ont réussi à illusoirement mettre leur enfance à l’index pour se consacrer à leurs existences, mais ils ont enterré et refoulé ces cauchemars si profondément qu’ils sont tous marqués. Et on voit à quel point les générations suivantes sont imprégnées et grêlées de ces blessures mal cicatrisées.

Mon père a une soeur ainée qui s’appelle L. et qui a quelques années de plus que lui. L. a toujours été une originale et une rêveuse [sic]. En fait, une tante m’a raconté que lorsqu’ils se faisaient tous roués de coups par leurs parents ivres, L. était la seule à ne pas paniquer, ni même sembler en souffrir, elle était pensive et elle attendait de se faire délivrer par son prince charmant. Elle s’est réfugiée dans un monde où elle n’était plus atteinte par ces injustices de l’enfance. Evidemment, L., une femme faible et fragile, a épousé un homme, G., aussi vulnérable qu’elle et avec un méchant penchant pour l’alcool. Ce penchant est devenu assuétude réelle au fur et à mesure des années, et a contribué à boucler la boucle. G. et L. ont eu deux enfants, d’abord mon cousin O. puis ma cousine C. L’influence réciproque des parents était tout juste compensée par une famille « béquille » parfois un peu dépassée par les événements. Ma mère me racontait comment ma tante L. préparait des biberons avec du lait caillé, avait oublié O. dans la neige au pied d’une station de ski ou bien C. en plein milieu d’une plage en plein soleil. J’ai toujours entendu dire en plaisantant que s’ils avaient survécu à leur enfance, mes cousins étaient des exemples de sélection naturelle dont Darwin aurait pu se prévaloir. Ma tante L. a tout de même officiellement témoigné auprès de l’Eglise Catholique de sa rencontre avec La Vierge Marie un soir de débauche alcoolisée. Toutefois, ils adorent leurs parents et ont toujours eu un sacro-saint respect pour eux (comme mon père et ses soeurs adoraient leurs propres parents/bourreaux).

Ma cousine C. a fini par fuir cette famille et cet environnement délétère. Elle a rencontré un mec bien, a trouvé un boulot, a eu un enfant et a déménagé à Toulouse. Néanmoins, elle ne s’est pas débarrassée de son histoire et je sais qu’elle aussi aura à assumer ces réminiscences. Son frère O. a subit de plein fouet le joug de la fortune familiale. Il était un enfant, aux dires de mes tantes, adorables et gentils, très fragiles et influençables, un peu sur la lune. Adolescent, il avait quelques problèmes à l’école, il commençait à faire quelques conneries (genre sniffer de la colle et jouer au voyou) mais mon père était un pilier et un repère qui lui donnait à la fois confiance en lui, et lui faisait espérer un avenir positif. Son destin fut finalement scellé par son passage à l’armée. Là-bas, pendant une funeste année, il a appris à boire, et il en est revenu alcoolique. Alors a commencé une ère glauque où il a perdu emploi sur emploi, a eu des accidents de la route ivre, à jouer les ivrognes auprès de toute la famille (il m’a fait peur certains soirs où il débarquait assez agressif chez nous). Certaines périodes de rémission nous donnaient espoir, mais c’était pour mieux être gâchées par des crises qui détruisaient tout. O. a 34 ans, il doit être puceau, n’a pas de travail, vit chez sa mère (son père est mort d’alcoolisme) dans un véritable taudis, mais il a repris le sport, peut-être le début d’un espoir. Il a récemment eu de fortes douleurs dans la poitrine, mais n’a pas voulu consulter quiconque.

Ensuite, ce que j’ai à raconter s’apparentent plus au prologue d’un épisode de Six feet under. Ma tante L. est à Toulouse, elle reste un mois chez sa fille C. pour voir son petit-fils. Elle essaye depuis quelques jours d’appeler O., mais il ne répond pas. Inquiète, elle finit tout de même par téléphoner à une voisine, en lui demandant de passer pour s’assurer qu’O. va bien. La voisine le découvre mort depuis une semaine dans une chaleur torride. Il est mort d’une crise cardiaque. Apparemment, il a eu un malaise, a tenté d’appeler (l’annuaire était dérangé), mais n’en ayant eu la force, il s’est allongé sur le fauteuil le plus proche, il a pris la photo de son neveu dans ses mains croisées sur sa poitrine et il est mort. Ma tante a voulu voir le corp, la morgue de l’hôpital lui a dit que vraiment, il ne fallait pas qu’elle le voit dans cet état.

Je suis allé à l’enterrement de mon cousin lundi après-midi. J’étais là au milieu de tous mes congénères à me demander si vraiment personne ne comprenait rien, ou si c’est moi qui suis le plus cinglé de tous.

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Vexin II

Publié le Lundi 16 Juin 2003 - 23:55
Catégorie: Matooyage

V. avait donc concocté un week-end dans le Vexin (chez ses parents) avec son frère N. et quelques amis : Di, Do, M. et moi-même. Je suis allé chercher M. et Di à Cergy, puis je les ai conduit chez mes parents afin que ma maman nous emmène chez V. Foooou làlà, compliqué !

Ca m’a fait plaisir de montrer mon village et ma maison à M. et Di, je leur en avais parlé pas mal de fois déjà et c’était chouette de leur montrer en live. Voilà quelques photos de Berville :

Et puis nous sommes arrivés au village de V. (qui est une amie de lycée en fait) à quelques kilomètres de Berville : Menouville. Nous sommes tout de suite allés nous ballader pour montrer un peu le coin aux néophytes.

Ce village et celui d’à côté servent de tournage à pas mal de films et téléfilms français, notamment pour illustrer le vexin ou bien un village traditionnel de 39-45 ou 14-18. La dernière fois c’est dans Mais qui a tué Paméla Rose ? que j’ai reconnu le coin (quand ils traversent la cambrousse en Fuego). Et notamment, l’entrée du village a servi pour les Misérables, et où V. un jour a même croisé Leonardo en personne ! lol

On a passé de bons moments, entre potes à rire et déconner dans la piscine, et aussi à pas mal profiter de V. qui va bientôt partir sous d’autres cieux.

Mes parents nous ont gentiment emmené à la gare de Cergy dimanche soir… pou ! :-(

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Soirée familiale bien sous tout rapport

Publié le Samedi 14 Juin 2003 - 1:59
Catégorie: Matooyage

Une soirée famille des plus classiques pour se ressourcer en toute quiétude…

V. a organisé un week-end chez elle, et chez elle c’est à quelques bornes de chez mes parents (au coeur du vexin dans le 95). Je suis arrivé à la gare de Cergy Préfecture vers 20h avec Do. Ma maman nous attendait et nous avons amené Do chez V. Moi j’ai passé la soirée chez mes parents, j’irai rejoindre les autres demain. J’en profiterai pour aller chercher Di et M. à la gare.
C’est sympa ce week-end à la campagne en mini-comité, et puis c’est important pour V., puisqu’elle part bientôt après tout…

Maman et moi sommes ensuite rentrés au bercail. Elle a préparé le couvert tandis que j’ai dressé la table avec Papa tout en parlant de mon boulot. Mon Papa ne discutte avec moi que de deux choses : comment va mon boulot, est-ce que je ne me crève pas trop à la tâche, etc. Et aussi si mon nouvel appartement me plait et si je suis bien à Paris. D’ailleurs il me posait aussi cette question concernant l’ancien appart (deux ans) et celui d’avant (trois ans). Tiens, je me demande s’il a compris que j’avais déménagé en fait… Mais il a été chou, et a même demandé des nouvelles de M. Maman m’a gavé juqu’à la luette et elle sait admirablement y faire (Mathieu, tu sais que je déteste jeter la nourriture !). J’ai passé une bonne soirée en fait, nous avons pris le café devant Thalassa (mon père adore cette émission). Maman m’a fait la gazette familiale pendant l’émission. Ensuite, nous avons regardé Harry potter (La chambre des Secrets), et mon Papa a tenu 15 minutes avant de ronfler éhontément. Il s’est réveillé lors de l’arrivé à Poudlard, nous a dit bonne nuit et s’est eclipsé.

On imagine difficilement qu’ils soient ensemble après 30 ans (cette année), quand on voit à quelle distance ils sont parvenus l’un de l’autre. J’espère bien qu’ils se sépareront bientôt… chacun en parle mais personne n’ose ou bien ont-ils la flemme.

C’est fou les non-dits, les non-actes, les non-tout…

  • Matooyage
L'heure des bilans ?

Publié le Mercredi 11 Juin 2003 - 18:21
Catégorie: Matooyage

Ce midi, j’ai discuté pendant une bonne heure et demie avec mes collègues N. et C. En tant que post-ados, notre conversation tournait autour de notre quête du bonheur et surtout de la manière dont on se donne des objectifs pour éviter de réfléchir au présent et à soi (c’est décidément un thème récurrent).

Enfant, on attend l’émancipation et on rêve. La période onirique un peu passée, on se prend adolescent à goûter à cette libération des premiers pas dans l’âge adulte. On se fixe alors certains objectifs… chaque chose en son temps. D’abord on considère les études, et puis une profession à la clef voire un boulot précis. On se trouve un premier appart pourri, et un home sweet home sympa où on se sent bien. Et puis, on veut une relation… alors on tâtonne dans un premier temps pour finalement se lier plus sérieusement.

Et voilà, on se retrouve à l’orée de la trentaine avec un taf, une relation amoureuse, un appartement, certains avec des gamins aussi et même une maison, un chien, un crédit (lol)… Et tous les objectifs qui nous permettaient de voir devant pour ne pas voir en nous sont presque atteints, et on se demande… Que reste-t-il à accomplir, et pourquoi au fait ? Et là on peut réaliser à quel point on s’est donner des buts à atteindre simplement parce qu’on ne voulait pas se pencher sur le présent, et qu’on avait besoin d’avoir l’esprit assez occupé et préoccupé.

Une de ces collègues en est un peu à ce point je crois, et ce n’est pas une période facile. En effet, on se retrouve avec la tentation de se destabiliser soi-même simplement pour ne pas vivre cette période de stagnation, et revenir à une quête sans fin. Naturellement, elle s’engueule avec son mec et crée elle-même les embrouilles. Je pense qu’elle romprait elle-même si ça devait la remettre dans la course. Le jeu délicat est de mesure à quel point son attitude est liée à cette instabilité conjoncturelle ou simplement à une relation déliquescente. Il ne s’agit pas de tout gacher, parce qu’on n’arrive pas à regarder en soi.

Nous en avons conclu que c’était pour elle le moment opportun pour une psychanalyse ! Décidément, je suis en pleine ère psychomysticoésotérique !!!

  • Matooyage
Rencontres par Internet, mode d'emploi

Publié le Mardi 10 Juin 2003 - 19:46
Catégorie: Matooyage

Depuis mon incursion dans le monde fabuleux du web en 1997. J’en ai usé et abusé dans un but quasi-unique : rencontrer des mecs.

D’abord dans le but de trouver l’Amoûûûûûûûûûr, et puis j’ai découvert avec effroi, délectation et concupiscence la joie des rencontres impromptues et éphémères, enfin j’ai peu à peu mixé le tout… mari, amant, ami…

S’il y a une erreur que j’ai commise et qu’à chaque fois je commets, c’est m’aliéner dans un modus operandi de rencontre totalement stupide. J’appelle ça la rencontre “Interview”. J’avais tellement envie de rencontrer un keum que je ne voulais pas rater le coche. Alors je passais déjà en gros 6 heures sur 8 de taf à surfer sur des sites de rencontres, et en gros 4 heures par soir. J’ai même eu une période où je décommandais les potes pour surfer et où je mangeais en 10 minutes, parfois je ne répondais même pas au téléphone.

Evidemment, le rendement était excessivement faible. Mais c’est quand j’ai pris conscience du mode Interview que j’ai tilté. Toutes ces heures passées sur les sites que tout le monde connait me faisaient m’organiser des rencontres tous les jours (je n’ai jamais fait plus). Et ces simulacres de rencontres revenaient à un argumentaire de vente bien calibré. Je savais quoi dire, je répondais aux objections, j’essayais de répondre aux besoins en cernant le plus vite possible mon acheteur. Et à chaque prospect, j’affinais mes arguments et je suis rapidement devenu très bon. Très bon surtout pour les amener en 15 minutes au pieu, moins bon quand je réalisai la stupidité congénitale qui m’avait fait agir de la sorte.

J’ai donc stoppé net ce genre de comportements, mais ce ne fut pas affaire facile. Je crois que le plus ardu c’était le fait de pouvoir cliquer la petite croix en haut à droite alors que j’avais déjà booké mon agenda. En effet, je suis sur dialh, je suis en conversation avec 5 ou 6 mecs. Il faut que j’aille me pieuter, alors je conclus peu à peu tous les dials, et juste au moment où je veux fermer IE… NOUVEAU MESSAGE. Allez.. juste pour voir… Merde !! C’est jeunemec24 qui me dit “Salut!”. ‘tain il est pas mal le mec… a pas l’air con, il précise BFBM… ah làlàlàlàlà… allez cinq minutes…

Arf. Et c’était ça à chaque fois !

Pourtant si je fais un bilan, les mecs avec lesquels je suis sorti et ai vécu quelquechose de valable m’ont toujours été présenté par un tiers. Il y a toujours eu un ami d’un ami pour me présenter un pote super cool et super sympa et patati et patata. Je reste persuadé que le net est un excellent vecteur de communication et donc de rencontres amoureuses, mais il faut vraiment en user avec parcimonie. Enfin, je suis sur que si je me retrouve célibataire, je referai les mêmes conneries… Mais j’en aurai CONSCIENCE !!
SOS Psy…!!