1128 articles pour la catégorie “Matooyage”

  • Matooyage
24 – 31

Publié le Mardi 29 Mai 2007 - 23:24
Catégorie: Matooyage

24 c’est l’âge à venir de Floflochou (1er juin), notre beubom de pédéblogueur national ! Et 31, c’est le mien dans quelques jours aussi… (le 31 mai). Pour célébrer cela, nous organisons une fête pour nos potes à l’O’Kubi, un bar de goudous sympââââ de mon quartier, où nous avons déjà quelques souvenirs.

On s’est dit que c’était aussi une bonne occaze pour en parler sur nos blogs, et pour rencontrer plein de gens nouveaux, ou pas. :mrgreen: Donc vendredi prochain, le lendemain de mon anniversaire et le jour de celui de Flo, vous êtes cordialement conviés à nous rejoindre dans ce bar, et à venir nous faire des bisous. :kiss:

Donc en before, en after, en apéropotes, en soirée, en détresse, en beuverie, en pochetronage, en mariage, veuvage, divorçage, trompage, à un ou à vingt, si vous êtes des filles, des gars, des zétéros ou des zomos ou des bis ou des comme vous voulez, blogueurs, lecteurs, flâneurs, bretteurs, blagueurs, junkies, droitistes ou gauchistes, avrilopiscicophiles ou star de porno, vous êtes les bienvenus !

Viendez !!!

Vendredi 1er juin 2007, à partir de 20h, à l

Vendredi 1er juin 2007, à partir de 20h, à l’O'Kubi, 219 rue Saint Maur (Mo Goncourt, ligne 11)

  • Matage
  • Matooyage
Je suis un être humain laïque

Publié le Vendredi 25 Mai 2007 - 4:47
Catégorie: Matage, Matooyage

Cette phrase de Wafa Sultan dans sa fameuse vidéo, une interview sur Al-Jazeera, m’avait énormément marqué. Je l’avais linkée quand je l’avais découverte chez Toon, mais je la publie aujourd’hui pour marquer encore plus sa présence ici, et peut-être permettre à certains de la découvrir.

Je ne souscris pas à tous ses propos, mais j’adore sa verve (son accent arabe est délicieux à mes oreilles), et surtout quel courage, quel opiniâtreté, quel culot aussi. Tenir comme cela sur cette chaîne un discours aussi clair et tranché, et opposé aux conceptions islamiques les plus radicales, était un véritable choc, et d’autant plus de la part d’une femme. Outre cela, il y a cette phrase superbe qu’elle scande et dont je partage tellement la substance. « Je suis un être humain laïque. »

Car plus que jamais je déclare mon anticléricalisme farouche. Dieu que je déteste les religions, leurs hypocrisies, leurs prosélytismes, leurs visées évangélisatrices, leurs petites morales sexistes, misogynes, homophobes et j’en passe et des meilleures. Je sais qu’il n’y a pas que du négatif dans la religion, et qu’elle sert de repères à certains, ou bien de réconfort à d’autre, mais j’estime qu’une société évoluée doit plutôt reposer sur des lois, votées par les hommes pour les hommes. Et ces lois doivent régir le monde physique, le monde spirituel restant lui ce que chacun choisit d’en faire. Car ces lois évoluent, sont le fruit du progrès de l’humain, et parce que les dogmes doivent sans arrêt s’adapter à de nouvelles contingences, et permettre de nous élever.

Les religions partent souvent de bonnes intentions, mais sont toutes finalement utilisées pour mieux manipuler, asservir et appauvrir, il s’agit alors souvent de réduire le champ de conscience des croyants, alors qu’on devrait au contraire essayer de l’étendre à l’infini. Elles sont la plupart du temps des outils aux mains des puissants, la cible de toutes les compromissions, et le pâle reflet d’un miroir aux alouettes en comparaison à leurs Idées fondatrices.

Libido sciendi !

(Ouai bon d’accord, il est presque 5 heures du matin, et je ferais mieux de me coucher !!! Ouaiiiiii !)

  • Ecoutage
  • Matooyage
Instant state of mind

Publié le Mercredi 23 Mai 2007 - 17:08
Catégorie: Ecoutage, Matooyage


Caprice – Dole of the King’s Daughter

Caprice, dans l’album « Sister Simplicity » qui date de 2004, reprend des textes de poètes ou grands auteurs anglo-saxons et les met en musique. On y trouve du Shakespeare, du Shelley, du Byron ou du Tennyson… Il y a toujours un côté très « fantasy », mais je suis impressionné par la voix de la chanteuse, et par une orchestration qui met diablement bien en valeur les paroles.

Là c’est un magnifique poème d’Oscar Wilde : Dole of the King’s Daughter. Et c’est un peu ce que j’ai en tête juste là maintenant tout de suite. Alors voilà.

Seven stars in the still water,
And seven in the sky;
Seven sins on the Kings daughter,
Deep in her soul to lie.

Red roses are at her feet,
(Roses are red in her red-gold hair)
And O where her bosom and girdle meet
Red roses are hidden there.

Fair is the knight who lieth slain
Amid the rush and reed,
See the lean fishes that are fain
Upon dead men to feed.

Sweet is the page that lieth there,
(Cloth of gold is goodly prey,)
See the black ravens in the air,
Black, O black as the night are they.

What do they there so stark and dead?
(There is blood upon her hand)
Why are the lilies flecked with red?
(There is blood on the river sand.)

There are two that ride from the south and east,
And two from the north and west,
For the black raven a goodly feast,
For the Kings daughter rest.

There is one man who loves her true,
(Red, O red, is the stain of gore!)
He hath duggen a grave by the darksome yew,
(One grave will do for four.)

No moon in the still heaven,
In the black water none,
The sins on her soul are seven,
The sin upon his is one.

  • Matooyage
Starlight, Starbright, Starman !!

Publié le Mardi 22 Mai 2007 - 17:14
Catégorie: Matooyage

Le week-end s’est terminé comme il avait commencé… dans les putains d’embouteillage de mes deux ! Aaaaaaaaaaaaaaaaah ! Quel cauchemar… Nous sommes partis à 19h, et au final c’était complètement bouché autour du fameux péage de Saint-Arnoult. Résultat, nous sommes arrivés sur Paname vers 3h du matin. Et ensuite, le temps de ramener mes voyageurs, dont Fabien surtout qui ose habiter en périphérie (Nan mais dans le Neuf-Trois carrément !), et de tourner dans mon quartier pour trouver une place, je me suis couché vers 4h.

Tout cela, sans oublier qu’en revenant de Pavillon-sous-Bois sur une belle nationale à quatre voies limitée évidemment à 50 km/h, j’ai eu une illumination matutinale. Oui, d’un seul coup alors que je rentrais cahin-caha avec ma conduite de pépé, j’ai eu un éblouissement. Une lumière céleste a jailli du néant et m’a éveillé à une autre vérité. Je n’étais plus seul, dorénavant il sera toujours avec moi… Bref, je me suis fait flasher à 63 km/h (d’après ce que j’ai vu juste après le cheufla) comme la grosse buse que je suis. Putain, fais chier !

Mais bon, ce n’est qu’une petite ombre sur ce radieux week-end prolongé grâce à l’hospitalité d’Alex, et à la bonne humeur et composition de tous (météo bretonne incluse). Ikare, notre sex-bomb préférée, a déjà bien résumé nos activités… De vrais ados entre séance de spiritisme où il ne manquait qu’Elvira pour l’animation, une sortie en forêt où nous avons joué à nous faire peur (Et c’était réussi putainsamèrecommentjaipéfli !), des loup-garous, Jungle Speed, du bouquinage, du discutage plus ou moins scabreux et philosophique, des balades bretonnes, des crêpes au nutella, les autokaraokés improvisés etc.

Et évidemment, quand on part quelque part, il faut qu’on aille rendre visite à nos copines du coin. Donc, nous devions absolument retourner au Starman dont nous gardions tous un excellent souvenir. Finalement, neuf d’entre nous s’y sont rendus, et nous avons retrouvé là- bas Zep, Toon et même LaKgole !! Ah c’est toujours aussi cool de rencontrer de visu des personnes qu’on lit et on apprécie depuis longtemps. La boite n’est pas le lieu idéal, mais certainement le plus incongru qui soit, et donc j’adore ça. D’ailleurs la prochaine fois, on ira discuter dans la backroom, ce sera encore plus fucked-up. :mrgreen:
Cette backroom que nous avons investi à plusieurs reprises pour prendre l’air… Mais oui, je vous jure madame !!! (Ne jurez pas, Marie-Thérèse !) C’est là qu’il faisait le plus frais, tandis que dans la salle principale les miroirs ruisselaient de cette chaleur humaine surabondante et fumante. D’ailleurs même Audrey nous y a rejoint, et nous poussait même à y aller pour s’oxygéner un peu.

On a retrouvé la même hard-house pas très bien mixée, mais finalement très agréable, avec des passages discos ou rétros vraiment bâclés, mais plutôt drôles. Par contre, choc suprême pour des tapioles parisiennes, quand ils passent Madonna, eh bien il ne se passe… rien. Truc de oufs ! On a eut droit à « Hung-up » pour l’entrée d’un gâteau d’anniversaire ! Mein gott ! :gene:
Le retour fut un peu plus calme qu’à l’aller, car il faut que je précise une idée de jeu très amusante, que j’ai expérimenté alors que je roulais vers le Starman. Mes trois voyageurs, Baptiste, Audrey et Seb, ont concocté un Jungle Speed, avec pour Totem une brique de jus de pomme, agrémentée de vodka (pour donner du goût), coincée entre les deux sièges avant. Et donc à un minutage donné, il s’agissait de se saisir de la brique en premier pour boire… en premier ! Cela donnait une curieuse tension dans la bagnole, ou pour une fois, personne ne parlait, et faisait semblant de ne pas regarder la pendulette électronique qui servait de déclencheur. Et au moment, où je m’y attendais le moins, BAAAAAAAAAAAAH trois oufs qui sautent sur la brique entre les deux sièges en criant.

La seconde fois, j’ai eu très peur, et je crois qu’il s’agit d’un jeu peu compatible avec la sécurité routière.

Ce qui est bien avec ces courts séjours c’est que c’est trop court justement, et qu’on regrette de ne pas rester plus. Mais c’est finalement aussi bien, car on se taperait certainement sur le système si on restait plus longtemps. J’aime bien ces petites échappées qui soudent des relations, et nous permettent de mieux nous connaître. Et puis, que c’est beau la Bretagne !

Herbes du Pouldu

  • Matooyage
La Grisette des Faubourgs a été molestée

Publié le Mardi 22 Mai 2007 - 1:17
Catégorie: Matooyage

Je témoigne en direct du Onzième arrondissement, où je viens rendre compte de l’agression qu’a subie la Grisette des Faubourgs. Regardez par vous-même : la Grisette s’est fait taguer la face ! Sa mère, sa race, c’est inadmissible !

La Grisette des Faubourgs a été molestée

Rappelons que la Grisette par essence, et malgré sa présence au coeur de Paris, était aussi une meuf des banlieues qui dealait du matos. Et si elle pouvait s’exprimer, elle nous dirait : « Putain les chacals de leur race, je vais les marave si je les revois dans mon tiékar ! ». Car elle n’aime pas qu’on lui abîme son piédestal comme cela, et qu’on la dégrade impunément.

Mais demain est un autre jour, et la Grisette nous reviendra nettoyée de ces souillures graffitesques qui ne siéent pas à son rayonnement sur mon arrondissement.

Concordia civium murus urbium.

  • Matooyage
Presqu’Île de Crozon

Publié le Samedi 19 Mai 2007 - 21:42
Catégorie: Matooyage

Nous avons eu aujourd’hui un temps un petit peu moins clément, mais tout de même toujours très agréable, et un ciel totalement dégagé pour cette fin de journée. Et donc, on a fait un tour sympathique à la Presqu’Île de Crozon, avec une mer plutôt calme et un chouette soleil.

En résumé :

Presqu

Presqu

Presqu

C’est cool les vacances avec les amis. Oui, je sais c’est inintéressant et banal, mais il fallait que ce soit dit. :mrgreen: (Et pis merde, j’ai mieux à faire que bloguer ! Mouahahah.)

  • Matooyage
Retour à Clohars-Carnoët

Publié le Jeudi 17 Mai 2007 - 19:22
Catégorie: Matooyage

Un long week-end qui a commencé par de bons embouteillages bien sympathiques… puisqu’en gros on a mis une heure et quart pour aller de Gare du Nord à République ! :hum: On en a eu tellement assez qu’on a quitté l’autoroute vers 21h30, et finalement opté pour un MacDo dans une zone commerciale vers… Antony !!!! Mein gott… la lose !

Heureusement, à cinq coreligionnaires dans la voiture, on a passé le temps à papoter et à écouter des CD. Et surtout, nous avions parmi nous une femme hétérosexuelle qui a permis aux quatre pauvres pédales de ne pas se perdre (dont moi au volant). Après des heures et des heures… nous avons tout de même atteint notre destination à 3 heures du matin : chez Alex à Clohars-Carnoët (où nous étions déjà en octobre). Alex, Baptiste et Vincent nous attendait avec H. de Crayencour et Norman. Et nous attendons encore d’autres commensaux pour le reste du week-end. :mrgreen:
La très bonne surprise de la journée, c’est le temps breton qui est absolument radieux.

Maison d

On a eu très chaud toute l’après-midi, et la plage était superbe. Aaaah premiers moments les pieds dans le sable, les embruns dans la face, l’orteil qui tente un bain dans l’eau glacée (pour s’en ôter aussitôt) et le soleil chaud chaud chaud ! On en profite vu que demain est un autre jour… ;-)

Plage du Pouldu

Après, nous nous sommes promenés à un endroit où nous étions déjà allés en octobre, et c’était génial de revoir un si beau panorama de l’automne, aux premiers rayons de l’été. Il s’agit de l’abbaye de Saint-Maurice dans la forêt de Clohars-Carnoët, qui est au bord d’une étendue d’eau et d’un coin vraiment magnifique.

Vue de l

Et ce soir, les choses sérieuses commencent… Hé hé hé.

  • Matooyage
Le monde est tout petit, et surtout à Osny.

Publié le Vendredi 11 Mai 2007 - 17:05
Catégorie: Matooyage

Il s’en est passé des choses lors de ce fameux week-end. Et si je venais chez mes parents, c’était aussi pour profiter de passer à la banque pour récupérer ma nouvelle CB. Comme beaucoup de banlieusards, je n’ai jamais changé de banque (mais je vote dans le 11e quand même), et je reste dans ma petite agence où toute ma famille a son propre compte.

J’ai déjà bien bavassé sur cette fameuse petite ville que j’aime tant, et j’y suis notamment allé à l’école, de la maternelle au collège. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare que je croise dans les rues, ou plus certainement les hypermarchés, des gens que je connais : camarades de classe, profs, connaissances de mes parents, ou plus simplement membres de ma famille etc. J’ai l’impression d’être un olibrius qui a déménagé à Paris, alors que tout le monde est encore installé dans le coin.

D’ailleurs il n’est pas rare de rencontrer des copines de collège avec leurs marmots, et ces derniers qui vont à l’école primaire où j’allais moi-même. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Je me rappelle que ma môman aux rencontres parents-professeurs du collège passait plus de temps à papoter avec ses anciennes copines de classe qu’à parler aux enseignants. Et moi j’avais un pote qui s’appelait Franck, et avec qui j’ai fait toute ma scolarité. Et ma mère qui s’exclame : « Ooooh mais c’est lui Franck, Franck S. avec son père là ? Rhoooo ! Son père c’est mon ex de quand j’avais 14 ans ! ». Et à la première rencontre avec ma prof d’anglais en sixième, ma mère qui réagit : « Oh, Madame L. ???! Mais vous ne vous appeliez pas Madame D. et vous avez enseigné au collège du Parc dans les années 60 ? ». La prof acquiesce étonnée en disant qu’en effet, elle avait enseigné sa toute première année dans ce collège voisin, et ma môman lui apprend qu’elle l’avait simplement eut comme prof d’anglais cette même année.

J’aime bien aller voir mes anciens profs ou instits quand je les croise dans ma ville, et je regarde parfois de loin des couples de « copains d’avant » qui ressemblent déjà à mes parents. *Gloups* Et à la banque, ce n’est pas rare que je croise ainsi des gens que j’ai bien connu. C’est d’ailleurs, une ancienne amie de lycée qui s’occupait de mon compte, jusqu’il y a peu.

Là je vais au comptoir, je demande ma CB à une charmante dame. Elle me demande ma carte d’identité, que je lui tends, et elle s’exclame « Tiens 1976, comme ma fille ! » en me faisant un sourire sympathique.

Je lui réponds : « Ah bon ? Mais vous êtes du coin ? ».
- Non, enfin pas vraiment, plutôt de la ville d’à côté, de Pontoise. Pourquoi ?
- Eh bien, si nous sommes de la même année, il y a une possibilité pour que je sois allé en classe avec votre fille. Quelle est son nom ?
- Ah oui en effet. Elle s’appelle Céline R.

Je lui fais un grand sourire, et lui apprend que j’étais en seconde avec Céline, et que nous nous connaissions parfaitement bien au Lycée. Sa maman me dit alors que sa fille a trois enfants, et qu’elle bosse aussi dans la banque dans le coin, et que tout va bien. J’explique alors que je travaille et vit à Paris depuis (putain déjà) 9 ans, et lui demande de transmettre un bonjour à Céline.

Ah là là, terrible ! :mrgreen:

  • Matooyage
Pédésdavant.com

Publié le Jeudi 10 Mai 2007 - 18:47
Catégorie: Matooyage

J’ai parlé de ma crise hystérovaginale de la dernière fois, quand j’ai marché une heure et demie pour tenir tête à ma génitrice, mais je n’ai pas raconté pourquoi je me rendais à la « maison »…

J’allais donc chez mes parents pour prendre le kawa avec un « ami de la famille », et plus exactement un ex copain de mon oncle, que je n’avais pas vu depuis une bonne dizaine d’années. Comme je l’ai déjà écrit mon oncle, le frère ainé (il a 65 ans) de ma môman, est aussi une copine. Il a récemment rejoint son copain, qu’il a rencontré par le net, en Australie, et il vient d’obtenir le statut de résident. Quand j’étais plus jeune, et encore aujourd’hui c’est finalement assez flou, on ne savait pas qu’il était homo. Enfin tout le monde s’en doutait bien, mais rien n’était dit, ce qui donnait des scènes aussi surréalistes que ce que je décris dans le post que j’évoquais.

Mais réellement le fait de cultiver ainsi les non-dits permet d’arriver à de telles absurdités, et flagrante incommunicabilité entre frères et soeurs. Surtout qu’il n’y avait pas d’homophobie dans la famille, et que les copains de mon oncle ont toujours été accueillis à bras ouverts. D’ailleurs il s’agissait presque pour moi d’une expression idiomatique ou d’une métonymie, « lecopainderaymond » était l’expression de ce lien, qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à celui qui unissait un oncle et une tante, sauf que c’était autre chose. Et donc j’ai connu deux copains à mon oncle, le premier Claude, jusqu’en 1987 je crois, et ensuite Philippe jusqu’en 2002 je pense. Il y en a eu d’autres avant, mais dont je n’ai entendu parlés que par des prénoms, et ce fameux épithète qui décrivait : « uncopainderaymond ».

J’ai beaucoup de souvenir de ces deux copainsderaymond, car ils étaient vraiment considérés comme des oncles, et étaient toujours invités aux fêtes, à mes anniversaires et on se voyait à Noël, Pâques etc. Ce Claude notamment était très pote avec ma mère, il avait d’ailleurs prédit que je serai gémeaux et que je serai un garçon, tandis que ma mère avait parié que je serai une fille… Finalement, voilà le résultat : je suis pédé. :mrgreen: Donc quand ma môman m’a dit que mon oncle lui avait parlé de Claude, et que ce dernier avait envie qu’on se voit, j’ai tout de suite voulu venir. Mon frangin aussi était vachement content de le revoir.

Autant j’ai retrouvé un nombre important de connaissances d’école par copainsdavant.com, autant les chats sont devenus pédésdavant.com. Déjà mon oncle a rencontré son Australien sur le net, évidemment… Mais en plus, je m’étais aussi fait griller par lui ou par son autre ex que je connaissais, Philippe, à l’époque de Yarps. Et ce moyen permet aussi de se suivre de près ou de loin, même lorsqu’on n’est plus ensemble (ne parlons pas du blog…). Là ce qui est cocasse pour moi, c’est que ce sont des gens d’une cinquante-soixantaine d’années qui découvrent ce média (même s’ils connaissaient le réseau tél ou le minitel avant, je suppose), et qui retrouvent alors les amants d’il y a… au moins !

J’étais mort de rire de constater la manière décomplexée avec laquelle Claude évoque à présent Raymond ou son homosexualité. Ah on n’est loin des non-dits de l’époque, ou des deux chambres dans l’appartement pour faire illusion. Déjà il est venu avec son mec actuel, et il nous balance tranquillement que c’est sur bearwww (tu m’étonnes) qu’il a retrouvé Raymond, et d’autres « copains ». Et mes parents qui acquiescent circonspects… Mouahahahahah ! Mais il ne faut avouer que cela témoigne d’une vraie amélioration et émancipation des pédés, ce qui est bien !

Par contre, pour moi c’est encore gênant, donc on me parle toujours comme s’il ne fallait pas dire que j’étais homo. Il n’y a évidemment que moi qui me la joue parfaitement détendu, et qui dit (presque) toujours ce que j’ai sur le coeur, donc je fais peur. Là il m’a demandé maladroitement où je sortais dans Paris, comme si j’avais 22 ans et que je passais toutes mes nuits au Queen ! Rhalàlàlàlà ! Donc je n’ai pas pu m’empêcher de répondre que comme tout bon pédé, je fréquentais le Marais – évidemment – mais que sinon j’avais une nette préférence pour mon onzième arrondissement que j’aime.

Après reste cette question en suspend : est-ce qu’ils lisent mon blog ? Ouh là là ! :mrgreen:
NdB : Tout cela me fait penser qu’il faut mettre en place pédésdavant.com !! Un site qui serait un mix entre Viadeo, RezoG et copainsdavant. On pourrait inscrire les noms des mecs avec qui on a couché, et suivre ainsi les degrés de séparation des uns des autres, retrouver ses amants et suivre leur évolution pédésexuelle, organiser des partouzes-retrouvailles, conseiller les bons coups, etc.

  • Magazinage
  • Matooyage
Mon blog sur Sensitif

Publié le Mercredi 9 Mai 2007 - 3:01
Catégorie: Magazinage, Matooyage

Sensitif publie mensuellement sur son magazine un article sur un blog sélectionné, et ce mois-ci c’est le mien ! La première fois c’était Zurban, en 2004, et puis y’a eu Têtu, mais c’est surtout le petit encart dans feu Netizen qu’il m’avait plu de rédiger. Je ne publie pas forcément ce genre de chose, car c’est tout de même très présomptueux, mais là j’ai été très agréablement surpris par le texte. En effet, ce n’est pas tant pour toutes les gentilles choses qui sont écrites, même si elles me touchent (Et pour contrebalancer les saloperies que je reçois par mail ou commentaire, ce n’est pas inutile !), mais surtout parce que ce qui est dit là prouve que la personne (Monique Neubourg) a vraiment consulté mon blog.

J’ai déjà évoqué mon positionnement délicat entre tout et n’importe quoi, et là c’est appréciable de ne pas se faire résumer en trois mots.

Merci Monique ! :mrgreen:

Mon blog sur Sensitif #13