1128 articles pour la catégorie “Matooyage”

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The American Four Seasons de Philip Glass

Publié le Jeudi 13 Janvier 2011 - 23:30
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

Il y a quelques temps est sorti ce nouveau concerto pour Violon (N°2) de Philip Glass, et son titre “The American Four Seasons” ont achevé de me convaincre. En effet, il n’y a pas grand chose de plus beau que les quatre saisons de Vivaldi, même si on croit un peu trop entendre aujourd’hui une musique d’attente d’un pauvre serveur téléphonique (ok ok). Mais bon Philip Glass quoi !! Mon Philip Glass à meuah que j’aime tant !!

J’écoute depuis très régulièrement ce nouvel opus qui ne cesse de me charmer. On y retrouve vraiment la virtuosité d’un Vivaldi, mais surtout je trouve que Glass n’a pas son pareil pour faire “parler” les cordes. Il compose ainsi un prologue, trois “movements” et trois “songs” qui sont autant de preuves de son talent pour exprimer les émotions les plus intenses à travers un violon et des instruments à cordes. Evidemment, ce n’est pas un truc très intello et je crains qu’il soit largement fustigé par les vrais mélomanes, mais pour moi c’est parfait (musique de concierge poweeeer!!!) !! Il parle directement à ma sensibilité, il me soulève le coeur d’émotions et d’emportées lyriques, il s’exprime sans mot avec la plus merveilleuse éloquence. Y’a pas à dire, c’est vraiment bien. Huhu.

Ces morceaux me font vraiment penser à ce passage que j’aime tant à la fin du String Quartet N°5.


Concerto pour Violon N°2 – The American Four Seasons – Movement III – Philip Glass

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Ainsi Soyons Nous

Publié le Samedi 8 Janvier 2011 - 18:53
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

Petit partage audio de notre visionnage du concert de Mylène Farmer hier soir. ^^

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Rome en famille

Publié le Samedi 8 Janvier 2011 - 5:31
Catégorie: Matooyage

J’étais déjà allé à Rome avec Diego en 2006 en octobre, et j’avais adoré ce week-end malgré une période automnale un peu frisquette, mais avec une lumière assez extraordinaire… Cette fois-ci, c’était un week-end que j’avais offert à ma maman pour ses 60 ans. J’avais voulu pour une fois qu’on aille à l’étranger avec mon père et mon frangin, et dans une ville que je voulais leur faire découvrir. Je voulais un peu leur montrer à quel point il était tellement facile, dépaysant et peu cher de passer quelques jours dans une capitale européenne voisine (mon père prenait l’avion par exemple pour la première fois…). Je pensais les désinhiber un peu à ce sujet… Je ne suis pas certain d’avoir réussi, mais au moins j’aurais essayé. Comme A. venait et que nos parents se connaissent assez bien à présent, nous étions en famille recomposée des plus originales et hétéroclites avec A. et son père et moi et ma smala.

A part mes quelques difficultés de “jeune” diabétique qui ne sait pas encore bien gérer ses doses d’insuline et les ajustements liés aux efforts physiques, j’ai d’abord eu pas mal de crises d’hypoglycémie un peu pénibles, alors qu’on marchait bien 5 heures par jour (ce que j’adore particulièrement lorsque je suis en voyage). Mais ça s’est vite réglé, et nous avons découvert (une seconde fois me concernant) cette ville incroyable qu’est Rome (c’était mi-octobre). Je savais que le potentiel était là pour accrocher de mon côté, étant donné que nous sommes à peu près tous fascinés et amoureux des vieilles pierres et des lieux chargés d’histoire. Evidemment 4 jours, c’était malgré tout le maximum envisageable pour ne pas se taper dessus et avoir des envies de parricide (j’imagine que l’infanticide devait être aussi dans les plans ennemis). Huhu.

Nous avons passé cette poignée de jours sur place à tourner et virer dans cette ville qui se découvre strates après strates, de l’Antiquité romaine au Baroque en passant par la Renaissance. Mais ce n’est pas comme Paris qui a eu son uniformisation haussmannienne et qui est finalement assez pauvre en héritage historique antérieur, Rome paraît déborder de monuments et de vestiges, et dans un agréable bordel qui change de nos espaces parisiens rectilignes et proprets. Du coup j’aime bien cet amoncellement disparate et terriblement romantique de souvenirs architecturaux et artistiques d’absolument tous les siècles passés. On m’avait toujours seriné sur le fait que Prague était la seule ville d’Europe qui pouvait rivaliser avec Paris, et j’avais été assez déçu par ma découverte de la capitale tchèque. En revanche, Rome m’a une fois de plus conquis.

Faire le tour de Rome à pinces n’est pas très difficile, et nous avons quasiment tout le temps marché. A ma grande surprise, mes parents ne s’en sont pas trop plaint. Les incontournables sont assez cités dans les guides pour que nous les traversions un par un, et qu’au bout de ces quelques jours nous ayons un petit commencement d’aperçu des richesses de cette cité mythique et millénaire. Nous avons aussi profité de la présence d’une des meilleures amies de A. qui habite Rome depuis des années. Elle est guide pour Rome donc et nous a permis de découvrir la Basilique Saint-Clément-du-Latran, nous y avons découvert un intérêt passionnant que jamais nous n’aurions pu soupçonner sans son érudition et ses commentaires. Si vous voulez visiter Rome, vraiment je vous conseille de vous accompagner de cette charmante Sophie pour pleinement profiter de vos excursions. Cette fameuse basilique donc se visite en descendant des dizaines de mètres dans son sous-sol et en découvrant ainsi les autres bâtiments qui ont servi de fondations. Il se trouve que des fouilles ont livré des informations troublantes mais aussi des trésors archéologiques. Sur le site, se trouve un complexe de bâtiments sur trois niveaux. Le niveau archéologique le plus bas est une insula du ier siècle, appartenant à T. Flavius Clemens, ayant des vestiges de fondations de l’époque républicaine, sur laquelle est superposé un temple païen romain du iie siècle, dédié à Mithra. L’église actuelle est construite, peu avant l’an 1100 au cours du Haut Moyen Âge, sur les fondations de l’église chrétienne du ive siècle. [Source Wikipédia]

Comme je le disais plus haut, nous avons eu droit à une lumière splendide sur les maisons et les monuments romains. A part une saucée en fin de séjour, nous avons été relativement vernis avec le climat.

Immeuble romain

Malgré l’opulence et la richesse des Musées du Vatican, ce n’est pas ce qui m’a le plus charmé dans Rome, et non plus la Chapelle Sixtine qui m’a plutôt déçu (étrangement je m’attendais à un truc plus beau et épatant que cela…). Non je reste scotché sur ce putain d’incroyable Colisée !!!

Colisée romain
Intérieur du Colisée

Et j’adore j’adore j’adore la Fontaine de Trevi comme un bon touriste de base. Huhu.

Fontaine de Trevi

A part l’église du Panthéon qui est un monument qui me laisse pantois (un truc qui n’a presque pas bougé en 2000 ans, et qui est toujours d’une beauté, d’une solennité et d’un frappant gigantisme), j’aurais pu passer des jours à errer dans le forum romain, sur le Palatin ou le forum de Trajan.

Forum romain vu du Palatin
Le forum romain
Forum de Trajan

Et puis forcément, vous me connaissez, la statue équestre de mon maître à penser sur le Capitole… bah j’ai aimé évidemment !!

Statue équestre de Marc-Aurèle sur le Capitole

Evidemment on a aussi très bien mangé pendant ce week-end, et encore une fois je pense que cette ville rivalise vraiment avec Paris à bien des égards. Mais c’est la seule ville d’Italie que je connais, et c’est d’ailleurs une des chose que je voudrais améliorer cette année, et découvrir d’autres métropoles de ce pays. Je garde de ce petit périple encore une kyrielle d’images avec cette impressionnante surimpression d’époques et de civilisations, ce qui est très grisant quand on pense qu’on foule alors le même sol que ces fameux romains dont la culture nous a tellement influencé (et même plus que cela).

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Jésus est né en janvier, il était capricorne !!

Publié le Mercredi 5 Janvier 2011 - 1:51
Catégorie: Matooyage

Toute à l’heure, je suis allé à la FNAC pour acheter un machin. Ce truc ayant un système de sécurité bien attaché, je devais aller me le faire ôter par un des gars de la sécurité à la sortie. Je demande à la caissière si je peux trouver du papier cadeau dans le coin, et elle m’explique que j’en trouverai aussi à la sortie du magasin. Mais quand j’arrive près des portiques, je ne vois pas de papier à l’horizon, et je me dirige vers un grand bonhomme à la mine patibulaire (mais presque). Je lui demande de libérer mon présent, et aussi s’il sait où sont les papiers cadeaux. S’ensuit alors la surréaliste conversation suivante :

- Les papiers cadeaux ? Ah mais Noël c’est fini hein monsieur.
- Ah ah oui d’accord, mais je voudrais emballer ça, c’est un cadeau.
- Nan, nan, mais y’en a plus hein, Noël c’est fini monsieur. Ah vous êtes du genre à utiliser du papier cadeau toute l’année vous ! Ah ah ah me lance-t-il goguenard.
- Heu….. à vrai dire, il s’agit d’un cadeau d’anniversaire, donc oui je voudrais l’emballer dans un papier… cadeau. Normal non ? Vous savez qu’il y a des gens qui naissent toute l’année, même en ce moment !!? ris-je pour filer sa métaphore tout en lui faisant comprendre que ma quête n’est pas si incongrue.
- Ah bon ? Vraiment ? me répond-il avec un aplomb qui m’a carrément décontenancé… Impossible de savoir s’il se fout de moi ou s’il est sérieux, mais il a l’air sérieux.
- Hé hé, bah oui regardez Jésus par exemple !! Ah ah.
(Là j’ai cru que j’étais drôle, et qu’il comprendrait mon allusion à Noël qui est tout de même l’anniversaire de notre piti Jésouche.)
- Ah oui Jésus… Il est né en janvier* c’est vrai… Tiens d’ailleurs c’est marrant, mais il doit être capricorne alors ?
- Oui oui c’est vrai, Jésus était capricorne. Merciiiiiiiii aurevoir !!!!

* Et je ne pense pas que le gars était orthodoxe, mais c’est vrai qu’on peut lui laisser le bénéfice du doute.

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Et une décennie de plus…

Publié le Mardi 4 Janvier 2011 - 2:20
Catégorie: Matooyage

Eh ouai, 2000-2010 est pour moi la vraie première décennie dont j’ai pleinement conscience, celle que j’ai vécu en me souvenant parfaitement de son début et de sa fin, en étant en prise avec cette réalité… Sinon celle d’avant, j’avais 14 à 24 ans, ça a commencé donc en tant que collégien de 4ème, ce n’est pas la même chose. Non vraiment 2000-2010, ce sont dix années dont je me souviens parfaitement, pendant lesquelles j’ai bossé, et ai justement construit mon univers professionnel, mais aussi amical, familial et affectif. Je crois qu’il s’agit même d’un ferment assez important des années à venir, mais je n’aime pas trop les conjectures, je ne jurerai donc de rien. Hé hé hé.

Il y a eu ces sept années dans un même taf qui ont compté, avec des anciens collègues devenus de chers amis, et puis trois ans ailleurs, et ce dernier boulot dont je viens de démissionner. Suresnes, Boulogne, Meudon, La Défense… Mais je ne parle pas beaucoup de boulot ici (il faut dire que cela ne m’a pas apporté que du bon), je parle certainement plus de mes relations sentimentales, toujours en filigrane mais très limpide pour ceux qui me connaissent bien.

Nicolas en 2000 a été un premier amour durable et qui m’a fait un bien fou. En y repensant, les quelques garçons qui ont laissé leurs empreintes ici en ont laissé aussi dans mon coeur. Il y a évidemment Mériadec dès 2002, mon premier breton, dont la relation a été aussi passionnelle que destructrice, mais dont les jolis souvenirs ne cesseront jamais de me dire que ça valait le coup. J’étais en couple depuis un an lorsque j’ai commencé à bloguer en 2003, et cela a duré encore un peu plus d’un an avant que notre collaboration ne cesse vraiment. Huhu. Il y a eu mes vacances en solitaire à Mykonos en octobre 2004 (so cliché) pour définitivement enterrer cette relation. Voyage aussi initiatique que triste et ressourçant, réjouissant et tranchant dans le vif à la fois… Fin 2004, j’ai été littéralement sauvé par Xavier et je suis tombé amoureux avec toute ma vigueur et ma sincérité. Ah donc c’était bien possible de passer à autre chose, alléluia ! Un épisode Julien, deuxième breton, à l’été 2005, fugace mais intense, dont je me souviendrai… Et très drôle, un second Julien début 2006 que je vais beaucoup beaucoup aimer, et qui garde une place à part. Début 2007, c’est Marc qui entre en scène et à qui je tiens énormément, dont je tombe très amoureux. Mais ses dix ans de moins m’empêchent d’y croire complètement. A l’été 2007, c’est Alexandre, que je connais depuis 2003 ou 2004 (on s’est rencontré au boulot), qui me tend un traquenard machiavélique, auquel je cède avec un bonheur toujours renouvelé depuis…

Les amitiés sont assez bien tracées aussi sur le blog, avec une jolie prédominance de rencontre “web” depuis la fin des années 90 (j’étais précurseur, et mes parents me trouvaient alors “bizarre”). Diego et Virginie bien sûr sont des constantes, même si je vois beaucoup moins cette dernière. Dans les rencontres majeures, il y a évidemment Sébastien en 2004, dont l’amitié représente quelque-chose de très important pour moi, avec l’aventure Coquecigrue* qui prend une deuxième fois son envol avec une folle équipée. Et quelques personnes que je ne connais que depuis quelques années, mais qui sont devenus des piliers comme Marie et Henri en 2005, Florian et Gonzague en 2006, FX et Arthur plus récemment… J’espère bien pouvoir compter aujourd’hui sur des amitiés qui perdureront et seront encore longtemps ce soutien réciproque et cet échange de beaucoup beaucoup beaucoup d’affection, de considération et d’estime.

En cette fin d’année, nous avons organisé le Jour de l’An chez nous, après un Noël déjà du côté de Ménilmontant (ma famille et celle de chérichou ainsi rassemblées). Tous les meubles ont été déplacés, le parquet bâché et moquetté, et nos amis conviés. En plus, nous avions invité quelques voisins que nous apprécions, et qui se sont follement amusés. J’avais aussi le regret de ne pouvoir compter sur deux personnes que j’aime beaucoup, mais qui célébraient la fin d’année avec quelques blogueurs. Quand au final j’ai su que ces blogueurs étaient des personnes pour lesquelles j’avais beaucoup de considération, je me suis jeté à l’eau et les ai tous invités chez moi. J’ai été plus qu’heureux qu’ils acceptent (c’était un peu gonflé de ma part, je trouvais, cette ingérence dans leur organisation), et surtout je considère que ce sont ces occasions, ces moments privilégiés ensemble, qui font les premiers souvenirs importants dans la construction d’une amitié.

Le résultat fut au-dessus même de mes espérances… Quel soulagement et quel bonheur, tout simplement. Huhu.

  • Matooyage
Oui à l’adoption des oeufs de dinosaures pour les homosexuels !!!

Publié le Jeudi 30 Décembre 2010 - 1:08
Catégorie: Matooyage

Puisque nous ne pouvons pas adopter des enfants, nous voilà obligés d’importer nos bébés !! C’est honteux !! L’homoparentalité existe bien dans les faits, et cet article en témoigne et le prouve factuellement. Oui je serai père dans quelques heures, et mon compagnon en partagera cette haute responsabilité, et rien ne pourra jamais briser la famille ainsi formée, car c’est l’amour qui nous unit.

D’abord c’était un petit oeuf de dinosaure offert par la soeur de A. pour Naël (presque un ovocyte quoi !!). Il suffit de le plonger dans l’eau et d’attendre… (Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir.)

Eclosion d'un oeuf de dinosaure

Et le lendemain déjà, vous pouvez observer la coque se craqueler à mesure que votre bébé dinosaure grandit et se fortifie…

Eclosion d'un oeuf de dinosaure

Et ce soir, nous l’avons enfin aperçu !!!! Qu’il est chouuuuuuuu, et nous pouvons l’affirmer aujourd’hui !!! C’EST UN TRICERATOPS que nous allons adopter !!!!

Eclosion d'un oeuf de dinosaure

Demain, je pense qu’il sera complètement sorti de son oeuf, et nous pourrons le mettre dans sa chambre. Bientôt il faudra l’inscrire à la crèche puis à l’école et tout et tout. C’est merveilleux d’être enfin papa.

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J’ai rencontré (et filmé !!) le gluon du lavabo

Publié le Mardi 28 Décembre 2010 - 0:24
Catégorie: Matage, Matooyage

Nan mais vraiment en ce moment, j’ai une vie vraiment vraiment incroyable et passionnante. Avant-hier, alors que je me brossais avec attention les dents, je l’ai aperçu. J’ai d’abord vu sa bouche se former, et rapidement ses lèvres ont articulé des mots. Troublé, j’ai vu se dessiner un visage de gluon, un nez et des yeux se devinaient avec un tout petit peu d’imagination.

Cette apparition était inespérée et terriblement aléatoire, divine et transcendantale puisque si j’avais ouvert un tant soit peu plus (ou moins) le robinet, je ne l’aurais jamais vu !! Mais là, il était bien là, et il me parlait. ‘tain, sa mère, sa race, le GLUON DU LAVABO qui me tchatche quoi !!!! En plus, je suis certain que ses propos sont d’une importance énorme, du genre à conserver l’équilibre du monde (au moins).

Le souci c’est que je n’entrave pas un mot de gluon… Qui peut m’aider !!!!!?



  • Matooyage
Comment je me suis fait électrocuter (deux fois) par un tramway !!

Publié le Lundi 27 Décembre 2010 - 18:29
Catégorie: Matooyage

Nan mais je te jure il m’en arrive des trucs de ouf à moi, sa mère, sa race !!! C’était il y a quelques semaines, alors qu’il neigeait depuis plusieurs jours. Je devais le soir, après le boulot, faire un aller-retour entre La Défense et Puteaux, donc emprunter le T2 (le tramway) entre ces deux premiers arrêts.

J’arrive sur le quai à La Défense qui est couvert, mais qui était constellé de flaques d’eau (pas étonnant vu la neige qui était tombée). Le T2 arrivé, je laisse les gens monter comme des affolés, et je pose le pied (ou les deux je ne m’en souviens plus) dans la rame, et là patatras !!! Je ressens dans les mollets une douleur saisissante et comme vibrante au niveau des chevilles, je suis pétrifié et en quelques dixièmes de seconde je m’écris virilement “Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii” en m’avançant dans la rame. Aheum… bonjour la honte, tout le monde me regarde comme si j’étais un dingue, et les gens s’écartent de peur que je sois un ouf évadé de l’asile. Moi cramoisi et très digne, je réajuste mes écouteurs et fais semblant de rien, tout en essayant de calmer mon myocarde qui brinquebale à mort.

Je pense tout de suite à une mauvaise blague d’un gamin genre avec une aiguille, ou encore à une piqûre d’insecte (radioactif échappé d’un centre de recherche évidemment, le genre qui te donne des pouvoirs d’araignée quoi), j’essaie de penser à quoi cette douleur a pu être due. Cela pouvait aussi ressembler à une sorte de faiblesse dans les jambes, ou à une crampe de dingue, mais j’en ignore complètement l’origine. Cela pourrait aussi être une décharge électrique, mais je me demande pourquoi moi (Commandant Cousteau ?) et cela me paraît impossible car il y a forcément des machins trucs qui préviennent cela (?). Bref, je dois débarquer à Puteaux cinq minutes plus tard, et comme j’y passe un entretien, il s’agit de me détendre et de chasser cette horrible expérience.

Une bonne heure plus tard, je suis de retour en direction de La Défense, sur un quai extérieur cette fois, et bien couvert d’un mélange de flotte et de neige fondue. J’ai complètement oublié ma mésaventure, et je m’apprête à pénétrer dans la rame presque vide cette fois. Les choses ont été plus claires car j’ai beaucoup plus prêté attention aux conditions : j’ai d’abord mis un pied sur la partie métallique, sorte marche-pied du tramway, et j’avais les deux chaussures (à semelles en cuir) qui trempaient dans une chouette solution saline (fonte de la neige et salage des voies…). J’ai revécu ce drame physiologique d’une heure et demi avant, et aussi ce drame psychologique d’avoir poussé un même “Hiiiiiiiiiiiiiiiiii” de barbarian warrior avec la sensiblement identique honte afférente. Huhuhu.

Mais surtout putain sa mère sa race, qu’est-ce que j’ai jonglé pendant cette demi-seconde où encore une fois j’ai senti la décharge au niveau des mollets, et cette douleur sourde et vibrante qui m’a laissé un cuisant souvenir du T2. C’est un vrai traitement pavlovien que j’ai reçu là, je ne monterai plus jamais dans le Tram aussi innocemment qu’avant.

Donc j’avais reproduit le phénomène, ce n’était plus le hasard (!!!), et il devenait plus évident qu’il s’agissait d’une décharge électrique, et autant je peux faire le rapprochement avec les châtaignes qu’on peut se prendre avec une voiture, autant là c’est d’un autre niveau de choc. Alors je ne sais toujours pas si c’était vraiment cela, mais mes pompes non isolantes, l’eau salée (bien meilleur conducteur que l’eau), le contact avec une surface métallique avant le plancher plastique du tram, et ce temps de merde… Aurais-je pu être la victime d’une décharge d’électricité statique du tram ???

En tout cas, tout le monde m’a encore regardé comme un fou qui crie pour rien en entrant dans une rame, et quand à l’arrivée à La Défense, j’ai sauté directement sur le quai sans marcher sur la partie métallique, on m’a encore regardé comme l’olibrius que j’étais. Hé hé hé.

Mes lecteurs scientifiques de tout poil, aidez-moi !!!!!!!! (Ou alors, je vais direct à Ste Anne !!)
David, Antoine !!! Help !!!

  • Matooyage
Post mortem desideratum

Publié le Vendredi 5 Novembre 2010 - 1:55
Catégorie: Matooyage

Au fait, si je passe l’arme à gauche, je veux être incinéré, et que mes cendres soient jetées dans la Viosne (la rivière de ma ville natale Osny), juste au niveau de l’école, entre chez mes grands-parents (on voit où c’est dans ce post).

Je viens juste d’y penser, et je ne l’ai jamais dit, donc ça peut être utile de le préciser une fois ici. Huhu.

  • Linkage
  • Matooyage
Maxime Donzel survit à la Province

Publié le Samedi 23 Octobre 2010 - 13:19
Catégorie: Linkage, Matooyage

Comme d’habitude, Maxime pond un article hilarant, très bien écrit et surtout carrément pertinent derrière le ton humoristique.

Florilège :

Fais attention, si tu croises des gens obèses et qui ont des cornes et qui ont les tétons hyper bien travaillés, ce ne sont pas des gays très branchés cuir, mais des « vaches », c’est d’elles que vient le « beurre » (le truc que mangent les bears).

ATTENTION, tu ne pourras pas utiliser ton système de drague habituel, le regard méprisant jeté vite fait qui sous-entend: « Tu ne mérites pas un iota de mon attention mais comme tout le monde ici est LAID je veux bien que tu m’abordes ». Car ici il existe un phénomène étrange qu’on nomme « convivialité » et qui consiste à discuter avec des inconnus même si c’est pas pour gagner de l’argent ou se faire sucer.

Si les autochtones ont bon fond, ils ont une passion pour l’alcool de mauvaise qualité, le champagne étant réservé pour des occasions spéciales, comme les « mariages » (une étrange cérémonie qui consiste à inviter toutes ses connaissances pour les prévenir qu’on va baiser).

A découvrir in extenso sur Yagg !