Eh ouai, 2000-2010 est pour moi la vraie première décennie dont j’ai pleinement conscience, celle que j’ai vécu en me souvenant parfaitement de son début et de sa fin, en étant en prise avec cette réalité… Sinon celle d’avant, j’avais 14 à 24 ans, ça a commencé donc en tant que collégien de 4ème, ce n’est pas la même chose. Non vraiment 2000-2010, ce sont dix années dont je me souviens parfaitement, pendant lesquelles j’ai bossé, et ai justement construit mon univers professionnel, mais aussi amical, familial et affectif. Je crois qu’il s’agit même d’un ferment assez important des années à venir, mais je n’aime pas trop les conjectures, je ne jurerai donc de rien. Hé hé hé.
Il y a eu ces sept années dans un même taf qui ont compté, avec des anciens collègues devenus de chers amis, et puis trois ans ailleurs, et ce dernier boulot dont je viens de démissionner. Suresnes, Boulogne, Meudon, La Défense… Mais je ne parle pas beaucoup de boulot ici (il faut dire que cela ne m’a pas apporté que du bon), je parle certainement plus de mes relations sentimentales, toujours en filigrane mais très limpide pour ceux qui me connaissent bien.
Nicolas en 2000 a été un premier amour durable et qui m’a fait un bien fou. En y repensant, les quelques garçons qui ont laissé leurs empreintes ici en ont laissé aussi dans mon coeur. Il y a évidemment Mériadec dès 2002, mon premier breton, dont la relation a été aussi passionnelle que destructrice, mais dont les jolis souvenirs ne cesseront jamais de me dire que ça valait le coup. J’étais en couple depuis un an lorsque j’ai commencé à bloguer en 2003, et cela a duré encore un peu plus d’un an avant que notre collaboration ne cesse vraiment. Huhu. Il y a eu mes vacances en solitaire à Mykonos en octobre 2004 (so cliché) pour définitivement enterrer cette relation. Voyage aussi initiatique que triste et ressourçant, réjouissant et tranchant dans le vif à la fois… Fin 2004, j’ai été littéralement sauvé par Xavier et je suis tombé amoureux avec toute ma vigueur et ma sincérité. Ah donc c’était bien possible de passer à autre chose, alléluia ! Un épisode Julien, deuxième breton, à l’été 2005, fugace mais intense, dont je me souviendrai… Et très drôle, un second Julien début 2006 que je vais beaucoup beaucoup aimer, et qui garde une place à part. Début 2007, c’est Marc qui entre en scène et à qui je tiens énormément, dont je tombe très amoureux. Mais ses dix ans de moins m’empêchent d’y croire complètement. A l’été 2007, c’est Alexandre, que je connais depuis 2003 ou 2004 (on s’est rencontré au boulot), qui me tend un traquenard machiavélique, auquel je cède avec un bonheur toujours renouvelé depuis…
Les amitiés sont assez bien tracées aussi sur le blog, avec une jolie prédominance de rencontre “web” depuis la fin des années 90 (j’étais précurseur, et mes parents me trouvaient alors “bizarre”). Diego et Virginie bien sûr sont des constantes, même si je vois beaucoup moins cette dernière. Dans les rencontres majeures, il y a évidemment Sébastien en 2004, dont l’amitié représente quelque-chose de très important pour moi, avec l’aventure Coquecigrue* qui prend une deuxième fois son envol avec une folle équipée. Et quelques personnes que je ne connais que depuis quelques années, mais qui sont devenus des piliers comme Marie et Henri en 2005, Florian et Gonzague en 2006, FX et Arthur plus récemment… J’espère bien pouvoir compter aujourd’hui sur des amitiés qui perdureront et seront encore longtemps ce soutien réciproque et cet échange de beaucoup beaucoup beaucoup d’affection, de considération et d’estime.
En cette fin d’année, nous avons organisé le Jour de l’An chez nous, après un Noël déjà du côté de Ménilmontant (ma famille et celle de chérichou ainsi rassemblées). Tous les meubles ont été déplacés, le parquet bâché et moquetté, et nos amis conviés. En plus, nous avions invité quelques voisins que nous apprécions, et qui se sont follement amusés. J’avais aussi le regret de ne pouvoir compter sur deux personnes que j’aime beaucoup, mais qui célébraient la fin d’année avec quelques blogueurs. Quand au final j’ai su que ces blogueurs étaient des personnes pour lesquelles j’avais beaucoup de considération, je me suis jeté à l’eau et les ai tous invités chez moi. J’ai été plus qu’heureux qu’ils acceptent (c’était un peu gonflé de ma part, je trouvais, cette ingérence dans leur organisation), et surtout je considère que ce sont ces occasions, ces moments privilégiés ensemble, qui font les premiers souvenirs importants dans la construction d’une amitié.
Le résultat fut au-dessus même de mes espérances… Quel soulagement et quel bonheur, tout simplement. Huhu.