1132 articles pour la catégorie “Matooyage”

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  • Matooyage
Entre évolution des moeurs et barbarie sanguinaire

Publié le Vendredi 22 Juillet 2005 - 17:13
Catégorie: Linkage, Matooyage

Tout a commencé par une de ces curiosités techniques qui fait que les fils RSS nous excavent parfois des tréfonds des articles qui ont encore un écho en moi aujourd’hui. Je lisais donc cet article (que je croyais récent, et qui a simplement du être récemment rafraîchi) de Média-G de 1998 qui évoquait un documentaire allemand. Il s’agissait d’une rétrospective de l’activisme gay en Allemagne qui a l’air drôlement bien fagotée.

Je me suis donc mis à écrire un énième post pour encore seriner mon attachement à la cause, et continuer à faire ma vieille folle militante, à rappeler que l’homophobie est plus que jamais présente dans notre pays et que malgré les apparences, le progrès social n’est pas une donnée acquise. D’ailleurs, l’article rappelle aussi bien comme les années 20 berlinoise furent les plus gay-friendly que la capitale ait connu, juste avant l’arrivée des nazis au pouvoir et les conséquences qu’on connaît. Il est encore tout à fait possible aujourd’hui de se faire péter la gueule à Paris parce qu’on est homo. Il sera encore tout à fait probable d’avoir un retour à des moeurs beaucoup plus puritaines, voire un renouveau de la pénalisation de l’homosexualité sous une forme ou une autre. D’où une vigilance accrue, et surtout la conscience affûtée : il ne faut pas dramatiser, mais ne pas se fourrer trop tôt la tête dans le sable.

J’en aurais profité pour rappeler ce docu génial sur le « paragraphe 175 » qui m’avait tant ému, ou cette expo autrichienne sur les exactions nazies envers les gays à Vienne que j’avais évoquée aussi. Je pensais aussi remettre le couvert sur un article que j’avais lu (et archivé) sur le site de la BBC à propos de la « guérison des homosexuels », et qui m’avait fait couler de l’encre (ou plutôt taper des touches).

Et puis, en lisant la suite de mes fils RSS, je suis tombé sur cette news piochée par XIII.

J’ai fait CTRL+A dans Word, et puis Delete.

Fuck.

  • Matooyage
Recherche dvd désespérément !

Publié le Mercredi 20 Juillet 2005 - 16:55
Catégorie: Matooyage

La semaine dernière, je récupère un dvd gravé par un copain… un dvd avec quelques films de uc que je voulais lui piquer. J’avais laissé le disque dans mon sac, et je n’y pensais plus, et puis avant-hier je le trouve et le mets dans mon portable au boulot pour vérifier le contenu du répertoire. Humm, oui c’est bien cela, quatre gros divX aux titres évocateurs.

J’éjecte le dvd et je le pose sur mon ordi portable replié. Ensuite je n’y pense plus. Or, hier matin, en arrivant au boulot, je me rappelle que je n’ai pas emmené le dvd avec moi, alors pourquoi n’est-il plus sur mon bureau ?

Aheum…

C’est grave le bordel sur mon bureau, et j’ai pas mal de cd et dvd gravés qui traînent, certains que j’emprunte ou que l’on m’emprunte dans un cadre uniquement professionnel évidemment. Donc souvent, je récupère des post-its avec un mot d’une personne qui m’a pris un machin, ou qui me met qu’il a récupéré son bien. Là le truc c’est que je ne me souviens pas très bien de ce que j’ai à moi ou à autrui, et que je n’ai aucun mot, mail ou coup de fil m’annonçant quoi que ce soit ! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Mes films de uc sont en liberté dans ma boââââte ! Il n’y avait absolument rien de marqué sur le dvd, donc je pourrais au moins nier que cela ne m’appartenait pas. Arf !

Hu hu hu, j’imagine la tête de la personne qui va ouvrir ça… ou alors ma tête quand elle va me le redonner plutôt ! :redface:
Je devrais peut-être envoyer un mail à tout l’étage en précisant « Que la personne qui m’a emprunté mes films de boules sans me demander veuille bien me restituer mon bien ! Merci à vous. ». :mrgreen:

  • Matooyage
L’attaque des clones du Marais

Publié le Mardi 19 Juillet 2005 - 18:04
Catégorie: Matooyage

Dès que je suis rentré chez moi samedi midi, je me sentais un peu mieux, et la suite des événements n’a que contribué à me rasséréner. J’ai passé un petit moment avec Diego dans le Marais et nous avons un peu papoté de nos dernières histoires (sachant qu’on se parle quotidiennement au téléphone…). J’ai halluciné de tomber dans le coin sur un des pontes de ma boite, il y avait bien des bruits à son propos, mais là ils m’ont été immédiatement confirmés ! ;-)

Le soir, c’était la fête de départ de PH qui nous quitte pour faire ses études à l’étranger… bouh. Mais je ne peux m’empêcher de l’envier, il va avoir droit à son « Auberge espagnole » comme j’ai eu la mienne il y a presque dix ans à Newcastle (bon ok, Sidney c’est plus glam comme destination !). J’ai l’impression que c’est tellement génial une telle expérience à l’étranger, une immersion dans l’inconnu total ! Je me rappelle de tous les moments incroyables, les rencontres et les aventures les plus rocambolesques. Il doit bien flipper sa race en s’imaginant après 22 heures d’avion prendre sa place sur un campus dans une autre hémisphère et une autre saison. La fête était très réussie et nous avons tous beaucoup ri de nos bêtises coutumières.

Le lendemain midi, réveil en douceur et la tête dans le uc à 13h, et appel de M. qui me propose de bruncher en sa compagnie. J’accepte et me retrouve au Charbon avec lui vers 13h30 pour un chouette repas en tête-à-tête. Il m’apprend sa récente idylle avec un ressortissant de l’Ile de Beauté à qui j’ai d’ores et déjà envie de plastiquer la tronche (tout va bien, ça lui fait la même chose avec mes mecs), et nous passons un très agréable moment.

Je rentre histoire de me mettre un peu aux tâches ménagères, et voilà qu’un coup de fil de Séb me décide à retrouver une poignée de potes dans le Marais pour un pot. Nous allons à une petite dizaine au Pick-Clops où la déco nous fait penser à une réunion d’Hélène et ses garçons, dans une cafét’ digne d’AB prod. Mais je les quitte rapidement pour aller chercher J. à la gare Montparnasse qui revient d’un week-end dans sa Bretagne natale. Douce soirée et très chaude nuit.

Bon avec tout ça, j’en oublierais presque d’évoquer l’objet du post… ;-) Samedi en allant rejoindre Dieg, je prends le métro à Goncourt, et je remarque à l’autre bout du quai deux copines endimanchées. Nous sortons à Rambuteau, et là je peux tranquillement me rendre compte que les deux types sont si incroyablement assortis que cela en fait peur ! Ni une, ni deux, j’ai pris deux photos, et voilà ce que cela donne.

L\'attaque des clones du Marais

L\'attaque des clones du Marais

Même allure, même coiffure, mêmes fringues, et même démarche chaloupée (même plug peut-être ??) ! A ce point de fignolage, ce pourrait-il que ces Dupont et Dupond jouent sur le mimétisme pour charmer leur prochain ? Ou bien est-ce une fusion amoureuse si intense qu’elle en devienne uniformisation des êtres ? Les deux oiseaux allaient bien vers le Marais, et je donnerais cher pour connaître le fin mot de l’histoire.

Quand j’ai raconté cela à Diego, il a été surpris puis m’a soutenu que la veille il avait vu un même couple assorti mais avec une couleur de débardeur différente, et qu’ils en avaient même ri avec son pote. Etait-ce déjà Dupond et Dupont en représentation ? Combien de temps vont-ils rester en ville ? S’agit-il des prémices d’une nouvelle mode fâcheusement tendance ? Waaaaa l’angoisse ! :mrgreen:

  • Matooyage
La ruche a le bourdon

Publié le Lundi 18 Juillet 2005 - 16:37
Catégorie: Matooyage

Parfois tout se passe pour le mieux et parfois c’est tout le contraire ! Un peu comme si l’espoir que je plaçais dans une de mes visites au bercail, était réduit à néant la fois suivante. Et là, il ne m’a pas fallu longtemps… du jeudi soir au samedi midi et la coupe était pleine. Une fois le cul sur mon strapontin de RER, je me suis senti soulagé de repartir vers Lutèce et de laisser derrière moi ce nid de guêpes (oui oui je fuis littéralement).

En résumé, je suis arrivé dans ces moments que je déteste le plus, ces moments où l’incommunicabilité est à son paroxysme, et où les jeux psychologiques sont l’unique vecteur d’échange entre les membres de la ruche familiale. J’étais empêtré dans des transmissions cryptées entre ma mère, mon père, mon oncle, mon frère et ma grande-tante, et cela a l’air de satisfaire à peu près tout le monde.

Ma mère et mon oncle se plaignent de ma grand-tante qui vient les enquiquiner tous les jours depuis que son mari est mort. C’est relativement compréhensible mais là elle abuse carrément, et il faut manifestement le lui dire, puisque le lui faire comprendre n’est pas assez efficace. Mais non, ils préfèrent jouer avec elle, donc ils sont parfois désagréables et elle fait semblant de ne rien voir ni entendre (pas difficile, elle est sourde comme un pot), et reste aussi chiante et envahissante. Et surtout, tout le monde se plaint de tout le monde, mais s’en contente finalement pas trop mal (ça doit faire passer le temps).

Mon père a un caractère très spécial, il est même carrément ouf mais bon il est comme ça, et je ne le changerai pas. Ma mère n’a toujours pas compris, et continue à jouer aussi avec. Il a eu des avertissements assez graves d’un médecin sur son état de santé et notamment un truc lié à son foie. Du coup, il fait comme d’habitude, il entame un régime draconien et se prive énormément. Il a toujours fait cela, c’est nul mais il est comme ça. Ma mère le sait mais elle ne peut pas s’empêcher de lui reprocher cela toute la journée, de lui proposer de manger des choses qu’il ne veut pas ingérer, et lui cite le contenu du frigo avec les denrées une par une… Et mon père qui placidement rétorque : « non, non, non, non ». Et ma mère qui ronchonne que c’est n’importe quoi, et mon père qui bout intérieurement mais ne dit rien (et surtout reste là !!!!!).

Je le connais il va se mettre à son régime à base de pollen. Oui, oui, du pollen. Car mon père se prend fréquemmen pour une abeille, et consomme régulièrement du pollen lorsqu’il veut maigrir ou se revigorer. Donc il avale du pollen matin, midi et soir. Et en effet, ça fonctionne, je ne pense pas que ce soit vraiment bon, mais ça marche. Et bah tant mieux s’il veut bouffer du pollen ou même du plancton si ça lui chante ! Depuis 30 ans, il n’en a toujours fait qu’à sa tête, je ne pense pas que cela change de sitôt.

Et mon oncle et ma mère qui ne sont pas frères et soeurs pour rien. Mon oncle toujours aussi sarcastique et ironique mais jamais clair dans ses propos. Tellement sibyllin et parcellaire, que je pose toujours une centaine de questions naïves pour avoir droit à un début de réponse… c’est fatigant, tellement fatigant.

Mon frère qui débarque, il y a deux semaines, avec un dogue argentin qui pèse 45 kg et dont l’aspect patibulaire a filé un tel choc psychologique au vieux chat moribond de mes parents que cela n’a pas du améliorer son fragile palpitant. Ma mère a accepté le chien, mais elle s’en plaint, mais elle ne veut pas qu’il le remmène (pauvre toutou), mais ne veut pas qu’il fasse peur au chat (pauvre chat). Et personne qui ne se dit clairement ce qu’il pense. Du coup, mon frère décide de ramener la chienne mais sans bien en discuter avec quiconque. Ma mère de conclure que c’est triste, qu’elle n’a jamais rien dit contre, mais que c’est mieux quand même pour le chat. Aaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Ma grande-tante qui ne dit jamais clairement ce qu’elle veut, qui louvoie assez maladroitement pour voir le maximum de monde et qui va en course avec Pierre, Paul, Jacques (si vous voulez l’emmenez, elle veut bien, je peux transmettre les propositions) comme si elle avait une équipe de rugbymen à nourrir. Bon la pauvre, à la rigueur, elle a l’innocence de son âge, et je comprends qu’elle s’emmerde et qu’elle ait envie de voir des gens. Mais elle pourrait simplement dire les choses, et on pourrait lui répondre normalement non ?

Ma mère au centre de tout cela, qui s’inquiète, pérore, prend sur elle, se victimise comme le messie en personne, est à la fois pour et contre, mais surtout s’enlise dans ces histoires stériles.

Quand j’ai raconté cela à Diego, il a halluciné, surtout quand il voit à quel point je suis quelqu’un de franc et de direct, de limpide dans l’expression de mes opinions et mes sentiments (pas toujours évidemment, mais souvent). Or, je n’ai même pas essayé ce week-end. Je me perdais dans mes pensées, je pensais à ce que j’avais envie de dire, et puis je renonçais. Cela aurait trop été une tirade véhémente et grandiloquente, un truc qui m’aurait encore plus fait passer pour le petit merdeux que je suis. Et puis, je crois que personne n’est prêt à entendre ce genre de choses, et surtout pas de la part d’un membre de l’essaim. Donc j’ai fermé ma gueule, et j’ai souffert en silence. Souffert relativement à l’atmosphère délétère à endurer, mais aussi en absolu sur une déception et un certain manque d’espoir à l’amélioration de mes relations avec ces gens que j’aime tant.

Si on arrivait juste à se dire clairement les choses, à passer du bon temps, à rigoler, à ne pas trop s’en faire, à se dire et se faire comprendre qu’on s’aime même si on se critique, à juste s’exprimer sur ce qu’on ressent sans que cela soit vu comme une bizarrerie, à posément s’expliquer sur nos désirs et nos frustrations, sans que cela soit déplacé ou hors du cadre familial, mais au contraire au sein de cette communauté de personnes qu’on aime et auxquelles ont fait confiance…

Tiens, j’vé aller me sniffer une ligne de pollen, on verra c’que ça me fait ! :mrgreen:

  • Matooyage
Racolage ecclésiastique

Publié le Mercredi 13 Juillet 2005 - 17:09
Catégorie: Matooyage

Il y a quelques temps, c’était un samedi, je suis entré sur un quai du métro. Je me souviens, il s’agissait de la station Ledru-Rollin sur la ligne 8. Le quai est relativement vide, je croise deux personnes en cheminant tranquillement. Je les reconnais immédiatement même de loin. Jeunes garçons en chemises blanches et cravates noires, avec épingles à cravate dorées, pantalons de costumes noirs aussi, et un badge foncé avec des lettres capitales blanches sur plusieurs lignes. Deux jolies têtes américaines qu’on repère au premier coup d’oeil, coiffure nickelle avec raie sur le côté, petits nez mutins et tâches de rousseur réglementaires. Une vraie publicité pour le middle-west !

Vous les avez déjà certainement vu dans le marais, au début de la rue Saint Merri, où ils ont un lieu de culte et de gourouïsation. Ce sont des prédicateurs ou des rabatteurs prosélytes d’une église américaine. Je ne sais plus exactement… l’église des derniers jours de Jésus-Christ de l’apocalypse du jugement dernier ou bien un truc comme ça. Je me marre à chaque fois que je les vois dans le marais à proposer leurs brochures à des brebis plus qu’égarées qui leur bavent dans la main avant de leur proposer de les déniaiser dans la backroom la plus proche.

Mes deux larrons sont en train de discuter avec une grosse bonne femme qui tient une de leur revue. Donc je continue à marcher et m’approcher, et je vois ces deux jeunes types entre vingt et vingt-cinq ans, l’un n’est pas très beau, et l’autre… L’autre !!! C’est un choc lorsque je m’approche, il est d’une beauté stupéfiante, un truc énorme, un truc choquant, percutant, bouleversant ! Imaginez le môme de « Mysterious skin » avec quinze ou vingt ans de plus, et vous avez idée du regard et du physique de ce gars. Un mec à la trombine à la fois candide, juvénile et nimbée de douceur mais qui pourrait cacher un personnage beaucoup moins innocent qu’il n’en a l’air. Alors forcément, je m’arrête à côté d’eux, me positionne dans un angle optimum et je mate « grave à donf ». « Mysterious Skin » ne converse pas avec la bonne femme, il est tranquillement en train d’attendre, c’est son pote qui parlemente.

Et là je me demande… plus d’une fois j’ai vu ces ados à la mine diaphane et quasi-prépubères en train de faire leur prêchi-prêcha auprès de leurs prospects, et très souvent j’ai remarqué qu’ils étaient très beaux (dans le genre). Est-ce qu’ils sont choisis sur ce critère ? Est-ce qu’ils ont pour objectif de faire jouer leurs charmes sur des femmes ou des hommes ou les deux ? Pouaaaah c’est d’un malsain absolu de jouer sur un péché capital pour recruter des âmes. Peut-être veulent-ils simplement exprimer qu’un reflet physique extérieur aussi rutilant est la conséquence d’une riche et pieuse vie intérieure ? Hé hé hé.

Au bout d’un moment, le gars se rend compte que je le regarde. Nous avons alors une conversation des plus muettes et expressives, une conversation occulaire ! Il se tourne vers moi d’un air innocent et interrogateur, en affichant un demi-sourire de circonstance. Je réponds par mon regard de salope extrême avec une moue délicieusement ironique et espiègle. Je le scanne de mon regard le plus méphistophélique et n’exprimant que stupre et luxure, je le dévisage ostentatoirement. Ses yeux, sa bouche, puis je descends le long de son cou, je parcours son buste et m’arrête sur la braguette de son pantalon. Je remonte alors doucement jusqu’à croiser ses prunelles. Il est cramoisi mais n’en fait rien paraître, il sourit encore, mais est complètement pris au dépourvu, et ne fait que jeter des coups d’oeil à droite et à gauche tout en conservant sa tête immobile. Son pote et la bonne femme n’ont rien vu, et continuent à parler de Jésus et de la résurrection (proche apparemment blablabli blablabla… ah bah ça alors, la bonne femme est sur le cul !).

J’arrête là mon petit jeu, je me mets sur un mode bien plus oecuménique et je renvoie un sourire franc et simple. Et puis, je pars me mettre à l’autre bout du quai. Il se sera retourné 5 fois pour me voir avant que le métro arrive… impossible de juger de son expression, j’étais trop loin à présent.

  • Matooyage
SuperMatoo

Publié le Mardi 12 Juillet 2005 - 9:39
Catégorie: Matooyage

Cette petite application en ligne [Via Idemh] m’a conquis par ses fonctionnalités et son rendu. Ainsi, on peut confectionner son super héros à partir d’éléments physiques et surtout une panoplie complète du personnages de bédé : combinaisons, poignets, jambes, bras, gadgets etc. On peut même l’agrémenter d’un animal fétiche et le colorier selon ses envies.

A la manière de ce qu’on peut déjà faire avec Légo ou South Park (en créant son propre perso), j’ai voulu me projeter un peu dans cet univers. Rien de nouveau, quand je regardais les chevaliers du zodiaque je me demandais quelle armure aurait été la plus seyante pour moi. Arf ! Et dans les comics, je ne voulais que m’imaginer avec mes propres pouvoirs et « wonderful outfits ».

Alors me voilà… ;-)

SuperMatoo idéal

Hu huhu. J’aime bien les héros avec des tenues moulax et bicolores, quelques gadgets… Au final, je comprends pourquoi j’ai toujours aimé Green Lantern, instinctivement j’ai copié son style. La couleur dominante verte et le symbole sur le torse ainsi que la relative simplicité de la tenue correspondent bien au héros. Je me suis donc fait un costume dans les tons verts, sans cape, avec un dragon jaune sur le devant (un symbole que j’aime particulièrement et qui est mon signe chinois), une ceinture gadgets à la Batman, quelques fanfreluches électroniques dans des gants un peu perfectionnés à la Iron Man, une bagouse avec plein de pouvoirs et d’énergie à la Green Lantern ou même Jayce (et les conquérants de la lumière) et puis j’ai mon fidèle compagnon sous la forme d’un chat (on ne se demande pas pourquoi !). J’ai essayé de me faire ma tronche avec plus ou moins de bonheur, ceux qui me connaissent jugeront ! ;-) Y’avait pas vraiment de choix qui convenait à mes cheveux ultracourts dont j’ai opté pour la moquette qu’on voit. Pour les yeux c’est difficile, les super héros doivent être masqués, mais je trouvais ça très laid, donc je milite pour la visibilité des héros !

A 29 ans, je dois avouer que j’ai toujours l’esprit aussi fantasque et onirique quant à des super pouvoirs, je rêve encore de m’envoler dans les airs, d’avoir des pouvoirs de télékinésie ou l’un de ceux à choisir dans la gamme des X-Men. Evidemment, j’ai lu pas mal de comics, gamin, qui ont sérieusement nourri mon imagination, et puis les dessins animés ont aussi contribué à cette facette de ma personnalité. En freudisant à peine, je peux facilement me rendre compte que ces personnages étaient aussi opposés à ce que j’étais que possible, et ce à quoi j’aspirais au fond de moi. J’étais minable, et je m’identifiais à ces autres névrosés en tout genre qui avaient aussi en eux des trucs qui les rendaient super biens. Donc une sorte d’échappatoire d’une réalité difficile à supporter, mais aussi un moyen de s’apporter de l’espoir dans des moments glauques. Sans cela, j’aurais certainement pété un câble, sachant que mes parents n’ont jamais imaginé une seconde tout ce qui se passait dans ma caboche à l’époque.

Je me rappelle de la première « belle » montre que ma grand-mère m’avait offerte pour mon huitième anniversaire, c’est en fait le plus beau cadeau de toute ma vie. D’ailleurs, je conserve encore cette babiole chez moi, et j’ai le coeur qui bat la chamade lorsque je la tiens dans mes mains. Il s’agit autant d’un concentré de souvenirs de ma grand-mère qu’une idole païenne qui renferme une partie de mes secrets d’enfants. Un enfant solitaire et intérieur, dont la montre possédait des caractéristiques étranges et même,… une population ! Arf arf. Oui bon d’accord, j’étais (et je suis) complètement taré, et je ne me soigne même pas.

En fait, cette adorable petite montre rouge en pastique très ordinaire était peuplée par des souris, oui oui oui, avec lesquelles j’ai eu plein d’aventures formidables, dans ma tête. Pas des souris genre Mickey, eurrk, nan, nan, nan, des tops souris genre Dare-Dare Motus (la souris aérodynaniqueuuuuuuh !) qui avaient une base secrète dans ma montre et qui me rendaient des tas de services précieux (comme de désamorcer la bombe dans le nounours de ma cousine ou bien d’empêcher le sabotage des freins de la dodoche alors qu’on était lancé à pleine vitesse sur l’autoroute des vacances avec mes parents). Et surtout ma montre était dotée d’un exceptionnel dispositif : régulièrement une sorte de trèfle à quatre feuilles apparaissait et le clignotement d’une des quatre feuilles m’indiquaient les directions à suivre pour trouver plein de choses (un trésor, une bombe, ma cave secrète, des acolytes etc.). Bon plus tard, j’ai compris qu’elles ne clignotaient que dans ma tête, et que si le trèfle n’apparaissait qu’à certains moments, ce n’était pas un batsignal mais simplement la marque du passage AM/PM.

Aujourd’hui, je suis beaucoup plus… adulte en fait. Mais à chaque fois que je change de breloque, je pense à mes technosouris, et intérieurement je sais que je leur fais encore de la place dans ma montre. ;-)

Allez, le vrai SuperMatoo, il faut l’avouer, il ressemble plus à ça :

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  • Matooyage
Beacheries

Publié le Lundi 11 Juillet 2005 - 2:43
Catégorie: Matooyage

Bah me voilà de retour à Paris, ‘tain un week-end c’est vraiment trop juste, surtout quand les deux derniers jours étaient consacrés à se faire dorer la pilule sur cette plage adorable qu’on aperçoit de la fenêtre de sa chambre… Fini le week-end bourgeois, allez hop retour au taf pour quelques jours. Mais juste pour que vous compreniez l’effet « j’ouvre mes volets sur les coups de midi et voilà ce que je vois et ce que j’entends », je me sens obligé de poster cela (oui vous pouvez me détester). Rassurez-vous ce n’était qu’un week-end prolongé, et mes vacances seront malheureusement beaucoup plus humbles. Pfff…

Vue de la fenêtre

Sinon la plage est une merveilleuse occasion de lire des romans mais aussi de fabuleux torchons avec les copines tels que Public, le tout nouveau Closer ou bien Entrevue etc. Evidemment, nous étions doté d’un Têtu, Têtu Plage et aussi un numéro de Préférences dédié au sexe. A la base, je ne suis vraiment pas fan de Préférences que je trouve moins écrit et fagoté que Têtu, mais là j’ai été assez abasourdi. Je ne suis pas un lecteur assidu donc je n’ai certainement pas bien suivi, mais si je ne me trompe, Préférences est un magazine qui n’est pas homo mais seulement gay-friendly ou métrosexuel à la rigueur ? Mais on lit en résumé sur google par exemple « Préférences mag est ouvert d’esprit, à la fois gay et gay-friendly, sensible aux nouveaux modes de vie, innovant, prescripteur, inclassable, bref, .. ».

Parce que là, je voudrais prévenir les pauvres hétéros branchés qui le lisaient : ATTENTION !!! Ce numéro est totalement dédié à la sexualité gay, et de toutes les couleurs… WOW ! Je ne doute pas qu’il se vendra très bien cet été, sachant que le sexe reste encore la denrée la plus prisée sur les étalages estivaux des kiosques. Vous allez trouver des photos bien osées et sur le coup une ligne éditoriale sans tabou qui allonge les articles et rubriques sur le cul sans complexe. Reste que je n’ai malgré tout pas trouvé cela extraordinaire à feuilleter, mais chouette à disséquer avec les copines sur le sable chaud.

Un Têtu plus un Têtu Plage, on pourrait se dire que la rédac met les bouchées doubles, mais bon on sait bien que le second n’est vraiment qu’un machin à peine lisible et parfois frôlant l’arnaque. Eh bien, cette fois-ci ils ont fait quelques efforts, et j’ai été agréablement surpris par un excellent numéro de Têtu (mais bon c’est vrai que j’aime bien ce qu’ils font en général), et un Têtu Plage qui se laisse gentiment bouquiner. Enfin, il ne faut pas exagérer non plus, cela reste toujours aussi superficiel et « Pédé Actuel ». Passons sur l’histoire de la famille Monaco (ma grand-mère aurait adoré !), j’ai pas mal apprécié la manière dont sont présentées les adresses les plus gays de l’été. Vraiment original et assez pratique, sans se prendre au sérieux on passe de coins en coins avec des petits trucs et des musts.

Une liste des profils des « bad trips » de l’été, vous savez le genre de truc que Têtu aime bien. Ils écrivent des portraits types de pédales dans des situations particulières, et là ce sont les vacances « catastrophe ». C’est assez cocasse mais surtout j’ai ri comme une baleine (et surtout mes coreligionnaires) quand j’ai lu celui-ci :

Le blogueur par Têtu Plage

Ouai je sais… c’est moi. :mrgreen: Rhaaaaaa les enfoirés ! Hu hu hu. :mrgreen:

Mais surtout, j’ouvre à peine le mag que ça me saute à la figure :

Freaky dans Têtu Plage

Freaaaaaaaaaaaky !!!! Notre blogostar a pondu un test de l’été digne des meilleurs Marie-Claire. On retrouve bien là sa verve et sa prose, ça fait tout bizarre de lire cela sur papier glacé ! Bravo ! ;-)

Quelques unes des « 200 vannes les plus bitchy pour briller sur les plages » sont en effet assez irrésistibles : « C’est un string que t’as ou bien un restant de papier cul ? », « T’es encore plus vulgaire au soleil », « En string, tu fais des doubles pets », « Tu crois que les morpions, ça brûle au soleil ? » etc. Mais ils n’ont pas anticipé sur une fantastique réplique de Sébastien hier sur la plage : « Heu… tes pieds sur ma serviette là, tu crois que c’est Feng Shui ou quoi ? ».

  • Matooyage
Les dèpes débarquent en Normandie

Publié le Samedi 9 Juillet 2005 - 20:42
Catégorie: Matooyage

Mais bon sur le coup, c’est plus un petit week-end prolongé de repos absolu. Dodo, plage, jeux et bouffes ! Une dizaine de pédés dans une baraque au bord de mer, avec des chambres à la vue idyllique et beaucoup de bonne humeur ! :mrgreen:
Cela donne donc cela matin, midi et soir…

Vue de la chambre de Villers sur mer

Dans un environnement charmant où les buis ressemblent même à des dames…

Dame en buis

Et lorsqu’ils ressemblent à des monsieur : nous ne pouvons évidemment pas y résister… ;-)

Homme en buis

  • Matooyage
Le charme de la désuétude

Publié le Vendredi 8 Juillet 2005 - 2:30
Catégorie: Matooyage

(Ecrit dans le Train Corail vers Trouville-Deauville)

Ce soir, je termine ma semaine de boulot ! Je repars en week-end !! Je me disais en partant, tiens c’est marrant c’est comme si je n’avais bossé que trois jours. Or c’est exactement le cas. :mrgreen:
Cette fois la destination est plus modeste et moins exotique, mais tout aussi charmante. Je pars jusqu’à dimanche à Villers-sur-mer près de Deauville avec une bande de joyeux lurons dans une chouette maison du bord de mer. J’ai une hâte dingue de voir la mer. Tout bêtement, je sais que cela va me remplir de joie ( …les plaisirs simples de la vie).

J’ai pris le train de banlieue pour Saint-Lazare directement de La Défense, et là je ressens les premières secousses du vieux train corail qui grince et qui s’arrache difficilement de la gare. J’adore les voyages en train. Je ne connais pas manière plus agréable de se déplacer, les bruits, les paysages qui défilent, les secousses du passage sur les rails… Les voyages ferroviaires revêtent en outre pour moi un charme particulier. En effet, c’est comme s’ils avaient toujours fait partie de ma vie, et qu’ils n’aient pas vraiment subi de transformations extraordinaires depuis des années et des années. Les mêmes rames, les mêmes gares, les mêmes tickets, les mêmes compostages. Et puis Saint-Lazare, c’est ma gare à moi. Celle de ma banlieue à moi, avec ces villes que je connais par coeur, et ces trajets pendulaires qui me sont encore plus familiers.

S’il y a un truc complètement obsolète que j’adore dans ces gares, c’est l’affichage. Vous savez ces petites bandes noires en je ne sais quelle matière qui tournent et qui affichent le nom des villes, les horaires de départ et le numéro des voies. Dans les aéroports c’est fini, mais dans les vieilles gares, on les trouve encore. Et régulièrement ces panneaux cliquètent et hoquètent et font miraculeusement apparaître leurs informations. On dirait presque qu’une loterie est en marche pendant ces moments de transition, et que ces affichages ne sont que le fruit du hasard. Ce son est terrible ! Je dois certainement l’avoir entendu depuis tout môme, et inconsciemment cela doit être lié à des voyages et à quelque chose de positif dans mon esprit.

Panneau horaires gare saint lazare

Affichage pour Deauville

Je suppose que d’ici quelques années, ils auront complètement disparus pour être remplacés par des écrans à l’affichage numérique et digital, aussi froid qu’efficace et sans charme.

Mon père me racontait que tout môme, il adorait le train. Dans le début des années 50, il allait avec ses parents à la gare Saint-Lazare pour aller à Osny (à l’époque ils allaient là-bas en vacances… huhuhu à la campagne où il a connu ma maman !) et il était fasciné par les derniers trains à vapeur qu’il voyait là. Il soutenait alors mordicus à ses parents qu’il serait conducteur de train à vapeur plus tard. Cela lui était venu un jour où il avait vu deux bonshommes sortir de cette machinerie de fonte pachydermique en portant casquettes et grosses lunettes. Il avait été complètement emballé par leur peau toute noire de suie, et lorsqu’ils avaient ôté leurs masques protégeant leurs mirettes, mon père avait été ébahi de ces deux ronds blancs immaculés qui entouraient leurs yeux. Du coup, c’était clair, il voulait lui aussi s’occuper des trains à vapeur pour avoir la tête pleine de suie, et seulement deux ronds propres autour des yeux.

Bah y’a plus de train comme ça depuis belle lurette, et je perdrais probablement mes affichages cliquetants, mais c’est ainsi. On a tous nos petites obsolescences préférées, et ce qui est drôle aujourd’hui c’est que ce n’est plus uniquement « analogique » contre « numérique ». Je m’étonne moi-même de ma fascination pour les antiques jeux électroniques de ma petite enfance comme « Space Invaders » ou « Pong » contre les jeux informatiques d’aujourd’hui. Comme d’autres regrettent l’irc et d’autres encore regretteront le bon vieux blogging sur b2 etc. etc.

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Traque sur le blog

Publié le Jeudi 7 Juillet 2005 - 16:28
Catégorie: Matooyage, Outside

De temps en temps, je reçois des messages de gens qui pensent m’avoir reconnu en me croisant dans la rue. Bon n’exagérons rien, ça n’arrive pas souvent, et c’est très banal puisque l’on a des chances de me trouver entre les 3e et 11e arrondissements, là où la majorité de mes congénères et lecteurs habitent et évoluent. Mais c’est vrai que cela me fait toujours plaisir et sourire.

Hier c’était une journée où je devais fortement irradier de ma personne, car j’ai reçu deux mails de deux personnes qui pensaient m’avoir vu (à raison) dans mon quartier à 5 minutes près !

D’abord, dans le métro, à grimper les escaliers de la station Goncourt vu que l’escalator était en effet en rade ! Je devais y être vers 21h, ce que l’envoi du mail semble confirmer. Et avec les deux écouteurs blancs familiers dans les esgourdes, oui, oui, je l’avoue (rien à lire puisque j’avais terminé le dernier Parot).

Mail de jetaireconudanlaru

Et puis, aujourd’hui je reçois ce mail qui explique que la traque a bien été enchaînée puisque après être sorti du métro, j’ai bien suivi l’avenue Parmentier jusqu’au croisement avec la rue de la Fontaine au roi et ma rue ! Les 21h et quelques se précisent alors, et la tenue vestimentaire est sans équivoque.

Mail de jetaireconudanlaru

D’où le résumé de mon emploi du temps d’hier entre 21h01 et 21h04 : je suis sorti du métro, et j’ai marché jusque chez moi. Carrrrramba ! Jé souis démasqué !!

Plan de la traque sur le blogue

Quoi ? Ils sont chiants mes posts en ce moment ? :mrgreen: Mouarf, c’est ça un (mon) blog non ?

  • Matooyage
Madrid sous le signe de la Movida ?

Publié le Lundi 4 Juillet 2005 - 23:55
Catégorie: Matooyage

Je vais pouvoir rentrer et dormir… oh le bonheur ! Je suis crevé. Et comme je sens que je vais rester quelques heures dans cet aéroport (grosses merdes en vues pour prendre l’avion ce soir), je mets à rédiger ce post tout de suite.

Donc le soir de la Gay Pride, nous sommes retournés dans Chueca qui était plus en ébullition que jamais. D’ailleurs, à vrai dire, toute la ville semblait secouée et remuée par une gigantesque fiesta dans toutes les rues. Hallucinant. Et le plus dingue, c’est que l’on comptait autant d’homos que d’hétéros là. On aurait presque regretté cette surreprésentation hétéro (ce monde, ce monde, ce monde !) si elle n’était l’expression d’une tolérance qui fait plaisir à ressentir, et même plus fort que cela. C’était plutôt une bonne opération que d’avoir le mariage légalisé la veille de la Gay Pride, cela a du bien fonctionné pour rameuter un maximum de personnes dans le centre.

Quelques images de la place Vasquéz de Mella où nous étions encore le soir même.

Gay Pride Madrid 2005

Gay Pride Madrid 2005

Et même une petite séquence « live » pour que vous mesuriez la liesse populaire du moment !

Ensuite, le challenge fut de réussir à entrer quelque part. A priori, nous n’étions pas trop branché par les grosses soirées officielles qui étaient un peu excentrées du centre et de l’hôtel. Mais nous préférions plutôt rester dans Chueca, histoire de rentrer à pied, et puis déjà deux soirées bien occupées, et sans beaucoup récupérer, nous avaient un peu pompé notre énergie. Donc pour changer, nous avons atterri au Liquid ! :mrgreen: L’endroit était blindé mais fréquentable, la population, la musique et les clips toujours aussi cool. Outre cela, la pêche fut bonne pour deux des larrons, que nous n’avons pas revu, légèrement enfarinés mais parfaitement béats, avant le lendemain au petit-déj.

Hier et aujourd’hui, c’était assez calme et très plaisant. Avec Dieg, nous sommes retournés dormir chez sa marraine où nous avons encore été très bien accueillis. Cette fois-ci, j’ai pas mal discuté avec une des deux filles, qui n’était pas présente en début de week-end. J’ai bien accroché avec cette nana qui adore parler d’elle, et qui le fait assez bien, qui parle de cul aussi librement que de ses déboires sentimentaux, et qui accroche manifestement bien avec les pédés, bref une fag-hag ! :-) Alors forcément, le courant est passé. En outre, elle est très stââââar et elle s’occupe de manager une chanteuse rock espagnole qui commence à sérieusement décoller ici. Et en effet, elle évolue dans un milieu showbiz et musique qui est très particulier, travaille 24/24 et se consacre entièrement à cela. Et elle est comme moi, elle adore les mauvais garçons tatoués, percés et drogués ! :mrgreen: Elle sort avec le guitariste de cette chanteuse, et là, mamma mia comme il est sexy le gars ! :langue: Nous avons aussi pas mal tchatché de l’attitude espagnole, mais surtout argentine, qui est si chaleureuse, accueillante et simple, contrairement à l’attitude française qui classiquement est beaucoup plus froide et conventionnelle. Et là ce n’est pas du chiqué non plus (pas un « I love youuuuu so muchmuchmuchmuch darling » à l’américaine), simplement ce sont des gens qui expriment leurs sentiments, qui aiment la fête et qui n’ont pas cette pellicule d’inhibition qui recouvre pas mal de gens que je connais en France.

***Apparté***
Mon dieu cet aéroport est dans la continuité même de mon week-end, c’est plein de PEDES !!!! Dingueuuuh ! En face, sur les côtés, je suis cerné. Y’a même un groupe de vieilles tapettes de 55 ans, dont deux mauvaises et en train de parler sur leurs copines et les butcheuses autour… Diego et moi dans 25 ans !
***fin de l’Apparté***

Ah tiens, puisqu’on en parle des butcheuses ! Je crois n’en n’avoir jamais autant vu que ce week-end. Mein gott, toutes ces protéines qui s’agglutinent dans les corps de ces mecs. Y’en a même qui en font de telles concrétions qu’ils en ont du mal à marcher ou à bouger. Hier et ajourd’hui, nous avons passé du temps dans une piscine très agréable, juste au métro « Lago ». C’est un complexe assez grand avec trois bassins, des pelouses ombragées et pas mal d’endroits où squatter. Des populations se répartissent étrangement selon un schéma bien régulier et répétitif… Il se trouve donc que le bassin du haut est occupé en grande partie par des pédés, et surtout des butcheuses. Et quelles butcheuses !!

Aujourd’hui, voilà à peu près ce qu’on voyait de notre petite pelouse où je me cachais le plus possible de ces Atlas protéinés. ;-)

La piscine aux butcheuses

Bah voilà, toute la partie que je prends en photo là, ce n’est que centaines de kilogrammes de barbaque tatoués, percés, bronzés qui s’exhibent éhontément devant mes formes et mes rondeurs qui servent à réchauffer les coeurs (merci de ta participation Amel, ma soeur métisse mais pas martyr). Le truc c’est que de toute façon, ils ignorent complètement ce qui n’est pas aussi stéroïdé qu’eux, donc tout va bien ! Ils restent sagement parqués à se regarder les uns les autres, et eux-mêmes dès qu’une quelconque surface réfléchissante le permet. Mais bon, il faut avouer que j’ai littéralement bavé devant certains de ces spécimens bosselés et parfaitement apprêtés (et pourtant y’a pas besoin de grand-chose pour aller à la piscine par 45°C), même pour se baquer à la pistoche avec leurs copines ! :mrgreen:
Je repars de Madrid avec plein de belles images de cette superbe ville, des gens vraiment sympathiques, une ambiance espagnole qui m’a ravi par sa truculence et son sens de la teuf, une Gay Pride dont la portée politique m’a bien touché et quelques personnes que j’ai appris à découvrir, et que je vois sous un jour nouveau avec pas mal de soulagement, et beaucoup de plaisir.

Un pays comme l’Espagne qu’on percevait jusqu’il y a peu comme majoritairement conservateur et de droite, un pays moralement couvert par une chape de plomb de catholicisme qui renvoyait une image d’Épinal de grenouille de bénitier homophobe. Alors bien sûr, je ne dis pas que c’est magiquement devenu le pays le plus tolérant de la Terre, et de la même manière, Almodovar et la Movida avait montré une libération des moeurs plutôt extraordinaire. Il ne s’agit peut-être que de cela après tout, une seconde phase de Movida. Les espagnols sont un peuple qui, malgré l’étau moral de la religion (toujours vivace), a souffert d’une longue privation de liberté avec le franquisme. Aussi encore aujourd’hui, rien n’est plus important en Espagne que la liberté. Il faudrait que les gens d’ici viennent un peu transmettre de leurs idées progressistes en France… en plus sont trop mignons les espagnols ! ;-)

  • Matooyage
La Gay Pride madrilène se déchaîne

Publié le Samedi 2 Juillet 2005 - 22:48
Catégorie: Matooyage

Vraiment tout est décalé ici, et pourtant quelque part, pas grand-chose n’a changé dans nos habitudes par rapport à Paris. Nous payons en euros, nos mobiles sont exactement opérationnels et on n’a jamais le stress de se perdre ou de ne pas se retrouver. Un coup de fil, et hop, pas de problème. De même on garde un contact ténu avec ses proches en utilisant le web ou bien en envoyant des SMS. C’est aussi ça l’Europe, et on le réalise plus certainement lorsqu’on se déplace ainsi. Cela fait du bien de se rendre compte que concrètement et tangiblement, nous faisons partie d’une même communauté.

Mais le décalage à Madrid me vient surtout des horaires de sortie. Du coup, hier nous avons fait une sieste de 20h à 23h pour nous remettre de notre soirée. Donc, dîner vers minuit, puis on se dirige vers la place Vásquez de Mella où une foule et une ambiance tonitruante célèbre la Gay Pride à renfort de house bien dopée en bpm.
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