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  • Matooyage
Le trésor était indiqué par un X sur la carte

Publié le Mardi 14 Décembre 2004 - 0:54
Catégorie: Matooyage

Samedi après-midi, j’ai passé un petit moment avec Tarval qui était en visite sur Paris pour quelques jours. Nous sommes allés prendre quelques savoureux et chauds breuvages à l’Imprévu Café, un endroit que j’aime beaucoup (mais bon j’arrête pas de le dire) ou surtout dans lequel je me sens vraiment bien. C’est justement le genre d’endroit calmé et cosy où il fait bon traîner ses guêtres quand il fait si froid dehors.

J’avais ensuite rendez-vous vers 18h devant Beaubourg, donc je me suis éclipsé vers 17h45 après avoir fait la razzia sur les bouquins aux Mots à la Bouche. Il faisait un froid terrible, et j’avais les burnes totalement givrées (ouai je sais.. je suis romanesque), et il est arrivé, et c’était cool parce qu’il ressemblait à ses photos, et qu’il me plaisait beaucoup beaucoup. Je l’avais accosté sur un site parce que j’aimais bien sa trombinette et ce qu’il racontait… un peu compliqué et cultivé, un peu freak sur les bords, quelques trucs en commun, et surtout un air qui me revenait. Il m’avait répondu un peu gêné qu’il lisait mon blog depuis pas mal de temps (genre un an), et que ça la foutait mal car il avait l’impression de me connaître plus ou moins.

Nous avons alors enchaîné quelques échanges E-pistolaires. Et c’est là que ça m’a fait très très bizarre. J’ai eu l’impression que je lisais ma prose, que j’avais sous les yeux un mail que j’aurais pu écrire. C’était dans le choix des mots, mais surtout dans l’utilisation d’expressions et dans la manière dont il construisait des images pour mieux noyer le poisson comme je fais aussi. Avec des petites notes marrantes et ironiques pour mieux encore exprimer des choses sans les dire, et un mélange de vieux et de moderne comme j’aime… litotes et euphémismes, oxymorons et métaphores… Waaaaaaaaaaaa trop chelou ! Waaaaaaaaaaaa j’adore ! Waaaaaaaaaaaaaaa c’est nul, parce que ça ne marche jamais ces choses là. Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa il ne faut pas craquer avant de se rencontrer, sinon c’est la cata !!!

Mais au bout de quelques joutes E-crites, nous avions à l’évidence une manière aussi alambiquée de traduire notre émoi, mais avec un cryptage tellement proche, que nous pouvions parler à mots couverts en sachant très bien que l’autre comprenait tout. La voix a succédé à l’écriture, et le charme à l’intérêt, et le rendez-vous fut pris. Et la pression montait donc en ce samedi après-midi.

L’Imprévu Café Acte 2, je pense que le serveur a cru que je faisais passer un casting, vu que j’avais quitté le bar une heure avant. Et il nous a ironiquement donné la même table. Arf. En tout cas, j’étais sous le charme… aussi bien physique qu’intellectuel. Et la suite de la soirée, et de la nuit, et du lendemain, n’ont pas démenti mon impression. Et, il appert que, contre toute attente, la réciproque se soit vérifiée. Dingue.

Je ne vais pas disserter là-dessus car l’on ne sait jamais ce qui va arriver, mais tout ce que je sais c’est que ce n’est pas anodin, et que cela me procure un bien-être fou.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Non seulement il lira cela, mais de toute façon, je n’en aurais pas dit plus.

Il s’appelle X.

PS: Vu que l’on m’a déjà fait deux fois la remarque… non X. n’est pas Tarval. Apparemment ce n’est pas très clair dans mon post, mais j’ai d’abord pris un chocolat avec Tarval, et j’ai passé le reste de la soirée avec X. Voilà, je voulais être clair ! Surtout que Tarval est marié, hé hé hé. :mrgreen:

  • Matooyage
Des noeuds dans la vodka

Publié le Dimanche 12 Décembre 2004 - 19:29
Catégorie: Matooyage

Ah oui ça, vendredi soir c’était plutôt ça chez Jeff ! :mrgreen:

Diego m’a rejoint chez moi, et puis nous avons pris le métro pour nous rendre chez Sophie. Cette dernière avait invité une cinquantaine de personne à ruiner l’onéreuse et précieuse moquette en pure laine vierge beige claire afin de fêter dignement la doctoration de Jeff. J’ai eu l’immense surprise de croiser une de mes idoles bloguesques : Bertrand, sur la ligne 11. C’était une première alors qu’à priori, cela aurait déjà du arriver n fois puisqu’on la prend quotidiennement et que nous n’habitons qu’à une station d’un de l’autre. Diego lui a sorti son regard de braise : « ouaiiii t’as vu, j’ai les yeux de la couleur de mon blouson ??! », et le Freaky ne s’est pas démonté. Mouarf. Et je confirme les rumeurs, il est diablement charmant et sexy ce type… Ah ouai, vraiment un truc qui ne laisse pas indifférent (enfin Diego c’est sûr).

Arrivé rive gauche (oui oui c’est une « posh party »), nous avons croisé le frangin de Jeff (un garçon sensible aux yeux terriblement bleus), et nous sommes allés chez Sophie où la décadence ne nous avait pas attendu pour faire son nid. La moquette était déjà bien déflorée, mais j’espère qu’elle a échappée au gang-bang malgré les viols manifestes, répétés et systématiques, orchestrés par Séb et Marie. Rhalalalala c’est bon la Manzana-Vodka… ;-)

Par contre, c’est lamentable mais dans cette population à peu près équitablement partagée en homos et hétéros, l’instinct grégaire est toujours le plus fort. On a l’impression qu’on pourrait à l’instant t nous saupoudrer au hasard, mais qu’à t+1, hop, les groupes se sont reconstitués. En revanche, l’entente fut excellente tout au long de la soirée, et les mélanges alcoolisés ont concouru à catalyser les mélanges sociaux. Sophie et Jeff ont vraiment des amis adorables (en plus, je suis dedans alors que demande le peuple ? Arf).

Aussi, j’ai renoncé à aller faire un tour à la soirée de Xavier pour la dernière Androgyny. C’est dommage car j’aurais adoré le saluer ainsi que Freaky et mon chouchou Cédrick. Il faut dire que la soirée a eu son lot de gossips… le petit Paul-Henri par exemple qui était sorti avec le nouveau mec de l’ex de Jeff, mais si vous savez l’ex avec qui Diego a aussi couché récemment. Non ? :mrgreen: Et puis surtout c’est un secret, mais je sais que vous ne le répèterez pas… Oli s’est encore excité les niveaux avec un sacré beau p’tit lot.

Sophie avait mis un mot en bas de l’immeuble (très chic), et pas une plainte de la soirée, alors que ça a du taper fort. Mais le mot tapait encore plus fort puisque c’était genre (police soignée très menu du Bistrot Romain avec effets grisés classes) : « J’organise une réception ce soir pour mon ami qui vient d’être nommé Docteur ès Sciences de la Faculté de Paris etc. ». Le gage d’une tranquillité absolue pour nous, les bourges n’allaient pas déranger le Docteur et ses amis.

  • Boukinage
  • Matooyage
Le temps de la colère

Publié le Jeudi 9 Décembre 2004 - 21:09
Catégorie: Boukinage, Matooyage

Je viens de fermer le bouquin de Tawni O’Dell dans le métro, il y a quelques minutes, on passait juste à République sur la ligne 11. Les dernières pages ont été une lecture nerveuse et extatique, aussi pressé de finir que malheureux de ne plus découvrir de nouveaux feuillets à ce fantastique roman. J’ai lu sans pouvoir m’arrêter, tant j’étais absorbé, je suis rentré dans le RER le nez dans mon bouquin, et je me suis assis sans lancer un regard à quiconque. Je devais faire une drôle de tronche car la femme en face de moi m’a dit en souriant : « Je ne sais pas ce que vous lisez mais alors vous êtes dedans, ça a l’air de vous faire un de ces effets ! ». Et puis, elle a noté le titre et l’auteur dans un petit carnet, après avoir mentionné : « Je ne pensais pas qu’un garçon pouvait être autant inspiré par un livre. ». Alors j’ai répondu avec un grand sourire et mon flegme habituel : « Ah mais c’est parce que je suis un garçon très sensible madame. ». Les deux jeunes filles autour de moi ont légèrement gloussé, alors que la dame essayait de comprendre le fin mot de cette phrase. Et puis, hop, j’ai replongé dans mon récit.

Tout cela pour dire que la lecture de ce roman a été une expérience physique, une véritable baffe, le même genre de roman et de baffe que je me suis prise avec « De chair et de sang » de Michael Cunningham (qui reste dans le top 5 de mes livres fétiches). Quand je dis physique, c’est parce que certaines scènes m’ont fait faire de l’apnée (les gens me prenaient pour un ouf parce que d’un seul coup je reprenais ma respiration en haletant comme un ienche) ou bien m’ont donné de grande suée à force de tant d’émotions et de chocs. Ah mais moi la littérature, je la VIS !

Et pourtant, ce livre ne payait pas de mine… un garçon Harley doit s’occuper de ses trois soeurs Amber, Misty et Jody de 16, 12 et 5 ans, après que leur mère ait abattu leur père d’un coup de fusil, et soit en train de purger perpète en prison. Histoire sordide au possible et plongée dans un univers bien glauque de misère et de violence. Mais si j’ai tant réagi à cela c’est aussi parce que j’ai hérité de cet univers par mon père. Ce dernier a tout refoulé en masse, mais pour encore mieux nous refiler cet atavisme de la pauvreté et des violences qu’il a subi enfant. Or le roman décrit les personnalités des enfants et des parents ainsi que leurs rapports avec une acuité et une perspicacité, qui explique avec bien plus d’efficience et pertinence qu’un manuel de psychologie ce qu’il se passe. Et on ne peut rester insensible à une histoire pareille, dans laquelle on peut forcément trouver une part de soi (non, mon père ne m’a pas battu et ma mère ne l’a pas tué à coup de fusil… arf), et surtout se nourrir d’un tel discernement afin d’en tirer de précieux enseignements pour soi-même.

Harley a deux jobs pour subvenir à peine aux besoins de ses soeurs, ces dernières étant aussi paumées que lui. Le père était un fou dangereux qui battait tout le monde, mais évidemment que les enfants adoraient… enfants qui trouvaient presque normal cette attitude parentale violente. Ils ont tous des comportements complètement déglingués et sans repère, et naviguent difficilement entre l’amour qui les lie et des relations orageuses.

Harley par exemple :

J’ai ressenti une vague d’amour et de haine envers elle. J’avais envie de l’effacer à jamais de ma vie, de brûler toutes ses affaires et d’annihiler tous mes souvenirs, et en même temps j’aurais voulu la serrer dans mes bras. Lui donner toute l’affection qu’elle aurait du recevoir de maman depuis deux ans, toute la compréhension qu’elle aurait dû obtenir de nous et tout le soutien qu’auraient dû lui apporter des gens extérieurs à la famille. Mais ce que je pouvais lui donner maintenant était forcément trop peu, trop tard. Comme le sac de bouffe que je tenais dans ma main blessée.

Amber se tape tout ce qui bouge et se donne à tous les mecs pour exorciser son manque d’amour, alors qu’elle aime son frère. Ce dernier est complètement veule mais est perclus de fantasme de meurtre et de barbarie. Et on sent rapidement que l’inceste est un élément clef de cette famille totalement maboule. C’est dur de lire la détresse d’un enfant, même dans un livre, et c’est insupportable de lire la violence qu’on peut faire subir à un gamin.

Malgré ce que j’en dis, ce n’est pas du tout un bouquin misérabiliste ou à en pleurer dans les chaumières. Il s’agit d’un roman très bien écrit et émouvant, mais une écriture vraie et parfois choquante, énergique et véhémente.

Et je pouvais maintenant citer quatre peintres que j’aimais bien : Pierre Bonnard, le type à l’artichaut qui faisait tant bicher Callie, Francis Bacon et un abstrait du nom de Jackson Pollock.

Lui était du genre à poser des toiles par terre et à faire gicler de la peinture dessus. Pour moi, ces mecs-là étaient des abrutis finis, jusqu’au jour où j’ai vu Arc-en-ciel en gris. J’ai tout de suite reconnu cet amas de noir avec des taches de gris et des lignes blanches tremblotantes, les traînées de rouille et de jaune épais qui font comme du sang et de la morve : c’était ce que je voyais dans ma tête quand papa me frappait.

Je ne savais pas ce qu’il cherchait à montrer, Pollock, mais s’il avait été battu par son père dans son enfance et voulait exprimer les images qui lui venaient, alors c’était un génie. Et dans le cas où il s’agissait seulement d’un arc-en-ciel bâclé, c’était un autre de ces abrutis. J’ai choisi de lui laisser le bénéfice du doute, en espérant qu’il avait été cogné par son paternel.

Le temps de la colère - Tawni O'Dell

  • Matooyage
SmartFucking

Publié le Mercredi 8 Décembre 2004 - 23:52
Catégorie: Matooyage

Il y a un mec super adorable qui bosse en freelance dans mon équipe. Une sorte de dieu du php qui développe plus vite que son ombre, et qui code couramment dans pas mal de langages. Il est arrivé en début d’aprème, et de temps en temps, il traîne sur mon blog pour se mettre au courant de mes dernières frasques.

Et là je lui dis piteux : « Nico, j’me suis fait SmartFiltré… pffff A pu MatooBlog… Matoo l’é cré malheureux… ».

Après une courte vérification, il constate en effet lui aussi l’objet du délit. Et puis il me demande : « Mais tout ton domaine est foutu ou juste ce sous-domaine ? Tu arrives encore à aller sur ton webmail et sur la racine du domaine ? ».

Je réponds par l’affirmative puisqu’en effet c’est le cas. Nicolas me répond donc tout de go : « Eh bien, si tu crées un sous-domaine que tu fais pointer sur le répertoire ‘blog’, ça devrait leurrer le filtre puisque ce n’est pas la même url, et par contre Apache te crache exactement la même info ».

Information vérifiée avec bonheur quelques dizaines de minutes plus tard.

I’m back. Gnark gnark gnark.

Merci Apache, je t’aime. :love:

  • Matooyage
Méchant, méchant, méchant filtre !

Publié le Mercredi 8 Décembre 2004 - 11:45
Catégorie: Matooyage

Mein gott, c’est la fin des haricots. Jé mé souis fé SmartFiltré !

SmartFilter c’est le machin de ma boite qui m’empêche de me pervertir la tête dans des activités web aux moeurs troubles… ou pas en relation avec mon travail. :mrgreen:
Nan mais et mon équilibre psychologique on en fait quoi alors ?? Je me doutais bien que cela finirait par arriver, et comme je ne peux vraiment pas me plaindre… je me résigne.

Nan mais sérieux, je parle de sexe moi ? Et de chat ? Vous avez vu un chat vous quelque part ??? C’est encore un coup d’Embruns ça et de sa satanée campagne ! Salauuuuud ! :langue:

Et puis, là je me connecte en RTC donc ils ont intérêt à me le remettre sinon je vais leur exploser leur facture de téléphone. Arf.

Bon bah, je sais ce qu’il me reste à faire, il faut absolument que je change de taf !!! ;-)

Matoo Smartfiltré

  • Magazinage
  • Matooyage
Electronique, nique, nique…

Publié le Mardi 7 Décembre 2004 - 18:23
Catégorie: Magazinage, Matooyage

DataMath - Texas Instrument 1972On dit toujours que les gens mettent du temps à changer malgré la nécessité de s’adapter à des mutations technologiques de plus en plus rapides, et que l’immobilisme nous caractérise bien. Mais je me souviens bien d’un monde sans ordinateur personnel, sans internet, sans carte bancaire même. D’ailleurs, mes parents allaient tout le temps à la banque pour retirer du liquide, c’était une de ces galères.

Et quand j’ai fait mon premier stage, comme j’étais « ingénieur » (en Angleterre, un français avec un DUT c’est un ingénieur) j’avais eu droit à la toute nouvelle bécane de course avec ses 4Mo de RAM (1996) !!! D’ailleurs, pour mon premier job en 1997, nous nous partagions un PC à 3, et j’ai eu un mail dans le courant de l’année avec l’accès à internet, ce qui me paraissait surréaliste et futuriste (en plus je ne connaissais presque personne qui avait un mail à cette époque).

Il est dingue pour moi de constater que j’ai connu l’avant et l’après révolution numérique, ce moment charnière incroyable. Et aujourd’hui, l’économie et la société reposent complètement sur l’informatique… espèce de terme polymorphe qui rassemble toutes les technologies en voie de convergence : électronique, téléphonie, télé, vidéos, sons etc. Et ce n’est pas fini, je frémis à l’idée de tout ce que je vais connaître dans ce domaine les prochaines années.

Mes parents ont encore plus le vertige évidemment et se mettent à comprendre l’impossibilité de refuser à « s’y mettre ». En lisant, « Les génies de la Science » (N°21), j’ai trouvé cette pub pour la DataMath de 1972 à presque 1000 francs. Je me souviens que ma mère m’avait dit qu’elle avait offert une calculatrice 6 chiffres Texas Instruments à mon père pour ses 25 ans (en 1975). Elle avait alors déboursé 300 francs ce qui était un cadeau énorme pour elle. D’ailleurs, j’ai toujours l’engin préhistorique qui fonctionne encore après 30 ans ! Mais bon, après tout, j’avais bien payé 650 francs avec mon frère un ordinateur lorsque j’étais en CM1 (1985). Il s’agissait d’un ZX81 avec un 1Ko de RAM. :mrgreen: Alors si je compare à ce qui se fait, quelques 20 ans plus tard… wow !

Un autre truc qui m’a interpellé, et je voudrais vraiment que les piti jeunes me répondent. L’encart suivant (du même magazine) expliquent l’opposition que j’ai toujours connu entre les HPmen (utilisateurs de calculettes Hewlett-Packard) et les TImen (utilisateurs de calculettes Texas Instruments). Quand j’étais au lycée, j’avais repéré que les deux camps s’étaient rapidement constitués. Et les HPmen d’hier étaient déjà les geeks d’aujourd’hui. D’ailleurs, ces adeptes de la programmation de la HP48 sont aujourd’hui pour la plupart des informaticiens. Je me souviens de leurs conciliabules mystérieux d’où s’échappaient d’étranges incantations avec une ligne de programme plus pertinente qui permettait l’économie de quelques octets (et puis toujours ces histoires de « pile » mais rien à voir avec la batterie)… Les TImen étaient un peu plus dans la calculette fashion avec des fonctions avancées qui en jetaient, mais qu’on ne pouvait pas customizer plus que ça.

Et les HPmen, les francs-maçons de la calculette, avait surtout un différentiateur suprême. Un vrai langage à eux, une manière de rentrer des opérations dans leur machine que seuls les initiés pouvaient maîtriser : la Logique Polonaise Inversée. Un truc qui faisait que jamais je n’empruntais la calculatrice HP d’un pote, parce que je me plantais irrémédiablement dans la manière de rentrer mon opération. Et réciproquement, il parait que cette manière de poser les opérations est tout bonnement géniale. Un peu comme avec Apple, une fois qu’on se fait à cet OS et à l’ergonomie logicielle, on a beaucoup de mal à revenir aux standards boiteux. ;-)


Logique Polonaise Inversée

Alors dites-moi est-ce que c’est encore le cas ? Est-ce que ça existe encore les HPmen, comment est-ce qu’ils se refilent le mot ? Les calculatrices d’aujourd’hui, j’imagine que ce sont de véritables ordinateurs de poche non ? Les clans HP/TI existent-ils encore ?

En laissant vagabonder mon esprit malade, je me suis souvenu que j’avais dans mon cahier de photos, une image dont le souvenir est prégnant et tout à fait dans le thème. C’était Noël 1982, nous, les mômes, découvrions alors la joie des jeux électroniques du genre Donkey Kong. Pôpa et môman nous avaient acheté, à mon frangin et moi, un jeu Nintendo chacun. Moi j’avais eu Mickey qui doit récupérer ses oeufs avant qu’ils ne tombent sur le sol, et mon frère Snoopy qui jouait au tennis dans un arbre avec Charly Brown. Mais au bout de quelques heures, voilà ce qu’on avait pu voir dans le salon (vous noterez le papier peint d’époque…). Au premier plan c’est ma tante, puis ma grande-tante (la fameuse « MaTante ») et enfin ma grand-mère. PAS-SION-NEES !! :mrgreen:

Découverte de la Nintendo en 1982

  • Matooyage
Docteur Jeff – Homme Lesbien

Publié le Lundi 6 Décembre 2004 - 22:01
Catégorie: Matooyage

Arrêtez je suis extrêmement fier de ce titre, et seuls quelques initiés pourront me comprendre… Un gros clin d’oeil pour mon p’tit (heu… grand) Jeffounet dont je suis crécrécrécré fier aujourd’hui.

Il a grave assuré, sa race, sa mère, et il leur a tous niqué la gueule à grands coups de hache. Autrement dit, il nous a servi une prestation incroyable, et son exposé a reçu tous les suffrages. Il a réussi à même véhiculer la plupart de ses idées à une audience néophyte qui est resté suspendue tout ce temps à ses lèvres. Donc, je le dis haut et fort : « clap clap clap, t’es un chef ! ». Evidemment moi les recherches d’images par :censure:*, ça me connaît grave, et j’ai noté quelques dysfonctionnements dans son argumentation, mais disons que ça tenait la route. :mrgreen:
Je n’ai pas fait de bêtise pendant la soutenance, et pas après non plus. J’étais tout sage dans mon petit costard… juste une toute petite entorse en lui chuchotant que sa directrice de thèse était le portrait craché d’Edna Mode. Siiii, je vous jure madame (Ah non, ne jurez-pas Marie-Thérèse !!). Et puis, j’étais à côté de son frère, Jean-Baptiste, à qui je disais que l’encadrant de Jeff (un polonais-vénézuélien) n’était pas si bandant qu’il me l’avait dit depuis ces trois années. Evidemment, le père était derrière nous, mais on a parlé doucement… hé hé hé.

Donc le voilà Docteur maintenant, comment ça tape, j’adore ! Donc j’ai eu Docteur Virginie et maintenant j’ai Docteur Jeff.

Bon et maintenant, qui veut jouer au docteur ?

*Apparemment Google va vite me rendre spécialiste du domaine… donc je rends à Jeff son anonymat en la matière… ;-)

  • Matooyage
Lost in suburbization

Publié le Lundi 6 Décembre 2004 - 1:02
Catégorie: Matooyage

Vendredi soir, j’ai passé la soirée avec mon ch’tit Diego qui était de passage sur Paris. Nous avons tenté ce nouveau resto rue de Archives juste à côté de la Sogé… eurk. Le Star Cooker ou Star Cook ça s’appelle je crois. Eurk eurk. Le service était… bizarre, la bouffe était très moyenne, et les prix ont l’air modiques, mais finalement pas vraiment pour ce que c’est.

Ensuite, nous sommes allés boire un verre au Cox où j’ai halluciné sur l’état éthylique d’un jeune gars complètement défoncé. On aurait du lui remettre un prix rien que pour la manière illustre avec laquelle il s’est tenu debout pendant tant de temps. Et le pauvre, il cherchait, il cherchait grave, il a arpenté le bar pendant tout le temps où nous y étions. De long en large, il traversait les foules, il faisait tanguer son verre, tandis que l’on sentait que c’était le monde entier qui tanguait en lui. Il avait d’ailleurs un mal fou à garder les yeux ouverts. Tout ce que j’espère c’est qu’il est rentré sagement se pieuter par la suite, car on pourrait faire n’importe quoi d’un mec dans un état pareil d’ébriété.

Samedi, je suis rentré chez mes parents… humm nan je ne peux plus dire cela… chez anciennement ma grand-mère, qui a été chez mon oncle, nouvellement chez ma mère et où accessoirement mon père demeure jusqu’à ce qu’il intègre son propre appartement. Enfin bref, comme mon oncle a quitté la France il y a quelques heures pour rejoindre « définitivement » son boyfriend à Melbourne, ma môman avait organisé un repas d’au revoir qui se voulait un Noël avant l’heure pour son grand frangin qu’elle aime tant.

Je suis arrivé en avance à la gare, alors je suis allé faire un tour à la FNAC, et j’ai du alors traverser les « 3 Fontaines » qui est le nom du Centre Commercial de Cergy-Pontoise. Dieu que je le connais par coeur ce Centre Commercial, j’en ai arpenté tous les recoins depuis que je suis môme et pendant mes études. Et c’était racaille-land comme d’habitude, mais avec ce temps pourri, j’ai été saisi d’une drôle de langueur quand j’ai pénétré ce royaume de la consommation franchouillarde banlieusarde. Mein gott, ces stands made in Noyel qui vendent des horreurs telles que des bouteilles de parfum tarabiscotés et rococos, des machins en bois affreux, des gravures de mauvais goûts, des stylos à deux balles, des lampes en verre soufflées cheap etc. enfin que des bonnes idées pour que ma cousine me fasse un cadeau à la fin du mois (merci les 3 Fontaines, arf). Et c’est fou comme ce Centre Commercial est devenu le centre névralgique de la ville, c’est un drôle de symbole et un triste étendard. J’adore mon 95 et si je devais habiter en dehors de Paris, ce serait certainement à Osny (d’où je viens), mais je trouve que les choses ne vont vraiment pas en s’améliorant. Et je crache autant sur les parisianistes qui m’écoeurent avec leur dédain de la banlieue, de tout ce qui est en dehors de Lutèce en fait, et leur élitisme envers tout le monde. Je les trouve aussi tellement ridicules de demeurer dans leur vivarium bien clos, et de craindre ou mépriser tout ce qui en est extérieur. Décidément, j’ai le cul entre deux chaises. Manifestement !

Quand j’ai quitté la gare notamment, je suis passé par un raccourcis que je connais bien, et qui est un peu isolé. Je suis alors tombé sur un groupe de mecs qui m’ont cherché des noises. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas vécu un truc pareil, j’ai halluciné. Putain, pas chez moi ! Heureusement je m’en suis rapidement débarrassé, mais évidemment j’ai flippé.

La soirée de samedi a aussi vu son lot de frustrations et de freakeries familiales. Bon, je ne vais pas non plus complètement noircir le tableau. On a bien rigolé aussi, et j’ai passé quelques bons moments. Mais j’ai du encore garder mon calme quand mes cousines ont été descendues par leurs parents, et mon sang-froid quand mes oncles et tantes m’ont donné leurs opinions sur leurs voyages à l’étranger… brrr ce racisme ordinaire, cette manière si glauque et stupide de voir le tourisme, cette impossibilité de considérer les cultures étrangères comme simplement différentes de nous sans les taxer de qualificatifs péjoratifs (non on ne mange pas « mal » en Chine, oui c’est logique qu’on ne parle pas français en Afrique…). Rha là là, je suis de moins en moins enclin à pardonner et à prendre sur moi, ça craint.

Ma mère m’a achevé aujourd’hui en faisant un truc que je déteste. On est retourné au Centre Commercial car elle voulait acheter un petit cadeau pour mon oncle. Elle ne savait pas quoi acheter, donc on a tourné. Et puis, j’ai voulu lui montrer une montre qui me plaisait bien, une Diesel. Evidemment, un quart d’heure après on achetait une montre Diesel (elle n’a pas osé prendre le même modèle, mais c’était le plus approchant) pour mon oncle. Je ne peux même pas exprimer comme j’ai du cacher mon humeur plus que bougonne du moment.

Je suis complètement perdu avec ma famille. Je ne sais vraiment plus comment gérer tout cela. Je sais que j’en fais trop, que je devrais arrêter de me prendre la tête sur des peccadilles, et puis je n’ai ni l’impudence, ni l’arrogance de vouloir changer ces gens que j’aime. Mais je sens que je prends de plus en plus de distance, et cela me mine et me peine, car à chaque fois je m’en sens plus étranger. Je devrais peut-être un peu plus me focaliser sur les bons moments, mais j’ai tellement envie qu’on soit plus sur la même longueur d’onde, et j’ai tellement l’impression que mon raisonnement est simple, limpide et juste. Et voilà, je recommence… comment puis-je leur infliger ma propre vision de la vie ? Pfff. Bon, il faut peut-être que je me rende alors à l’évidence, ça ne va pas s’arranger. D’un autre côté, je vais éventuellement revenir la prochaine fois content et rasséréné, ça m’est aussi déjà arrivé. Allez, après tout, je suis un optimiste ! :mrgreen:
Heureusement, en rentrant ce soir, j’ai passé un petit bout de temps avec Olivier et un fringuant jeune homme « so cute ». De quoi se remettre un peu d’aplomb pour une nouvelle semaine de labeur… ;-)

  • Matooyage
Huit ça suffit !

Publié le Vendredi 3 Décembre 2004 - 18:12
Catégorie: Matooyage

Hier soir, j’avais invité quelques potes à dîner dont deux personnes que je connaissais un peu moins, deux blogopotes un peu plus récents : Paul et Xavier. Et sinon, la même clique que j’adoôôôreuuuuh : Séb, Fabien, Oli, Olivier et PH.

Mais alors huit personnes chez moi, ou comme dirait Raph mon collègue des calanques grecques (aujourd’hui il a légèrement confondu « apologie » et « apogée ») : « Quoi ???? 16 couilles à dîner ?? », c’est vraiment la limite ultime. On était un peu serré, mais bon c’était sympa, intime… on était proche, on pouvait bien se parler quoi. :mrgreen:
Le petit Paul et le petit Xavier ont joué les timides, mais c’est parce que les autres étaient déchaînés à côté. Et puis ils étaient les deux journalistes de la soirée, alors ils ont parlé boulot comme deux nerds auraient parlé avantages de la Notation Polonaise Inversée de leur HP ! :langue:

Tandis que nous évoquions des notions très philosophiques de transitivité sexuelle, autrement dit qui a couché avec qui, qui a couché avec qui etc. Et que nous élaborions une mise à jour de notre carte des « fucking links ». Combien y a-t-il de personnes entre moi et Séb par exemple… contre toute attente, il est facile d’en comptabiliser 6. Oui, c’est un jeu puéril et inutile, mais ça nous amuse énoooooormément. Et puis, il a fallu crawler un peu pour retrouver quel était le blogueur qui avait tripé sur les pieds enchaussettés immaculés de Paul lors d’une autre soirée…

Bon mais, maintenant c’est six personnes max, et il faut penser à inviter des filles la prochaine fois ! ;-)

  • Matooyage
Bligproblog ou quiproquo bloguesque

Publié le Jeudi 2 Décembre 2004 - 17:27
Catégorie: Matooyage

Hier soir, j’avais rendez-vous avec Bradshaw, que je lis depuis pas mal de temps depuis ses débuts sur 20six, et qui était de passage à Paris pour quelques jours de vacances. Comme il ne connaît pas très bien Paname, je lui avais donné rendez-vous devant le Quick de l’Hôtel de Ville, l’endroit où l’on ne peut pas se rater. Et puisque je ne savais pas à quoi il ressemblait (à des de jolies lèvres charnues), il avait pour mission de me reconnaître.

J’arrive deux minutes en avance, et je vois qu’il y a un type qui fait le pied de grue devant le fast-food. Il me regarde, me fait un sourire. Je me dis : « tiens c’est lui ! », et je lui rends son sourire. On s’interpelle, et il me pose une question mais je ne comprends pas bien, quelque chose comme : « Mathieu ? ». Donc je réponds affirmativement.

On commence à tchatcher, et je vois bien que c’est bizarre, mais du coup, on se met à marcher dans la rue du Temple.

Moi : Alors tu vas toujours au Queen ce soir ?
Lui : Ah non, je suis exténué, je sors du boulot !
(Tiens… mais il habite pas à Lyon le gars, et il était pas en vacances ?)
Moi : Ah bon ? Mais tu m’avais pas dit que tu étais en congés ?
Lui : Hein ?

Et voilà qu’un bel hidalgo nous croise, me fait un grand sourire, et est extrêmement surpris de me voir partir dans le sens opposé sans même faire mine de le remarquer. Et puis, je suis interloqué… je me retourne, l’autre se retourne aussi surpris. Et il me dit « Ben Mathieu, tu fais quoi ? ».

Et là, je comprends… Je suis en train de me barrer dans le marais avec un parfait inconnu. Bravo Matoo ! :mrgreen: Je m’arrête, J. (Bradshaw) nous rejoint et on se dit « bonjour ». Je me retourne vers le premier mec et je lui dis : « Nan mais t’es qui toi en fait ? Parce que c’est lui là mon rendez-vous figure toi !! ».

Le mec est encore plus perturbé et ahuri… « Ah mais tu t’appelles pas Jérémy ? ».

« Nan, nan, moi c’est Mathieu ! Et c’est lui que j’attendais en fait. Je me suis trompé de mec. »

C’est ça de rencontrer des mecs dont on ne connaît même la tronche !

Le gars était évidemment aussi gêné que moi, mais nous nous sommes donc présentés comme des gentlemen, avant qu’il ne retourne attendre son blind date. Et du coup, je suis reparti avec le bon blogueur ! Un blogueur cré cré mignon comme on pouvait le subodorer de ses bouts de photos, et tout aussi freak. :mrgreen:
J’ai passé une très agréable soirée avec un type qui m’a fait une bonne impression, alors que je ne partais pas du tout avec un bon a priori. Mais comme je n’aime pas me fier à un feeling (et surtout pas un blogofeeling) avant de rencontrer personnellement quelqu’un, j’ai tout de suite accepté quand il m’a proposé qu’on aille boire un verre. J’étais curieux de le voir en chair et en os, mais aussi je me suis dit que s’il avait envie de me voir, c’est qu’il appréciait un minimum ce que j’étais (on est ce qu’on écrit ?).

Heureusement qu’il arrivait par la rue du Temple, sinon je n’imagine même pas le choc à la découverte du quiproquo avec le premier type. J’imagine, assis dans un bar, à essayer de comprendre pourquoi ce mec est tellement différent de ce que je sais de lui, mais n’osant évidemment rien en dire, et réciproquement, et lui qui m’appelle soudain Jérémy (Aaaaaaah c’est quoi ce psychopathe !!). :-)

  • Matooyage
Siffler en travaillant

Publié le Mercredi 1 Décembre 2004 - 18:35
Catégorie: Matooyage

Hier j’ai dîné à l’Autre Café avec ma copine Sophie. Sophie c’est une nana que j’ai connue en 1997 quand j’ai commencé à bosser. A l’époque, j’étais un petit assistant marketing (de 21 ans) d’une minuscule boite, et j’étudiais encore en école de commerce en même temps. Sophie bossait aussi là, et on formait une bande de petits jeunes super motivés. Nous avions vraiment monté et développé un marketing digne de ce nom, et on bossait comme des fous tout en étant payé des clopinettes. Mais bon, on s’en moquait un peu car nous étions jeunes, débutants et c’était un vrai plaisir de partir bosser le matin.

Je n’ai jamais connu une pareille ambiance, et une telle harmonie dans une société et une équipe. Et pourtant, le boss était un enculé de première qui était ravi de nous payer à coup de lance-pierre. Heureusement, la responsable marketing était un ange et une femme dotée d’une admirable personnalité. Je crois que je travaillais autant pour le plaisir d’apprendre, que pour le plaisir de bosser avec et pour elle. Comme l’activité marchait bien, et que les retours de notre boulot étaient enchanteurs, le boss passait sur les « originalités » de ses employés.

En effet, on bossait en musique, on ne nous prenait pas la tête sur les tenus vestimentaires, et surtout on se marrait, mais on se marrait !!!! Comme des baleines toute la journée, à rigoler, plaisanter, à pondre des idées, à boucler des projets avec trois bouts de ficelle et beaucoup d’huile de coude. J’ai passé deux années extraordinaires à énormément apprendre, à aller au boulot avec le sourire aux lèvres, à être zélé comme jamais plus je n’ai été depuis, à travailler avec des gens dont je respectais autant le professionnalisme que la personnalité. Evidemment, tout le monde savait que j’étais pédé, et cela ne posait aucun problème. Je pensais avoir vraiment trouvé le job idéal.

Et puis, j’ai eu mon diplôme, et évidemment on m’a proposé un boulot dans cette boite. Et là… patatras. Le boss savait bien comme j’étais accroché à cette entreprise, comme je mourrais d’envie de m’y investir encore plus. Donc il s’est dit qu’il pouvait me proposer le SMIC… Arf arf arf. Eh bien, le pire c’est que j’ai hésité. J’ai pesé le pour et le contre, et j’arrivais encore à accepter l’idée d’être payé deux cacahouètes pour rester là. Et puis, il y avait la peur de l’inconnu… la Terra Incognita du monde du travail en dehors de ce havre.

J’en avais aussi parlé à mes parents, qui m’ont alors motivé à l’envoyer bouler, et à me mettre à chercher du boulot. C’est ce que j’ai fait, mais j’ai quitté avec beaucoup de regret cette petite boite où je m’étais tant plu. Enfin, nous étions en 1999, et à cette époque, le marché du travail, pour qui cherchait un taf dans l’informatique, était encore un Eldorado.

Aujourd’hui, j’ai encore pas mal de chance puisque je bosse dans un secteur qui me passionne, à faire un boulot qui me plait énormément, et dans une entreprise dont le nom rend pôpa et môman très fiers de moi. Et surtout, je m’entends très bien avec mes collègues, mon boss et j’ai depuis quatre ans lié des relations amicales très chouettes avec certains. Evidemment, c’est moins la déconnade qu’à l’époque, même si certains posts prouvent que je tiens la route.

Ce qui compte surtout pour moi, c’est de pouvoir m’investir dans mon job tout en conservant du temps et de l’énergie pour mes activités extraprofessionnelles. En effet, mon boulot n’est pas toute ma vie, c’est surtout un moyen de subsistance et de jouissance de l’existence. Il vaut mieux se plaire dans ce qui phagocyte la majorité de la journée, mais j’aimerais ne jamais être autant stressé que certains, ou complètement absorbé par le boulot.

(Là j’étais en train de danser sur Röyksopp par exemple, et ça ne surprend personne dans mon bureau, ou à l’extérieur vu que la porte est grande ouverte.)

Hier avec Sophie, on a encore rigolé comme des ados et c’était une soirée des plus agréables. Il faut dire qu’on en a fait des vertes et des pas mures. Pour finir de me ridiculiser, voilà une jolie photo à ce boulot avec Sophie (en 1998). Picasso a eu une période bleue, et bien Matoo a eu une période « blonde ». ;-) (et mince !) Oui oui j’assumais plutôt bien, déjà à l’époque.

MatooBlondasse Année 1998

  • Ecoutage
  • Matooyage
Esgourdez rien qu’un instant…

Publié le Lundi 29 Novembre 2004 - 17:22
Catégorie: Ecoutage, Matooyage

…la goualante du pauvre Matoo ! :mrgreen:
Hier donc, j’étais un peu down et forcément dans ces cas-là, je sors la playlist de la mort et j’écoute du Radiohead, du Massive Attack, Morcheeba, Portishead pour bien me mettre dans un état proche de l’Ohio avec mes états d’âmes (Eric). Et je me suis dit, tiens si je prenais le temps de sélectionner de quoi faire une p’tite radioblog.

Et là, gros dilemme évidemment. Me viennent immédiatement les chansons les plus belles de l’univers… donc Björk, Portishead, Placebo, Radiohead… et puis je pense aussi à quelques standards qui me tiennent à coeur, qui résonnent en moi pour une raison ou une autre. Et là en fait, j’ai du élaguer et élaguer, mais je me retrouve tout de même avec un sacré patchwork qui reflète bien l’éclectisme de mes goûts musicaux. Car je ne pouvais pas zapper Luz Casal, tout comme Luis Prima ou Nina Simone. Ah et puis c’te thème de Donnie Darko qui me fait dresser les poils des bras, ou bien cette fabuleuse chanson de Joe Feliciano (My life is empty without you).

Mais ensuite, comment caser là-dedans les autres trucs que j’aime ? En chanson française par exemple ? Comment faire une liste de mes chansons fétiches sans Vive la fête, la Grande Sophie, Brel et d’autres que j’ai zappés : Piaf, Reggiani, Thiéfaine, Brigitte Fontaine… Donc j’ai composé avec, encore une fois, les quelques morceaux qui comptent dans des registres très différents. Et je n’ai même pas honte d’avoir Dion et Mauranne dans cette liste avec leur incroyable interprétation de Brel : « Quand on a que l’amour ». Une pincée d’années 80 avec ce qu’on a fait de très bien aussi à cette époque : « Soleil d’hiver » de Niagara.

Ah là là là là, mais que pourrais-je bien faire de Maria Callas, de Laurent Garnier et de Felix Da Housecat ???? Rhaaaa et Philip Glass évidemment !?

Enfin voilà, tout ça s’est résolu avec plus ou moins de bonheur par trois radios :

The UltiMatoo selection : des trucs qui me remuent gravement les méninges de la tête, du bide et du coeur.
UltiMatoo Selection

The French Matooch : des trucs en français, et vachement bien selon mon goût à moi que j’ai.
The French Matooch

MatooNawak : Mélanges improbables entre immortels classiques, merveilles électroniques, fusions musicales et délires auditifs.
MatooNawak

(Je suis nul, je n’ai pas réussi à faire des pop-up :hum:)

Surtout, ne faites pas l’impasse sur le troisième morceaux : Pussy Tourette « I think he’s gay », y’a pas plus queer au monde !

Et en bonus, en hommage à ces oufs de l’émission radiophonique « Pouf pouf, parlez-vous pédé ? », un extrait d’une émission de France Culture d’il y a quelques années (Février 1998 si ma mémoire ne me trompe pas). Oui je suis certainement un des êtres bizarres qui peuplent cette planète et qui écoutent France Culture, et en particulier, j’aimais beaucoup à cette époque « Les nuits magnétiques ». Cette émission géniale (qui n’existe plus) évoquait les sujets les plus disparates, et j’aimais me pelotonner dans mon lit dans le noir, et écouter ces voix maladroites (France Culture n’a jamais joué sur la forme… ça c’est clair) qui dissertaient sur les moeurs des pâtissiers de La Rochelle en 1266 ou bien sur la fréquence de changement de sexe des grenouilles arboricoles du Zimbabwe (en passant par les Paysans de l’an Mil au lac de Paladru).

Or un soir, j’entends des bruits de chaînes et un drôle de jingle genre « visite des bas-fonds » et l’annonce : « Ce soir les nuits magnétiques explorent l’univers du sexe hard gay ». Je sursaute dans mon pieu, j’allume la lumière, je monte le son et j’écoute avidement. C’est génial d’entendre les voix des participants très sérieuses et posées, qui ont un vrai recul et une philosophie tout à fait intéressante, mais surtout le présentateur qui est toujours le même, et traite les sujets avec un professionnalisme identique et un flegme dingue. Au bout de quelques minutes, j’ai mis une cassette et j’ai enregistré ce que vous pouvez aujourd’hui écouter. Malheureusement, il n’y a pas la partie « live » en direct du QG où une lesbienne témoigne de son assuétude à fister les homos « tu comprends lorsque je sens son coeur en ayant la main dans son cul, c’est une sensation génial de domination et en même temps l’autre il se tortille de plaisir ! ».
[A écouter dans la MatooNawak radio en dernier morceau...]

Et les discours des gens ne sont vraiment pas idiots. Vous pouvez attendre tout ce que vous voulez d’une PinkTV, mais il n’y a que France Culture pour faire ça avec autant de probité et de qualité. ;-)

Et le tout servi avec des fonds Matoo© inédits !! Chouettes nan ? :mrgreen: