379 articles pour la catégorie “Outside”

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Deubeuliou se contorsionne dans l'espace

Publié le Mardi 4 Octobre 2005 - 14:48
Catégorie: Linkage, Outside

Voilà un petit machin inutile en flash qui m’a bien scotché pendant quelques minutes. Le Deubeuliou qui fait son pantin désarticulé dans un monde plein de bulles bleues. On peut le manipuler, mais surtout le regarder tomber et rebondir en tout sens. On dirait un peu Charlot dans les Temps Modernes, quand il circule dans les mécanismes de l’usine. Joliment programmé non ? (je suis tellement candide dans ce domaine que je n’ai pas idée de la difficulté de créer un tel truc)

  • Outside
H&Mophobie assumée

Publié le Mercredi 28 Septembre 2005 - 16:39
Catégorie: Outside

Ah ouai non mais oh, ils vont arrêter de nous torturer avec leur pub de daube oui !

Je n’étais pas allé au cinéma depuis un certain temps, mais j’avais déjà vu que cette pub asticotait déjà mes contemporains. Et j’ai du subir à chaque séance (sachant que j’y vais très fréquemment deux fois à la suite) cette torture visuelle, auditive et intellectuelle qu’est la nouvelle campagne de pub H&M.

Ils se sont offerts les onéreux services de David LaChapelle pour créer un spot qui promeut une nouvelle marque en brodant sur le thème de Roméo et Juliette. En fait, c’est plus Tony et Maria de West Side Story, tout en pompant outrageusement l’idée de Baz Luhrmann dans l’esthétique et esthétisant « Roméo+Juliette ». Mais en plus kitsch et rococo, on obtient un clip d’une longueur excessive, d’une langueur intempestive et d’un chiant mythique. Ajoutons à cela une BO sponsorisée par Royco Minut’ Soup en personne, avec une voix criarde qui ne renierait pas sa québécitude. Mais pour aller avec le genre RnB, il s’agit de Mary J. Blige à la voix puissante et violemment passionnée. Et ça pousse des cris d’orfraie, et ça vocalise pendant des heures en scandant des paroles débiles. Et c’est triiiiiste, et c’est dramaaaaatique !

Heureusement, tout le monde dans la salle (comble) était excédé. Entre rires et quolibets, les gens ont raillé comme ils ont pu le spot. C’est surtout qu’il n’en finit pas, et que c’est tellement nul. C’est dommage car l’esthétique du clip n’est pas si merdeuse, si elle n’était pas si clichée dans le genre « faisons cité » et dans le marketing viral induit qui est à peine caché. Sur le site web, on propose un concours de SMS (pas con du tout, j’avoue que ma fibre markéteuse applaudit l’idée) pour imaginer le message que Roméo envoie à Juliette dans le spot. J’imagine les résultats…

Remarque il suffit de demander à Skyrock (dingue non ?) :

Tu kiffes ou tu fuckes ? :-)

Comme M. l’a si bien dit tout fort dans la salle : « Rendez-nous Kate Moss ! ».

Romeo & Juliet selon H&M

  • Matooyage
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Polyblogomorphisme* narbonnais

Publié le Dimanche 25 Septembre 2005 - 23:15
Catégorie: Matooyage, Outside

En exclusivité, mon premier vidéoblog en direct du train lors de l’aller vendredi après-midi. On m’a reproché de ne pas me mettre au podcast alors je tape encore plus fort. Ne soyons pas timide, osons la vidéo ! Le son et l’image en mouvement pour des reportages passionnants et palpitants, pour entrer dans mon univers comme si vous y étiez. Oubliez le blog, c’est has-been d’écrire ! Venez goûtez à l’insolence et ma vision trash du monde ! Mettez le son car c’est aussi ça qui compte, et… lâchez vos coms !

VideoBlog TGV

(Nan finalement, le MatooTrip c’était vachement mieux dans le genre !)

Je remonte sur Paris, et profite de nouveau de ces trois heures et demi de tégévé (j’ai pris un Corail entre Narbonne et Montpellier) pour écrire un brin. J’étais à Gruissan, près de Narbonne, pour rendre visite à J. qui y a pris ses quartiers d’hiver en vue d’une studieuse retraite monacale et automnale de trois mois (à l’IUP de Narbonne). Cela m’a rappelé pas mal de souvenirs, vu que nous y avions passé quelques jours en avril avec Cécilia, Jérôme et Sandra… oh là là, il y a presque huit ans en fait !! Je me souvenais donc assez bien de la configuration de la ville avec un centre assez mignonnet et une partie plus balnéaire très classique. On y trouve aussi un quartier de maisons sur pilotis dont le panorama est familier depuis qu’elles ont servi de décor à « 37°2 le matin ».

Heureusement nous sommes fin septembre et la saison est complètement terminée, car je devine que ce doit être insupportable en été. J. a trouvé un chouette studio qui donne sur la mer, et dont la vue samedi matin au réveil m’a bien revigoré.

Vue de Gruissan le matin

Il loue ça pour une poignée de cerises, mais il faut dire que l’immeuble est presque entièrement vide. Je n’ose imaginer l’horreur que cela doit être en pleine saison, avec trente personnes au mètre carré et tous ces restos beaufissimes pleins à craquer. C’est dommage car on devine une baie et un bord de mer plutôt joli et préservé, mais c’est de la bonne industrie balnéaire qui se déploie sur des kilomètres à la ronde.

En tout cas, je me suis régalé de cette place désertique et de la vue sur la sortie et l’entrée des bateaux dans le port. Je ne me lasse jamais de regarder aller et venir les voiliers, ça ne doit pas arrêter pendant l’été, alors que là on voit bien que le temps a repris son flot, lent et clapotant rythme qui annonce l’hiver méditerranéen.

Bateau qui sort du port de Gruissan

Comme il a fait très beau, nous sommes même allés à la page, et je me suis baigné. ;-) Hé hé hé.

Sinon la visite du port de Gruissan et de ses environs a été propice à jouer les parisiens méprisants et moqueurs. Première cible : le magasin de souvenirs. Mein gott ! Un vrai magasin comme on en imagine que dans ses rêves les plus fous. Un endroit où se côtoient les objets en verres colorés affreux, les boites à bijoux en coquillages, les boules de plexiglas remplies d’eau avec de la neige, les animaux décos (chiens, chats, dauphins etc.) avec en option le « phosphorescent la nuit », les assiettes et autres ustensiles de cuisine peints et dorurés à outrance avec motifs chinois ( ?), la pendule dauphin qui brille la nuit, les tableaux de maîtres à l’inspiration méditerranéenne proche de celle véhiculée par le véritable et authentique Canard WC fraîcheur Marine etc. Bref, le musée des horreurs ! En outre, il est à vendre, et on nous précise même : « Très bon CA ». Eh bien, on est rassuré alors, en plus, ça vend bien !!

Souvenirs de Gruissan Souvenirs de Gruissan

Deuxième cible : le resto. Ce midi, nous avons voulu nous trouver un resto, et puis je n’ai pas résisté quand j’ai vu celui-ci :

Resto MIAM !

Bah ouai, il fallait au moins leur donner leur chance. Je me suis dit que j’allais peut-être me raviser et me retrouver le bec dans l’eau avec mes préjugés élitistes. Humm, en fait non. Il faut le dire, la bouffe n’était vraiment pas bonne… Mais le summum est venu beaucoup plus tôt que nous ne l’attendions : dès l’apéro. On nous apporte une coupelle avec des olives, belle attention. J. s’apprête à en prendre une…

Olives en apéro...

Mais à y regarder de plus près… Hummm ne serait-ce pas… Des noyaux d’olives rognés, suçotés, machouillés par les précédents convives !!? Et siiii ! Apparemment, les gens d’avant n’étaient pas très distingués puisqu’ils ont recraché leurs noyaux usagés dans la coupelle d’olives au lieu de les mettre dans le cendrier ou dans le petit pot prévu à cet effet. Mais le serveur peu amène et révérencieux nous les a directement rebalancé dans la tronche, vieux noyaux baveux inclus. Sur le ticket de carte bleue, il est même indiqué comme nom complet de restaurant : « Miam miam glou glou ». :mrgreen:

Et ses noyaux !!!!

Et en exclusivité gruissannaise : la croisière Speed-dating !!!

La croisière Speed-dating gruissannaise

En tout cas, j’ai passé là-bas deux petites journées ensoleillées bien reposantes et délassantes. Il n’y a pas à dire, le soleil, la mer et l’air frais, ça fait du bien ! Mais ce n’est plus comme l’été, malgré la douceur du temps et les conditions estivales, on y retrouve cette luminosité blanchâtre du soleil d’automne et d’hiver.

Et au final, un des trucs les plus notoires de ce romanesque week-end fut une certaine performance avec J. Ah oui, on a réussi sans le vouloir ou le préparer un truc vachement bien, un truc plutôt rare et drôlement jouissif. Hummm comment dire… Nous étions simplement en train de nous sucer l’un l’autre tête-bêche, autrement dit en cette bonne vieille position du 69 ! Jusque là rien de transcendant me direz-vous… Mais fort excité par cette position et dans l’humeur du moment, nous nous sommes mis à y aller plus franchement. J’ai saisi et serré la base de ses couilles (qu’il a plutôt proéminentes) avec ma main droite comme s’il avait un cockring, et en enfonçant ainsi plus encore son membre en moi, tout en le masturbant de l’autre main. Il a alors gobé plus avant ma bite, et m’a énergiquement branlé.

D’habitude, nous nous prévenons plus ou moins, ou bien nous essayons de nous synchroniser plus ou moins dans nos ébats. Mais là je n’ai pas vu le coup venir. :mrgreen: A un moment, un mémorable merveilleux instant, j’ai senti le premier spasme de l’éjaculation et j’ai perçu en lui un identique mouvement. Au moment où je sentais mon sperme déferler dans sa bouche, une première giclée du sien parvenait au fond de ma gorge. Et ainsi, nous avons défailli en même temps, l’un dans l’autre, synchrones, réciproques, mutuels, simultanés. Fabuleuse impression, délectable opération, suave fusion.

Evidemment, le genre de récréation à ne pratiquer qu’avec des gens qu’on connaît très bien, depuis au moins trois mois ! ;-)

*Où l’on essaye de pondre un post avec des styles complètement différents, mais tous les miens. Tous les événements narrés et les personnages ne sont pas fictifs ou inventés. ;-)

  • Outside
SuperStar

Publié le Mardi 20 Septembre 2005 - 18:57
Catégorie: Outside

Il n’y a que les japonais pour pondre un truc pareil !

Il s’agit d’un jeu de social-networking à taille « urbaine ». Tout commence avec l’utilisation des « Puri Kura stickers » qui sont de petites étiquettes imprimées avec votre visage agrémenté de conneries diverses et variées (un peu comme dans les photomatons où l’on peut avoir un cadre fantaisiste) [Source]. Il faut d’abord se procurer une planche de dix stickers avec sa tronche et une étoile en plus pour indiquer sa participation à « SuperStar ». Il est aussi nécessaire d’être en possession d’un téléphone portable avec appareil photo intégré.

Donc, on s’inscrit d’abord à un site en envoyant une photo d’un de ses stickers prise avec son portable. On reçoit alors la validation de l’inscription. Il suffit d’aller ensuite coller ses autocollants avec sa tronche « en étoile » à droite et à gauche. Je suppose qu’il faut choisir à la fois des endroits voyants mais pas trop non plus pour qu’ils ne soient pas détruits, endommagés ou « nettoyés ».

Dès qu’on est inscrit, et qu’on a collé ses étiquettes, on doit alors commencer à chercher les autres participants ! Une fois qu’on a trouvé une SuperStar, on photographie le sticker et on l’envoie au site du jeu (on ne peut en trouver qu’un par personne évidemment). Une reconnaissance visuelle automatique permet de créer des liens entre les gens (entre celui qui a trouvé le sticker et celui qui est dessus) et de leur faire gagner des points.

On gagne des points dès lors qu’on repère une SuperStar, et on peut accéder aux différents comptes sur le site. On voit alors qui a trouvé qui, et on peut ainsi dresser des « correspondances » entre les gens. Après, lorsqu’une personne gagne des points alors les gens auxquels elle est liée en gagnent aussi (mais pas autant) etc.

Le jeu a lieu du 12 septembre au 10 octobre prochain. Gus va même pouvoir participer s’il le veut ! Voilà le genre de jeu débile qui m’amuserait follement. Je ne sais pas si on pourrait avoir ça à Paris, mais je comprends que cela provoque un certain engouement chez les tokyoïtes qui sont férus de jeux en tout genre.

SuperStar

  • Linkage
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Commitment

Publié le Mardi 20 Septembre 2005 - 0:19
Catégorie: Linkage, Outside

Un magnifique post de l’excellent Henrisson. Et cette citation que je trouve troublante troublante troublante.

Je trompe ma soif d’amour avec le sexe. Mais je suis incapable de m’engager. Après deux ou trois étreintes, je sens qu’il faudrait aller plus loin, se découvrir, découvrir l’autre, montrer son âme à nu. Je préfère me promener les fesses à l’air que l’âme à découvert.

L’Evangile selon Pilate, Eric-Emmanuel Schmitt.

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Wikipédia… qualités et défauts

Publié le Jeudi 15 Septembre 2005 - 11:56
Catégorie: Magazinage, Outside

Je suis un énorme fan de Wikipédia, et j’ai évoqué plusieurs fois le site et son principe en en faisant toujours l’apologie, car j’y ai toujours trouvé énormément d’informations, et d’une grande fiabilité. Batims en parlait encore récemment et s’esbaudissait que le NouvelObs ait renvoyé à cette encyclopédie pour indiquer une biographie de Chirac.

Une fois qu’on comprend le système, on ne peut que le trouver génial et louable, même s’il faut bien en appréhender les qualités et les défauts si l’on veut l’utiliser à bon escient. Donc le fait qu’on puisse modifier impunément cette information est à avoir en tête, mais à priori on constate que les actes de « vandalisme » isolés sont très rapidement réparés. Par contre, certains articles ne sont pas d’une qualité grandiose, tandis que certains sont incomplets ou bien même erronés. D’autres définitions peuvent aussi souffrir d’interprétations dont la couleur politique du rédacteur n’est pas négligeable. Alors chacun peut avoir sa propre acception d’un terme ou d’une doctrine, et l’encyclopédie devient un instrument de manipulation (mais elle l’a été et l’est toujours dans sa forme figée en papier).

Oli rappelait récemment, et à raison, concernant certaines mentions additionnelles à l’article consacré à la Nouvelle-Orléans : « Le principe de Wikipédia est très intéressant. Mais ne pas oublier qu’il faut avoir le même recul avec ce genre de wiki qu’avec la presse – ne pas croire tout ce qu’on nous dit, confronter les points de vue. »

Je sais que je suis le seul pauvre type à lire le magazine « l’Histoire » (j’assume, j’adoooore), mais je fais même pire que ça : je lis le courrier des lecteurs. Je survole cette rubrique car lorsque la lettre est correctement circonstanciée, l’auteur de l’article épinglé se fend alors d’une réponse au frondeur. Or j’ai lu dans le dernier numéro, une intéressante réaction d’un type (un prof certainement vu ce qu’il raconte) qui se plaint du fait que les étudiants utilisent Wikipédia et la cite ensuite comme source de leurs recherches sans aller plus avant.

Dans quelle mesure cette encyclopédie libre en ligne est-elle fiable (N°297) ?

« Vous avez fait des éloges de l’encyclopédie libre Wikipédia. Si le Projet peut être intéressant dans son principe, la réalisation est néanmoins catastrophique.

Certains articles, je le reconnais, sont excellents, mais d’autres sont franchement mauvais. Mais ce qui leur manque presque à tous, ce sont des références bibliographiques.

Vous incitez les jeunes collégiens et lycéens à utiliser cette encyclopédie et à retranscrire des erreurs dans leurs exposés. Lorsqu’on leur demande leurs sources, ils indiquent : encyclopédie Wikipédia ! »

M.R.

J’ai beaucoup aimé la réponse de l’auteur qui est certainement une leçon à retenir sur le sujet.

Wikipédia est une fille du Web, avec les qualités et les défauts des gens qui le peuplent. La lecture de cette encyclopédie appelle la même vigilance de la lecture du Web, car l’ignorance et le négationnisme y sévissent au même rang que l’érudition et la générosité.

Wikipédia est fondée sur ces dernières promesses et sur la coopération, et c’est en cela que je trouve la tentative digne d’intérêt.

Si les collégiens utilisent Wikipédia comme source (erronée), j’imagine que c’est l’occasion d’attirer leur attention sur le difficile exercice qu’est devenue la validation des données… en ligne.

Michel Deverge.

L\'histoire N°301 - Septembre 2005

  • Outside
Poungi la Racaille

Publié le Vendredi 9 Septembre 2005 - 14:06
Catégorie: Outside

Une petite galerie que j’ai concoctée à partir des images de Poungi la Racaille qui m’ont le plus fait rire. C’est criant de vérité et de réalisme !

(Mais c’est aussi drôle que dramatique selon l’angle avec lequel on aborde ce genre de chose…)

Poungi la Racaille

[Source]

  • Matage
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It's raining women !

Publié le Samedi 3 Septembre 2005 - 19:36
Catégorie: Matage, Outside

Une petite pincée de rigoloterie pour égayer le week-end.

Très misogyne en plus, ce ne sont que des femmes à qui il arrive plein de catas. La dernière m’a fait mourir de rire. :-)

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Sudoku (non ce n’est pas un gros mot)

Publié le Mardi 30 Août 2005 - 18:44
Catégorie: Linkage, Outside

Il y a un phénomène étrange depuis quelques jours qui est lié à mes collègues et au blog d’Oli. Dès que je lis une news chez ce dernier, un de mes collègues l’évoquent dans la seconde !!

Je lisais son post sur le sudoku dont j’ignorais le sens, et qui m’interpellait fortement (BPTP est censuré au taf… pfff). Et quand j’ai tourné la tête sur ma gauche (bon ok, ils ont un tout petit peu posé) :

Sudoku

Les deux frangins bo-gosses de la boite étaient en train d’étudier leur achat du midi en s’esbaudissant de leur esprit d’avant-garde. Mais je leur ai vite fait ravaler leur fierté, car les blogs m’en avaient tout dit en avant-première ! ;-)

  • Outside
Paul Auster dans le métro

Publié le Mardi 30 Août 2005 - 17:44
Catégorie: Outside

Puisque j’ai la tête dans les affiches en ce moment, voilà aussi ce qui m’attriste plus que me choque : la campagne de pub démentielle pour le dernier bouquin de Paul Auster. Voilà l’affiche en question :

Affiche du métro pour le dernier roman de Paul Auster

Et là, l’avalanche sur les couloirs de métro qui en sont placardés à outrance (sur les grands couloirs des Halles donc on ne peut vraiment pas y échapper, pire que « juvabien juvamine » trois fois de suite à la télé) :

Affiche du métro pour le dernier roman de Paul Auster

J’aime beaucoup Paul Auster, j’en suis fan depuis une dizaine d’années, et même si j’ai une nette préférence pour ses oeuvres plus anciennes, je trouve toujours dans ses romans beaucoup de qualités dont cette patte qui le caractérise, et dont je me délecte. Il y en a des meilleurs et des moins bons, et je ne suis pas un aficionado complet (pas comme les pro-Nothomb qui ont l’air de révérer tout ce qu’elle pond par exemple) mais j’ai beaucoup de considération pour cet auteur qui est un très très bon vendeur de bouquins depuis quelques années. En effet, en tant qu’auteur à succès et familier des best-sellers, je suppose qu’il est devenu un « produit » essentiel et profitable de sa maison d’édition. Et je sais que le monde de l’édition n’est plus depuis longtemps conduit par l’amour de l’art, mais par l’universelle et oecuménique loi du marketing. J’ai toutefois encore du mal à voir les bouquins vendus comme des barils de lessive.

Or il y aura certainement des têtes de gondole pleines à craquer du dernier Paul Auster dans les espaces Culture de mon pote Michel-Edouard, une chose que l’éditeur aura assurément payé très cher. Ce qui me désespère c’est qu’on puisse comparer alors cet écrivain avec un Dan Brown. Eurk ! Mein gott !

D’un autre côté, je suis plutôt content qu’un écrivain que je considère comme un « bon romancier » ait touché tant de gens et devienne une référence pour tout le monde. Manque de pot, nous sommes en pleine promotion de la rentrée littéraire. Il peut nous écrire une bouse, on en fera autant des choux gras !

J’aurais préféré découvrir cette nouveauté dans une vitrine de librairie ou sur un étal de la Keufna. Mais je ne suis peut-être qu’un élitiste à mon tour d’avoir une telle vue de la littérature…

  • Outside
Coup de foudre pour l’Opéra

Publié le Mardi 30 Août 2005 - 17:40
Catégorie: Outside

Un autre exemple de publicité sur un thème connexe à celui de mon pote Michel-Edouard : cette affiche du RER pour promouvoir l’Opéra de Paris (Garnier et Bastille sont concernés par cette unique appellation) auprès d’une clientèle un peu moins bourge et élitiste qu’elle n’est aujourd’hui. En effet, l’opéra reste un spectacle, de par son prix et d’une certaine tradition, réservé à une élite, et intellectuelle et fortunée. Or l’Opéra de Paris étant « national », il parait tout à fait salutaire de chercher à attirer un public le plus large possible.

Affiche du RER pour l\'Opéra de Paris

Affiche du RER pour l\'Opéra de Paris

A priori l’affiche annonce 12 000 places à 5 euros avec le slogan « Coup de foudre pour l’Opéra de Paris ». Désolé pour la qualité merdique mais je n’ai vraiment pas réussi à mieux faire (si quelqu’un peut me choper cela…).

Plutôt que de se la jouer « opéra », l’affiche est assez surprenante puisqu’il s’agit d’une image de bédé de Plantu ( ?) qui illustre avec humour cette rencontre « main dans la main » entre ces deux personnages. Il n’était pas très sympathique de figurer un bourge et une racaille, donc les allégories choisies sont un peu plus habiles. D’un côté on a un personnage qui sort du 18e siècle avec perruque et lavallière qui a le mérite de symboliser les bourges mais surtout le thème de l’opéra : classique, chargé d’histoire et d’art, sans toutefois tomber dans la rombière choucroutée en tailleur Channel (ce qui est assez courant dans les couloirs de Bastille).

De l’autre côté, nous avons un d’jeuns casquété qu’on n’imagine pas vraiment féru d’opéra, mais bon ce n’est pas pour rien qu’on a utilisé la bédé…

Finalement, les deux détails qui ont leur importance et qui symbolisent peut-être mieux la société que les gens, ce sont les chiens ! En effet, mate la gueule de ton ienche, et je te dirais qui t’es (grognasse) ! On a d’un côté le chienchien à sa mémère ou à sa tapette, et de l’autre le bon pitt ou assimilés à son loubard. Bah la voilà la fracture sociale ! :mrgreen:
Et puis les p’tites notes de musique avec des coeurs pour nous faire comprendre que l’amour de la musique ne connaît pas de barrière, et comme le disait le bon Michel-Edouard : « la culture est partout à sa place et qu’elle n’est pas l’apanage d’une elite ».

Je trouve que cette publicité est assez bien fagotée, même si je m’interroge plus sur le fond même de la promotion. En effet, un peu comme on se rend compte que la gratuité des musées ne permet pas vraiment aux gens plus défavorisés d’aller les visiter, je me demande si le prix de l’opéra est le véritable frein. Peut-être faudrait-il plutôt sensibiliser les écoliers à l’art lyrique, et même leurs parents à certains égards (car c’est un truc qui se transmet bien par les parents) ?

PS: Vous noterez que je n’ai pas fait de rapprochement entre cette affiche et un larvage de chez citébeur… parce que hein… moi on ne me la fait pas… le bourge et la racaille qui se donnent la main !

  • Matooyage
  • Outside
Leclerc et son militantisme de pacotille

Publié le Dimanche 28 Août 2005 - 1:42
Catégorie: Matooyage, Outside

J’ai évoqué plus bas le fait que j’avais trouvé assez bien tournée la publicité Leclerc pour la promotion de la culture pour tous, malgré le côté forcément démagogue d’une telle démarche. Mais disons que pour cette campagne, il n’y a pas que du mauvais.

Par contre, comme JS le soulignait en commentaire, la campagne sur le pouvoir d’achat dont notre ami Michel Edouard se targue sur son blog (toutes les affiches sont disponibles dans le post en question) est beaucoup plus choquante, déplacée et tartuffe. En effet, sous couvert de lutte pour le pouvoir d’achat des français, Monsieur Leclerc ne fait que prêcher pour sa paroisse. Il veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes, ou en l’occurrence ses visées hégémoniques dans la grande distribution pour un militantisme dans le « social » et la défense des consommateurs.

Il est malin car il se base sur des données plutôt justes, et argumente bien. En outre il apparaît régulièrement comme un homme responsable et courageux, qui tient toujours ce même discours de combat pour le sacro-saint Consommateur. Seulement sa réponse m’apparaît non seulement comme biaisée, mais aussi comme un foutage de gueule assez incroyable. Et au-delà de cela, le moyen utilisé dans la pub me choque encore plus que le message lui-même.

Donc son truc c’est de dire que l’on empêche la grande distribution (fameuse loi Galland) de baisser les prix et d’encore plus faire jouer la concurrence entre les fournisseurs. Alors que ce qui compte c’est avant tout le pouvoir d’achat qui est grevé par des prix trop importants. En fait, Leclerc comme tous les distributeurs du même acabit font peser sur leurs fournisseurs des pressions hallucinantes en terme de prix et de conditions de vente. Cela vaut non seulement pour les grandes marques, mais encore plus pour les petits fournisseurs tels ceux qui produisent les fameuses « marques de distributeurs » ou MDD. Ces marques qui copient souvent les grands noms en moins chères et mieux positionnées en linéaire. Leclerc d’ailleurs avait fait encore plus fort d’un point de vue marketing avec ses marques « Repères » en faisant croire qu’il ne s’agissait pas vraiment de MDD mais simplement d’un label (imprimé sur le packaging du produit). J’avais trouvé cela très habile à l’époque car je voyais bien des personnes de ma famille qui se méfiaient des classiques MDD du genre « produit Auchan » (avec la marque du distributeur clairement identifiée) tandis que les produits « Repères » de Michel Edouard passaient à l’as.

Et l’avantage de ces produits, c’est qu’ils peuvent être fabriqués par des sociétés que l’on peut presser comme des citrons, et mettre sauvagement en concurrence à tout moment. Pour survivre dans cet univers de grande distribution toujours plus concentré et compétitif, ces entreprises des coûts salariaux très bas et exploitent au maximum les gens qui bossent pour eux, ainsi que leurs propres fournisseurs. L’autre avantage de ces produits est qu’ils ne nécessitent pas de publicité, puisque c’est la grande marque qui s’en charge. Ainsi, pour un prix légèrement inférieur à la grande marque, le distributeur se fait des couilles en or. En effet, il ne s’occupe donc pas de la promotion, ses fournisseurs n’ont aucun moyen de pression (comme « Coca » qui au bout d’un moment peut dire « stop » vu que, malgré, tout aucun distributeur ne peut s’en passer), le placement en linéaire se fait directement au bénéfice du distributeur et il s’assure ainsi une marge extraordinaire. Bravo les prix bas ! Merci Monsieur Leclerc de lutter ainsi pour mon pouvoir d’achat.

La campagne en elle-même est dégueulasse car elle insulte les véritables combats militants. En reprenant ainsi les images d’Épinal de mai 68 et des luttes d’extrême gauche, on vilipende des messages, qui certes peuvent être considérés comme utopiques mais qui étaient une volonté pure, honnête et intègre de changer les règles pour les rendre plus justes, équitables et appropriées.

Le pire c’est qu’un tel discours doit certainement convaincre des gens. Oh là là, il existe certainement des personnes qui croient mordicus que Leclerc se bat pour leur pouvoir d’achat. Ca fait peur…

Affiche Leclerc genre \"militant\"