88 articles pour la catégorie “Télévisage”

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Being gay is like Christmas everyday

Publié le Jeudi 21 Avril 2011 - 22:44

Je ne sais pas si vous connaissez cette fabuleuse série qu’est United States of Tara avec Toni Colette qui joue le rôle de cette mère de famille aux nombreuses personnalités (pas dans le sens figuré hein, elle a vraiment de multiples personnalités au sens psy). Son mari c’est John rhaaa lovely!! Corbett, l’Aidan de Sex and the City. La série est très très drôle et en même temps pas conne du tout, et parfois même très émouvante (bref un bon petit show télé à l’américaine). Leur fils est gay, et il est un peu le personnage le plus équilibré de la famille.

Dans cet épisode (S03E03), on découvre la maman de John Corbett (c’est l’actrice qui joue Ruth de Six Feet Under) qui a l’air d’avoir un léger pet au casque, et qui a tendance à conserver beaucoup de détritus chez elle, tout en nourrissant une grande fascination pour les décorations et l’univers de Noël. Elle explique cela à son petit fils, et elle lui parle de cette folie que son père a fuit pour mieux la retrouver chez sa propre épouse. Et en poursuivant dans le nawak…



Oh j’aime ces situations de ouf, ça me rappelle tellement chez moi, huhuhu !!!

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En marge de Fringe

Publié le Lundi 14 Février 2011 - 0:11
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Cette série, Fringe, est un de mes plaisirs télévisuels depuis les trois saisons qu’elle dure, et je nourris une tendresse toute particulière pour ce show et ses protagonistes. J’attends chaque épisode avec impatience, et j’applaudis souvent l’audace et l’imagination de ses créateurs (et encore chapeau à cet incroyable JJ Abrams à qui l’on doit aussi notamment LOST).

Quand je regarde la télé ou un film au cinéma, je suis souvent en train de scruter les arrières-plans ou certains détails dans le décor (c’est d’ailleurs un des trucs qui m’agace dans les films en 3D où le décor est bien trop négligé). Et Fringe étant un peu le digne successeur d’X-Files on est, quand on le regarde, dans une atmosphère où l’étrange rejoint le fantastique et le scientifique “à la marge”… Et je regardais le dernier épisode (S03E13) à peu près à ce moment là :

Extrait série Fringe

Et l’angle change légèrement en faisant apparaître une drôle de forme dans la pile de draps au fond sur le chariot :

Extrait série Fringe

Mais siiiiiiiii regardez de plus près :

Extrait série Fringe

Bon bah voilà, c’est tout. Mais c’est exactement le genre de truc que je vois un peu partout (et sans l’épée d’Omens, qui donne la visions par delà la vision vous savez). Parfois des gluons du lavabo, parfois d’autres machins !

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Une vraie pub gayfriendly par McDo (sic)

Publié le Vendredi 4 Juin 2010 - 0:59
Catégorie: Matage, Outside, Télévisage

Quand j’ai entendu parler de ça il y a quelques temps, j’ai soupiré en me disant ça allait encore être une catastrophe de clichés ou de métaphores si subliminales qu’elles ne servent à rien d’autre. Car un bon objectif de publicitaire serait justement de cibler uniquement les pédés, tout étant certain que les hétéros n’y verront que du feu. Cela a bien fonctionné avec cette pub indéniablement cryptogay qui avait réussi à faire dire à France Soir à l’époque que ces deux garçons étaient “plus que des amis”.

Voilà donc ce que l’on a fait de plus gayfriendly depuis 2004… Pfff. J’avais dans le même post, où j’évoquais cette saga publicitaire, parlé de la campagne que ma copine Ana avait pondue : la campagne Monsieur Propre de 2005. Un vrai coming-out pour Monsieur Propre !! Mais là encore, elle m’avait avoué que toutes les bonnes idées sur les thèmes du PACS ou de la Gay Pride étaient tout bonnement tombés à la trappe. Et depuis, je ne vois pas bien ce que l’on a eu… à part un 4×3 avec deux mecs dans une bagnole, rien de transcendant.

Et voilà que McDonald’s, Grand Empire InterGalactique de la Malbouffe, surfe sur sa campagne du “Venez comme vous êtes” avec quelques spots qui sont un chouïa plus couillus. Le “Venez comme vous êtes” était un slogan qui mettait en exergue le cosmopolitisme et la grande diversité des clientèles McDo, en insistant sur le fait que tout le monde est le bienvenu “comme il est”. On voyait des gens habillés très différemment, reflétant des couches sociales et culturelles variées… Mais là, McDo a pondu ce spot qui met un étonnant coup de projecteur sur les homos :

Apparemment, cela fait même du buzz aux USA, où on estime que cette publicité ne pourrait pas du tout passer dans ce pays en raison des lobbies chrétiens très puissants dans certains Etats. J’ai vraiment été épaté par cette pub, et quand je la reregarde, je ne reviens pas de tous les écueils qui ont été évités, avec un sujet des plus casse-gueules. Mais il faut se rendre à l’évidence, ce spot est génial. L’histoire est autant adorable que surprenante, avec une pincée d’humour, beaucoup de dérision dans cette relation père-fils, avec une bonne chute, au final une belle ode à la tolérance, et pas vraiment de cliché. C’est à se demander comment ils ont réussi un truc pareil. D’autant plus que le jeune garçon fait tout jeune lycéen, et qu’on sait la difficulté de ces jeunes à s’assumer dans leur milieu scolaire.

Cette courte vidéo dispose d’une excellente narration, est bien jouée, et en quelques secondes nous montre un vrai court-métrage, avec une intrigue et une conclusion. Le tout souligne le slogan de cette entreprise en allant sur un terrain un peu plus miné, puisque non seulement on peut venir comme “on est”, et même si on est homosexuel. Mazette, quelle avancée sociale !!! Hu hu. Cette publicité est une belle réussite pour la marque en tout cas, qui prend un certain risque, mais qui dans son audace choisit une si mignonette histoire qu’il n’y a vraiment rien à craindre. Mais pour nous autres tapettes militantes, j’aime bien cette approche qui peut être aussi vue comme un beau pas en avant en évoquant l’homosexualité via un banal jeune garçon (réciproquement) amoureux d’un camarade de sa classe. Enfin un truc pas inquiétant, juste un petit coup de fil qui donne un œcuménique sourire à quiconque, et ces regards de l’enfant à son père qui ne comprend rien quand il se désole du fait qu’il n’y a que des garçons dans sa classe, et qu’il aurait pu faire des ravages comme lui avec les filles à son époque. Huhuhu.

Pub - McDo - gay friendly

Pub - McDo - gay friendly

Pub - McDo - gay friendly

On imagine tout de suite les belles parodies qu’on pourrait faire à partir d’une si innocente réclame, gnark gnark gnark.

Cette pub arrive en tout cas dans une ambiance assez spéciale quant à la perception de l’homosexualité dans notre société. J’avoue que je ne suis pas toujours certain de la position à adopter. J’avais par exemple plutôt bien réagi à cette parodie qui scandait un “Ça c’est vraiment PD !” parce que ça me paraissait une moquerie plutôt sympathique des travers et clichés gay. Mais quand ça mène à un mini mème qui consiste à substituer cette expression homophobe à un VDM (Vie de Merde), évidemment c’est une dérive regrettable et terrible à certains égards.

En revanche, la vidéo de “Sexion d’homo” m’a paru être une vraie manifestation d’homophobie, avec des moqueries qui là sont blessantes et réellement l’expression de clichés antédiluviens sans second degré aucun. Pourtant là encore, en en discutant dans les commentaires de Yagg, une personne me disait qu’elle n’y avait vu que du énième degré et que c’était une question de perception. Et c’est tout à fait juste. Mais alors, quand est-ce que l’on sait ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas. Faut-il comme Ruquier s’entourer de toutes les minorités pour réussir à s’en moquer en ayant la garantie que ce n’est que de l’humour. Vaste sujet…

Il n’en reste pas moins que l’on assiste ces derniers temps à une drôle de résurgence d’homophobie, je ne sais pas si c’est encore une de ces transitions dont nous sortirons plus “grands”, ou bien si c’est un véritable retournement. Je ne saurais pas citer d’exemples précis, mais c’est plutôt un faisceau de petites choses qui ne me rassurent pas.

En étant plus trivial, la chose la plus rassurante du moment c’est peut-être Lady Gaga et ce que j’en disais à propos de son engagement clair et sans confusion pour les homos. Elle a un tel succès qu’elle aura peut-être une influence non négligeable dans notre combat. Pour filer dans la trivialité, un des derniers épisodes de Glee (ép. 20) est consacré à ce Monstre de Lady Gaga, et il est remarquable à tout point de vue. En effet, le personnage homo Kurt, assez flamboyant, représente pour moi cette ambiance à la fois permissive et ouverte, mais en même temps dangereuse pour les minorités ou les gens en marge. On y voit assez bien ce côté positif de l’acceptation du père, mais aussi les teubés qui finissent par frapper. Et Kurt n’est pas tout blanc non plus dans son rapport à Finn… Bref, ça m’a bien parlé, et je pense que Lady Gaga doit être contente de voir que l’esprit “Little Monsters” a été particulièrement bien illustré dans cet épisode.

[Edit de 17:16] Ah ah, le buzz a atteint les médias américains, et c’est évidemment chez FOX qu’on a droit à un présentateur offusqué qui répond à une consœur pas offusquée du tout. Elle explique calmement que c’est une pub gayfriendly française, et il fulmine en faisant cette jolie comparaison : “Est-ce qu’ils vont avoir aussi une pub Al-Qaeda, venez comme vous êtes etc. ?”.

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François (Nouvelle Star) met le (gros) paquet

Publié le Jeudi 6 Mai 2010 - 18:00
Catégorie: Télévisage

Cela fait des années que je n’ai pas parlé de la Nouvelle Star, mais bon là l’actualité est brûlante et je suis cité dans les grands médias nationaux, donc je me dois de réagir. En outre, j’ai aussi eu des demandes sur twitter afin que je justifie mes allégations.

Cela fait quelques émissions que ce François nous gratifie d’un paquet proéminent qui n’a pas manqué d’émouvoir quelques uns de mes congénères. Non je ne suis pas là pour parler musique puisque cette émission ne nous procure plus, depuis bien longtemps, du plaisir de ce côté là. Et hier soir, c’était particulièrement catastrophique et gratiné. En plus, on sait bien que tout se joue entre Luce et Lussi (qui n’étaient pas bonnes non plus hier).

François nous a donc encore démontré hier (pas ses qualités de chanteur, hein) la convexité de sa plastique sous-abdominale, avec en bonus un magnifique camel toe ce qui dénote là d’une réelle performance artistique !!!

Vers la toute fin de l’émission, les candidats étaient alors alignés attendant la sentence ultime, et voilà qu’au beau milieu d’un plan d’ensemble des néostaristes en herbe, le réalisateur s’appesantit quelques lourdes secondes. Nous avons donc droit à quelques instants balayant des genoux à la taille de notre généreux et vigoureux François. Alléluia !! D’ailleurs, il faut voir la tête de Virginie Guilhaume après, elle a tout compris !

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La grandeur d'un destin se fait de ce qu'on refuse autant que de ce qu'on obtient.

Publié le Lundi 13 Avril 2009 - 1:16
Catégorie: Matage, Télévisage

Cette phrase m’avait marqué dès la première fois, lors de la découverte sur France 2 il y a presque 15 ans de ce téléfilm incroyable qu’est « L’Allée du Roi ». Cette fresque romanesque de Françoise Chandernagor, qui dépeint toute la vie de Madame de Maintenon, est une réussite, que j’avais d’ailleurs placé dans mon panthéon personnel. Françoise Chandernagor fait donc exprimer cette pensée à Françoise d’Aubigné, petite fille désargentée d’Agrippa d’Aubigné, qui fut Madame Scarron avant de se lier à la Montespan, puis de devenir au final l’épouse de Louis XIV.

Entre les comédiens fabuleux (et Dominique Blanc en tête), les décors et costumes somptueux, cette langue du 17ème siècle irrésistible, et la plume de Chandernagor pour nous faire revivre cela avec toute la verve voulue, mais surtout une histoire passionnante et romanesque à souhait, tous les ingrédients sont réunis pour un chef d’oeuvre. « La grandeur d’un destin se fait de ce qu’on refuse autant que de ce qu’on obtient. » Ah, ah, le destin… On pourrait relire tout Marc-Aurèle !

Mais en vérifiant que cette phrase était bien de l’écrivain, et vraiment pas de l’ancienne reine de France, j’ai été surpris de constater que la citation exacte avait en fait un sens relativement différent.

Il y a ceci de singulier dans la vie qu’elle offre autant de bonnes occasions à ne pas manquer que de fausses à écarter; la grandeur d’un destin se fait de ce qu’on refuse plus que de ce qu’on obtient.

Françoise Chandernagor, L’Allée du Roi.

A moins qu’il y ait une erreur, étant donné que je n’ai pas le bouquin (j’ai trouvé cela sur le net), la manière dont la phrase a été tournée dans la version télévisuelle donne un sens presque tout autre. Cela m’a amusé de le constater…

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Un petit tour dans la lucarne

Publié le Jeudi 26 Mars 2009 - 23:07
Catégorie: Télévisage

Depuis que j’habite avec mon cher et tendre, je redécouvre peu à peu les joies de la télévision. Pour autant, nous n’avons pas non plus pris le pli de nous scotcher devant les programmes hertziens, mais la télé est un peu plus pratique que l’ordi pour regarder des dvd ou même des divx. Je peux aussi ainsi regarder quelques émissions que j’affectionne, ou bien me perdre dans les méandres de la grande mosaïque télévisuelle.

Finalement, je réalise que je ne regarde plus vraiment de film à la télé, en tout cas sur les chaînes nationales, mais plutôt en dvd ou encore en vod. Mon ébahissement de ces derniers temps vient surtout de la découverte de quelques perles du PAF dont la stupidité et parfois l’ignominie dépassent l’entendement. Et je ne suis même pas l’intello qui se plaint du manque de culture à la télévision, oh là même pas. Mais vraiment, avez-vous regardé TF1 en soirée ??

Je suis tombé sur un jeu télévisé avec des boites qui contiennent de la thune, et Arthur qui présente. Ce jeu ne présente aucun intérêt, il n’y a pas de quizz, de questions ou même de principe. C’est un simple jeu de hasard qui consiste à ouvrir des boites qui contiennent des conneries ou bien des sommes énormes. Et l’attrait majeur consiste à se repaître de la mine suicidaire des gens qui passent à côté d’une fortune, et repartent avec un torchon Geneviève Lethu. J’ai surtout halluciné sur l’attitude des candidats et celle d’Arthur. En effet, tout n’est que vulgarité et blagues de potache en dessous de la ceinture, remarques graveleuses et gauloiseries qui ne sont ni drôles, ni n’ont leur place à la télé. Et tout cela sur cette chaîne de droite ? C’est complètement dingue !!

Mais le pire est à venir, car cette émission fait place à la « Roue de la fortune », présentée par Dechavanne et la grande blonde au nom imprononçable. Cette émission est honteuse, dans tous les domaines ! Comment peut-on produire, vendre et ensuite diffuser un truc pareil ?? Le jeu est naze, les candidats sont cons, le présentateur est un beauf fini, macho, misanthrope et mauvais comme une teigne, qui se moque de la grande blonde au nom imprononçable avec une cruauté qui n’a d’égal que sa bêtise et sa suffisance.

TF1, mon dieu, comment peuvent-ils se regarder dans la glace en diffusant des trucs pareils ?? C’est du divertissement ça ? Mein gott… Et pourtant j’aime bien les émissions de merde, et je passe sur les « Confessions intimes » qui sont un phénomène extraterrestre tellement surréaliste que je ne sais même pas quoi en penser.

Bizzarrement, là où TF1 échoue lamentablement, M6 se débrouille plutôt bien. Contre toute attente, et à mon corps défendant, je suis agréablement surpris de la manière dont la chaîne a pu exploiter les concepts de téléréalité. Pas vraiment pour les bachelors, îles de la tentation and co, mais plutôt pour les émissions courtes comme Super Nanny, C’est du propre, le dîner presque parfait ou encore Nouveau look pour une nouvelle vie. Certes, nous sommes toujours dans un format qui exploite le voyeurisme des téléspectateur, et l’exhibitionnisme, ou plus souvent l’igorance et la misère sociale, de nos contemporains. Mais globalement ce sont des émissions où il n’y a pas grand-chose à gagner, et où je n’ai pas l’impression de voir des gens traînés dans la fange pour le plaisir sadique d’autrui.

Le relooking aide vraiment des gens à se trouver un style, sans verser dans le « C’est mon choix. Maquillez-moi comme une pute, et je serai belle. », et révèle souvent de belles personnes qui se cachaient. Super Nanny a l’air aussi de donner des conseils et de guider des parents vraiment dans le besoin, et les deux ieuves qui font le ménage aident indéniablement des personnes qui ont réalisé l’étendu de leurs problèmes. Evidemment, il vaudrait mieux que ces gens y arrivent en ne faisant pas appel à une émission de télé.

Je mets de côté les imports made in USA comme « Extreme Makeover Home Edition » ou encore « Paris Hilton BFF » etc. On rejoint là les phénomènes extraterrestres qui dépassent l’imagination, même si « les Maçons du Coeur » font de « Rémi sans famille » un privilégié des beaux quartiers qui habite un hôtel particulier. Et je regarde cette dernière émission avec les larmes aux yeux, et je ne crois pas qu’il soit humainement possible de faire autrement. Nan mais à côté « le Voleur de bicyclette », c’est un épisode du Coeur a ses raisons.

Et puis, il y a les miraculeux France 5 / ARTE… Rha là là, du côté de ARTE, on trouve Tracks, Métropolis, les Thémas sur des sujets impensables, les documentaires passionnants sur la seconde guerre mondiale ou les champignonnières de Saint-Ouen-L’Aumône. Tout n’est pas à mon goût mais j’adore l’habillage sonore et visuel de la chaîne, et elle recèle quelques pépites qu’il ne faut pas manquer. France 5 est de son côté la reine incontestée des documentaires animaliers faits pour scotcher pendant deux heures, mais aussi d’émissions de débat ou culturels qui relèvent le niveau tout en étant très divertissantes.

Ma grande surprise dans ce curieux PAF, c’est quand j’ai découvert cette incroyable émission sur France 5. De la télérealité sur France 5 ? Naaaan. Eh bien oui ! Mais justement avec l’esprit de la maison, ça donne quelque-chose d’autre, qui surfe pourtant sur les mêmes ressorts et gimmicks, mais en produisant un programme beau, touchant, et terriblement vrai. Je parle de l’émission « En campagne ».

Prenez un garçon, Julien Cernobori, et une fille, Aurélie Sfez, qui partent avec leur micro dans la brousse française. Le principe c’est de les envoyer au coeur du terroir de notre beau pays, dans un de ces villages d’irréductibles gaulois, et de les laisser interviewer au gré de leurs envies et fantaisies. Ils vont sur la place du marché, dans les bistrots ou chez les gens, souvent âgés d’ailleurs. Ces derniers, ces aïeux sont souvent sauvages au premier abord, pour se découvrir des gens « entiers » au second, et finalement livrant des témoignages bouleversants d’authenticité et de tendresse. L’émission est irrésistible et vraiment originale, un petit truc pimpant et interpelant sur un sujet qui, comme ça, n’inspirerait pas forcément ces commentaires. On y retrouve un peu de « Strip tease » avec un côté plus téléréalité, hasard des rencontres et spontanéité des échanges.

Rhooo, j’ai oublié la « Nouvelle Star » !! Alors ça, si c’est pas un acte manqué !!! ;-)

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Brisby et le secret de Tron

Publié le Vendredi 6 Mars 2009 - 20:00
Catégorie: Matooyage, Télévisage

Le mercredi 8 décembre 1982, j’avais 6 ans, et c’était la sortie nationale de deux films : « Brisby et le secret de Nimh » ainsi que « Tron ». J’allais régulièrement chez ma grand-mère le mercredi, avec mon frère et mes cousines-frangines, et il arrivait fréquemment qu’avec MaTante, elles nous emmènent au cinéma. J’étais fan de ma grand-mère qui était vraiment adorable, et avec qui j’avais une très chouette relation. Et il s’agissait toujours de sorties épiques qui se terminaient en silencieux pugilat entre les deux femmes qui ne se supportaient pas plus de deux heures, mais qui passaient tous leurs après-midis ensemble. MaTante était la belle-soeur de ma grand-mère, et c’est encore le résultat d’une de ces drôles d’histoire de famille.

Mon grand-père avait l’originalité d’être un véritable bigame, il avait donc à un moment tout simplement deux familles, avec des enfants des deux côtés. Et puis, ma grand-mère, ayant mis fin à cette mascarade, s’est retrouvée seule avec ses mômes. Ma famille maternelle se trouvait déjà à Osny, où ma maman habite à l’heure actuelle, et mon arrière-grand-mère (la belle-mère de ma grand-mère) créchait à deux pas. Etrangement, et je n’en connais toujours pas le fin mot, ma grand-mère est restée très liée à sa belle-famille, et cette dernière n’a pas du tout pris parti pour mon grand-père. J’ai déjà raconté tout cela en évoquant le demi-frère mystérieux de ma mère, ce journaliste mort dans des circonstances spéciales.

Ce mercredi 8 décembre 1982, nous allions donc voir « Brisby », qui était le film pour gamins de cette période. Après nous être périlleusement garés, nous allâmes cahin-caha nous mettre dans la file pour « Brisby ». C’est drôle comme je me rappelle de tous ces moments avec une étrange précision. En effet, il y avait un monde FOU pour ce film, que des mômes bien sûr, et je sentais ma grand-mère qui commençait à paniquer. A raison, puisque nous n’avons jamais pu voir ce film. En arrivant devant la caisse, la personne nous annonce : « Désolé, la séance est complète. » Ce n’est que 6 ou 7 ans plus tard que j’ai découvert ce dessin-animé à la télé (et je ne sais plus comment… peut-être en VHS ?). Mais je n’ai jamais oublié cette frustration de n’avoir pu le voir au cinéma, le jour de sa sortie.

Donc dilemme cornélien à la caisse : « Qu’est-ce qu’on va voir ? ». Et là mon frangin n’hésite pas, il n’avait PAS DU TOUT envie de voir ces connes de souris qui font les pédales, mais plutôt le super film fantastique dont tout le monde parlait, ce film aux effets spéciaux hallucinants : « TRON ». Et l’argument final fuse : « C’est une production Disney !! ». Ma grand-mère lança un regard suspicieux à son petit-fils de 8 ans, mais déjà surnommé « Satanas » par la famille, mais finit par accepter. C’est ainsi que nous sommes allés voir « Tron » à sa sortie.

Il y a eut un avant Tron et un après Tron pour moi. En effet, avant j’écrivais sur le petit papier, que faisait remplir l’instituteur à la rentrée, à la question « quel métier voudrais-tu faire plus tard ? » : Archéologue (et c’était avant les « Mystérieuses Cités d’Or » qui furent diffusées à partir de 1983). En fait, j’avais été profondément marqué par la visite du musée de l’homme de Tautavel avec mes parents. Hu hu hu. Et après Tron, le verdict fut indiscutable et irrévocable : Informaticien. D’ailleurs 3 ans plus tard, j’avais pu démarrer ma carrière en commençant mes premiers développement BASIC sur mon surpuissant Sinclair ZX81 (acheté 645 FF en promo sur La Redoute, grâce à la Carte Kangourou de maman, pour le Noël de mon frangin et du mien, en plus d’une subvention de ma grand-mère). Depuis, je n’ai jamais lâché un ordinateur de ma vie. Hé hé hé.

Je parlais des films d’animation Disney qui manquaient d’originalité (le gros tournant a été « Aladin » pour moi en 1993), mais Tron, en tant que production Disney, reste un OVNI cinématographique qui mérite qu’on s’y attarde. Car même si l’histoire peut faire rire, même si l’intrigue est fantasmagorique et dingue, eh bien la métaphore informatique est loin d’être stupide. Encore aujourd’hui, les notions de programme, de contrôleur ou bien de processeur sont tout à fait valables, et le parallèle entre la vie réelle et la vie de Jeff Bridges « numérisée » reste une prouesse scénaristique à mon avis. De même que les effets visuels pour imager le monde de l’informatique (balbutiant) sont esthétiquement et techniquement remarquables, et sont loin d’être stupides.

En sortant, ma grand-mère et MaTante étaient d’accord : elles avaient détesté, et rien compris. Mon frère et moi étions conquis, et ce fut le premier clash générationnel. Et pourtant trois semaines plus tard, noël 1982, je vous l’ai raconté dans un précédent article, mais l’arrivée des jeux électroniques Nintendo (Mickey qui rattrape ses oeufs, et Charly Brown qui joue au tennis) a bouleversé notre famille (ci-dessous ma tante, grande-tante et grand-mère). Mouahaha.

Découverte de la Nintendo en 1982

Bref, Tron, même si c’est passablement inregardable aujourd’hui, a révolutionné son temps, a marqué les esprits par son univers visuel et s’est inscrit comme un des premiers films « poétiques » sur l’informatique (ensuite il y a eut le cultissime « War Games » pour moi).

NdB : Merci à ma grand-mère et ma grande-tante qui ont rendu tout cela possible. :mrgreen:

Brisby et le secret de Nimh TRON

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Brisby et le secret de Nimh

Publié le Vendredi 6 Mars 2009 - 19:54
Catégorie: Télévisage

Hier, j’ai regardé « Brisby et le secret de Nimh », je suis fan de ce premier long-métrage d’animation de Don Bluth. Ce dernier est un ancien de Disney qui avait fait sécession, et a produit quelques oeuvres vraiment pas mal, notamment « Fievel et le nouveau monde » qui est un de mes dessin-animés préféré. Mais je conserve une tendresse et considération particulières pour Brisby. En effet, on n’avait jamais produit une telle oeuvre, et depuis rien d’approchant n’a été créé.

Brisby est exactement « Madame Brisby », elle est la veuve de Jonathan Brisby, qui vient de mourir en rendant service aux rats du rosier. Ces derniers sont une espèce complètement à part, et les autres animaux du potager s’en méfient. Jonathan était lié à eux, et surtout au vieux et sage Nicodemus. Un des enfants Brisby, Timmy, est cloué au lit pour une pneumonie, et c’est regrettable car le labour va bientôt recommencer, et si la famille ne déménage pas, l’enfant est en danger. N’écoutant que son courage Madame Brisby va aller consulter le grand hibou, et va finalement trouver l’aide des rats de « Nimh ». Là Nicodemus va lui expliquer leur particularité, et par là même celle de feu son mari. Mais il y a des problèmes politiques chez les rats, et notamment l’un des leaders qui, assoiffé de pouvoir, ne désire que la mort de Nicodemus, et la perte des Brisby.

Le film a ceci de particulier qu’il possède la qualité Disney de l’époque, totalement dénué d’image de synthèse évidemment, avec un style très marqué, de magnifiques décors, des personnalités hors du commun, et surtout une intrigue qui sort des sentiers battus. En effet, le film est hanté par la mort du mari, et par le chemin de croix de cette veuve éplorée, et mère-courage à la fois, ce qui est fort inhabituel pour un Disney. En outre, le secret de Nimh est un incroyable manifeste anti-expérimentation sur les animaux, ce qui est aussi un thème plutôt original. Et finalement, l’ambiance est assez étrange, un brin gothique, et traversée de scènes de fantastique dignes d’un anime de SF. Je n’ai jamais revu ce mélange des genres qui est à la base très casse-gueule, et qui passe comme un enchantement pour cette oeuvre.

Evidemment, on y trouve aussi les personnages secondaires drolatiques comme un ami corbeau facétieux ou une tatie musaraigne mal embouchée. Et quand il y a des souris et des rats, il y a forcément un très méchant chat, Dragon, qui cumule en effet tous les attributs physiques et moraux du chat féroce de dessin-animé.

Ce film n’est pas un chef d’oeuvre, mais il m’a marqué, et c’est simplement un de ces machins cultes qui restera en moi.

Brisby et le secret de Nimh

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Marathon 24 HEURES CHRONO

Publié le Vendredi 30 Janvier 2009 - 23:49
Catégorie: Matooyage, Télévisage

Attention, dans 13 minutes, nous démarrons un marathon 24H (saison 1), la série, chez Floflo (Ikkkare) !! Enfin, on va essayer de tenir de minuit ce soir, à minuit demain soir !!!

Et juste en dessous, vous pourrez suivre nos aventures en direct live !!!

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Le narval Simpsonien

Publié le Mercredi 3 Décembre 2008 - 23:15
Catégorie: Outside, Télévisage

On voit depuis quelques jours fleurir des kyrielles de liens sur la toile qui évoquent le dernier épisode des Simpsons. En effet, il s’agit d’une parodie du monde Apple très ironique et grinçante, et plutôt bien sentie. Tout cela serait parfaitement inintéressant si dans les passages sélectionnés, on ne trouvait pas un discours de Steve Jobs (Mobs) qui absorbe tellement son audience que personne ne remarque le narval qui passe derrière lui. :mrgreen:

Narval simpsonien

Un narval !!!!!! Donc cet extrait devient simplement génial et indispensable à ce blog. ;-)

PS : D’ailleurs ce charmant narval ne sert strictement à rien… Non ? (Ou alors je manque une parabole mystique stevejobsienne que vous devez m’expliquer !)