Articles de la catégorie “Télévisage”

Matage Outside Télévisage Une vraie pub gayfriendly par McDo (sic)

Publié le Vendredi 4 Juin 2010 - 0:59
Catégorie: Matage, Outside, Télévisage

Quand j’ai entendu parler de ça il y a quelques temps, j’ai soupiré en me disant ça allait encore être une catastrophe de clichés ou de métaphores si subliminales qu’elles ne servent à rien d’autre. Car un bon objectif de publicitaire serait justement de cibler uniquement les pédés, tout étant certain que les hétéros n’y verront que du feu. Cela a bien fonctionné avec cette pub indéniablement cryptogay qui avait réussi à faire dire à France Soir à l’époque que ces deux garçons étaient “plus que des amis”.

Voilà donc ce que l’on a fait de plus gayfriendly depuis 2004… Pfff. J’avais dans le même post, où j’évoquais cette saga publicitaire, parlé de la campagne que ma copine Ana avait pondue : la campagne Monsieur Propre de 2005. Un vrai coming-out pour Monsieur Propre !! Mais là encore, elle m’avait avoué que toutes les bonnes idées sur les thèmes du PACS ou de la Gay Pride étaient tout bonnement tombés à la trappe. Et depuis, je ne vois pas bien ce que l’on a eu… à part un 4×3 avec deux mecs dans une bagnole, rien de transcendant.

Et voilà que McDonald’s, Grand Empire InterGalactique de la Malbouffe, surfe sur sa campagne du “Venez comme vous êtes” avec quelques spots qui sont un chouïa plus couillus. Le “Venez comme vous êtes” était un slogan qui mettait en exergue le cosmopolitisme et la grande diversité des clientèles McDo, en insistant sur le fait que tout le monde est le bienvenu “comme il est”. On voyait des gens habillés très différemment, reflétant des couches sociales et culturelles variées… Mais là, McDo a pondu ce spot qui met un étonnant coup de projecteur sur les homos :

Apparemment, cela fait même du buzz aux USA, où on estime que cette publicité ne pourrait pas du tout passer dans ce pays en raison des lobbies chrétiens très puissants dans certains Etats. J’ai vraiment été épaté par cette pub, et quand je la reregarde, je ne reviens pas de tous les écueils qui ont été évités, avec un sujet des plus casse-gueules. Mais il faut se rendre à l’évidence, ce spot est génial. L’histoire est autant adorable que surprenante, avec une pincée d’humour, beaucoup de dérision dans cette relation père-fils, avec une bonne chute, au final une belle ode à la tolérance, et pas vraiment de cliché. C’est à se demander comment ils ont réussi un truc pareil. D’autant plus que le jeune garçon fait tout jeune lycéen, et qu’on sait la difficulté de ces jeunes à s’assumer dans leur milieu scolaire.

Cette courte vidéo dispose d’une excellente narration, est bien jouée, et en quelques secondes nous montre un vrai court-métrage, avec une intrigue et une conclusion. Le tout souligne le slogan de cette entreprise en allant sur un terrain un peu plus miné, puisque non seulement on peut venir comme “on est”, et même si on est homosexuel. Mazette, quelle avancée sociale !!! Hu hu. Cette publicité est une belle réussite pour la marque en tout cas, qui prend un certain risque, mais qui dans son audace choisit une si mignonette histoire qu’il n’y a vraiment rien à craindre. Mais pour nous autres tapettes militantes, j’aime bien cette approche qui peut être aussi vue comme un beau pas en avant en évoquant l’homosexualité via un banal jeune garçon (réciproquement) amoureux d’un camarade de sa classe. Enfin un truc pas inquiétant, juste un petit coup de fil qui donne un œcuménique sourire à quiconque, et ces regards de l’enfant à son père qui ne comprend rien quand il se désole du fait qu’il n’y a que des garçons dans sa classe, et qu’il aurait pu faire des ravages comme lui avec les filles à son époque. Huhuhu.

Pub - McDo - gay friendly

Pub - McDo - gay friendly

Pub - McDo - gay friendly

On imagine tout de suite les belles parodies qu’on pourrait faire à partir d’une si innocente réclame, gnark gnark gnark.

Cette pub arrive en tout cas dans une ambiance assez spéciale quant à la perception de l’homosexualité dans notre société. J’avoue que je ne suis pas toujours certain de la position à adopter. J’avais par exemple plutôt bien réagi à cette parodie qui scandait un “Ça c’est vraiment PD !” parce que ça me paraissait une moquerie plutôt sympathique des travers et clichés gay. Mais quand ça mène à un mini mème qui consiste à substituer cette expression homophobe à un VDM (Vie de Merde), évidemment c’est une dérive regrettable et terrible à certains égards.

En revanche, la vidéo de “Sexion d’homo” m’a paru être une vraie manifestation d’homophobie, avec des moqueries qui là sont blessantes et réellement l’expression de clichés antédiluviens sans second degré aucun. Pourtant là encore, en en discutant dans les commentaires de Yagg, une personne me disait qu’elle n’y avait vu que du énième degré et que c’était une question de perception. Et c’est tout à fait juste. Mais alors, quand est-ce que l’on sait ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas. Faut-il comme Ruquier s’entourer de toutes les minorités pour réussir à s’en moquer en ayant la garantie que ce n’est que de l’humour. Vaste sujet…

Il n’en reste pas moins que l’on assiste ces derniers temps à une drôle de résurgence d’homophobie, je ne sais pas si c’est encore une de ces transitions dont nous sortirons plus “grands”, ou bien si c’est un véritable retournement. Je ne saurais pas citer d’exemples précis, mais c’est plutôt un faisceau de petites choses qui ne me rassurent pas.

En étant plus trivial, la chose la plus rassurante du moment c’est peut-être Lady Gaga et ce que j’en disais à propos de son engagement clair et sans confusion pour les homos. Elle a un tel succès qu’elle aura peut-être une influence non négligeable dans notre combat. Pour filer dans la trivialité, un des derniers épisodes de Glee (ép. 20) est consacré à ce Monstre de Lady Gaga, et il est remarquable à tout point de vue. En effet, le personnage homo Kurt, assez flamboyant, représente pour moi cette ambiance à la fois permissive et ouverte, mais en même temps dangereuse pour les minorités ou les gens en marge. On y voit assez bien ce côté positif de l’acceptation du père, mais aussi les teubés qui finissent par frapper. Et Kurt n’est pas tout blanc non plus dans son rapport à Finn… Bref, ça m’a bien parlé, et je pense que Lady Gaga doit être contente de voir que l’esprit “Little Monsters” a été particulièrement bien illustré dans cet épisode.

[Edit de 17:16] Ah ah, le buzz a atteint les médias américains, et c’est évidemment chez FOX qu’on a droit à un présentateur offusqué qui répond à une consœur pas offusquée du tout. Elle explique calmement que c’est une pub gayfriendly française, et il fulmine en faisant cette jolie comparaison : “Est-ce qu’ils vont avoir aussi une pub Al-Qaeda, venez comme vous êtes etc. ?”.

Télévisage François (Nouvelle Star) met le (gros) paquet

Publié le Jeudi 6 Mai 2010 - 18:00
Catégorie: Télévisage

Cela fait des années que je n’ai pas parlé de la Nouvelle Star, mais bon là l’actualité est brûlante et je suis cité dans les grands médias nationaux, donc je me dois de réagir. En outre, j’ai aussi eu des demandes sur twitter afin que je justifie mes allégations.

Cela fait quelques émissions que ce François nous gratifie d’un paquet proéminent qui n’a pas manqué d’émouvoir quelques uns de mes congénères. Non je ne suis pas là pour parler musique puisque cette émission ne nous procure plus, depuis bien longtemps, du plaisir de ce côté là. Et hier soir, c’était particulièrement catastrophique et gratiné. En plus, on sait bien que tout se joue entre Luce et Lussi (qui n’étaient pas bonnes non plus hier).

François nous a donc encore démontré hier (pas ses qualités de chanteur, hein) la convexité de sa plastique sous-abdominale, avec en bonus un magnifique camel toe ce qui dénote là d’une réelle performance artistique !!!

Vers la toute fin de l’émission, les candidats étaient alors alignés attendant la sentence ultime, et voilà qu’au beau milieu d’un plan d’ensemble des néostaristes en herbe, le réalisateur s’appesantit quelques lourdes secondes. Nous avons donc droit à quelques instants balayant des genoux à la taille de notre généreux et vigoureux François. Alléluia !! D’ailleurs, il faut voir la tête de Virginie Guilhaume après, elle a tout compris !

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Matage Télévisage La grandeur d'un destin se fait de ce qu'on refuse autant que de ce qu'on obtient.

Publié le Lundi 13 Avril 2009 - 1:16
Catégorie: Matage, Télévisage

Cette phrase m’avait marqué dès la première fois, lors de la découverte sur France 2 il y a presque 15 ans de ce téléfilm incroyable qu’est « L’Allée du Roi ». Cette fresque romanesque de Françoise Chandernagor, qui dépeint toute la vie de Madame de Maintenon, est une réussite, que j’avais d’ailleurs placé dans mon panthéon personnel. Françoise Chandernagor fait donc exprimer cette pensée à Françoise d’Aubigné, petite fille désargentée d’Agrippa d’Aubigné, qui fut Madame Scarron avant de se lier à la Montespan, puis de devenir au final l’épouse de Louis XIV.

Entre les comédiens fabuleux (et Dominique Blanc en tête), les décors et costumes somptueux, cette langue du 17ème siècle irrésistible, et la plume de Chandernagor pour nous faire revivre cela avec toute la verve voulue, mais surtout une histoire passionnante et romanesque à souhait, tous les ingrédients sont réunis pour un chef d’oeuvre. « La grandeur d’un destin se fait de ce qu’on refuse autant que de ce qu’on obtient. » Ah, ah, le destin… On pourrait relire tout Marc-Aurèle !

Mais en vérifiant que cette phrase était bien de l’écrivain, et vraiment pas de l’ancienne reine de France, j’ai été surpris de constater que la citation exacte avait en fait un sens relativement différent.

Il y a ceci de singulier dans la vie qu’elle offre autant de bonnes occasions à ne pas manquer que de fausses à écarter; la grandeur d’un destin se fait de ce qu’on refuse plus que de ce qu’on obtient.

Françoise Chandernagor, L’Allée du Roi.

A moins qu’il y ait une erreur, étant donné que je n’ai pas le bouquin (j’ai trouvé cela sur le net), la manière dont la phrase a été tournée dans la version télévisuelle donne un sens presque tout autre. Cela m’a amusé de le constater…

Télévisage Un petit tour dans la lucarne

Publié le Jeudi 26 Mars 2009 - 23:07
Catégorie: Télévisage

Depuis que j’habite avec mon cher et tendre, je redécouvre peu à peu les joies de la télévision. Pour autant, nous n’avons pas non plus pris le pli de nous scotcher devant les programmes hertziens, mais la télé est un peu plus pratique que l’ordi pour regarder des dvd ou même des divx. Je peux aussi ainsi regarder quelques émissions que j’affectionne, ou bien me perdre dans les méandres de la grande mosaïque télévisuelle.

Finalement, je réalise que je ne regarde plus vraiment de film à la télé, en tout cas sur les chaînes nationales, mais plutôt en dvd ou encore en vod. Mon ébahissement de ces derniers temps vient surtout de la découverte de quelques perles du PAF dont la stupidité et parfois l’ignominie dépassent l’entendement. Et je ne suis même pas l’intello qui se plaint du manque de culture à la télévision, oh là même pas. Mais vraiment, avez-vous regardé TF1 en soirée ??

Je suis tombé sur un jeu télévisé avec des boites qui contiennent de la thune, et Arthur qui présente. Ce jeu ne présente aucun intérêt, il n’y a pas de quizz, de questions ou même de principe. C’est un simple jeu de hasard qui consiste à ouvrir des boites qui contiennent des conneries ou bien des sommes énormes. Et l’attrait majeur consiste à se repaître de la mine suicidaire des gens qui passent à côté d’une fortune, et repartent avec un torchon Geneviève Lethu. J’ai surtout halluciné sur l’attitude des candidats et celle d’Arthur. En effet, tout n’est que vulgarité et blagues de potache en dessous de la ceinture, remarques graveleuses et gauloiseries qui ne sont ni drôles, ni n’ont leur place à la télé. Et tout cela sur cette chaîne de droite ? C’est complètement dingue !!

Mais le pire est à venir, car cette émission fait place à la « Roue de la fortune », présentée par Dechavanne et la grande blonde au nom imprononçable. Cette émission est honteuse, dans tous les domaines ! Comment peut-on produire, vendre et ensuite diffuser un truc pareil ?? Le jeu est naze, les candidats sont cons, le présentateur est un beauf fini, macho, misanthrope et mauvais comme une teigne, qui se moque de la grande blonde au nom imprononçable avec une cruauté qui n’a d’égal que sa bêtise et sa suffisance.

TF1, mon dieu, comment peuvent-ils se regarder dans la glace en diffusant des trucs pareils ?? C’est du divertissement ça ? Mein gott… Et pourtant j’aime bien les émissions de merde, et je passe sur les « Confessions intimes » qui sont un phénomène extraterrestre tellement surréaliste que je ne sais même pas quoi en penser.

Bizzarrement, là où TF1 échoue lamentablement, M6 se débrouille plutôt bien. Contre toute attente, et à mon corps défendant, je suis agréablement surpris de la manière dont la chaîne a pu exploiter les concepts de téléréalité. Pas vraiment pour les bachelors, îles de la tentation and co, mais plutôt pour les émissions courtes comme Super Nanny, C’est du propre, le dîner presque parfait ou encore Nouveau look pour une nouvelle vie. Certes, nous sommes toujours dans un format qui exploite le voyeurisme des téléspectateur, et l’exhibitionnisme, ou plus souvent l’igorance et la misère sociale, de nos contemporains. Mais globalement ce sont des émissions où il n’y a pas grand-chose à gagner, et où je n’ai pas l’impression de voir des gens traînés dans la fange pour le plaisir sadique d’autrui.

Le relooking aide vraiment des gens à se trouver un style, sans verser dans le « C’est mon choix. Maquillez-moi comme une pute, et je serai belle. », et révèle souvent de belles personnes qui se cachaient. Super Nanny a l’air aussi de donner des conseils et de guider des parents vraiment dans le besoin, et les deux ieuves qui font le ménage aident indéniablement des personnes qui ont réalisé l’étendu de leurs problèmes. Evidemment, il vaudrait mieux que ces gens y arrivent en ne faisant pas appel à une émission de télé.

Je mets de côté les imports made in USA comme « Extreme Makeover Home Edition » ou encore « Paris Hilton BFF » etc. On rejoint là les phénomènes extraterrestres qui dépassent l’imagination, même si « les Maçons du Coeur » font de « Rémi sans famille » un privilégié des beaux quartiers qui habite un hôtel particulier. Et je regarde cette dernière émission avec les larmes aux yeux, et je ne crois pas qu’il soit humainement possible de faire autrement. Nan mais à côté « le Voleur de bicyclette », c’est un épisode du Coeur a ses raisons.

Et puis, il y a les miraculeux France 5 / ARTE… Rha là là, du côté de ARTE, on trouve Tracks, Métropolis, les Thémas sur des sujets impensables, les documentaires passionnants sur la seconde guerre mondiale ou les champignonnières de Saint-Ouen-L’Aumône. Tout n’est pas à mon goût mais j’adore l’habillage sonore et visuel de la chaîne, et elle recèle quelques pépites qu’il ne faut pas manquer. France 5 est de son côté la reine incontestée des documentaires animaliers faits pour scotcher pendant deux heures, mais aussi d’émissions de débat ou culturels qui relèvent le niveau tout en étant très divertissantes.

Ma grande surprise dans ce curieux PAF, c’est quand j’ai découvert cette incroyable émission sur France 5. De la télérealité sur France 5 ? Naaaan. Eh bien oui ! Mais justement avec l’esprit de la maison, ça donne quelque-chose d’autre, qui surfe pourtant sur les mêmes ressorts et gimmicks, mais en produisant un programme beau, touchant, et terriblement vrai. Je parle de l’émission « En campagne ».

Prenez un garçon, Julien Cernobori, et une fille, Aurélie Sfez, qui partent avec leur micro dans la brousse française. Le principe c’est de les envoyer au coeur du terroir de notre beau pays, dans un de ces villages d’irréductibles gaulois, et de les laisser interviewer au gré de leurs envies et fantaisies. Ils vont sur la place du marché, dans les bistrots ou chez les gens, souvent âgés d’ailleurs. Ces derniers, ces aïeux sont souvent sauvages au premier abord, pour se découvrir des gens « entiers » au second, et finalement livrant des témoignages bouleversants d’authenticité et de tendresse. L’émission est irrésistible et vraiment originale, un petit truc pimpant et interpelant sur un sujet qui, comme ça, n’inspirerait pas forcément ces commentaires. On y retrouve un peu de « Strip tease » avec un côté plus téléréalité, hasard des rencontres et spontanéité des échanges.

Rhooo, j’ai oublié la « Nouvelle Star » !! Alors ça, si c’est pas un acte manqué !!! ;-)

Matooyage Télévisage Brisby et le secret de Tron

Publié le Vendredi 6 Mars 2009 - 20:00
Catégorie: Matooyage, Télévisage

Le mercredi 8 décembre 1982, j’avais 6 ans, et c’était la sortie nationale de deux films : « Brisby et le secret de Nimh » ainsi que « Tron ». J’allais régulièrement chez ma grand-mère le mercredi, avec mon frère et mes cousines-frangines, et il arrivait fréquemment qu’avec MaTante, elles nous emmènent au cinéma. J’étais fan de ma grand-mère qui était vraiment adorable, et avec qui j’avais une très chouette relation. Et il s’agissait toujours de sorties épiques qui se terminaient en silencieux pugilat entre les deux femmes qui ne se supportaient pas plus de deux heures, mais qui passaient tous leurs après-midis ensemble. MaTante était la belle-soeur de ma grand-mère, et c’est encore le résultat d’une de ces drôles d’histoire de famille.

Mon grand-père avait l’originalité d’être un véritable bigame, il avait donc à un moment tout simplement deux familles, avec des enfants des deux côtés. Et puis, ma grand-mère, ayant mis fin à cette mascarade, s’est retrouvée seule avec ses mômes. Ma famille maternelle se trouvait déjà à Osny, où ma maman habite à l’heure actuelle, et mon arrière-grand-mère (la belle-mère de ma grand-mère) créchait à deux pas. Etrangement, et je n’en connais toujours pas le fin mot, ma grand-mère est restée très liée à sa belle-famille, et cette dernière n’a pas du tout pris parti pour mon grand-père. J’ai déjà raconté tout cela en évoquant le demi-frère mystérieux de ma mère, ce journaliste mort dans des circonstances spéciales.

Ce mercredi 8 décembre 1982, nous allions donc voir « Brisby », qui était le film pour gamins de cette période. Après nous être périlleusement garés, nous allâmes cahin-caha nous mettre dans la file pour « Brisby ». C’est drôle comme je me rappelle de tous ces moments avec une étrange précision. En effet, il y avait un monde FOU pour ce film, que des mômes bien sûr, et je sentais ma grand-mère qui commençait à paniquer. A raison, puisque nous n’avons jamais pu voir ce film. En arrivant devant la caisse, la personne nous annonce : « Désolé, la séance est complète. » Ce n’est que 6 ou 7 ans plus tard que j’ai découvert ce dessin-animé à la télé (et je ne sais plus comment… peut-être en VHS ?). Mais je n’ai jamais oublié cette frustration de n’avoir pu le voir au cinéma, le jour de sa sortie.

Donc dilemme cornélien à la caisse : « Qu’est-ce qu’on va voir ? ». Et là mon frangin n’hésite pas, il n’avait PAS DU TOUT envie de voir ces connes de souris qui font les pédales, mais plutôt le super film fantastique dont tout le monde parlait, ce film aux effets spéciaux hallucinants : « TRON ». Et l’argument final fuse : « C’est une production Disney !! ». Ma grand-mère lança un regard suspicieux à son petit-fils de 8 ans, mais déjà surnommé « Satanas » par la famille, mais finit par accepter. C’est ainsi que nous sommes allés voir « Tron » à sa sortie.

Il y a eut un avant Tron et un après Tron pour moi. En effet, avant j’écrivais sur le petit papier, que faisait remplir l’instituteur à la rentrée, à la question « quel métier voudrais-tu faire plus tard ? » : Archéologue (et c’était avant les « Mystérieuses Cités d’Or » qui furent diffusées à partir de 1983). En fait, j’avais été profondément marqué par la visite du musée de l’homme de Tautavel avec mes parents. Hu hu hu. Et après Tron, le verdict fut indiscutable et irrévocable : Informaticien. D’ailleurs 3 ans plus tard, j’avais pu démarrer ma carrière en commençant mes premiers développement BASIC sur mon surpuissant Sinclair ZX81 (acheté 645 FF en promo sur La Redoute, grâce à la Carte Kangourou de maman, pour le Noël de mon frangin et du mien, en plus d’une subvention de ma grand-mère). Depuis, je n’ai jamais lâché un ordinateur de ma vie. Hé hé hé.

Je parlais des films d’animation Disney qui manquaient d’originalité (le gros tournant a été « Aladin » pour moi en 1993), mais Tron, en tant que production Disney, reste un OVNI cinématographique qui mérite qu’on s’y attarde. Car même si l’histoire peut faire rire, même si l’intrigue est fantasmagorique et dingue, eh bien la métaphore informatique est loin d’être stupide. Encore aujourd’hui, les notions de programme, de contrôleur ou bien de processeur sont tout à fait valables, et le parallèle entre la vie réelle et la vie de Jeff Bridges « numérisée » reste une prouesse scénaristique à mon avis. De même que les effets visuels pour imager le monde de l’informatique (balbutiant) sont esthétiquement et techniquement remarquables, et sont loin d’être stupides.

En sortant, ma grand-mère et MaTante étaient d’accord : elles avaient détesté, et rien compris. Mon frère et moi étions conquis, et ce fut le premier clash générationnel. Et pourtant trois semaines plus tard, noël 1982, je vous l’ai raconté dans un précédent article, mais l’arrivée des jeux électroniques Nintendo (Mickey qui rattrape ses oeufs, et Charly Brown qui joue au tennis) a bouleversé notre famille (ci-dessous ma tante, grande-tante et grand-mère). Mouahaha.

Découverte de la Nintendo en 1982

Bref, Tron, même si c’est passablement inregardable aujourd’hui, a révolutionné son temps, a marqué les esprits par son univers visuel et s’est inscrit comme un des premiers films « poétiques » sur l’informatique (ensuite il y a eut le cultissime « War Games » pour moi).

NdB : Merci à ma grand-mère et ma grande-tante qui ont rendu tout cela possible. :mrgreen:

Brisby et le secret de Nimh TRON

Télévisage Brisby et le secret de Nimh

Publié le Vendredi 6 Mars 2009 - 19:54
Catégorie: Télévisage

Hier, j’ai regardé « Brisby et le secret de Nimh », je suis fan de ce premier long-métrage d’animation de Don Bluth. Ce dernier est un ancien de Disney qui avait fait sécession, et a produit quelques oeuvres vraiment pas mal, notamment « Fievel et le nouveau monde » qui est un de mes dessin-animés préféré. Mais je conserve une tendresse et considération particulières pour Brisby. En effet, on n’avait jamais produit une telle oeuvre, et depuis rien d’approchant n’a été créé.

Brisby est exactement « Madame Brisby », elle est la veuve de Jonathan Brisby, qui vient de mourir en rendant service aux rats du rosier. Ces derniers sont une espèce complètement à part, et les autres animaux du potager s’en méfient. Jonathan était lié à eux, et surtout au vieux et sage Nicodemus. Un des enfants Brisby, Timmy, est cloué au lit pour une pneumonie, et c’est regrettable car le labour va bientôt recommencer, et si la famille ne déménage pas, l’enfant est en danger. N’écoutant que son courage Madame Brisby va aller consulter le grand hibou, et va finalement trouver l’aide des rats de « Nimh ». Là Nicodemus va lui expliquer leur particularité, et par là même celle de feu son mari. Mais il y a des problèmes politiques chez les rats, et notamment l’un des leaders qui, assoiffé de pouvoir, ne désire que la mort de Nicodemus, et la perte des Brisby.

Le film a ceci de particulier qu’il possède la qualité Disney de l’époque, totalement dénué d’image de synthèse évidemment, avec un style très marqué, de magnifiques décors, des personnalités hors du commun, et surtout une intrigue qui sort des sentiers battus. En effet, le film est hanté par la mort du mari, et par le chemin de croix de cette veuve éplorée, et mère-courage à la fois, ce qui est fort inhabituel pour un Disney. En outre, le secret de Nimh est un incroyable manifeste anti-expérimentation sur les animaux, ce qui est aussi un thème plutôt original. Et finalement, l’ambiance est assez étrange, un brin gothique, et traversée de scènes de fantastique dignes d’un anime de SF. Je n’ai jamais revu ce mélange des genres qui est à la base très casse-gueule, et qui passe comme un enchantement pour cette oeuvre.

Evidemment, on y trouve aussi les personnages secondaires drolatiques comme un ami corbeau facétieux ou une tatie musaraigne mal embouchée. Et quand il y a des souris et des rats, il y a forcément un très méchant chat, Dragon, qui cumule en effet tous les attributs physiques et moraux du chat féroce de dessin-animé.

Ce film n’est pas un chef d’oeuvre, mais il m’a marqué, et c’est simplement un de ces machins cultes qui restera en moi.

Brisby et le secret de Nimh

Matooyage Télévisage Marathon 24 HEURES CHRONO

Publié le Vendredi 30 Janvier 2009 - 23:49
Catégorie: Matooyage, Télévisage

Attention, dans 13 minutes, nous démarrons un marathon 24H (saison 1), la série, chez Floflo (Ikkkare) !! Enfin, on va essayer de tenir de minuit ce soir, à minuit demain soir !!!

Et juste en dessous, vous pourrez suivre nos aventures en direct live !!!

Outside Télévisage Le narval Simpsonien

Publié le Mercredi 3 Décembre 2008 - 23:15
Catégorie: Outside, Télévisage

On voit depuis quelques jours fleurir des kyrielles de liens sur la toile qui évoquent le dernier épisode des Simpsons. En effet, il s’agit d’une parodie du monde Apple très ironique et grinçante, et plutôt bien sentie. Tout cela serait parfaitement inintéressant si dans les passages sélectionnés, on ne trouvait pas un discours de Steve Jobs (Mobs) qui absorbe tellement son audience que personne ne remarque le narval qui passe derrière lui. :mrgreen:

Narval simpsonien

Un narval !!!!!! Donc cet extrait devient simplement génial et indispensable à ce blog. ;-)

PS : D’ailleurs ce charmant narval ne sert strictement à rien… Non ? (Ou alors je manque une parabole mystique stevejobsienne que vous devez m’expliquer !)

Télévisage Clara Sheller – Saison 2

Publié le Mardi 4 Novembre 2008 - 22:06
Catégorie: Télévisage

La saison 1 de Clara Sheller, c’était en 2005, avec un étrange format : 6 épisodes de 52 minutes. Mais surtout, c’était un nouvelle génération de série à la française… à l’américaine. Et avec ce que les séries américaines nous donnent de mieux : des intrigues solides et prenantes, des personnages attachants, de l’humour et de l’émotion, des décors naturels, des comédiens qui tiennent la route. Tout ça pour nous ! Et en cerise sur le gâteau : un personnage principal homo (brillamment) incarné par Frédéric Diefenthal !! Seul souci : aucune autre série gauloise n’a surfé sur la vague, et la saison 2 était repoussée aux calendes grecques malgré l’énorme succès de la série.

Mais la voici, la saison 2, et on reprend ce même format qui prend son temps pour raconter ses histoires, même si 6 épisodes c’est bien trop court ! Le gros changement, et sacrément casse-gueule, concerne les comédiens et comédiennes : presque plus un seul en commun avec la précédente saison. Je pense que quitte à changer un peu le casting, il valait mieux en effet tout remettre en question, et ne pas se la jouer « Santa Barbara » (Je me souviendrais toujours de ce cher Channing Capwell sur son lit d’hôpital… Avec sa fille qui vient le voir au début de la nouvelle saison, et je me demandais pourquoi cette conne allait voir un inconnu, jusqu’à ce qu’elle l’appelle papa, et que je comprenne le subtil changement de comédien.).

Donc nous voilà avec une nouvelle Clara Sheller (Zoé Félix), un nouveau JP (Patrick Mille) et un nouveau Gilles (François Vincentelli). Ajoutons à celà une pléiade de personnages secondaires connus et plutôt bons : Annie Duperey, Charlotte de Turckheim, Patrick Bouchitey, Marie-France Pisier ou encore le rhaa lovely!! Edouard Collin.

Zoé Félix est vraiment très bien, voire mieux que Mélanie Doutey, et Frédéric Diefenthal avait l’avantage d’avoir une telle image hétéro qu’il avait bien prouvé son talent en JP. Thierry Neuvic était aussi un Gilles d’une beauté assez incroyable mais plutôt originale, et dont l’ambivalence passait comme une lettre à la poste. Là au premier regard, on peut avoir quelques doutes, le nouveau Gilles, par exemple, qui est un peu trop canon, et ne fait pas très sensible. J’ai tout de suite beaucoup accroché avec Patrick Mille qui est manifestement un excellent comédien, et qui incarne le rôle à la perfection. J’ai d’abord regretté l’absence de la merveilleuse et incroyable Hélène Vincent, qui incarnait la mère de JP. Mais un joli coup du scénariste a donné à Charlotte de Turckheim (dont je ne suis habituellement pas fan) ce rôle maternel qui lui va comme un gant, et a évité la comparaison en faisant virer complètement de cap ce personnage. Et on se rend compte que ça fonctionne terriblement bien, quand dès le second épisode, on est attaché à ces nouveaux comédiens, et qu’on en oublie facilement les protagonistes de la première saison.

Pour cette seconde saison, il faut encore saluer le talent du scénariste : Nicolas Mercier. Bravo, bravo, et merci pour avoir encore réalisé une superbe oeuvre. Car la saison 2 est aussi pétulante, truculente et percutante que la première !! Pourtant, comme lors de la saison 1, j’ai eu peur lors du premier épisode… Nicolas Mercier doit avoir un problème avec les premiers épisodes, et à la fin de celui-ci, j’ai pensé à la catastrophe nucléaire. A chier, pas d’alchimie, pas d’histoire, pas de personnages. Eurk.

Et dès le second, bam ! Le pied. Les intrigues se dévoilent, des personnages secondaires viennent pimenter le tout, et on retrouve notre trio bien embourbé dans les mensonges deClara, les vicissitudes (péd)existentialistes de JP, et l’insupportable perfection de Gilles. Il faut dire aussi que les seconds rôles apportent aussi énormément. J’ai été d’ailleurs très agréablement surpris par Edouard Collin (Brad) et ce rôle assez irrésistible qu’on lui a collé ! Il y a aussi Cécile Cassel (demi-soeur de Vincent Cassel) qui m’a beaucoup plu dans le rôle de Victoire. Je me souvenais très bien d’elle en Chloé, la fille d’Alexander Petrovski dans les derniers épisodes parisiens de « Sex and the City ». Je me suis surtout rappelé de sa voix et de son élocution, dont je suis particulièrement fan.

C’est assez cocasse car la chronologie est bien respectée, cette saison 2 débute ainsi trois ans après que Clara se soit mise en couple avec Gilles, et que JP habite le même immeuble mais seul du coup. Ce dernier est clairement beaucoup plus au centre des préoccupations de la saison, et grâce au charisme du comédien (que je trouve graaaave rhaa lovely!!), ainsi qu’à ses répliques,JP devient certainement le personnage le plus attachant du trio. Il est toujours aussi loser de la life avec les mecs, et cela le met encore de sales draps et donne lieu à des saynètes assez tordantes. Clara est égale à elle-même, toujours aussi mythoneuse et fabulatrice, elle finit toujours par regretter ses mensonges. Elle s’emmêle surtout les pinceaux dans sa relation avec Gilles. Les deux sont carrément en phase de passer d’une relation amoureuse adolescente à quelque-chose de plus établi, et c’est un peu le “ça passe ou ça casse”. Clara est totalement flippée, résultat elle ment de plus belle.

Je ne veux pas vous déflorer cette saison, ce serait criminel (gnark gnark gnark), mais Clara va connaître bien des turpitudes, et cela donne à son personnage bien plus d’épaisseur et d’intérêt qu’à la précédente saison. Globalement, il y a une ambiance un brin plus sombre et nuancée dans ces épisodes. Même si l’on retrouve certains gimmicks de réalisation (les vues de Paris, les musiques, les scènes en extérieurs etc.) et beaucoup d’humour, de bons mots et de répliques très drôles, le drame n’est jamais loin, ce qui donne une correcte crédibilité (et équilibre) à l’ensemble.

Le trio de base est tout de même celui qu’on retrouve de la première saison, et on n’y a pas trop touché non plus (malgré les changements de comédiens). Mais là, tout l’intérêt dramatique et burlesque se trouvent dans les personnages secondaires. Victoire (Cécile Cassel) en est un excellent exemple alors qu’elle endosse le rôle de la collègue parfaite de Clara. Belle, intelligente et raffinée, Clara va être jalouse à en mourir, et Cécile Cassel joue à merveille la bitch sure d’elle et manipulatrice, tout en montrant ses failles de femme “forte mais vulnérable au-dedans”.

Un des rôles qui m’a le plus fait rigoler, c’est Edouard Collin en Brad. Ah ah, excellent ! Brad c’est un mec qui se douche au Raidd, et qui porte son dévolu sur JP un soir, en lui expliquant clairement qu’ils ne sont pas du même monde “gay” (Brad est A, comme Apollon, voir la vidéo huhuhu). Ils ont une “relation” qui est juste pétante de rire quand on connaît un peu le milieu et ses codes. Alors qu’on pouvait s’attendre à une utilisation basique d’un Edouard Collin, c’est plutôt le contre-emploi qui a été de mise, et pour le meilleur ! Vraiment c’est très fort d’avoir inséré un truc pareil dans une série estampillée France 2 !! Dans la même veine, la mère de JP (ce n’est plus Hélène Vincent qui m’avait tant fait rire) jouée par Charlotte de Turckheim n’est plus en dépression. Au contraire même, elle refait sa vie et pète le feu, ce qui donne lieu à des scènes hilarantes, et une Charlotte de Turckheim qui m’a très agréablement surpris.

Je suis un grand fan de Marie-France Pisier, et cette dernière en vamp et femme fatale qui s’attaque à Gilles, est juste géniale. Ah quelle femme ! Inutile d’expliquer que la confrontation avec Clara vaut son pesant de cacahouètes… J’ai beaucoup aimé Annie Duperey en maman de Clara, elle est très juste et donne une belle intensité à son rôle. Patrick Bouchitey joue Joseph, un vieux pédé qui fricote avec la mère de JP , et devient le confident de celui-ci. Oui, oui. Hé hé. Le personnage n’est pas très facile, et je trouve qu’il s’en sort très bien. C’est encore là une vision de l’homosexualité, et plus largement d’une vie amoureuse “senior” qui n’est absolument pas caricaturale, même si très peu évoquée dans ce genre de créations.

Forcément, en tant que pédé, j’ai été très sensible à la manière dont les gays étaient mis en scène. On n’est jamais content de ça évidemment, on y trouve toujours trop de caricature ou trop de consensus ou bien d’hypocrisie ou encore de souci de bon image. Mais à travers ces épisodes, on trouve quelques personas gays qui sont tout à fait crédibles. Or avec JP, le couple de pédés de l’immeuble, Edouard Collin et Patrick Bouchitey, on a un éventail assez intéressant et plutôt représentatif de la gaytitude actuelle, ce qui est une véritable prouesse à saluer. Aucun n’est encensé ou fustigé, érigé comme modèle ou rejeté comme vilain petit canard, mais simplement là pour ce qu’ils sont, des hommes comme les autres (enfin presque). Il faut encore reconnaître la plume deNicolas Mercier dans ces personnages, et la manière dont l’humour a le dont de montrer les petits défauts et d’en jouer allègrement.

Mais surtout ce qui va faire couler de l’encre si la série passe en prime-time ce sont les scènes de sexe homo !!! Ah ce n’est pas simulé ou montré en ombres chinoises, ou même joyeusement éludé, non, non, y’a de la sodomie madame !!! Et autant j’imagine que cela va faire gloups dans certaine famille, autant ces moments sont filmés en faisant montre de beaucoup d’amour, et simplement comme cela l’est pour les passages hétéros du même acabit. Juste la même chose.

Pourtant, j’ai vraiment eu peur après ce premier épisode un peu naze, mais force est de constater que j’ai été enchanté du reste. L’histoire, le déroulement, les dialogues, les musiques (c’est tout de même la seule série, et même par rapport au séries US, qui investit autant dans des morceaux connus pour bande sonore) et les personnages secondaires, il y a énormément de bonnes choses dans cette saison 2 de Clara Sheller !

Clara Sheller Saison 2

Matage Télévisage Relations maîtres-domestiques

Publié le Vendredi 24 Octobre 2008 - 22:58
Catégorie: Matage, Télévisage

Ah là là, ça faisait longtemps. C’est fou mais visionnage après visionnage, ça me fait toujours mourir de rire, et souvent ce sont des scènes que j’avais oubliées qui refont mouche comme la première fois. Même la première saison, avant l’arrivée de la merveilleuse Brenda, était un déluge de gags vraiment drôles (en tout cas compatible avec mon humour).