88 articles pour la catégorie “Télévisage”

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Cyrano de Bergerac, Episode 3 et 4

Publié le Dimanche 4 Février 2007 - 19:06
Catégorie: Matage, Télévisage

La série du samedi soir est devenue celle du dimanche soir, mais ce n’est peut-être pas définitif, elle pourrait aussi devenir celle du mardi soir ou du jeudi matin ! :mrgreen:
Bref, voilà les épisodes 3 et 4 en ligne.

Les épisodes 1 et 2 introduisent le personnage de Cyrano à travers sa haine du comédien Montfleury, et aussi ses grandioses joutes verbales. L’épisode 3 sert le célèbre « duel en vers » qui achève de mettre en place le héros de la pièce, moitié bretteur et moitié poète. Ensuite, on apprend un peu plus sur l’homme, et sa raison secrète de la véritable haine envers Montfleury. C’est la fin du premier acte.

L’épisode 4 démarre au second acte, Cyrano a rendez-vous avec sa cousine Roxane (Françoise Christophe) chez son ami le pâtissier Ragueneau (Michel Galabru). Elle lui confie l’objet de son trouble, et ce n’est pas ce à quoi Cyrano s’attendait…

Bonus :
Est-ce que la voix de « Le Bret » ne vous est pas familière ? Cet acteur, Jean Topart, fut aussi une des grandes voix de la radio et l’ORTF. Outre cela, il est connu par les plus jeunes (trentenaires !) pour ses contributions vocales aux dessins animés de notre enfance. Son élocution parfaite ainsi que son timbre profond ont donné les voix du Zeus d’« Ulysse 31 », mais aussi les narrations de « Rémi sans Famille », de « Lady Oscar » ou encore les documentaires des « Mystérieuses Cités d’Or ».


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La série du samedi soir : Cyrano de Bergerac

Publié le Samedi 27 Janvier 2007 - 21:43
Catégorie: Matage, Télévisage

Oubliez « Desperate Housewives », « 24 heures », « Dexter », « Le coeur a ses raisons » ou d’autres séries palpitantes, je vous propose à la place de vous plonger dans la série qui fait fureur en ce moment sur… heu… dans… heuuu… sur mon disque dur ? Et qui a été regardée par au moins heu…. moi, et qui a reçu de prestigieux prix et awards de… encore moi ! :mrgreen:
Bref, moi je vous le dis, ça déchire sa race, sa mère, c’est de la balle atomique, c’est « Cyrano de Bergerac » ! Et pas n’importe quel Cyrano de pédé, non, non, mais LE Cyrano de Claude Barma de 1960 avec Daniel Sorano dans le rôle-titre, dont j’ai déjà parlé. Il s’agit de la fameuse version qui m’a été généreusement envoyée par une internaute, et que je partage à mon tour sous cette forme inédite.

Le découpage est de mon cru, il est donc parfaitement subjectif, et il me convient parfaitement comme cela (mais si j’ai coupé le second épisode un poil trop tôt, argh, je réencoderai plus tard). Je sais que la qualité n’est pas optimale, mais je propose du coup deux encodages qui devraient seoir à tous les débits. Passez en « diaporama » pour aller directement à l’épisode 2, lorsque le 1 se termine (sinon, il faut cliquer). Le mode plein écran agrandit un peu, mais évidemment fait perdre en qualité.

Pour cette première diffusion, je poste les épisodes 1 et 2. Dans le second, c’est la fameuse scène des nez qui a rendu la pièce de Rostand immortelle (parmi d’autres références et tirades). Ce n’est qu’un début, mais je pense qu’il y a là assez du panache de Sorano pour que vous compreniez à quel point il est excellent dans ce rôle.

To be continued…


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Toutes les informations sur cette pièce filmée.

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David Nolande

Publié le Mardi 21 Novembre 2006 - 23:55
Catégorie: Télévisage

J’étais invité par Heaven hier soir avec une vingtaine de blogueurs pour découvrir un tout petit peu avant la diffusion nationale une nouvelle série : « David Nolan ». Ce n’est pas non plus la méga-avant-première vu que la série a déjà été diffusée à la RTBF, et que les divers prix qu’elle a remportés au festival de Saint Tropez a déjà fait couler pas mal d’encre dans les journaux et (des zéros et des uns) sur les sites spécialisés. Il s’agissait d’une réunion qui ressemblait un peu sur la forme à celle d’Albin Michel/Werber, donc formée en partie d’influenceurs (avec plein d’italiques, de guillemets et de bémols) et en partie de téléphiles, et puis sur le fond plutôt analogue à l’avant-première de « Clara Sheller » (même si je n’étais pas alors invité en tant que blogueur).

En effet, « David Nolande » n’est pas une série comme les autres, et elle a en fait deux (étranges) points communs avec « Clara Sheller ». D’abord elle bénéficie d’une production beaucoup plus importante que d’habitude pour un scénario résolument nouveau et (donc) audacieux (pour notre PAF gaulois), ensuite pour son rôle principal tenu par Frédéric « Rhaaa lovely ! » Diefenthal.

Et en effet, la série a pas mal d’avantages pour elle. « David Nolande » sort manifestement de l’ordinaire, propose une image léchée et une photo digne d’un long-métrage, met en place une histoire assez palpitante, à base d’épisodes qui peuvent se regarder séparément, mais qui distillent une intrigue sur toute la saison. On sent que les moyens sont beaucoup plus conséquents que pour les productions françaises dont on a l’habitude.

David Nolande est un espèce de yuppie parigot créa pub (oui je sais c’est pléonastique) qui sort d’un pot un peu bourré, et qui perd le contrôle de son véhicule, quitte la voie, et termine finalement sa route dans la caravane d’une cartomancienne. Elle meurt sur le coup. Dès lors, David est maudit par un vieux gitan (à la trombine fabuleuse !) qui lui dit qu’il devra sauver beaucoup de vie pour celle qu’il a détruite, et que s’il échoue c’est l’un de ses proches qui mourra. En effet, David commence à avoir des cauchemars, il rêve notamment d’un de ses collègues qui tombe accidentellement d’une fenêtre. Or c’est ce qui arrive, et immédiatement sa petite fille tombe dans un coma étrange.

Du coup, il se met à rechercher les victimes de ses songes… autant pour les sauver, que pour rétablir la santé de sa fille. Mais il n’a peut-être pas exactement et accidentellement tué cette gitane…

Le schéma de la série est donc limpide. A chaque épisode, il va avoir une prémonition et il va chercher à déjouer cette mort (genre « Code Quantum »), et sur la saison, on va en découvrir un peu plus sur cette malédiction et comment le héros peut s’en délivrer. Apparemment il s’agit aussi d’une intrigue qui fait penser à un bouquin de Stephen King…

D’abord on peut saluer le talent de Frédéric Diefenthal. Vraiment ce type a le chic pour se dégoter de bons rôles (heuuuu… je ne parle pas de “Taxi” évidemment), mais surtout il est crédible et joue bien. J’ai été beaucoup moins convaincu par sa femme (Elsa Kikoïne), et la petite fille n’en parlons pas… Le détective privé est très bien (Jean-Louis Foulquier) autant dans son jeu que sa voix et son charisme « physique ». Ils ont dégoté des personnages à « gueules » pour interpréter les gitans, et ça fonctionne terriblement bien (visages parcheminés, ambiances ésotériques…). Edouard Montoute est assez drôle et se débrouille bien, mais je regrette qu’on il ait des apparitions aussi monolithiques. En général d’ailleurs, les personnages sont extrêmement stéréotypés et « étiquetés ». On a vraiment une structure narrative très apparente et donc sans grande surprise, ce qui est dommage pour le genre en question.

Et le genre d’ailleurs ne me plait pas spécialement. C’est dommage car j’ai énormément accroché avec l’intrigue et l’aspect fantastique de « David Nolande », mais moi les histoires gothiques et ésotériques, avec des envoûtements et des sorcières… arghhh j’ai du mal. Et là on a une surenchère constante, et parfois ridicule, des effets de réalisation : mouvements de caméra erratiques, effets « Matrix », musiques tonitruantes (et les musiques arabisantes pour les gitans… space !), filtres etc. Bref, un peu trop précieux, un peu trop « Mystères » et « X Files » pour moi. J’aurais été beaucoup plus conquis par une série aux effets un peu moins chiadés, et à l’écriture un peu plus ciselée.

Mais je dois reconnaître que la qualité de l’ensemble est plutôt bonne, et surtout l’originalité d’une telle production. En outre, comme je n’ai vu que les épisodes 1 et 6, j’ai raté tout le cheminement et la montée en puissance de la série (c’est aussi peut-être ce qui m’a empêché d’adhérer à l’épisode 6, qui est très mystique), tandis que j’avais vraiment envie de voir le 2. J’ai aimé par contre le mélange polar/fantastique, et vraiment l’idée de base du scénario me parle et m’enchante. Et je ressors avec l’envie de voir la série, ce qui est positif, malgré tout mon pinaillage. ;-)

Nous avons pu un peu discuter avec l’équipe à la fin de la projection, et c’était vraiment très agréable. Les gens de la série sont très cool, et on sent un véritable esprit d’équipe avec une belle motivation. Frédéric Diefenthal était donc là aussi, et on a pu échanger avec Ronichou quelques propos sur la série, et surtout sur « Clara Sheller ». Ouai je pensais que c’était sympa de lui donner les divers échos que j’avais eu de son personnage (des familles, des pédés, des hétéros etc.). Sa démarche (et ses choix) est chouette et habile, donc c’est à saluer.

L’avis des copines : Gregory, Parce que elle.

David Nolande

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Voyages et propos d’un hérétique : du Maghreb à la Russie Soviétique

Publié le Mercredi 15 Novembre 2006 - 23:53
Catégorie: Matage, Télévisage

Nan mais je vous le dis moi, les après-midi sur TF1, ce n’est plus ce que c’était !

Et hop, voilà TF1 à 15h50 en 1983 !! Avec la pimpante Fabienne Egal, habillée comme à la maison, avec son décor de fond psychédélique made in eighties, et une attitude tellement naturelle et « simple » lorsqu’elle évoque le célèbre Charles-André Julien. Excellent ! J’étais pété de rire en regardant cela, mais au final ça a un charme fou cette époque où les moyens télévisuels avaient l’air d’être préhistoriques, et puis moi j’aimais bien les speakerines ! Enfin, il faut rappeler qu’aujourd’hui à la même heure on trouve des succédanés de l’inspecteur Derrick pour scotcher les mamies devant l’écran tout l’après-midi.

Mais à l’époque, on n’avait pas besoin d’ARTE. On n’avait pas cette nécessité de contingenter le PAF pour trouver d’un côté les chaînes de merde et de l’autre les chiantes intellos. Mais après tout TF1 était encore une chaîne du service public ! J’aimais bien ce côté généraliste en tout cas, plutôt que la télé « à la demande » d’aujourd’hui qui finalement nivelle vers le bas, et surtout creuse la tranchée entre les différentes typologies de téléspectateurs.

Ne parlons pas du magazine « Octets et quarts de pouce », le magazine de la vidéo et de l’infomatique (en direct !). :mrgreen:

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Le Festin de Babette

Publié le Lundi 2 Octobre 2006 - 14:03
Catégorie: Cinéphage, Télévisage

Pour qui aime un petit peu le cinéma, il est un exercice impossible : celui de dire quel est le film à mettre sur la première marche du podium. Vraiment s’il ne devait en rester qu’un quel serait-il ? Eh bien, autant j’aurais du mal pour sélectionner les suivants, autant je donne les lauriers au « Festin de Babette » sans ciller. (Je suis en train de bûcher sur mon « Panthéon des films » d’ailleurs.)

Jusque là, je ne l’avais qu’en VHS, et puis je l’ai récemment trouvé en DVD pour un prix modique. Il s’agit d’un film danois de Gabriel Axel qui date de 1987, et qui a obtenu l’Oscar du meilleur film étranger en 1988. Ce réalisateur a d’ailleurs partagé sa carrière entre la France et le Danemark, ce qui explique que l’intrigue du film soit si intimement liée à notre pays (même s’il s’agit d’une nouvelle de Karen Blixen, auteur d’« Out of Africa »).

Tout commence en 1871 par la fuite d’une française, Babette Hersant (Stéphane Audran), qui craint les communards qui ont déjà tué son fils et son mari. Elle se réfugie chez deux soeurs dans un village perdu de la côte du Jutland au Danemark. Le film commence par raconter les destins particuliers de ces deux soeurs qui sont les filles d’un pasteur d’une communauté religieuse protestante danoise. Ce dernier était un homme très strict, et surtout un égoïste qui voulait garder ses filles pour lui. Elles étaient très belles, et firent chacune des rencontres amoureuses qui se soldèrent par des échecs. D’abord ce fut un jeune officier en visite, Lorenz Lowenhielm, qui tomba amoureux de Martina, avant d’y renoncer comprenant que son père ne céderait jamais. Et puis plus singulier, un chanteur lyrique parisien, Achille Papin, en séjour dans ce village paumé pour se reposer, écouta Philippa chanter à l’église. Il lui donna des cours de chant, et en tomba amoureux. Rapidement éconduit par le pasteur, il retourna en France.

Des années plus tard, alors que le pasteur est mort, et que les deux soeurs sont âgées et vieilles filles, elles recueillent Babette qui est envoyée par Achille Papin. Babette devient leur bonne, et surtout leur cuisinière. Après quatorze années à leur service, Babette gagne le gros lot à la loterie, et avec les dix milles francs qu’elle gagne, elle ne requiert qu’une faveur. Elle demande aux soeurs d’organiser un dîner pour le centenaire de la mort du pasteur, que les soeurs comptaient donner aux membres de leur congrégation (de plus en plus en discorde). Martina et Philippa acceptent, et voilà que Babette prépare un festin des plus étranges et merveilleux.

Ce film est un bijou, un bijou universel et intemporel, une fabuleuse histoire narrée à la perfection. La poésie est dans toutes les images, les péripéties, les visages et les dialogues. On y trouve de la comédie, du pathos, de la philosophie, du drame et de l’action. Les regards, les gestes, les attitudes, les paysages, les mouvements de caméra excellent à mettre en place cette curieuse et inattendue intrigue. Il s’agit à la fois d’une histoire banale et aussi d’une originalité extraordinaire. Et voilà la France qui débarque avec ce qu’elle a de plus unique et fabuleux dans un coin perdu du Danemark. Le film est tout en subtilité et en délicates touches de sentiments, de frustrations, de bouts de destinée, de spiritualité et d’ironie du sort.

On ressort de cet étrange film comme apaisé, avec le sourire et en même temps un je ne sais quoi de mélancolie. C’est une fable ou un conte, une histoire improbable à laquelle on adhère immédiatement, et qui ne peut laisser de marbre. Un tel assemblage de talents (comédiens, réalisation, scénario, dialogues) ne peut décemment pas rester dans l’ombre. Je crie au chef-d’oeuvre !

Il faut le voir ! Il le faut, c’est vital !!

Le Festin de Babette

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Téléspectateurs du Dimanche

Publié le Dimanche 10 Septembre 2006 - 23:12
Catégorie: Télévisage

Cela fait des années que lorsque nous nous retrouvons le week-end chez mes parents, avec ou sans mon frangin (mais depuis qu’il est en couple c’est rare), nous avons notre rituel télévisuel du dimanche. Mais à vrai dire, il date même de l’époque où nous habitions encore tous les quatre ensemble.

La télévision comme dans beaucoup de foyer est un élément central de la baraque. Elle est allumée toute la journée, et regardée assez souvent aussi. Cela ne nous empêche pas de vaquer à d’autres occupations, et d’ailleurs le résultat c’est que je n’en possède même pas ! Evidemment on n’est pas toujours d’accord sur les programmes, et lorsque nous habitions tous ensemble, ce fut parfois l’occasion de délicates négociations pour la sélection de la chaîne.

Mais le dimanche, nous avons toujours été d’accord pour regarder « Arrêt sur Images » et les « Guignols ». Il n’y eut pas d’exception ce midi.

Je prends toujours autant de plaisir à regarder l’émission de Daniel Schneidermann, même s’il m’agace parfois un peu. Car malgré les années et les changements de chroniqueurs, cette émission reste toujours d’une stupéfiante sagacité, et est un des seuls territoires audiovisuel assez critique et qui évite les penchants démagogiques habituels. On en apprend toujours beaucoup, et l’éclairage qui décrypte l’information est parfois d’une redoutable efficacité.

Dans le genre, je lis aussi avec assiduité le « Big Bang Blog » où on peut constater, avec surprise, que des journalistes peuvent aussi tenir un véritable blog (pas sur typepad, avec un bon nom, des articles à la forme plus libre et personnelle, mais la plume autant affûtée). Vraiment excellent ! Je suis avec beaucoup de plaisir les articles de Schneidermann et David Abiker.

Ensuite, il faut zapper sur Canal+ et se régaler des « Guignols ». Et là je rigole, mais qu’est-ce que je peux rigoler. Je crois que ça va avec mon hilarité en lisant « Fluide Glacial », je suis vraiment beauf quand je veux, mais pas de problème. Je ris, et c’est vraiment bon. :mrgreen:
Et aujourd’hui encore, je me suis marré comme une barrique, surtout avec De Villiers et Royal ! Fantastique !

Et du coup ces intérêts communs et fédérateurs sont autant de rituels familiaux qui entretiennent une certaine forme de communication et considération réciproque. Quelque part, cela signifie pour moi que mes parents ne sont pas lobotomisés et continuent à « réfléchir », et pour eux je crois que c’est la preuve que je ne suis pas encore complètement un parigot hautain et élitiste (et toujours résolument de gauche !).

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Sex'n'pop spécial "gay"

Publié le Vendredi 18 Août 2006 - 19:13
Catégorie: Linkage, Télévisage

Hier soir très tard, je ne sais pas si vous avez vu mais il y avait une émission sur Arte : sex’n'pop. L’épisode du jour (qui est déjà une rediff) était consacré à la musique “gay” et aux icônes pédé. C’était un excellent documentaire ! Super intéressant et avec des interviews qui tenaient vraiment la route. Je guette la rediffusion si cela arrive… (C’est un sms de mon boss qui m’a renseigné sur l’émission !! C’est pas top ça hein ? Mouarf.)

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Plus belle la vie

Publié le Jeudi 17 Août 2006 - 18:19
Catégorie: Télévisage

C’est en lisant ce post de Timy (son blog est absolument irrésistible !), que je repense à cette histoire de visibilité des pédales à laquelle je tiens tant. Cette visibilité de la Gay Pride qui me paraît si importante, et cette visibilité dans la société, au quotidien, qui est certainement le facteur d’intégration/assimilation/acceptation/évolution (rayez les mentions inutiles…) le plus important.

Evidemment, la littérature évoque l’homosexualité avec plus ou moins de métaphore depuis belle lurette. Et les personnages homos ne se cachent plus sous d’habiles tournures de phrases, ils sont aujourd’hui au moins des protagonistes secondaires (surtout très dignes, intelligents, célibataires et sensibles, et avec le sida c’est mieux), faute d’être des héros (de la part d’auteurs hétéros, sinon nous avons maintenant « notre » littérature communautaire qui vaut… ce qu’elle vaut). Et en découlent naturellement des films, des téléfilms et des émissions. Les personnages homos ne pullulent pas, mais prennent simplement leur emplacement « statistique » dans ce reflet de la société. Oh il ne faut pas non plus rêver, comme les autres communautés, nous sommes plus des cibles marketing identifiées que le fer de lance de la lutte pour la Tolérance de la part des chaînes de télévision.

Mais je ne vais pas non plus ronchonner pour ronchonner, je dois avouer que l’amélioration est notable depuis quelques années. En quantité et en qualité, je crois qu’on s’est presque débarrassé de l’image unique de la « Cage aux folles ». Je dis bien « unique » car cette image là me convient autant que les autres, tant qu’elle s’accompagne d’autres représentations toutes aussi valables et tangibles. Nous devons encore éviter le gouffre gigantesque de l’hétéronormalisation, celui de la folle-modâsse, ou encore celui du mec en combi latex intégrale méga SM et zoophile, mais nous y arriverons. :mrgreen:
Je me réjouis donc de la multiplicité des exemples qu’on peut notamment trouver à la télévision. Car la télé est le média par excellence, celui qui touche vraiment tout le monde. On trouve devant le petit écran des personnes de 7 à 77 ans, de tous les milieux, les niveaux intellectuels et les localisations géographiques. Je ne m’offusque que rarement des modèles qu’on nous donne en pâture, même de l’odieuse plante verte de Steevy (putain j’espère qu’au moins Ruquier se l’est tapé une fois !). Ce que j’aime c’est qu’après quelques années, nous avons de plus en plus de typologies qui sont présentées, et sans en discriminer aucune, les gens se rendent simplement compte que nous sommes aussi cons et chiants qu’eux-mêmes. ;-)

Pour moi tout a commencé avec Gérard dans les « Filles d’à côté » qui reprenait le rôle de la folle, mais sans la cage. Car au moins ce n’était pas un trav, mais un « gymqueen » (j’ai du enseigner cela à mes parents qui ne connaissaient même pas la terminologie idoine, rhalalala !). Et puis les personnages homos ont fleuri au cinéma, et plus tard dans certains téléfilms, et dans les émissions de télévision (Voir l’excellente catégorie “Visibilité” de Média-G.). Je retiens alors les films que j’ai déjà évoqués dans mon panthéon personnel.

Mais une vraie rupture a été engagée lors du passage du téléfilm « Juste une question d’amour ». Le 26 janvier 2000, 6.3 millions de français ont vu ce téléfilm qui traite ouvertement de l’homosexualité sur France 2 ! « Tout le monde » a vu ce long-métrage, et « tout le monde » y a été sensible, un truc dingue.

En terme d’émissions de téléréalité : Steevy puis Thomas dans les Loft Story 1 et 2, Michel dans les Colocataires (une vraie petite star des mamies, des tantes et des cousines, et un pédé qui s’assumait au moins), le finlandais dans « Nice People ». Il faut noter aussi que le gagnant du « Chantier » est un couple gay (dingue ça aussi, à l’époque) ! Ne parlons pas de la « StarAc » et de la « Nouvelle Star », il faut y chercher les hétéros ! :mrgreen: Et puis les « Queers » évidemment où nous y retrouvons tous les clichés de l’homo, mais nous serions hypocrites de ne pas y reconnaître une bonne frange de nos coreligionnaires. ;-)

Autant les feuilletons américains ont intégré des personnages homos depuis belle lurette, autant les français étaient à la traîne. Mais « Clara Sheller » a changé la donne avec brio, et j’étais là (oh yeah !). Mais dernièrement, et ce dont toute ma famille m’a parlé, et qui m’a franchement épaté, c’est la présence d’un personnage homo dans « Plus belle la vie » qui est une série catastrophique, mais que « tout le monde » regarde (« on choisit pas ses parents, on choisit pas sa familleuuuuuh »).

Je pense que c’est cela qui changera aussi carrément la donne. Et c’est autant un indicateur de changement de mentalité, qu’un formidable catalyseur pour accélérer les choses. Un cercle vertueux qui je l’espère ira en nous donnant plus de visibilité, et luttera contre l’homophobie, les préjugés et l’opprobre dont nous faisons toujours l’objet (dans la rue, et dans les lois françaises). Il ne s’agit pas de dire que l’homosexualité c’est bien (quoi que sucer une bite, c’est quand même génial aheummmm), mais juste de montrer la réalité, et de se rendre compte qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat (oh siiii fouette moi !!).

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Magnolia

Publié le Jeudi 3 Août 2006 - 15:02
Catégorie: Cinéphage, Télévisage

Il y a quelques temps de cela en lisant le blog de Nij, et en voyant un de ces articles dans lequel il évoquait le film « Magnolia », je me suis dit que je devais aussi en rajouter une couche. Ce film est vraiment dans mon panthéon des plus beaux films de l’Univers (si si). Je prépare d’ailleurs un post qui parlera un peu plus avant de ces films qui comptent pour moi, et « Magnolia » en fera résolument parti.

Un peu sur le mode de « Short cuts » d’Altman (qui est aussi un excellent métrage), « Magnolia » de Paul-Thomas Anderson est un film qui se fonde sur les hasards des rencontres et des télescopages de personnages et d’intrigues, et surtout sur ces moments singuliers de l’existence où tout peut arriver. Des moments où les coïncidences peuvent prendre les abords les plus extraordinaires et où les circonstances les plus hasardeuses viennent changer les destinées des quidams que nous sommes. Alors tout est possible, et nos actions sont liées les unes aux autres, d’une manière qu’on ne peut même soupçonner.

Dans la vallée de San Fernando, un vieillard fortuné (Jason Robards, le méchant de « Philadelphia ») et mourrant demande à son infirmier (Philip Seymour Hoffman) à domicile de rechercher son fils, un homme qu’il ne voit plus depuis des années. La jeune femme (Julian Moore) du moribond qui l’a épousé pour le fric se retrouve finalement désespérée par la mort de son mari. L’infirmier parvient à contacter un étrange gourou du sexe (Tom Cruise) qui apprend aux hommes à dompter et dominer les femmes. Un enfant participe à un jeu télévisé pour génies en herbe, qu’anime une grande star du petit écran. La fille de ce dernier a des problèmes de drogue, et fait la rencontre inopinée d’un policier (John C. Reilly). A cette même émission, vingt ans plus tôt, c’est un autre homme (William H. Macy) qui avait gagné, et qui vit toujours dans les fantômes de cette victoire.

Une jolie brochette de comédiens donc, qui sont absolument magnifiques dans ce film. C’est d’ailleurs à mon sens le meilleur rôle de Tom Cruise, et les autres ont été ensuite beaucoup vus dans d’autres oeuvres. Julian Moore est une simple et édifiante merveille dans « Magnolia ». Elle est belle, touchante, terriblement vraie et transmet ses émotions à l’écran avec une sincérité rarement éprouvée. Il y a même Felicity Huffman (la femme de William H. Macy d’ailleurs) qui tient un petit rôle, en s’occupant du gamin au jeu télévisé.

Tous ces personnages se croisent ou agissent indirectement les uns sur les autres. En tout cas, pendant cette journée charnière, tout va basculer et être remis en question. Des crises dont certains ressortiront libérés, meurtris, déçus, endeuillés, amoureux, absous ou un peu plus humains.

Avec une musique d’Aimée Mann à vous faire tomber par terre en prime, et une réalisation d’une bluffante efficacité, rendant le film naturellement intelligible, sensible et lui conférant un ton d’une stupéfiante justesse. « Magnolia » pourrait être pathétique ou beaucoup trop « américain » dans l’exaltation des sentiments et des passions, mais il est au contraire tout en nuances, dans cet incroyable chassé-croisé en clair-obscur.

Et ce final !! Ce final qui m’a laissé sur le carreau quand je l’ai vu au cinéma, tellement c’était beau, frappant, incroyable, fascinant, délirant ! Il faut voir cela ! Certains ont au contraire réprouver cette fin énigmatique et en apothéose, alors que moi, tout au contraire, je la trouve essentielle. Cette conclusion termine justement cette journée extraordinaire par un événement qui défie le sens commun, et qui donne au film un coup de fouet inattendu. Oh là là, comme j’aime cette scène !

Et si je dois conclure par une scène que je révère particulièrement, c’est celle de Julian Moore dans la pharmacie. Elle joue le rôle de cette jeune femme qui va perdre son vieux bonhomme, qu’elle n’a épousé que pour sa thune, mais dont elle se rend compte qu’elle l’aime vraiment. Elle est complètement dépressive et survoltée, elle va en urgence chez son toubib qui lui prescrit des médocs très fort pour la calmer, en plus de trucs pour son mari. Et quand elle débarque dans la pharmacie, un jeune assistant et le pharmacien la regarde avec suspicion. Ils passent un coup de fil discrètement pour vérifier qu’elle n’est pas junkie, et quand le jeune fait mine de plaisanter en lui demandant ce qu’elle a pour prendre tout ça…

Julian Moore est remarquable du début à la fin, et on peut en dire de même de tous les autres comédiens. Hein quoi ? J’en fais trop ! Mais nan je vous juuuuuuuure madaaaame ! Il faut le voir !

Magnolia

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Koh Lanta et Madonnarama

Publié le Samedi 22 Juillet 2006 - 19:12
Catégorie: Matooyage, Télévisage

Heureusement que j’ai pris mon lundi, car je sens que ce week-end va encore me laisser sur les rotules. :)

Hier soir, Alex nous invitait pour une soirée « Koh Lanta » ! Moi qui me foutait de Diego qui enregistrait cette émission de téléréalité, au fur et à mesure des années, et de l’assuétude grandissante de mes contemporains, j’ai voulu en savoir un peu plus. Donc c’était ma première émission !

Mouai, bah pour l’instant je ne choppe pas trop le truc. A part les mecs carrément pas mal, et le côté « Seul au monde », il s’agit encore d’une bonne occasion de se repaître de ses voisins. Tout est manifestement manigancé pour les mettre à bout, et pimenter le show des ingrédients habituels de la sitcom de base. Hypocrisie, mensonge, et tartufferie en tout genre, les plus bas instincts de l’homme ont l’air de s’y acclimater avec bonheur !

A voir dans les prochains épisodes, de toute façon, il nous fallait aussi un argument pour nous réunir hebdomadairement afin de faire plein de choses, mais au final de ne pas beaucoup reluquer l’écran plat. En survolant les blogs, j’ai pu constater que l’émission est vraiment en vogue chez les copines (Eric, Chapi ou Aymeric).

On a fait le nécessaire pour être au Tango vers minuit, afin de ne pas trop faire de queue. En effet, c’était la sacro-sainte soirée Madonna ! Une soirée qui rameute toujours beaucoup de gens, vous vous l’imaginez. J’ai toujours un peu de mal à croire qu’on puisse faire une soirée où la musique serait exclusivement du Madonna, mais force est de constater que c’est tout à fait possible. Dire que je ne connais pas le tiers des chansons, mais que mes voisins entonnaient à peu près tout ce qui passait. Bah voilà, on est fan ou on ne l’est pas !

Mais j’adore notre Sainte Mère à tous comme le bon pédé que je suis, et je n’ai pas boudé mon plaisir. Amok qui était là, avec Andew Pipen et la délicieuse Lilith Lucifer, m’a épaté de par ses connaissances encyclopédiques de la chanteuse. On entendait à peine les premières mesures qu’il énonçait avec certitude le titre, l’album, l’année de sortie, l’ordre des singles, à quels concerts et en quelles versions avait-on entendu la chanson, et ce que portait alors la madone, en plus de la chorégraphie. Alors moi je dis : chapeau !

Madame Lucifer a vu qu’il n’y avait vraiment pas un hétéro pour elle dans la salle, elle a donc décidé de s’éclipser ! Et plus tard, Henri, Oli, PJ et quelques autres personnes nous ont rejoint. Dire que le monde est petit est terriblement banal, mais j’ai toujours du mal à croire aux liens de connaissance entre les gens. Jean qui est un ami de PH, connaît aussi PJ, que je connais par Henri. Et là encore, Henri était avec un ami de Bordeaux, dont je connais en fait le petit copain. Evidemment, le web a rendu ces « connaissances » tellement denses et dans des ramifications tellement inattendues, que l’on se retrouve liés les uns aux autres à très peu de maillons.

Encore une soirée très CSP+ avec des prénoms composés du plus bel effet, et une fournée assez exceptionnelle de deux Polytechniciens, deux Normaliens (et pas des petits de base apparemment), un Mine de Paris et un Centralien (allez, majuscules pour tout le monde !). Et en plus, ils osent être plutôt pas mal de leur personne. Pfff. D’ailleurs ça a été le cas de l’élaboration d’une théorie-minute avec Oli (on aime bien ça avec Olichou en boite, on fait souvent faire des pas de géant pour l’humanité, si, si), dont je reparlerais plus tard, sur la propension à la bogossité des grands écoliers. D’ailleurs il fallait les voir frayer entre eux les petits choux hier soir, hu huhu. Et quel spectacle qu’Oli et Henri s’escrimant sur deux inflexibles Pénélopes, à la vertu ployante mais non cassante. ;-)

Je suis rentré un peu plus tôt que les autres, mais c’est que je suis vieille moi ! Et là j’ai encore du mal à émerger… Dire que ça recommence ce soir ! Chic chic chic ! :mrgreen:
Plus sérieusement, je me suis interrogé en partant sur ce qui expliquait que lorsque j’avais 19 ans, je fréquentais pas mal de mecs un peu plus âgés (la maturité et des conneries comme ça… arf). Et aujourd’hui à 30, je réalise que je suis régulièrement le plus âgé du groupe. Oh en moyenne, je pense que ça tourne entre 24 et 28 ans, mais c’est une tendance que je ressens assez nettement. Or je vis assez bien ma ch’tite trentaine, et n’ai pas particulièrement des pulsions Peterpanesques, et j’ai du mal à m’expliquer cet état de fait. Evidemment mes amis les plus anciens ont plutôt mon âge ou sont plus âgés. Cela me turlupine, car je ne voudrais vraiment pas devenir le ieuve qui est décalé par rapport à son âge. Du coup il faudrait que je sache faire la part des choses, entre assumer mes propres envies et ne pas rester artificiellement accroché dans des activités qui ne sont plus les miennes (ça existe ça ?).

Tiens voilà bien un truc que je ne me posais pas quand j’en avais 29. Rhaaaa et après je dis que je vis bien mes 30 ans. Arf arf. J’adore quand je suis hypocrite avec moi-même !!! :mrgreen: