Nice people : cuirs, moumoutes et fanfreluches !
Hier, j’ai passé la journée à Nice ! Une de ces journées de boulot éreintante qui démarre à 6h du matin, et termine à 23h, avec un aller-retour en avion dans les pattes, et des heures de réunion. Oui mais là c’est vrai que la parenthèse niçoise fut particulièrement agréable.
Il faisait déjà très beau, et cette luminosité dans le sud, c’est vrai que ça change tout. Outre cela, nous étions reçus, mes deux collègues et moi, par la directrice de la région (Côte d’Azur) que j’avais déjà rencontrée une fois à Paris, et son équipe. J’ai donc été escorté toute la journée par 7 jeunes femmes !! Sooo gay ! La vue sur la mer et les palmiers depuis la salle de réunion, ça ragaillardit tout de suite, même si du coup j’avais plutôt envie de sortir flâner. Et même dans les mentalités, on sentait un truc plus cool, plus zen, plus « sud »… D’ailleurs Zaza la Gothique, la directrice commerciale de la région, me le disait à table le midi: « Tu sais les femmes, elles ont d’autres plaisirs dans la vie que leur boulot. Il faut savoir vivre aussi… ». Oh que c’est sage et juste.
Et en plus, ces meufs, elles étaient meufs mais elles étaient meuuuuuufs comme c’est pas permis. Genre y’avait du concentré de trois meufs pour en faire une. Parfums capiteux, strass, paillettes, coiffures, bottes en cuir, jupes en cuir, manteau argenté, cols en fausse fourrure colorée, talons fins et élancés, sac à main clinquant, verroteries étincelantes… Comme je le disais en figure de proue, mes niçoises, elles étaient : cuirs, moumoutes et fanfreluches !!
Evidemment, Zaza la Gothique était à la tête de l’équipe, mais aussi en tête de la « concentration féminine », il faut au moins 5 parisiennes pour me faire une Zaza !! De plus, c’est une femme d’une cinquantaine d’années je pense (d’après certaines dates qu’elle a données) qui est d’une stupéfiante beauté, foutue comme une déesse, charmante, piquante, intéressante, qui parle de son « copain » et de sa fille, et qui a l’air d’être proche de ses ouailles. Elle a un petit téléphone portable auquel pend un pompon chelou énorme avec tout un tas de merdes pendus à un fil, le tout au fond de son sac Céline en cuir rose (Je suis un fanatique des sacs à main Céline, j’adooooore cette marque, je voudrais être une meuf juste pour ça, huhuhu.)… Je l’appelle la Gothique parce qu’elle est très brune (colorée) avec une coupe à la Morticia, et plutôt habillée en noir, avec un maquillage des yeux aussi assez sombre, ce qui lui donne un regard encore plus ténébreux et charismatique. Bref, une femme qui sait jouer de ses atours, et qui est tout sauf une imbécile. Elle pourrait être vulgaire, mais en fait pas du tout, c’est une frontière parfois assez floue et qui dépend certes des sensibilités de chacun, mais pour moi elle est tout au contraire l’incarnation de la Belle du Sud… de la France.
Elle nous a invité à déjeuner dans un excellent restaurant à côté du port de St Laurent du Var. Et encore un fois, même si je ne me vois pas spécialement habiter là… Quand même…

En tout cas, j’étais comme un poisson dans l’eau tout la journée, avec toutes ces nanas.
L’avion du soir fut l’occasion d’une rencontre bien extraordinaire. En effet, lorsque je suis arrivé dans l’appareil, j’ai croisé le regard d’un des stewards qui m’a gratifié d’un « bonjour » un peu spécial. L’espace de quelques secondes, je me suis dit : « Je le connais… », et sa prunelle interrogative avait l’air de prouver la réciproque. J’ai tremblé pendant quelques secondes supplémentaires en me demandant si penser (re)connaître un steward d’Air France n’était pas l’équivalent d’avoir peut-être couché avec. Huhuhu. J’ai alors repensé à mon DA… Mais vraiment, son visage avait une autre… résonance.
Et c’est en quittant l’avion, et que nous allions nous recroiser que j’ai immédiatement su qui il était. Ce qui est drôle c’est que simultanément, il le savait aussi. Il me lance alors « On se connaît non ? ». Je lui dis du tac au tac : « Olivier N. ? », et lui de me répondre grand sourire : « Mathieu B. ». Aaaaah trop fort. Voilà le retour de kyrielles d’images en un court instant… Nous nous sommes connus en primaire et au collège, mais à en voir les photos de classe, c’est seulement en cinquième qu’on était ensemble.
Nous n’avons pu parler que quelques minutes car il était au boulot !! Mais je me souvenais bien de son objectif à 14 ans qui était de devenir bilingue en japonais, et il m’a confirmé qu’il y avait vécu trois ans. En plus, il habite rue Saint Maur, à 300 mètres de chez moi… Ah là là. C’est fou, c’est fou.














