MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Vendredi 01 Février 2008

Matooyage Nice people : cuirs, moumoutes et fanfreluches !

Classé dans: Matooyage — Tags: @ 22:49:35

Hier, j’ai passé la journée à Nice ! Une de ces journées de boulot éreintante qui démarre à 6h du matin, et termine à 23h, avec un aller-retour en avion dans les pattes, et des heures de réunion. Oui mais là c’est vrai que la parenthèse niçoise fut particulièrement agréable.

Il faisait déjà très beau, et cette luminosité dans le sud, c’est vrai que ça change tout. Outre cela, nous étions reçus, mes deux collègues et moi, par la directrice de la région (Côte d’Azur) que j’avais déjà rencontrée une fois à Paris, et son équipe. J’ai donc été escorté toute la journée par 7 jeunes femmes !! Sooo gay ! La vue sur la mer et les palmiers depuis la salle de réunion, ça ragaillardit tout de suite, même si du coup j’avais plutôt envie de sortir flâner. Et même dans les mentalités, on sentait un truc plus cool, plus zen, plus « sud »… D’ailleurs Zaza la Gothique, la directrice commerciale de la région, me le disait à table le midi: « Tu sais les femmes, elles ont d’autres plaisirs dans la vie que leur boulot. Il faut savoir vivre aussi… ». Oh que c’est sage et juste.

Et en plus, ces meufs, elles étaient meufs mais elles étaient meuuuuuufs comme c’est pas permis. Genre y’avait du concentré de trois meufs pour en faire une. Parfums capiteux, strass, paillettes, coiffures, bottes en cuir, jupes en cuir, manteau argenté, cols en fausse fourrure colorée, talons fins et élancés, sac à main clinquant, verroteries étincelantes… Comme je le disais en figure de proue, mes niçoises, elles étaient : cuirs, moumoutes et fanfreluches !!

Evidemment, Zaza la Gothique était à la tête de l’équipe, mais aussi en tête de la « concentration féminine », il faut au moins 5 parisiennes pour me faire une Zaza !! De plus, c’est une femme d’une cinquantaine d’années je pense (d’après certaines dates qu’elle a données) qui est d’une stupéfiante beauté, foutue comme une déesse, charmante, piquante, intéressante, qui parle de son « copain » et de sa fille, et qui a l’air d’être proche de ses ouailles. Elle a un petit téléphone portable auquel pend un pompon chelou énorme avec tout un tas de merdes pendus à un fil, le tout au fond de son sac Céline en cuir rose (Je suis un fanatique des sacs à main Céline, j’adooooore cette marque, je voudrais être une meuf juste pour ça, huhuhu.)… Je l’appelle la Gothique parce qu’elle est très brune (colorée) avec une coupe à la Morticia, et plutôt habillée en noir, avec un maquillage des yeux aussi assez sombre, ce qui lui donne un regard encore plus ténébreux et charismatique. Bref, une femme qui sait jouer de ses atours, et qui est tout sauf une imbécile. Elle pourrait être vulgaire, mais en fait pas du tout, c’est une frontière parfois assez floue et qui dépend certes des sensibilités de chacun, mais pour moi elle est tout au contraire l’incarnation de la Belle du Sud… de la France.

Elle nous a invité à déjeuner dans un excellent restaurant à côté du port de St Laurent du Var. Et encore un fois, même si je ne me vois pas spécialement habiter là… Quand même…

Port de St Laurent du Var

En tout cas, j’étais comme un poisson dans l’eau tout la journée, avec toutes ces nanas. ;-)

L’avion du soir fut l’occasion d’une rencontre bien extraordinaire. En effet, lorsque je suis arrivé dans l’appareil, j’ai croisé le regard d’un des stewards qui m’a gratifié d’un « bonjour » un peu spécial. L’espace de quelques secondes, je me suis dit : « Je le connais… », et sa prunelle interrogative avait l’air de prouver la réciproque. J’ai tremblé pendant quelques secondes supplémentaires en me demandant si penser (re)connaître un steward d’Air France n’était pas l’équivalent d’avoir peut-être couché avec. Huhuhu. J’ai alors repensé à mon DA… Mais vraiment, son visage avait une autre… résonance.

Et c’est en quittant l’avion, et que nous allions nous recroiser que j’ai immédiatement su qui il était. Ce qui est drôle c’est que simultanément, il le savait aussi. Il me lance alors « On se connaît non ? ». Je lui dis du tac au tac : « Olivier N. ? », et lui de me répondre grand sourire : « Mathieu B. ». Aaaaah trop fort. Voilà le retour de kyrielles d’images en un court instant… Nous nous sommes connus en primaire et au collège, mais à en voir les photos de classe, c’est seulement en cinquième qu’on était ensemble.

Nous n’avons pu parler que quelques minutes car il était au boulot !! Mais je me souvenais bien de son objectif à 14 ans qui était de devenir bilingue en japonais, et il m’a confirmé qu’il y avait vécu trois ans. En plus, il habite rue Saint Maur, à 300 mètres de chez moi… Ah là là. C’est fou, c’est fou.

Photo de classe de ma 5ème

Mardi 29 Janvier 2008

Ecoutage Matooyage Pour quelques métros de plus : La tafiole, la pute et la vieille.

Classé dans: Ecoutage, Matooyage — Tags: , @ 23:04:22

Ce matin, le métro, la tête dans le cul comme tous les matins, une rame un peu plus bondée que d’habitude, je sens que je ne vais pas être assis, et ça me gave. Je fous mes écouteurs, et je rentre dans la rame… Ironie du sort, mon baladeur m’a cheuflisé ce morceau :



L’homme à l’harmonica - Ennio Morricone

Car je le vois… Le strapontin libre. Et je la vois… Cette pute. L’harmonica entame ses premières plaintes, et le duel se met en place. La musique me rend hystérique à l’intérieur, je suis un vrai cowboy, et elle va pas me marcher sur les pieds cette teupu de mes deux. Je lui jette un regard décidé, et je sens le sien qui glisse sur mon visage aussi renfrogné et motivé. Je suis le mieux placé, mais j’ai un obstacle… Un mec est juste devant moi, je dois le contourner, mais sans lui signifier cet eldorado qu’il a bien ingénument ignoré.

Un dernier regard échangé, l’harmonica se déchaîne, il va falloir dégainer.

Une goutte de sueur virtuelle perle à nos fronts, masses laborieuses qui nous moutonnons tous les jours dans le métro. Et là, c’est le drame ! Une vieille, oui vous avez bien entendu, une IEUVE, une de celles avec le regard mauvais et la mise-en-pli argentée, dont on se demande ce qu’elle fait dans le métro à cette heure-là d’ailleurs. Bref la ieuve est en train de nous griller en beauté, elle s’avance telle une walkyrie et lacère de ses griffes acérées les gens qui se tiennent sur son chemin. Elle est rapide comme l’éclair, une vrai ieuve bionique, et elle va arriver à ses fins.

Alors la teupu dans un dernier espoir, elle était la mieux située à présent, dégaine et tente la feinte de la dernière chance. Moi, je ne sais pas, je ne sais plus. Je suis dépassé par les événements, et cette musique qui m’oblige à faire quelque-chose. Mein gott, tant de drames à huit heures du matin, ce n’est pas possible !!

Mais il faut faire des choix dans la vie. J’ai fait le mien en une demi-seconde. D’ennemis, nous sommes alors devenus complices. Je me suis négligemment déplacé de cinquante centimètres pour me placer juste dos à la vieille, et face à la pute. La vieille a bien tenté de me dire un mot, mais moi le jeune rebelle aux écouteurs dans les oreilles, je l’ai ignorée. J’ai gagné deux secondes avant qu’elle me tapote sur l’épaule d’un air démoniaque, et me bouscule pour passer. Deux secondes qui ont permis à ma nouvelle comparse de s’emparer du strapontin tant convoité.

Quand la vieille est passée, elle a découvert qu’elle était bredouille. J’ai échangé un demi-sourire de victoire avec la teupu, et j’ai renoncé à mon petit confort matutinal. Nous avons scellé notre pacte, lorsque quatre stations plus tard, la pute s’est levée et m’a habilement laissé sa place. La ieuve a bien essayé de ruser, mais l’union fait la force…

Je m’assois sur le strapontin, et le morceau suivant vient encore conclure cette nouvelle aventure ferroviaire, tout en restant dans le thème. Aaah j’adore ma boite à musique stochastique !!



Pour quelques dollars de plus - Ennio Morricone

Je savoure mon duel à l’ombre des tunnels parisiens, et souris à mon western du matin. C’est alors que je me dis que c’est largement blogable, et que j’adorerais que la teupu se soit dit « La tafiole là, je ne vais pas lui laisser ma place ! ». :mrgreen:

Dimanche 18 Novembre 2007

Matooyage Matoo le bricolo a encore frappé

Classé dans: Matooyage — Tags: , @ 20:07:08

Alors vous voyez, je ne suis pas vraiment un bricoleur, un vrai cliché gay sur le coup, incapable de percer un trou, de planter un clou ou quelconque de ces activités si mââââles. D’ailleurs, j’ai peur de la perceuse. J’en avais achetée une pour monter mes tringles à rideaux quand j’ai emménagé, et quand je l’ai mise en route la première fois, elle m’a fait tellement peur, que j’ai arrêté tout de suite. Ca a l’air vraiment trop dangereux pour moi ce truc. Du coup, je fais tenir mes tringles à rideaux avec des clous. Plein de clous pliés et tapotés, je ne sais pas comment ça tient (d’ailleurs parfois ça tombe !!), mais au bout de quatre ans j’ai arrêté de me poser la question.

Pareil pour monter les meubles, et souvent je pète des cloisons, je perds des vis, ou il m’en reste trop à la fin… Et là encore, la même méthode empirique : si ça tient, ça tient. :mrgreen:

Ce week-end, il a commencé à grave cailler sa mère, sa race. Et la porte de mon appartement étant un vrai gruyère, je sens un courant d’air sibérien quand je suis dans le salon. En plus des divers caoutchoucs pour isoler les huisseries, je me suis dit qu’une solution pragmatique et facile serait d’ajouter un rideau devant ma porte.

J’ai d’abord bien étudié la situation. Il ne fallait pas une tringle trop longue si je veux me caler en haut de la porte, car il y a un rebord. Je suis allé à mon magasin de bricolage le plus proche, et j’ai trouvé mon bonheur. Seulement en rentrant je constate que la tringle est trop longue (c’était la plus courte, mais elle mesure tout de même un mètre), et qu’elle tape contre le rebord. Zut ! Et d’un seul coup, je me demande bien pourquoi je voulais absolument poser cette tringle au-dessus de la porte. Quelle idée, il me suffit de la poser un peu plus bas, juste en dessous ce satané rebord. Et hop !!

Je chope mon marteau et mes clous, et j’applique ma classique technique du calage approximatif et précaire de tringle à rideaux. Une heure après, j’ai un beau rideau qui isole parfaitement ma porte (à l’aide de 54 clous), et dont la tringle court merveilleusement à dix centimètres en dessous du haut de la porte (et ne tombe presque pas). Fier comme Artaban, je range mes outils, et je vaque à mes occupations.

J’ai eu une révélation, plusieurs heures plus tard, quand le livreur de pizza a frappé. J’ai vu ça :

Matoo le bricolo a encore frappé

Et j’ai compris. Ah oui j’ai un petit problème du coup. Forcément, c’était pour ça que je tenais tellement à poser la tringle au-dessus de la porte… Là, je ne peux plus ouvrir la porte, ou bien je défonce tout.

J’ai poussé un grand soupir de honte, de désolation et de désespoir pour l’humanité, et puis j’ai arraché mon bel ouvrage clouté. J’ai jeté mon rideau et mes attaches, et j’ai accueilli avec sourire et circonspection ma calzone.

Je crois que je suis un cas perdu pour la science du bricolage. C’est terrible de se sentir aussi con parfois, et incapable patenté (il faut dire que ça ne m’intéresse tellement pas aussi…). Bon en attendant, il faut que je trouve un moyen !!!

Pôpaaaaaa, Mômaaaaaaaan ?? Chériiiii ?????

Vendredi 16 Novembre 2007

Matooyage L’hilarité métropolitaine est proportionnelle à la compression des corps

Classé dans: Matooyage — Tags: , @ 23:42:06

Comme tout le monde, je galère un peu dans les transports ces derniers jours. Mais bon, je respecte à 100% le droit de grève, et donc je fais de mon mieux pour aller à bon port, tout en profitant de ce quelques moments de convivialité que nous apportent ces rames bondées, et ces conversations de bistrots qui ont lieu même dans toutes les entreprises de la région parisienne. Car on ne parle que de ça, et j’ai l’impression que ça donne quand même à certains du grain à moudre, ça me fait penser aux conversations sur le Loft parfois. Bref !

Toute à l’heure, j’ai opté pour la ligne 9 pour repartir, ayant entendu que la 10 était vraiment moribonde. Ce matin, j’ai mis une bonne heure trois quart pour aller au taf (je travaille à « Pont de Saint-Cloud), mais j’ai pensé que j’aurais peut-être plus de chance ce soir. Que nenni ! Je suis allé à pied jusque Porte de Saint-Cloud pour choper la 9 donc, et je pensais que la rame arriverait un peu vide. En fait, elle était déjà bien pleine. Arfff. J’ai tout de même réussi à m’infiltrer, et ainsi a commencé ce voyage vers « République ».

Nous étions serrés comme des sardines, mais de stations en stations, c’est devenu tellement blindé que j’étais comprimé contre mes camarades voyageurs. Finalement, l’ambiance était assez bonne, et les gens plutôt polis et patients. On finit même par en rire, ou par échanger quelques clins d’oeil complices, on partage après tout la même galère.

Mais à un moment, c’était à « Ranelagh », j’ai été tellement poussé et compressé contre les gens que je me suis retrouvé penché vers l’avant, et incapable de tenir debout. Incapable de tomber aussi évidemment puisque nous étions tous les uns sur les autres. J’avais l’impression d’être dans une piscine à boules, et complètement immobilisé dans une position très atypique. A côté de moi, une jeune femme asiatique, une petite femme qui portait un chapeau cloche violet en laine, était comprimée entre deux dos masculins. Peu à peu, je voyais son chapeau cloche se coller à son visage, et elle-même disparaître entre les deux types. Elle était incapable de tourner la tête ou de bouger son corps, nous nous sommes regardés dans nos positions réciproques, et c’était parti. J’ai été pris d’un léger pouffement qui s’est rapidement mué en une crise de rire monumentale.

Une dizaine de coreligionnaires n’ont pas résisté à l’appel du zygomatique, et voilà comment nous avons commencé à papoter, tout en rigolant de temps en temps. Il me suffisait de regarder la jeune asiatique écrasée par les deux mecs pour me poiler sans pouvoir m’arrêter. Et puis, une nana au fond a fait une remarque très intéressante : « Vous avez vu, nous sommes un wagon de petits… D’habitude, quand on est autant, on ne voit rien, parce qu’il y a toujours des grands, mais là ça va. » Et elle avait raison, j’étais un des plus grands (et vous savez bien que je suis un nabot), et je voyais tout au fond de la rame, quand j’ai enfin réussi à me redresser. J’ai donc confirmé : « Ah mais vous avez raison, c’est dingue ça. On est petits dans ce wagon !!! ». Et là nous avons eu un jeune homme à lunettes, très normalien en maths, qui a commencé à nous expliquer qu’en effet la loi de répartition de je ne sais quoi et blablabla, les statistiques, le hasard et blablabla. Alors qu’une autre dame a expliqué que nous nous étions sans doute donné le mot « tous les nabots wagon 2 !!! ». Bref, on a ri pendant quelques minutes, et moi plus fort que les autres, parce que c’est tout moi.

Ok ce n’est pas agréable ces transports aléatoires, et je comprends que ça peut apporter beaucoup plus de problèmes à certains. Je n’ai pas non plus envie que ça dure trop longtemps. Mais on ne peut pas dire que ça ne change pas le quotidien, et que ça ne pimente pas un peu les déplacements si banals et mornes que nous effectuons tous les matins et tous les soirs pour aller au boulot. Moi ça m’a fait rire ce soir, c’est déjà ça.

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