Le dernier opus Michael Tolliver est vivant du même Armistead Maupin avait eu des critiques très mitigées, malgré le fait de célébrer cela comme un 7ème tome des fameuses “Chroniques de San Francisco”. Armistead Maupin a publié sa série fétiche à la fin des années 70, et seulement à partir de 1998 en France. Le dernier bouquin ne pouvait pas avoir la même force que la série écrite dans les années 70, mais il en était vraiment très très loin. Ce 8ème tome “Mary Ann en Automne” a le mérite d’avoir beaucoup plus de similitudes dans l’écriture et les gimmicks familiers des Chroniques de San Francisco. Mais ça ne vole malheureusement pas très haut…
Armistead Maupin est plus que jamais en identification avec son personnage principal : Michael Tolliver, qui vit toujours en tant que “daddy” avec son mari Ben. Il a moins cette manie de justifier leur couple, et surtout le fait qu’ils baisent encore, donc c’est déjà ça. L’histoire se focalise plus ou moins sur Mary Ann qui est donc de retour à SF, après avoir quitté son mari, qui l’a trompée en direct sur Skype avec son coach de vie. Mary Ann est aussi là pour être opérée d’un cancer de l’utérus, et ce n’est pas la joie évidemment… On retrouve en plus Madame Madrigal et Shawna qui poursuivent leur bonhomme de vie, Madrigal toujours protégée par Jake (le collaborateur F to M de Michael) et Shawna connue être la Maïa Mazaurette de SF !!
Le bouquin se lit vraiment bien, comme d’habitude, mais il ne s’y passe pas grand chose. Du moins, j’ai eu l’impression que ça allait décoller quand il y a eu quelques intrigues avec une tonalité et modus operandi purement “chroniques de San Francisco”. On a vu alors des protagonistes qui se rencontrent par des hasards incroyables avec un enchevêtrement de circonstances extraordinaires, un excellent rappel au dernier tome de la série, et ce même rythme jouissif de sitcom qui pousse à tourner pages après pages. Mais ça ne dure pas, et c’est comme une barre de dynamite dont la mèche fait pschiiiit. Hop, le bouquin est fini.
D’un autre côté, je ne jette pas la pierre à Armistead Maupin, il serait ridicule et anachronique de continuer les chroniques sur le même ton, et Michael Tolliver est vivant n’était vraiment pas terrible. Celui-ci pourrait être le début d’un renouveau avec un certain charme, mais je n’y crois pas. Je crois qu’il ferait mieux d’écrire autre chose, il sait très bien le faire d’ailleurs (j’avais beaucoup aimé “Maybe the moon”), et définitivement remisé ses géniales chroniques qui resteront à la postérité. J’imagine que c’est plus une histoire financière et marketing, et que son éditeur ne doit lui demander qu’une suite assurant ainsi une vente presque garantie. Mais s’il continue, j’ai peur qu’il se grille complètement, on sent en plus qu’il n’a plus le “feu sacré” pour écrire comme quand il avait 35 ans de moins, et on ne le blâme pas pour cela…
Ah malgré tout quand les intrigues ont commencé à se croiser de cette manière toute familière, j’ai eu des frissons de bonheur en pensant au plaisir que j’avais eu de “vivre” ces Chroniques de San Francisco à leurs sorties en France. Il vaut mieux rester sur ces 6 bouquins là, et après pour les aficionados et les accros, bon oui vous pouvez lire aussi les deux derniers…








du coup malgres la longueur je me ferais bien une intégrale...





