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	<title>MatooBlog &#187; Au Diable Vauvert</title>
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	<description>Pectus est quod disertos facit.  ^^  Pédéblogueur depuis 2003 (178 av LLM).</description>
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		<title>Insurrections ! en territoire sexuel (Wendy Delorme)</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 21:55:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matoo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Boukinage]]></category>
		<category><![CDATA[Au Diable Vauvert]]></category>
		<category><![CDATA[Wendy Delorme]]></category>

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		<description><![CDATA[Prologue : Tout a commencé il y a quelques mois, alors que je changeais d&#8217;appartement et cherchais donc un hypothétique repreneur de mon ancien logis. J&#8217;avais informé mon « réseau » de cette opportunité en touitant tout simplement l&#8217;info. J&#8217;ai eu suite à cela des contacts avec des personnes qui étaient en recherche d&#8217;un appartement. Parmi ces gens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Prologue :</strong><br />
Tout a commencé il y a quelques mois, alors que je changeais d&#8217;appartement et cherchais donc un hypothétique repreneur de mon ancien logis. J&#8217;avais informé mon « réseau » de cette opportunité en touitant tout simplement l&#8217;info. J&#8217;ai eu suite à cela des contacts avec des personnes qui étaient en recherche d&#8217;un appartement. Parmi ces gens se trouvait une connaissance de <a href="http://coulmont.com/blog/" target="_blank">Baptiste</a>, à qui il avait transmis ce plan, une certaine Stéphanie.</p>
<p>Cette dernière m&#8217;a contacté pour visiter l&#8217;appartement, elle m&#8217;avait aussi dit qu&#8217;elle était thésarde et prof de fac. La meuf semblait super sérieuse, et venant de Baptiste, je me suis dit que ça devait être le cas (Bah oui de la part d&#8217;un éminent <a href="http://coulmont.com/blog/" target="_blank">sociologue spécialiste des sexshops</a>&#8230; Carrambaaa j&#8217;aurais dû m&#8217;en douter !!!). Nous prenons donc rendez-vous à mon ancien appartement, et je découvre une très belle jeune femme blonde et souriante. Nous papotons et je la trouve vraiment sympathique et agréable. Elle a en outre un petit côté iconoclaste qui me plait énormément. Je pousse le bouchon un peu trop loin (Maurice), et je lui explique dans la conversation les divers obstacles surmontés pour trouver l&#8217;<a href="http://blog.matoo.net/index.php/archives/2008/11/16/lappartement-magique-et-matante/" target="_blank">appartement magique et la proprio gayfriendly</a>.</p>
<p>Ayant fait mon coming-out, <em>voilà t-y pas</em> qu&#8217;elle s&#8217;y met à son tour !!!! Et là je suis sur le cul, elle ne fait pas du tout cliché lesbien ! Autant elle a dû griller en deux secondes la grosse tapette que je suis, autant elle est l&#8217;alter ego de mon meilleur ami pédé qui ressemble à s&#8217;y méprendre à un hétéro (à part son assuétude pour Madonna et les crèmes de beauté). Bref, nous continuons à tailler le bout de gras, et elle m&#8217;explique un peu plus qui elle est. Elle a l&#8217;air tellement sérieuse avec ses études, son job d&#8217;enseignante et son air de femme des années 80, femmes jusqu&#8217;au bout des seins, que j&#8217;hallucine encore sur sa lesbianité, mais en apprécie d&#8217;autant plus le discours militant.</p>
<p>Elle me demande comment je connais Baptiste et je lui explique alors que je ne l&#8217;ai jamais rencontré, mais que je le « connais » de blog uniquement. Elle me dit qu&#8217;elle tient elle-même un blog, me lance un curieux sourire, narquois et espiègle à la fois, et me souffle qu&#8217;elle m&#8217;en enverra l&#8217;url.</p>
<p>Nous avons échangé quelques emails concernant la location, et elle m&#8217;envoie l&#8217;adresse de son myspace alors que je suis au boulot. Clic clic, je suis trop curieux pour attendre, et découvre son carnet&#8230; Je lis quelques lignes et je manque de m&#8217;étouffer en déchiffrant rapidement le récit d&#8217;un week-end à Berlin où la jeune fille dit avoir pris son pied dans un show mêlant fist et domination et où je comprends qu&#8217;un poing dans la chatte et un autre dans le cul sont les plus bonnes choses au monde. Alors lààààààà, ça colle encore moins avec la jolie blonde, mais je jubile encore plus. Non seulement elle est lesbienne, activiste et barrée, mais aussi performeuse, artiste de burlesque, écrivaine et totalement <em>made in Musardine</em>. Huhuhu. J&#8217;adoooooooore !</p>
<p>Suite à cela, nous avons dîné ensemble à deux reprises, et il me semble qu&#8217;elle me découvre à chaque fois une couche supplémentaire qui me fait tomber de ma chaise. Et avec tout cela, elle est aussi cette belle femme prof et lettrée, elle est tout autant cette militante lesbienne avec ses attirances pour des FTM, ses envies d&#8217;irrévérence et d&#8217;insurrection qu&#8217;elle mène à bien tout en étant « elle ».</p>
<p>Donc vous l&#8217;aurez deviné, j&#8217;avais fait la rencontre de Wendy Delorme, et j&#8217;ai été marqué par le personnage, et par la nana qui est juste derrière. Donc j&#8217;ai lu son bouquin !!!</p>
<p><strong>Fin du prologue (Oui je sais, c&#8217;était long.).</strong></p>
<p>Difficile d&#8217;appeler cet ouvrage un roman, il s&#8217;agit plus d&#8217;un essai, ou d&#8217;un fourre-tout littéraire qui flirte entre biographie, pamphlet militant, élan romanesque et pure jubilation. Wendy y dissèque sa vision des femmes, et surtout y explique son propre modèle. On comprend son mode de vie, ses désirs et ses principes, ses trips et ses amours. Elle ne badine pas sur la crudité, mais cela donne au livre un souffle de liberté et de vérité qui est très agréable.</p>
<p>Elle commence doucement par une partie assez biographique et intime, pour vélocement nous conduire à cette destinée de femme, ou même à cette reconquête de la femme intérieure, la femme pure et désincarnée, débarrassée de toutes les contingences masculines, qui assume sa sexualité et ses désirs. Elle explicite alors ses jeux, de très innocents à assurément (et <em>assumément</em>) pervers, avec de la domination, des gang-bangs en veux-tu en voilà, et cet éloge de la main qui vous fait voir ensuite une bite comme un bien pauvre et peu efficace outil à jouir !</p>
<p>Et ce qui est profondément touchant chez Wendy Delorme, c&#8217;est sans aucun doute la manière dont elle exprime ses sentiments et son amour pour sa moitié. La suite du bouquin est consacré aux « Amours », mais on y trouve autant cette émotion amoureuse que la jalousie ou même la haine. Ce sont d&#8217;ailleurs à mon avis les passages les mieux écrits du bouquin, et ceux qui m&#8217;ont vraiment plu (Elle livre d&#8217;ailleurs un chapitre sur les « bisounours » qui est saisissant !).</p>
<p>On démarre par la petite fille, on débarque du côté du sexe sans tabou, et on termine par un libelle bien politique et sociétal. La fin du bouquin renoue avec la militante et la féministe qui a quelques vérités (les siennes) à nous balancer à la gueule. Et là encore, ça fonctionne plutôt bien !</p>
<p>Je ne peux pas dire que ce soit de la littérature de haute-voltige, ni un bouquin de chevet pour vos mamans, mais il y a un intérêt dans le bouquin, à la fois son existence, et le fait de le lire. C&#8217;est une expérience certainement palpitante et excitante pour une lesbienne (je me demande bien quel effet il pourrait avoir sur une femme hétéro), pour un garçon j&#8217;ai trouvé cela épatant. En effet, Wendy vous transporte dans ses mots, son univers et ses trips avec une facilité et une fluidité déconcertantes, on se retrouve donc en moins de <em>mots qu&#8217;il n&#8217;en faut pour le lire</em> dans la peau d&#8217;une lesbienne enragée et insurgée.</p>
<p>Après ça se lit très rapidement en quelques heures, et n&#8217;a pas une portée supraluminique. Néanmoins, dans le genre de bouquin militant lesbien, je ne doute pas qu&#8217;il y trouve une place de choix.</p>
<p>(C&#8217;est Wendy Delorme qui est elle-même en couverture.)</p>
<p><center><img src="http://blog.matoo.net/wp-content/2009/10/insurrections_en_territoire_sexuel.jpg" alt="Insurrections ! en territoire sexuel (Wendy Delorme)" title="Insurrections ! en territoire sexuel (Wendy Delorme)" width="200" height="310" class="size-full wp-image-5802" /></center></p>
<hr />
<p><small>© Matoo for <a href="http://blog.matoo.net">MatooBlog</a>, 2009. |
<a href="http://blog.matoo.net/index.php/archives/2009/10/12/insurrections-en-territoire-sexuel-wendy-delorme/">Lien permanent</a> |
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		<title>Plastic Jesus</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2006/11/10/plastic-jesus/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 00:13:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matoo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Boukinage]]></category>
		<category><![CDATA[Au Diable Vauvert]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;J&#8217;ai toujours été convaincue que le monde aurait été meilleur si John et Paul avaient été amants. Bon, je sais qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas gays. C&#8217;est un rêve. Je sais qu&#8217;il y a beaucoup de dingues des Beatles et que, parmi eux, il y en aura un pourcentage que ça va beaucoup énerver. Je n&#8217;y peux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>&#8220;J&#8217;ai toujours été convaincue que le monde aurait été meilleur si John et Paul avaient été amants. Bon, je sais qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas gays. C&#8217;est un rêve. Je sais qu&#8217;il y a beaucoup de dingues des Beatles et que, parmi eux, il y en aura un pourcentage que ça va beaucoup énerver. Je n&#8217;y peux rien.&#8221;</p>
<p>Poppy Z. Brite</p></blockquote>
<p>Voilà ce que dit cette incroyable bonne femme sur son bouquin que je viens de finir ! Elle est géniale !</p>
<p>J&#8217;avais déjà dit <a href="http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/02/11/petite-cuisine-du-diable/" target="_blank">dans ce blog</a> que j&#8217;avais rarement lu meilleur traitement de l&#8217;homosexualité que dans ses bouquins, et là encore c&#8217;est brillant. Elle adore écrire sur les pédés, et avoir des personnages gays dans ses romans et nouvelles, et il faut avouer qu&#8217;elle est diablement douée et pertinente sur le sujet.</p>
<p>Dans « Plastic Jesus », un tout petit roman, une longue nouvelle tout au plus, elle réécrit l&#8217;histoire des Beatles en imaginant qu&#8217;à partir d&#8217;un certain moment, John et Paul deviennent amant. Le couple remplace alors celui formé à l&#8217;époque avec Yoko, et Poppy Z. Brite use de l&#8217;uchronie la plus efficace et documentée pour nous raconter les choses. Cela donne un petit roman irrésistible et à l&#8217;humour ironique, et parfois grinçant. Elle rue dans les brancards, et va même jusque recadrer le couple John et Paul dans des événements tels que Stonewall en 1969.</p>
<p>Par contre, je suis tout de même turlupiné par le défaut majeur, à double tranchant, de l&#8217;ouvrage. Il est tellement court qu&#8217;elle n&#8217;a pas le temps d&#8217;installer ses personnages, et qu&#8217;elle ne fait que survoler les faits. De temps en temps, on se croit dans le plan détaillé d&#8217;un roman, comme une ébauche pour caler toutes les intrigues, et un canevas logique à une narration beaucoup plus étoffée. D&#8217;un autre côté, un roman plus long n&#8217;aurait pas fourni beaucoup plus de substance à ce qu&#8217;elle a écrit. Je pense qu&#8217;elle a été très efficace et concise dans son écriture. Du coup en écrire plus aurait peut-être été trop s&#8217;investir dans la précision de l&#8217;uchronie, et ce n&#8217;était certainement pas ce qui l&#8217;intéressait. Non ce qui reste, c&#8217;est bien cette relation amoureuse passionnelle qui aurait en effet très certainement défrayé les chroniques !</p>
<p>Donc il s&#8217;agit plus d&#8217;un livre pour les fans de Poppy Z. Brite. En effet, elle y explique la genèse de cette histoire dans un texte préalable, on peut y lire aussi une autre nouvelle, et une interview de la romancière. On apprend qu&#8217;elle a vraiment découvert les Beatles à partir de l&#8217;assassinat de John Lennon, et que depuis sa passion ne s&#8217;est jamais essoufflée.</p>
<p>Mais la simple curiosité pour l&#8217;homo que je suis est suffisante, et pour lire le livre, et pour apprécier une fois de plus la plume, le ton et les idées fantasques de cette merveilleuse auteure.</p>
<p><center><img id="image2344" src="http://blog.matoo.net/wp-content/2006/11/plastic_jesus.jpg" alt="Plastic Jesus - Poppy Z. Brite" /></center></p>
<hr />
<p><small>© Matoo for <a href="http://blog.matoo.net">MatooBlog</a>, 2006. |
<a href="http://blog.matoo.net/index.php/archives/2006/11/10/plastic-jesus/">Lien permanent</a> |
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Tags: <a href="http://blog.matoo.net/index.php/archives/tag/au-diable-vauvert/" rel="tag">Au Diable Vauvert</a><br/>
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		<title>Les enfants du plastique</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2006/09/14/les-enfants-du-plastique/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Sep 2006 21:44:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matoo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Boukinage]]></category>
		<category><![CDATA[Au Diable Vauvert]]></category>

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		<description><![CDATA[Thomas Clément est un blogueur que je connaissais (de blog seulement), mais je n&#8217;achète pas forcément tous les bouquins des blogueurs que je lis (non, non). Là j&#8217;étais intrigué par le titre et la couverture, mais surtout attiré par la maison d&#8217;édition. En effet, « Au diable Vauvert » est une petite maison d&#8217;édition indépendante [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Thomas Clément est un blogueur que je connaissais (de blog seulement), mais je n&#8217;achète pas forcément tous les bouquins des blogueurs que je lis (non, non). Là j&#8217;étais intrigué par le titre et la couverture, mais surtout attiré par la maison d&#8217;édition. En effet, « Au diable Vauvert » est une petite maison d&#8217;édition indépendante qui publie notamment Poppy Z. Brite, et qui a une ligne éditoriale souvent audacieuse et singulière.</p>
<p>Il s&#8217;agit là d&#8217;un roman d&#8217;anticipation sur le thème de l&#8217;industrie musicale, une anticipation à très court terme puisque nous ne sommes qu&#8217;en 2010, mais aux implications assez futuristes. En effet, le téléchargement pirate n&#8217;existe plus et les chanteurs traditionnels ont quasiment disparu aux profits de simulations vocales synthétiques, et surtout pour le profit des fonds de pension qui sont derrière tout cela. Etude marketing à l&#8217;appui, le monde de la musique est largement dominé par « Unique Musique » qui produit industriellement chansons et chanteurs, et en récolte tous les bénéfices et dividendes. A la tête de cette société hégémonique trône Franck Matalo, le héros du livre, une enflure de chez enflure qui a mis en place ce système aussi mercatiquement machiavélique qu&#8217;efficace.</p>
<p>Seulement une fois au sommet, et une fois son empire du disque (qui n&#8217;existe plus que sous forme numérique) bien établi, une rencontre et un événement inattendu troublent l&#8217;existence bien huilée de ce magnat. C&#8217;est alors qu&#8217;il décide de saboter sa propre organisation, ses credo et ses stratégies gagnantes. Il a l&#8217;idée de lancer et promouvoir le PIRE groupe que la Terre ait jamais porté. Il veut couler la boite, se suicider professionnellement. Le groupe vient de Limoges, il s&#8217;appelle « Intestin ».</p>
<p>Manque de pot, ce n&#8217;est pas si facile de ne pas faire marcher un morceau quand on est Franck Matalo.</p>
<p>Ce que Thomas Clément explique sur le monde de la musique, on pourrait aussi l&#8217;appliquer à l&#8217;édition, ou à n&#8217;importe quel domaine culturel où la libéralisation et le marketing ont fini de tuer toute dimension artistique réelle au profit de la rentabilité. Alors évidemment c&#8217;est un peu facile comme propos, mais il se trouve que le bouquin l&#8217;exploite d&#8217;une manière qui passe très bien. L&#8217;auteur nous présente un monde auquel on s&#8217;identifie facilement, et extrapole simplement quelques tendances actuelles. Parfois il va très loin, mais après tout on a vu percer des principes de manière fulgurante en quelques années.</p>
<p>Son bouquin pourrait être considéré comme un libelle contre cette industrialisation de l&#8217;art mais ce n&#8217;est pas non plus l&#8217;ampleur qu&#8217;il donne à son récit, qui reste un roman tout à fait agréable et sympathique. Son style ne m&#8217;a pas fait tomber par terre, mais il est efficace et inventif. En outre, je lui ai trouvé une fibre humoristique bien aiguisée, avec notamment quelques passages qui m&#8217;ont franchement fait rigoler. Le groupe Intestin, les paroles de leurs chansons et leurs agapes sont vraiment mémorables !</p>
<p>Les préoccupations de l&#8217;auteur m&#8217;ont surtout touché dans ce qu&#8217;elles nous renvoient directement à notre pauvre actualité musicale, et met encore plus en exergue le funeste chemin qui est illustré dans le roman. Et puis, cette histoire pose aussi ce fascinant phénomène de la formation du goût. Est-ce qu&#8217;on aime une musique parce qu&#8217;on a été matraqué par des extraits, un concepts ou un style ? Ou bien est-ce que l&#8217;étude des tendances permet de coller à ce qu&#8217;on a « envie » d&#8217;entendre ? Est-ce que la merde qui devient célèbre et achetée à foison n&#8217;en est plus par ce simple exercice ?</p>
<p>Le personnage du pédégé est aussi très intéressant et terriblement actuel. Tous ces mecs au sommet qui ont certainement « tué » pour arriver là, et qui ont un pouvoir hallucinant sur leur base pyramidale. On retrouve bien le pouvoir autocratique et omnipotent du pédégé démiurge qui fait et défait d&#8217;un claquement de doigts. Et même quand il cherche à s&#8217;autodétruire, il doit faire face à un environnement tellement adaptable, que tout ce qu&#8217;il décide, fonctionne peu ou prou.</p>
<p>Les pastiches se retrouvent à foison dans le roman avec TF1, la Starac et même les stratégies marketing à base de blogueurs (arf arf), mais j&#8217;ai vraiment souri de voir que le bouquin a été écrit largement avant l&#8217;<a href="http://blog.matoo.net/index.php/archives/2006/05/21/eurovision-2006/" target="_blank">Eurovision</a> de cette année. Car je n&#8217;ai pas pu m&#8217;empêcher de comparer le succès d&#8217;Intestin avec celui du groupe finlandais gagnant. Pour moi c&#8217;est le même genre de foutage de gueule, et qui fonctionne contre toute attente. A ce propos, j&#8217;ai trouvé l&#8217;idée du roman assez visionnaire (toute proportion gardée&#8230;).</p>
<p>Donc un roman au rythme enlevé et qui se lit facilement et agréablement, tout en ayant une histoire qui tient la route et au fond vraiment pas con. C&#8217;est tout à fait conforme à l&#8217;esprit du Diable Vauvert et à ce que j&#8217;aime chez eux. Ce n&#8217;est pas la révolution littéraire de la décennie, mais une jolie oeuvre à saluer.</p>
<p><center><img id="image2190" src="http://blog.matoo.net/wp-content/2006/09/les_enfants_du_plastique.jpg" alt="Les enfants du plastique - Thomas Clément" /></center></p>
<hr />
<p><small>© Matoo for <a href="http://blog.matoo.net">MatooBlog</a>, 2006. |
<a href="http://blog.matoo.net/index.php/archives/2006/09/14/les-enfants-du-plastique/">Lien permanent</a> |
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<br/>
Tags: <a href="http://blog.matoo.net/index.php/archives/tag/au-diable-vauvert/" rel="tag">Au Diable Vauvert</a><br/>
</small></p>]]></content:encoded>
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		<title>Petite Cuisine du Diable</title>
		<link>http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/02/11/petite-cuisine-du-diable/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Feb 2005 18:43:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matoo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Boukinage]]></category>
		<category><![CDATA[Au Diable Vauvert]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;avais découvert Poppy Z. Brite il y a quelques années grâce à Nabil qui m&#8217;avait offert un bouquin de cet auteur. J&#8217;en avais entendu parler mais elle faisait partie des auteurs dont je doutais de la valeur par de stupides préjugés. Du coup, Nabil m&#8217;avait prouvé mon erreur, et j&#8217;avais proprement dévoré « Sang d&#8217;encre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;avais découvert Poppy Z. Brite il y a quelques années grâce à Nabil qui m&#8217;avait offert un bouquin de cet auteur. J&#8217;en avais entendu parler mais elle faisait partie des auteurs dont je doutais de la valeur par de stupides préjugés. Du coup, Nabil m&#8217;avait prouvé mon erreur, et j&#8217;avais proprement dévoré « Sang d&#8217;encre » en y trouvant énormément de qualités. J&#8217;avais notamment été assez surpris et enjoué de la manière dont l&#8217;homosexualité était traitée.</p>
<p>« Petite Cuisine du Diable » est un recueil de nouvelles un peu différent de ce que l&#8217;auteur a l&#8217;habitude de créer, mais qui sont très agréables à lire. On y retrouve quelques uns de ses personnages fétiches comme le Dr Brite médécin-légiste, et des thèmes chers tels que la Nouvelle-Orléans, ses restaurants, ses chefs, sa cuisine et ses homos. En effet, j&#8217;ai découvert dans ce recueil que Poppy Z. Brite évoque très souvent des gays dans ses narrations, et en lisant cette <a href="http://www.cafardcosmique.com/Portrait/Brite.Poppy.ITW/Brite.Poppy.ITW.html" target="_blank">interview</a> j&#8217;ai compris que ce n&#8217;était pas anodin.</p>
<p>J&#8217;ai été très surpris encore de constater à quel point elle met bien en scène des pédés (je n&#8217;avais vraiment pas acheté ce bouquin dans cette optique), que ce soit dans leur côté le plus tapageur, ou bien beaucoup plus singulier, ce qui prouve vraiment son accointance avec l&#8217;homosexualité. On sent qu&#8217;elle connaît des homos, qu&#8217;elle en fréquente, et c&#8217;est incroyable de réaliser qu&#8217;une femme peut si bien écrire sur l&#8217;amour entre deux hommes. Il y a notamment ce récit de deux mecs en couple depuis une dizaine d&#8217;années, qui se retrouvent perdus au beau milieu de l&#8217;océan après une balade en plongée (oubliés par leur groupe), ou bien celui d&#8217;un garçon qui ne s&#8217;assume pas vraiment, et qui découvre peu à peu son homosexualité.</p>
<p>En outre, ces nouvelles sont de petits morceaux de bizarre et d&#8217;incongrue comme elle seule peut en imaginer, et la Nouvelle-Orléans fournit la toile de fond idéale pour ces extraordinaires (littéralement) anecdotes.</p>
<p>Voir aussi l&#8217;<a href="http://blog.xbluechip.net/index.php?m=200502#882" target="_blank">OliKritik</a>.</p>
<p><center><img src="http://blog.matoo.net/images/petite_cuisine_du_diable.jpg" alt="Petite Cuisine du Diable - Poppy Z. Brite" /></center></p>
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