Iron Man 3

Oh là là, quelle cata ce film, on est allé carrément de Charybde en Scylla, et là ce dernier film est du domaine du « raté ». Ce n’est pas encore un navet parce que les effets spéciaux sont très bons, et qu’il y a deux trois trucs sympatoches, mais pfff quel gâchis.

Alors que le premier film suivait assez bien le comic et bénéficiait d’un Robert Downey Jr presque parfait pour le rôle, ce dernier opus est une caricature d’Iron Man mâtiné avec le pire d’Hollywood. Ça donne un scénario complètement convenu et banal, confinant au neuneu même, et surtout les pires sentiments dégoulinant et les clichés les plus éculés du cinéma made in LA. Iron Man n’est plus cynique ou irrévérencieux, l’essence même du comic est totalement absente, et l’action a beau être soutenue, la narration est tellement mauvaise que ça ne prend pas.

Le truc bien ce sont les effets spéciaux qui sont nombreux et bien gaulés. Et le personnage de Ben Kingsley qui est très drôle et qui ajoute une petite touche pas trop mal au film. Sinon pfff nan c’est vraiment naze.

Iron Man 3

Shutter Island

J’ai pas mal lu à droite et à gauche qu’il s’agissait d’une excellente adaptation (très fidèle) du roman du même nom de Denis Lehane. Du coup c’est peut-être bien ce qui est la qualité de ce film, qui est devenu quelque part un défaut pour moi… Car le film n’est pas mal et se regarde bien, c’est juste que l’histoire ne m’a pas complètement épaté, et surtout le rebondissement final qui manque un peu d’originalité pour être surprenant.

Shutter Island est une île mystérieuse qui abrite uniquement un asile psychiatrique, et où deux marshals (Leonardo DiCaprio et Mark Ruffalo) débarquent pour enquêter sur l’inexplicable disparition d’une malade. L’ambiance est assez inquiétante car la tempête fait rage et l’endroit paraît passablement hostile. Leonardo DiCaprio sent rapidement qu’une machination est en marche, et que certaines personnes du staff de l’hôpital cachent des choses, et pourraient bien être les instigateurs de quelque-chose de très grave. Le marshal se bat avec certains de ses propres démons, dont la perte de sa femme lors d’un incendie déclenché par un serial-killer, lui-même enfermé dans cet hôpital…

On peut louer Martin Scorsese pour ses talents de réalisateur dans ce film, pour ses plans à la Hitchcock, et une ambiance années 50 hors-pair. Mais du début à la fin, j’ai trouvé qu’il en faisait des tonnes. La musique colle bien à l’atmosphère de thriller et de suspense, mais elle est tonitruante et beaucoup trop présente, presque comme un parasite, ou un héritage superflu des films d’époque. La reconstitution maniaque elle-même finit par prendre le dessus sur une histoire qui met des heures à s’établir, pour finalement retomber comme un soufflé. Car dans le genre, Night Shyalamayalamayalamayamalayan a su un peu mieux concocter des rebondissements et faux-semblants de dernière minute.

Malgré ces aspects « too much » et ce « tout ça pour ça », je ne vais pas non plus bouder mon plaisir. Je ne peux pas dire que ce soit non plus mauvais, mais ce n’est pas le meilleur de Scorsese c’est sûr. Si le film est conforme au bouquin, il y a des chances que ce soit là que le bât blesse, et que l’histoire en elle-même manque un peu de sel et d’originalité. En tout cas, la pléiade d’acteurs joue plutôt bien entre DiCaprio et Ruffalo, ou encore Ben Kingsley et Max Von Sydow qu’il fait plaisir à revoir ainsi sur les écrans.

L’avis des copines : Nicolinux, Fliptom, Julien, Charlie, Olivier, Christophe.

Shutter Island