Cergy
Je sais que ça en surprend plus d’un ou une lorsque j’évoque la ville d’où je viens. Mais oui, j’aime vraiment bien ma banlieue pourrie comme Anis le chante si bien. Alors je sais bien qu’on associe le 95 avec d’autres trucs, et je ne veux pas non plus faire croire que c’est le paradis sur terre ou mieux ou moins bien que Paname (vu que rien ne pourrait me la faire quitter pour le moment, tant je m’y sens bien), c’est juste d’où je viens. Evidemment, c’est plus exactement la ville d’Osny, dont j’ai beaucoup parlé ici (et j’ai aussi beaucoup mis hors-ligne, car je ne suis plus assez anonyme pour cela… malheureusement), à laquelle je suis énormément attaché, ou aussi Berville où j’ai vécu pas mal d’années avec mes parents (dans le tranquille et campagnard Vexin français).
Mais Cergy, c’était la grande ville où j’ai traîné mes guêtres pendant bien des années, où je suis allé à l’école, où j’ai erré dans les centres commerciaux, les parcs, les cinés, la piscine, la patinoire, le port, la gare… Bref, je connais bien le coin. Et même si pour des gens de l’extérieur, ça a l’air plutôt moche et mal fréquenté, à mes yeux c’est vraiment beau, et c’est bourré d’affect. « Beau » car j’aime franchement certains aspects architecturaux et qui maintenant prennent une certaine touche des années où tout cela a vu le jour. Mais « beau » surtout pour tous les souvenirs que j’ai en moi de mes promenades en solitaire dans ces quartiers, et de toutes les idées que j’ai pu avoir dans cet environnement. Lorsque j’y retourne, je refais les mêmes associations, c’est comme si me revenaient en mémoire les pensées de l’époque, et toutes les petites folies qui s’embouteillaient déjà dans ma petite tête.
Donc quand j’ai vu « La naissance des pieuvres » qui se passe là, ou bien quand j’écoute Anis ou quand je découvre un blog qui montre des photos de Cergy, bah ça me plaît ! Et quand j’ai vu les dernières photos de Ludovic Maillard, j’ai jubilé !! Aaaah ce photographe est décidément un OVNI qui me parle énormément. Découvert par le Phlog de Benjamin Boccas, Ludovic Maillard réalise des séries de portraits de gens rencontrés au hasard de ses errances. Et là, il parcourt la ligne A du RER… Je suis tombé sur ce portrait sur le parvis de la préfecture, et d’autres à Cergy Saint-Christophe ou Cergy-le-Haut, et conquis par ces photographies, je reste pantois.
Quand je passe un week-end ou une journée chez mes parents, je prends de temps en temps (deux ou trois fois par an) quelques heures pour me balader dans ces endroits de mon adolescence. Je prends alors pas mal de photos, qui ne servent à rien sinon prendre de la place sur mon disque dur. La dernière fois, c’était le 21 octobre dernier, alors qu’on avait un beau soleil d’automne. Eh bien, les voilà. C’est un petit tour dans le centre-ville de Cergy-Pontoise…













