On ne dirait pas comme ça mais je suis avec une réelle assiduité l’oeuvre de ces frangines-auteures depuis le premier opus des aventures de Victor Legris, et tout est blogué depuis 2003 !! Apparemment j’ai fait l’impasse sur celui de 2006 (Le lalisman de La Villette), sinon tout est là.
Néanmoins ce dernier bouquin sera, je pense, mon ultime lecture de cette série à succès. En effet, je ne peux pas dire que l’écriture s’est usée ou est moins bonne, ni que les personnages ne me plaisent plus, mais c’est juste que l’effet de surprise a plus que disparu. Je connais par coeur les différents protagonistes et on a l’impression, comme souvent dans les séries télé, qu’elles ne peuvent pas les malmener tant elles sont, elles aussi, attachées à leurs créations. Outre cela, même si les ficelles historiques sont toujours délicieusement précises et plein d’érudition, cela ne compense pas, à mon goût, une intrigue policière qui ne décolle pas.
Victor Legris doit se mettre de plus en plus en retrait de ces affaires criminelles, car sa femme ou son associé ne veulent vraiment plus de cela. Mais c’est une de ses connaissances qui se suicide dans des conditions très étranges. Victor comprend rapidement que c’est un crime, et ses investigations reprennent de plus belle, avec l’aide de son employé (et beau-frère) Joseph. Dans ce livre, nous découvrons le quartier de la Butte-aux-Cailles de cette toute fin de 19ème siècle, et ce n’est rien de dire à quel point c’est un endroit malfamé, en proie à la misère et un repaire idéal des pires malfrats de la capitale. Cette époque est aussi marquée par une forte égyptomanie, et en particuliers par le commerce de ces momies antiques qui peuvent rapporter beaucoup à ses négociants. D’où le titre du bouquin, vous vous en doutez…
Le bouquin est très intéressant (autant que les autres) concernant les repères historiques et la peinture d’un Paris très proche dans le temps (une centaine d’années), mais si loin dans l’urbanisme, les moeurs et les comportements. Il démarre comme souvent par un meurtre, mais jusqu’au bout j’ai trouvé l’intrigue poussive et confuse. Victor Legris ne s’implique jamais tout à fait, et lorsqu’il le fait j’ai l’impression que c’est déjà trop tard, le roman se termine, et la fin doit arriver dare-dare. Entre temps, même les personnages habituels n’arrivent pas à m’émouvoir ou m’interpeler plus que ça… Bref, j’ai pas accroché.
















