MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Lundi 04 Février 2008

Concertage Denis Matsuev au « Théâtre des Champs-Elysées »

Classé dans: Concertage — Tags: , @ 22:25:01

Je suis inculte en musique classique, mais j’aime beaucoup alors je profite toujours d’une telle occasion ! Un concert au Théâtre des Champs-Elysées en outre, ça ne se refuse pas, et surtout pour aller écouter ce si talentueux et célèbre pianiste russe, Denis Matsuev, dont je n’avais évidemment jamais entendu parler de ma vie. Hu hu.

Bref, le programme était le suivant :

Liszt : Sonate en si mineur
Chopin : Ballade n° 4 en fa mineur
Moussorgski : Tableaux d’une exposition

Tout a donc commencé par cette unique sonate de Liszt qui est pourtant considéré comme comme l’un des maîtres en la matière (merci Wikipédia !). Et en quelques minutes, on a pu apprécier la dextérité et la parfaite technique du pianiste… Denis Matsuev était complètement dans son morceau, et il vit la musique avec une passion et une tension assez incroyable à voir. Le son était simplement parfait, et les notes avaient l’air de couler avec une « logique » et une extraordinaire « clarté », comme quelque chose de très pur et désincarné.

Autant pour la sonate, j’ai apprécié la froide rigueur du pianiste, même si j’aurais aimé lui voir un peu plus de chaleur et de « vie » à certains moments. Mais alors pour Chopin et Moussorgski, il a abusé !! Là, même moi je pouvais sentir à quel point sa technique et son irréprochable maîtrise lui faisait manquer les passages les plus « hauts en couleur ». C’était comme s’il s’ennuyait en dehors des moments où il ne faut pas qu’il fasse ses démonstrations de gymnaste digital, et qu’il nous prouve son habileté par ses prouesses pianistiques. Donc petite déception de ce côté là, le monsieur a trop mis de sa Sibérie natale dans son jeu, et il en perd un peu d’humanité.

Par contre, il est vrai que dans les moments les plus rapides, les plus intenses et les plus « agiles », il a fait montre d’une expertise et d’un art qui force d’admiration. Et c’est finalement dans les maints rappels, qu’il a pu un peu se lâcher, et qu’il a interprété quelques morceaux qui ont été véritablement magnifiés par son talent.

En tout cas le public était encore en liesse et en folie. Tous les fans de plus de 60 ans de Denis Matsuev étaient là, et elles n’en pouvaient plus sur leur siège. De vraies mamies groupies aux cheveux bleus qui se sont levées à la fin, et ont applaudi à tout rompre le prodige russe. Ah non mais Denis c’est le Madonna du piano, c’est certain ! (Et les mamies groupies ce sont les folles du premier rang à Bercy !!!)

Denis Matsuev au « Théâtre des Champs-Elysées »

Powered by WordPress