Oooh la bonne surprise !! J’y suis allé après avoir lu quelques bons papiers, et parce que j’ai du mal à résister à ces films d’animation pour grands enfants (ou pas). J’ai même cédé aux lunettes 3D car je n’ai pas eu le choix, et que c’était apparemment le seul film du moment qui le méritait réellement. Pour ce dernier point, c’est encore largement exagéré même si, en effet, la scène de chevauchement de dragon a été bien aménagée en ce sens et vaut le coup en tridi. Mais je me méfiais d’un studio Dreamworks qui n’a franchement pas fait des étincelles avec les derniers Madagascar ou Shrek.
Mais là vraiment, chapeau bas, j’ai totalement kiffé, sa race, sa mère, ce film !!! Pourtant je n’en pas entendu parlé plus que cela, et ce n’est pas vraiment un “hit” de ces dernières semaines. C’est dommage car c’est un petit bijou de film d’animation, autant pour les petits que pour les grands, avec ce qui manque aujourd’hui cruellement à toutes ces productions testostéronées en dollars : un scenario !! Car il n’y a rien à dire sur la qualité des images de synthèse et sur la technique au global, mais c’est aujourd’hui le niveau de base pour tout studio qui se respecte, Dragons narre avant tout une histoire superbe, très attendrissante et sur un rythme endiablé. C’est tellement rare de pouvoir remporter ainsi la palme sur tous ces tableaux, mais ce film y arrive avec une de ces amitiés impossibles entre un petit garçon et une bestiole, le reproche des adultes sur les comportements du héros, le rapport encore plus conflictuel avec son père, et les personnages secondaires très réussis, avec notamment une drolatique et originale panoplie de dragons. Tout cela peut paraître très banal, et c’est vrai que le film n’a rien de follement décalé, on y retrouve plutôt un patchwork de choses très connues, un soupçon de Disney même, mais l’ensemble est tellement bien ficelé que j’ai adoré sans faire ma fine bouche.
Notre aventure se situe chez les Vikings (affublé d’un irrésistible accent écossais à couper au couteau), et on y découvre des brutes épaisses qui se battent tous les jours contre les dragons qui les pillent régulièrement. Tuer le dragon est la fierté nationale et la grande spécialité du chef, en revanche pas de son fils Harold qui répugne à tuer quoi que ce soit, au grand dam de son paternel. Harold entre malgré tout à l’école des tueurs de dragons, et le soir d’une attaque, grâce à une de ses inventions, il réussit à blesser le dragon le plus dangereux dont je ne me rappelle plus le type ou le nom (merde alors !). Il va tout seul essayer de repérer la bestiole, et il découvre qu’elle s’est blessée et ne peut plus voler. Plutôt que de l’achever, finalement Harold lui construit une sorte d’atèle et de prothèse et découvre que les dragons ne sont pas les monstres sanguinaires qu’on pense. Au contraire, il se fait un nouveau pote, et ne tarde pas à découvrir d’où viennent les dragons, et pourquoi ils pillent ainsi la région depuis des lustres…
Les différents modèles de dragons et l’apprentissage des petits tueurs sont l’occasion de saynètes très marrantes et que les mômes adorent. Mais il y en a vraiment pour tous les goûts et toutes les perceptions, ainsi la relation entre le père et le fils est loin d’être stupide (surtout sur le volet de la maman absente), et globalement les valeurs délivrées par le film sont plutôt positives sans être ras des pâquerettes ou totalement neuneu. Outre cela, il se passe toujours quelque chose et on ne s’ennuie pas une seconde, que ce soit dans les scènes comiques, de combat, de vol-plané ou d’interaction entre les protagonistes.
C’est le genre de film qui fait un bien fou en fin de journée, et dont on ressort tout léger et l’esprit euphorique ! Ouai carrément !
L’avis des copines : Nicolinux, Zéro Janvier, Julien, Tambour Major, Samantdi.















du coup malgres la longueur je me ferais bien une intégrale...





