3 articles tagués avec “Geoffrey Rush”

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Le discours d’un roi

Publié le Mercredi 4 Mai 2011 - 22:17
Catégorie: Cinéphage

Bon celui-ci j’imagine que tout le monde l’a vu, et à peu près tout le monde a aimé ou adoré. Je ne ferai pas exception à la règle, j’ai trouvé que c’était un excellent film. Pas un chef d’oeuvre inoubliable non plus, mais tout de même un film d’une très bonne facture, et une histoire dont l’originalité fait qu’on a du mal à se dire que ce n’est pas une pure fiction. Mais non, Georges VI (Colin Firth) avait vraiment un défaut d’élocution et un professeur australien d’origine, Lionel Logue (Geoffrey Rush) l’a aidé à se débarrasser de son bégaiement, au moins pour ses discours. Le discours du roi c’est cet incroyable moment où la Grande Bretagne entre en guerre, et c’est le roi qui le prononce à la radio.

Il n’y a vraiment rien à reprocher à ce film qui dose à merveille les genres. Et on trouve de superbes acteurs avec Colin Firth ou Geoffrey Rush qui font un émouvant et drôle duo, mais aussi une fabuleuse Elisabeth jouée par Helena Bonham Carter, et Timothy Spall en un convainquant Winston Churchill. Vraiment le film est correctement tourné et monté, les dialogues sont sympas et oscillent souvent entre humour et gravité, avec un peu d’émotion et quelques références historiques qui donnent un peu de profondeur et crédibilité au tout. Donc tout cela passe très bien, mais disons que ça manque un petit peu de piment et de sel, c’est un déroulement tellement balisé qu’on sait dès les premières minutes ce qui va se passer et comment. Donc l’absence de surprise dans la narration ou dans la forme fait qu’il ne m’a pas bluffé comme il aurait pu.

Mais là où le film fait très fort et ce qui lui donne l’étiquette de “grand” film, c’est pour moi cette faculté de parler à absolument tout le monde, et d’être du coup une véritable oeuvre populaire sans être un blockbuster débile. Ce n’est jamais chiant, pas niais non plus, c’est une démonstration d’abnégation et de courage qui parle aux plus antimonarchistes (comme moi) et ravira les autres, et l’alchimie entre émotion, humour et action fait que la sauce prend pour une grande majorité de spectateurs.

Le discours d'un roi

  • Cinéphage
Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit

Publié le Samedi 19 Août 2006 - 0:18
Catégorie: Cinéphage

Il y a du bon et du mauvais dans cette suite de « Pirates des Caraïbes », comme souvent lorsqu’on remet le couvert pour un film à succès. Cela sent tout de même la machine marketing bien huilée qui a rendu le tout assez efficace, mais finalement fade.

On retrouve donc ce qui a fait la renommée du premier opus, à savoir des effets spéciaux saisissants pour incarner les pirates, et le personnage iconoclaste de Jack Sparrow. Mais à trop vouloir en faire, on finit par devenir une caricature, et là où le premier film était assez fin et délicat, celui-ci est plutôt pataud et brouillon. Et puis pourquoi faire un truc si long ? Deux heures et demi c’est beaucoup trop, et au bout d’un moment on en a même ras le bol des images de synthèse ou des pitreries de Johnny Depp en Jack Sparrow. J’avais aimé la vraie histoire de pirates du numéro un, avec juste une pincée de surnaturel. Mais là on n’est dans le surnaturel du début à la fin, dans les damnations éternelles et les péripéties les moins crédibles. T’as une question, hop tu te sers du compas magique, ou bien tu demandes conseils à une sorcière Vaudou sympa etc. Mouai…

Le scénario n’est pas non plus des plus originaux, mais ce n’est pas si grave. Par contre il a être assez artificiellement surchargé de personnages et d’intrigues secondaires, ce qui fait qu’on comprend que le film ne soit qu’un épisode transitoire, avant le troisième et dernier métrage. On retrouve donc Jack Sparrow qui est menacé par un de ces pirates damnés : Davy Jones. Ce dernier est à la tête d’une bande de flibustiers moitié-hommes moitié-animaux marins, et les effets spéciaux pour rendre leurs apparences sont vraiment superbes (et flippants pour les mômes je pense). Jack doit son âme à Davy Jones, mais il n’a pas vraiment envie de lui donner. Donc il tente de trouver le coeur du pirate à tête de pieuvre qui se trouve dans un coffre mystérieux, pour faire pression. Dans le même temps, un homme de la Compagnie des Indes Orientales fomente pour se procurer le même coffre. Il menace Will Turner et Elizabeth, qui allaient se marier, de les pendre pour avoir fait libérer Jack, s’ils ne le ramènent pas. Tous ces gens font des pactes, les défont, se battent, se volent et se mentent dans un bel imbroglio.

Ouai, bah ouai, c’est compliqué ma bonne dame ! Et encore ça l’est plus que cela.

Alors oui évidemment c’est efficace, plutôt bien filmé et avec un rythme qui ne ralentit pas une seconde. Les effets sont excellents, les comédiens assurent tranquillement, et le film distribue son lot de blagues et petites irrévérences toutes poliment disneyiennes. Le méchant est très méchant, et Sparrow est un incorrigible bretteur, tandis que Will et Elizabeth s’aiment sincèrement.

Il s’agit en résumé d’un chouette divertissement, mais beaucoup trop long et donc un tantinet chiant. Pas de quoi courir au cinéma pour le voir, mais pourquoi pas pour un dimanche soir pluvieux… Ce n’est pas une suite ratée, c’est par contre certainement le plus facile et sans risque qu’on pouvait faire, donc forcément ça n’emballe pas non plus.

Le point positif pour moi est la tentative de donner une épaisseur supplémentaire aux personnages, en semant le trouble dans les sentiments de Jack, Elizabeth et Will. Amour, trahison, honneur, amitié… Le troisième opus sera peut-être un peu moins niais, et les traits de caractère révélés dans cet épisode présagent éventuellement d’intrigues un peu plus originales et épicées.

L’avis des copines : Juju, [elle], Mathieu, Orphéus, PInGuI, Niklas.

Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit

  • Cinéphage
Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl

Publié le Lundi 18 Août 2003 - 19:00
Catégorie: Cinéphage

Je ne pouvais pas rater ce blockbuster made in Disney de la rentrée, et j’en ai été plutôt enchanté. Il se trouve que c’est un excellent film d’action, avec un scénario simple mais qui tient la route, des effets spéciaux qui sont très biens mais ne prennent pas le pas sur l’intrigue, de bons personnages mais surtout des acteurs fabuleux pour les interpréter.

Le film a beaucoup de charme de part le fait qu’il s’agit d’un vrai film de pirates. Ces derniers sont sans vergogne, méchants, affreux et truculents à souhait. Les deux figures principales sont servies par deux acteurs en or : Geoffrey Rush et surtout Johnny Depp. Ce dernier joue le rôle d’un bretteur rusé et plutôt bon dans le fond pour un pirate de son espèce. Il est surtout extrêmement drôle et contribue énormément au charme du film. Finalement les autres personnages qui sont les piliers de l’intrigue passent au second plan, même s’ils sont tout à fait corrects dans leur jeu. Ce Johnny Depp est incroyable, on a vraiment l’impression qu’il peut interpréter du drame à la comédie avec la même perfection. Néanmoins, il a toujours une manière commune et singulière de jouer qui donne un relief supplémentaire à ses personnages. Dans tous ses rôles, il a une sorte d’aura et une manière de communiquer qui est empreinte de mystère. J’ai toujours l’impression qu’il est un peu autiste et même lorsqu’il est comique ou volubile, il est forcément total space. Le rôle de Jack Sparrow lui va donc justement comme un gant, puisqu’il est complètement taré et génial à la fois.

Les effets spéciaux qui animent les pirates, qui sont finalement le seul apport à l’attraction éponyme sont vraiment impressionnants lorsqu’ils font se métamorphoser les corps des pirates entre normaux (mais un peu beaucoup crados) à l’ombre, et mort-vivants à la lumière de la lune.J’ai trouvé que c’était un petit peu trop long tout de même, mais rien de catastrophique (3h pour une histoire de pirates… ?), le film tient tout de même bien en haleine. L’histoire est romanesque à souhait, et c’est l’amour qui triomphe contre les conventions dans une somptueuse happy-end.

Les Pirates des caraibes