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Cinéphage Dragons

Publié le Mardi 11 Mai 2010 - 0:05
Catégorie: Cinéphage

Oooh la bonne surprise !! J’y suis allé après avoir lu quelques bons papiers, et parce que j’ai du mal à résister à ces films d’animation pour grands enfants (ou pas). J’ai même cédé aux lunettes 3D car je n’ai pas eu le choix, et que c’était apparemment le seul film du moment qui le méritait réellement. Pour ce dernier point, c’est encore largement exagéré même si, en effet, la scène de chevauchement de dragon a été bien aménagée en ce sens et vaut le coup en tridi. Mais je me méfiais d’un studio Dreamworks qui n’a franchement pas fait des étincelles avec les derniers Madagascar ou Shrek.

Mais là vraiment, chapeau bas, j’ai totalement kiffé, sa race, sa mère, ce film !!! Pourtant je n’en pas entendu parlé plus que cela, et ce n’est pas vraiment un “hit” de ces dernières semaines. C’est dommage car c’est un petit bijou de film d’animation, autant pour les petits que pour les grands, avec ce qui manque aujourd’hui cruellement à toutes ces productions testostéronées en dollars : un scenario !! Car il n’y a rien à dire sur la qualité des images de synthèse et sur la technique au global, mais c’est aujourd’hui le niveau de base pour tout studio qui se respecte, Dragons narre avant tout une histoire superbe, très attendrissante et sur un rythme endiablé. C’est tellement rare de pouvoir remporter ainsi la palme sur tous ces tableaux, mais ce film y arrive avec une de ces amitiés impossibles entre un petit garçon et une bestiole, le reproche des adultes sur les comportements du héros, le rapport encore plus conflictuel avec son père, et les personnages secondaires très réussis, avec notamment une drolatique et originale panoplie de dragons. Tout cela peut paraître très banal, et c’est vrai que le film n’a rien de follement décalé, on y retrouve plutôt un patchwork de choses très connues, un soupçon de Disney même, mais l’ensemble est tellement bien ficelé que j’ai adoré sans faire ma fine bouche.

Notre aventure se situe chez les Vikings (affublé d’un irrésistible accent écossais à couper au couteau), et on y découvre des brutes épaisses qui se battent tous les jours contre les dragons qui les pillent régulièrement. Tuer le dragon est la fierté nationale et la grande spécialité du chef, en revanche pas de son fils Harold qui répugne à tuer quoi que ce soit, au grand dam de son paternel. Harold entre malgré tout à l’école des tueurs de dragons, et le soir d’une attaque, grâce à une de ses inventions, il réussit à blesser le dragon le plus dangereux dont je ne me rappelle plus le type ou le nom (merde alors !). Il va tout seul essayer de repérer la bestiole, et il découvre qu’elle s’est blessée et ne peut plus voler. Plutôt que de l’achever, finalement Harold lui construit une sorte d’atèle et de prothèse et découvre que les dragons ne sont pas les monstres sanguinaires qu’on pense. Au contraire, il se fait un nouveau pote, et ne tarde pas à découvrir d’où viennent les dragons, et pourquoi ils pillent ainsi la région depuis des lustres…

Les différents modèles de dragons et l’apprentissage des petits tueurs sont l’occasion de saynètes très marrantes et que les mômes adorent. Mais il y en a vraiment pour tous les goûts et toutes les perceptions, ainsi la relation entre le père et le fils est loin d’être stupide (surtout sur le volet de la maman absente), et globalement les valeurs délivrées par le film sont plutôt positives sans être ras des pâquerettes ou totalement neuneu. Outre cela, il se passe toujours quelque chose et on ne s’ennuie pas une seconde, que ce soit dans les scènes comiques, de combat, de vol-plané ou d’interaction entre les protagonistes.

C’est le genre de film qui fait un bien fou en fin de journée, et dont on ressort tout léger et l’esprit euphorique ! Ouai carrément !

L’avis des copines : Nicolinux, Zéro Janvier, Julien, Tambour Major, Samantdi.

Dragons

Cinéphage Tempête de boulettes géantes (Cloudy With A Chance Of Meatballs)

Publié le Mercredi 9 Décembre 2009 - 0:26
Catégorie: Cinéphage

J’ai mis le titre en VO que je trouve vraiment drôle. Cette production de Sony est charmante, même si un petit trop destiné à un jeune public pour que ça me plaise totalement. J’ai l’impression que c’est le créneau Sony d’ailleurs, puisque dans la même série il y a « Les Rois de la glisse » et que j’avais eu le même ressenti.

Flint Lockwood est un jeune inventeur fou qui passe de catastrophe en catastrophe sur une petite île dont la spécialité se résume aux sardines sous toute leur forme. Son père est un peu blasé et ne comprend vraiment pas son fils qui s’acharne avec ses inventions inutiles, quand elles ne sont pas dangereuses. Mais un jour, contre toute attente, Flint crée une machine qui se loge dans l’atmosphère et qui lui permet à distance de faire pleuvoir de la nourriture. L’île devient alors un phénomène météorologique global qui attire toutes les télés, dont la chaîne de Sam Sparks, jeune présentatrice météo stagiaire qui n’attend qu’un scoop pour se lancer dans le métier.

Le scénario est basé sur un livre pour gamin qui était un best-seller dans le genre. Et en effet, l’histoire est vraiment chouette et pleine de peps. Et cette bouffe qui tombe du ciel c’est un truc qui a l’air droit sorti de l’imagination d’un enfant. Je suis certain (et une collègue m’a confirmé) que les mômes adorent rien que cette idée là. Donc les rebondissements sont sympathiques, et les personnages assez hauts en couleur. Mais là où le bât blesse pour moi c’est que c’est au final gentillet, mais avec un intérêt limité pour les adultes. En effet, les blagues sont très très sages et conformistes, le second degré n’est pas du tout mis en valeur ou exploité, et ce côté lisse perdure pendant tout le film.

Outre cela, la 3D n’est pas d’un niveau défiant toute concurrence. On est tout de même très loin de Pixar, il n’y a pas non plus une patte créative qui donnerait un genre particulier au graphisme. Je pensais par exemple à « La véritable histoire du petit Chaperon Rouge » qui montrait presque des textures pixelisées mais qui avait un vrai style, et dont le scénario surtout était tellement décalé que ça compensait totalement l’anachronisme du graphisme.

Le film est très sympathoche et divertissant, mais il est clairement ciblé gamin, et uniquement pour eux. Il manque peu de choses pour plaire à tous, et c’est dommage d’avoir raté le coche, mais je crois que c’est aussi la marque de fabrique Sony.

L’avis des copines : Tambour Major, Julien.

Tempête de boulettes géantes (Cloudy With A Chance Of Meatballs)

Cinéphage Là-Haut (Up)

Publié le Dimanche 16 Août 2009 - 2:01
Catégorie: Cinéphage

On croit être parvenu à un sommet de l’art, et Pixar à chaque fois, quasiment, arrive pousser le bouchon un petit peu plus loin. Même si j’ai une petite préférence pour WALL-E, je dois avouer que j’ai été subjugué par la qualité de « Là-Haut ». Son inventivité, sa tendresse, sa drôlerie, mais aussi sa capacité à nous surprendre, à nous emmener là où on ne pensait pas aller, et même à évoquer des sujets graves, tellement loin des dadas de Disney…

Carl est un vieux monsieur seul, veuf depuis que sa femme a été emportée par la maladie, et foncièrement misanthrope. Le début du film évoque en astucieuses et habiles ellipses, la manière dont ils se sont rencontrés, et leur rêve inachevé : aller installer leur maison à « Paradise Falls » en Amérique du Sud. Alors que la situation en ville s’envenime sérieusement, le vieux bonhomme équipe sa maison de centaines de milliers de ballons d’hélium et fonce dans son curieux aéronef vers le sud. Seulement, il a aussi emporté avec lui par erreur un jeune scout, Russell, qui veut gagner son badge d’aide aux personnes âgées. Ces deux là vont devoir communiquer et se découvrir, et surtout affronter bien des épreuves pour atteindre leurs rêves.

Un peu comme dans WALL-E, le film est en deux parties assez distinctes, et force l’admiration dans sa capacité à mêler des propos très « adultes » avec des moments cocasses et purement jubilatoires. Pour cela on trouve encore une galerie de personnages principaux et secondaires très drôles et hauts en couleur. Et aussi incroyablement que cela paraisse, les auteurs ont réussi à faire passer une mort horrible (mais bon le début de Bambi après tout est aussi un bon exemple), et un acariâtre en plus d’un scout obèse dans le scénario. Je ne vous dis pas tout des autres personnages car ils sont une trop belle découverte pour la déflorer ainsi.

En tout cas, ce mélange passe très bien et donne un véritable film, en plus d’un divertissement puéril. La technologie est juste parfaite, avec ce style dans les personnages qui est à peu près celui des « Incredibles », et une 3D (je parle du rendu, par du relief) dont la beauté et le réalisme dépassent l’entendement. La réalisation me paraît aussi de plus en plus soignée et importante pour ce genre d’oeuvre. En revanche, je ne suis pas fan de la 3D avec les lunettes, ça me fait mal aux yeux, ça n’apporte rien, ça assombrit l’écran. Et puis, on est au cinéma donc l’effet d’immersion me paraît évident, et superflu d’en ajouter plus. J’avais eu un avis identique pour Bolt, que j’avais aussi vu en 3D avec des lunettes.

Enfin, Pixar dépasse largement à présent le cadre du Tex Avery qui est encore le fait de leurs concurrents. En cela, ils viennent avec leurs derniers films de largement donner leurs lettres de noblesse au film d’animation pour gamins.

Là-Haut (Up)

Cinéphage L'Âge de glace 3 – Le temps des dinosaures

Publié le Mercredi 29 Juillet 2009 - 23:30
Catégorie: Cinéphage

L’Âge de glace 2 m’avait un peu déçu à l’époque, mais la bande-annonce de ce troisième opus donnait particulièrement envie. Et quel excellent opus !! Cela m’a un peu fait l’effet d’un Shrek 2 par rapport à Shrek. En effet, ce troisième numéro de Manny, Diego et Syd est meilleur que le second selon moi. Evidemment, la confrontation avec des dinosaures en cette époque est parfaitement illusoire, mais après tout un mammouth qui s’appelle Manfred, pote avec un tigre à dents de sabre qui se prénomme Diego… On n’est plus à un détail près. Hu hu.

On retrouve donc notre lot habituel avec les personnages du 1 et du 2 : les trois compères Manny, Diego, Syd, les deux opossums et Ellie, la copine de Manfred qui attend un petit Mammouth. Alors que Diego a le blues parce qu’il ne se sent pas à l’aise dans une situation plan-plan, Manny est complètement anxieux avec la grossesse d’Ellie. Syd qui a un fort désir de paternité réussit à combler ses espoirs lorsqu’il trouve trois étranges oeufs. De ces oeufs sortent trois magnifiques et adorables tyrannosaures que leur maman ne tarde pas à retrouver. Maman T-Rex embarque aussi Syd et repart dans un endroit mystérieux au centre de la Terre. C’est là que Diego, Manny et les autres partent à la recherche de leur acolyte. Dans ce monde de dinosaures, ils sont aidés par Buck, un aventurier britannique intrépide !

Et je n’ai rien dit sur le personnage principal de cet histoire : Scrat évidemment !! Car l’écureuil star des anciens films est encore plus présent que les fois précédentes. Il suit par hasard les autres protagonistes et croise même leur chemin, tout en poursuivant ses glands adorés. Et cette fois, les auteurs lui ont même trouvé une copine écureuil !!! Scrat est toujours aussi hurlant de rire, et vraiment ses gags sont de plus en plus drôles et Tex-Averyesques.

Le rythme est effréné, et vraiment on ne passe pas cinq minutes sans rigoler. La raison principale est que rien n’est sérieux dans ce film, ce n’est que nawak sur nawak, avec des scènes burlesques à souhait, à plusieurs niveaux d’humour, pour les enfants comme pour les adultes, et des personnages dont les répliques font tout le temps mouche. Ce nouveau personnage Buck est drôlissime, et son accent très british le rend encore plus excentrique et irrésistible.

Il y a des scènes débiles qui m’ont énormément fait rire, comme celle où ils sont morts de rire à cause d’un gaz hilarant. L’humour est vraiment basique mais fonctionne parfaitement (pour moi). Et à noter aussi, je l’ai vu deux fois, une en VO et l’autre en VF. Eh bien les deux versions sont très sympas, chacune avec leurs avantages et leur défauts.

L’avis des copines : Moktoipas, Orphéus, Pouette, Anne-Laure, Julien.

L'Âge de glace 3 - Le temps des dinosaures

Cinéphage Bolt (Volt, Star malgré lui)

Publié le Dimanche 21 Décembre 2008 - 20:00
Catégorie: Cinéphage

Alors pour une fois, et donc je le précise en premier lieu, je trouve que le titre a bien été adapté, et l’affiche française me paraît même plus sympa que l’originale. On y retrouve un peu plus de l’esprit du dessin-animé, et les personnages sont mieux mis en valeur, et parfaitement conformes à ce qu’on va découvrir. Concernant le titre “Bolt ” signifiant là foudre ou éclair en rapport à la marque sur le chien, “Volt” est sympa car il véhicule le côté énergique du chien, tout en continuant sur le champ lexical de la foudre. Et le le sous-titre qui n’existait pas dans la VO traduit bien l’histoire, de même que la phrase en forme de calembour : “A la croquette de l’ouest”. Donc pour une fois, clap clap clap. (Il sort en février, mais nous l’avons vu à NYC, je le précise pour ceux qui pensent que je suis un grand pirate de l’espace. J’ai reçu quelques mails en ce sens… Hu hu hu.)

Bizarrement, il s’agit bien d’un film en images de synthèse (et même en 3D), mais qui n’est pas Pixar. Donc je ne comprends plus très bien la stratégie Disney concernant ce genre de production, mais je suppose que les deux coexistent (Pixar et Disney itself). En tout cas, la qualité de la modélisation et de l’animation est tout à fait correcte et au niveau de ce qui se fait aujourd’hui. La très bonne surprise de Bolt, pour Disney qui est tout de même le fournisseur officiel de films mièvres et à la morale quasi-franquiste, vient du scénario qui est vraiment original, et touchant sans être con, et divertissant sans être débile.

Bolt est un super-chien, en tout cas c’est ce qu’il croit, un chien qui court plus vite que Super-Jaimie, qui a des lasers dans les yeux, et surtout un super-aboiement qui détruit tout sur son passage. Il mène de périlleuses aventures avec son amie Penny, qui cherche son papa qui a été enlevé… Enfin sauf que tout cela c’est dans la tête du chien, car on fait vivre à ce chien un véritable “Truman Show” afin d’avoir un animal qui joue le mieux possible. En fait, Bolt est le héros d’un feuilleton à succès, mais il est le seul à penser que tout cela est la réalité, et on continue à le lui faire croire pour qu’il garde toute son authenticité. Or, un jour, il s’échappe de sa caravane et il est par erreur conduit à New York !! De là, il doit rejoindre la Californie, mais peu à peu il se rend compte que ses super pouvoirs ne sont pas ce qu’ils sont.

Bon, cette oeuvre est et demeure un film Disney, alors il y a forcément des passages neuneu, mais ils ont fait un effort notable pour rendre le tout digeste. Et surtout, ils ont mis en place un héros assez marrant et touchant dans son “Truman show”. Il faut aussi noter les deux héros secondaires qui font bien mouche, entre la petite chatte désabusée et l’extraordinaire hamster Rhino qui mériterait un spin-off à lui seul (et ça ne m’étonnerait pas, tant je devine qu’il va recevoir tous les lauriers du film). Ce dernier est juste hilarant, et fait rire à tous les plans qu’il occupe.

Je ne suis pas fan de la 3D-relief, et je trouve que les lunettes avec film en relief n’apportent vraiment pas grand-chose, sinon un grand inconfort visuel après une demi-heure. Le film m’aurait tout à fait convenu dans le cadre d’une projection classique.

Volt, star malgré lui Bolt

Cinéphage Madagascar : Escape 2 Africa

Publié le Mercredi 17 Décembre 2008 - 22:55
Catégorie: Cinéphage

Je me suis permis de rajouter le titre complet et original, ce qui n’a pas été traduit en France, or cela paraît essentiel puisque le film ne se passe pas du tout à Madagascar. Enfin, ça reprend bien de la fin du premier opus (pas terrible d’ailleurs) qui était sur la fameuse île, mais les personnages qu’on connaissait, le lion qui fait sa star, la girafe hypochondriaque, l’hippopotame enjoleuse et le zèbre grande-gueule, se retrouvent en pleine savane africaine, alors que les pingouins pilotaient un avion pour rentrer à New York !!!

Ce n’était pas si facile de créer une suite à « Madagascar », et j’ai plutôt été enchanté du scénario, donc c’est vraiment un bon point pour moi. Très classique évidemment et pas super original, puisque c’est le lion Alex qui se retouve par hasard dans la réserve où sont père est le roi des lions du coin. Alex avait été enlevé bébé par des trafiquants d’animaux, et tralali et tralala. On retrouve sinon exactement les mêmes personnalités qui sont bien mises en exergue, et dont le trait a même été un peu poussé. Ainsi Melman est plus “Woody Allen” que jamais avec un excellent David Schwimmer, et Marty (Chris Rock) plutôt drôle dans ses réparties.

Ce qui est très cool c’est aussi que les personnages sous-utilisés du premier film sont largement mis à contribution (m’est avis que certains retours ont été pris en compte…). Les pingouins notamment, ou même le Roi Julian (j’adoooore l’accent bollywoodien que prend Sacha Baron Cohen), sont hilarants et jouent sur un registre identique à celui du premier épisode.

Par contre, ça n’a rien de transcendant et génialissime, mais franchement c’est beaucoup mieux que celui d’avant, ce qui est une prouesse assez rare pour la souligner. Donc on se marre carrément à plusieurs reprises, la modélisation est à couper le souffle, et on prend globalement pas mal de plaisir à regarder cela.

L’avis des copines : [elle], Anne-Laure.

Madagascar 2

Cinéphage Kung Fu Panda

Publié le Mardi 15 Juillet 2008 - 22:46
Catégorie: Cinéphage

Chez Dreamworks, on ne peut pas dire que ça allait de mieux en mieux. En fait depuis un Shrek 2 qui les a amené selon moi au zénith, je n’ai depuis plus été épaté par une de leurs créations. Pixar à côté, malgré un « Cars » en demi-teinte, arrive toujours à faire ma conquête. Mais là, je dois admettre que j’ai carrément adoré ce film !! Cela faisait très longtemps que je n’avais pas ri aussi franchement et sincèrement au cinéma, et pour une fois que les effets spéciaux rejoignent en qualité le scénario, il faut le mettre en exergue.

On passe donc rapidement sur les images de synthèse, tant elles sont belles et parfaites. Nous en sommes à un point où la beauté des images et la perfection de la 3D sont tellement bluffantes que ça se passe de commentaire. En tout cas, « Kung Fu Panda » fait honneur à l’ingénierie 3D… Mais surtout il s’agit d’une histoire drôle et touchante qui rend ce film si palpitant, et valable quel que soit l’âge du spectateur. On s’amuse énormément, on est ému sans mièvrerie ou pathos disneyien, et pour une fois il y a un petit truc en plus qui donne une touche originale et décalée.

Nous sommes dans les montagnes chinoises , et la population est protégée par des maîtres en Arts Martiaux, et leur sage professeur. Le vénérable maître (une tortue) doit désigner celui ou celle qui mérite de connaître un savoir suprême, une technique de kung fu qui tue sa mère. Mais voilà qu’un maladroit et boulimique panda se pointe (il est le fils d’un restaurateur, pro de la nouille), et c’est lui qui est choisi par la tortue illuminée, à la surprise et contrariété des autres maîtres en lice. Du coup, le panda doit être initié, mais c’est un peu une grosse cata, et en même temps un tigre très dangereux vient de se libérer de prison, et va fondre sur le village…

L’intrigue n’a pas l’air comme ça super original, mais c’est plutôt dans les détails que le film se démarque. Il reprend avec talent les codes et les plans des films de kung fu made in Hong Kong, et on en prend plein les mirettes, avec des combattants assez hors normes telle une mante religieuse. Et au-delà des combats qui pulsent bien, c’est l’histoire qui finit par vraiment accrocher l’intérêt du spectateur de 7 à 77 ans. Il y a cette étrange filiation qui n’est jamais expliquée, mais mise en exergue avec beaucoup d’humour et de tendresse. Et aussi des personnages secondaires très marrants (irrésistible tortue !!), et un héros dont les super pouvoirs sont aussi étonnants que pétants de rire.

L’avis des copines : Alice, Orphéus, Kinoo, Julien, Brice.

Kung Fu Panda

Cinéphage Ratatouille

Publié le Jeudi 2 Août 2007 - 19:36
Catégorie: Cinéphage

Ah là là là là là, comment c’est trop bien !!!!!!!

Pixar a fait très très fort sur ce coup là. Je me disais qu’il était de plus en plus difficile d’innover dans le genre du film d’animation, et là il se trouve que cette oeuvre est prodigieuse sur le plan technique, comme pour son scénario. C’est déjà tellement osé de sortir un film américain qui est une véritable ode à la cuisine française, et donc à la France (tout en glissant quelques blagues caricaturales vraiment marrantes… « We’re rude, but we’re french! »), mais en plus avec un héros principal qui est un rat adepte de grande cuisine ! Et le tout n’est même pas trop Disney, mais juste ce qu’il faut de bons sentiments, tout en ayant une morale juste et pas pétainiste.

Remy est donc un rat qui a pour particularité d’avoir un odorat très développé, et un goût prononcé pour le bon goût ! Ainsi, il ne rate pas les émissions culinaires du grand chef « Gusteau », et se pâme pour un bon repas. Gusteau meurt, le coeur ravagé par un critique gastronomique très méchant (ouh là là, très très très), et dans le même temps la bande de rats (dont le chef est le père de Remy) se fait chasser de la maison qu’elle avait investie. Résultat, Remy est séparé de sa bande, et il se retrouve par hasard dans le restaurant de Gusteau, qui a perdu ses étoiles. Un jeune garçon, Linguini, est embauché, et il découvre le talent de Remy. Du coup, ils collaborent pour remonter la réputation du restaurant…

Je résume à la va-vite mais l’histoire est beaucoup plus complexe et intéressante, il y des kyrielles de personnages secondaires très drôles, et le film est accessible à tous les niveaux. Les enfants rigoleront des blagues de potaches et des acrobaties des héros, tandis que les adultes seront sensibles à tout ce que le film peut offrir (Car il a incroyablement l’ampleur d’un vrai film !). Autant Cars manquait de piment et d’irrévérence, autant ce film-ci marque un revirement revigorant de la part de Pixar. C’est drôle, c’est original, c’est inventif, on est scotché de bout en bout.

Techniquement, il faut aussi dire que c’est irréprochable. C’est hallucinant mais la qualité est encore améliorée, et le style « image de synthèse » mérite de plus en plus ses lettres de noblesse. Et un autre personnage à part entière est la ville de Paris qui est magnifiée dans le film. Les décors sont certes idéalisés (des pavés partout, les immeubles haussmanniens) et très clichés (voitures DS, tour Eiffel omniprésente etc.), mais on y trouve bien l’atmosphère de Paris et de l’importance de la cuisine dans notre culture franchouillarde. Les quelques blagues sur les français sont bien sentis et pas du tout insultantes. Et quelle audace de figurer la crème de la cuisine française par un rat !!!!

Alors oui, il y a une histoire d’amour, il y a un méchant, il y a la famille qui finit par l’emporter, et le happy end règlementaire, mais même ce conformisme disneyien n’entame pas les qualités de cette oeuvre. J’ai été très ému, j’ai ri comme un fou, j’ai jubilé, et j’ai salivé pendant tout le film. Ce dernier se permet même un clin d’oeil aux « Aristochats » (qui se passaient aussi à Paris, avec le groupe de jazz), tout en réalisant un hommage global à Paris qui m’a touché au plus haut point.

L’avis des copines : Laurent, Eric.

Ratatouille

Cinéphage Shrek le troisième

Publié le Lundi 18 Juin 2007 - 0:48
Catégorie: Cinéphage

C’était vraiment difficile de faire mieux que « Shrek 2 », qui était un chef d’oeuvre de parodie, de second degré, auréolé de personnages secondaires fabuleux comme le Chat Potté ou la fabuleuse Marraine (Jennifer Saunders), et affublé d’une morale non disneyenne à laquelle j’avais même adhéré. Donc je pensais bien qu’ils allaient partir dans une autre direction, et je me suis efforcé d’y aller sans m’attendre à quoi que ce soit.

Eh bien le gros hic, c’est qu’ils ont pris la même direction, mais ils se sont arrêtés en cours de route. Dingue ! Ce troisième opus de Shrek est loin d’être raté, mais il est un peu fadasse alors que tous les éléments sont là pour en faire un film du tonnerre. A chaque fois que l’occasion est donnée de jouer dans la parodie, avec en plus de nouveaux personnages excellents et à forts potentiels (la Belle aux Bois Dormant, Blanche-Neige etc.), c’est comme un pétard mouillé. Ca commence bien, et ça se termine en eau de boudin. Quelle déception…

Le début m’a un peu fait peur, et puis la mort du roi m’a rasséréné… Faire d’une scène tragique un épisode aussi comique est un bel exploit. Et l’utilisation de « Leave and let die » s’enchaine avec merveille, mais au moment où on pense que la musique va continuer sur le passage rock tonitruant, bah non, elle s’arrête, et on passe à la suite. Pareil pour la scène d’émancipation des princesses, et Blanche-Neige qui chante, mais tout ça pour ça… Bah non alors, y’avait trop de trucs géniaux à faire. Pareil pour la pédale qui kiffe les comédies musicales… Ou le rôle sensationnel que Merlin aurait pu avoir, mais là son potentiel comique est totalement inexploité.

Au lieu de ça, c’est sympa, agréable, chouette, rigolo, cool. Mais c’est tout, et c’est terriblement déjà vu. Si l’on ajoute en plus une morale cette fois purement disneyenne et neuneu, une histoire d’un classique absolu, et plus de vitriol, plus de dérapage (on n’est loin du string rose de Pinocchio, ou de l’herbe à chat du Potté), c’est globalement décevant. En outre, les images de synthèse sont correctes mais pas non plus d’un niveau à tomber par terre.

Heureusement, il reste tout de même quelques moments très marrants, des passages caca-pipi à la Shrek, et des répliques qui font leur effet. Cela reste donc un très bon divertissement, et l’assurance d’un agréable moment de cinéma. Mais quand c’est pour autant se vautrer dans le conformisme, alors qu’on s’est apparemment bougé pour justement continuer dans l’excellence et l’originalité, il vaut mieux laisser tomber les suites et miser sur quelque-chose de vraiment nouveau. La grosse déception vient surtout de ce qu’on sent parfaitement ce qu’il aurait fallu ajouter pour que ça fonctionne du feu de dieu.

L’avis des copines : [elle], Pinggu.

Shrek le troisième

Cinéphage Nos voisins, les hommes

Publié le Mardi 18 Juillet 2006 - 18:41
Catégorie: Cinéphage

Je ne connaissais pas la bédé originale, donc je n’ai au moins pas été déçu par l’adaptation. Et même si j’ai un peu déchanté au début, je suis finalement assez positif sur le film. Il y a quelques gags qui valent vraiment la peine, et surtout un évident héritage de Tex Avery (un peu comme dans le « petit chaperon rouge ») qui rend certaines scènes purement jubilatoires.

Ne parlons pas de la technique qui est simplement extraordinaire, mais qui ne nous épate donc plus vraiment. Le scénario est pas mal, mais un peu trop convenu et pas assez irrévérencieux ou original, pour que le film sorte des sentiers battus. Donc c’est un peu moins neuneu qu’un Disney, mais tout de même moins drôle qu’un « Shrek 2 ».

Un raton laveur, RJ (Riton en français !!), dérobe sa réserve de bouffe à un ours qui sort de l’hibernation. Ce dernier le menace de le tuer s’il ne lui retourne pas son bien. Du coup, RJ part à la recherche de pigeon. Il tombe sur un petit groupe d’animaux qui découvre qu’un lotissement, avec des centaines de gens, vient de pousser juste à côté de leur habitat, pendant l’hiver. RJ les prend en main, et il leur apprend les techniques pour chaparder la nourriture aux hommes. Son objectif est de les utiliser, pour ensuite leur voler leur stock, et sauver sa peau !

Mais évidemment, la « famille » que le raton laveur trouve dans une tortue, une moufette, deux opossums (bien moins drôles que dans l’« Age de Glace 2 ») et un « screwy squirrel » (l’écureuil fou, mon personnage préféré de Tex Avery) change un peu ses perspectives…

Encore une fois c’est dans les personnalités secondaires que l’on trouve les personnages les plus attachants et très marrants. L’écureuil m’a vraiment beaucoup fait rire, ainsi que le chat persan avec l’accent qui va avec. Et donc une facette Tex Avery qui surprend pour des films d’animation en 3D…

Bref, ce n’est pas le film du siècle, mais un chouette divertissement qui plaira sans doute beaucoup aux gamins. Et tout de même quelques moments qui m’ont franchement fait rire à gorge déployée (ce qui fait du bien !).

L’avis des copines : Orphéus, Au taquet.

Nos voisins, les hommes