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Shrek le troisième

Publié le Lundi 18 Juin 2007 - 0:48
Catégorie: Cinéphage

C’était vraiment difficile de faire mieux que « Shrek 2 », qui était un chef d’oeuvre de parodie, de second degré, auréolé de personnages secondaires fabuleux comme le Chat Potté ou la fabuleuse Marraine (Jennifer Saunders), et affublé d’une morale non disneyenne à laquelle j’avais même adhéré. Donc je pensais bien qu’ils allaient partir dans une autre direction, et je me suis efforcé d’y aller sans m’attendre à quoi que ce soit.

Eh bien le gros hic, c’est qu’ils ont pris la même direction, mais ils se sont arrêtés en cours de route. Dingue ! Ce troisième opus de Shrek est loin d’être raté, mais il est un peu fadasse alors que tous les éléments sont là pour en faire un film du tonnerre. A chaque fois que l’occasion est donnée de jouer dans la parodie, avec en plus de nouveaux personnages excellents et à forts potentiels (la Belle aux Bois Dormant, Blanche-Neige etc.), c’est comme un pétard mouillé. Ca commence bien, et ça se termine en eau de boudin. Quelle déception…

Le début m’a un peu fait peur, et puis la mort du roi m’a rasséréné… Faire d’une scène tragique un épisode aussi comique est un bel exploit. Et l’utilisation de « Leave and let die » s’enchaine avec merveille, mais au moment où on pense que la musique va continuer sur le passage rock tonitruant, bah non, elle s’arrête, et on passe à la suite. Pareil pour la scène d’émancipation des princesses, et Blanche-Neige qui chante, mais tout ça pour ça… Bah non alors, y’avait trop de trucs géniaux à faire. Pareil pour la pédale qui kiffe les comédies musicales… Ou le rôle sensationnel que Merlin aurait pu avoir, mais là son potentiel comique est totalement inexploité.

Au lieu de ça, c’est sympa, agréable, chouette, rigolo, cool. Mais c’est tout, et c’est terriblement déjà vu. Si l’on ajoute en plus une morale cette fois purement disneyenne et neuneu, une histoire d’un classique absolu, et plus de vitriol, plus de dérapage (on n’est loin du string rose de Pinocchio, ou de l’herbe à chat du Potté), c’est globalement décevant. En outre, les images de synthèse sont correctes mais pas non plus d’un niveau à tomber par terre.

Heureusement, il reste tout de même quelques moments très marrants, des passages caca-pipi à la Shrek, et des répliques qui font leur effet. Cela reste donc un très bon divertissement, et l’assurance d’un agréable moment de cinéma. Mais quand c’est pour autant se vautrer dans le conformisme, alors qu’on s’est apparemment bougé pour justement continuer dans l’excellence et l’originalité, il vaut mieux laisser tomber les suites et miser sur quelque-chose de vraiment nouveau. La grosse déception vient surtout de ce qu’on sent parfaitement ce qu’il aurait fallu ajouter pour que ça fonctionne du feu de dieu.

L’avis des copines : [elle], Pinggu.

Shrek le troisième

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Nos voisins, les hommes

Publié le Mardi 18 Juillet 2006 - 18:41
Catégorie: Cinéphage

Je ne connaissais pas la bédé originale, donc je n’ai au moins pas été déçu par l’adaptation. Et même si j’ai un peu déchanté au début, je suis finalement assez positif sur le film. Il y a quelques gags qui valent vraiment la peine, et surtout un évident héritage de Tex Avery (un peu comme dans le « petit chaperon rouge ») qui rend certaines scènes purement jubilatoires.

Ne parlons pas de la technique qui est simplement extraordinaire, mais qui ne nous épate donc plus vraiment. Le scénario est pas mal, mais un peu trop convenu et pas assez irrévérencieux ou original, pour que le film sorte des sentiers battus. Donc c’est un peu moins neuneu qu’un Disney, mais tout de même moins drôle qu’un « Shrek 2 ».

Un raton laveur, RJ (Riton en français !!), dérobe sa réserve de bouffe à un ours qui sort de l’hibernation. Ce dernier le menace de le tuer s’il ne lui retourne pas son bien. Du coup, RJ part à la recherche de pigeon. Il tombe sur un petit groupe d’animaux qui découvre qu’un lotissement, avec des centaines de gens, vient de pousser juste à côté de leur habitat, pendant l’hiver. RJ les prend en main, et il leur apprend les techniques pour chaparder la nourriture aux hommes. Son objectif est de les utiliser, pour ensuite leur voler leur stock, et sauver sa peau !

Mais évidemment, la « famille » que le raton laveur trouve dans une tortue, une moufette, deux opossums (bien moins drôles que dans l’« Age de Glace 2 ») et un « screwy squirrel » (l’écureuil fou, mon personnage préféré de Tex Avery) change un peu ses perspectives…

Encore une fois c’est dans les personnalités secondaires que l’on trouve les personnages les plus attachants et très marrants. L’écureuil m’a vraiment beaucoup fait rire, ainsi que le chat persan avec l’accent qui va avec. Et donc une facette Tex Avery qui surprend pour des films d’animation en 3D…

Bref, ce n’est pas le film du siècle, mais un chouette divertissement qui plaira sans doute beaucoup aux gamins. Et tout de même quelques moments qui m’ont franchement fait rire à gorge déployée (ce qui fait du bien !).

L’avis des copines : Orphéus, Au taquet.

Nos voisins, les hommes

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Cars

Publié le Dimanche 2 Juillet 2006 - 1:32
Catégorie: Cinéphage

Pixar s’est plus que jamais Disneyisé pour cette production, cela reste un film bien agréable et charmant, mais il y manque un peu de piment pour en faire le truc génial auquel il pouvait aspirer.

Nous sommes dans un univers de voitures, l’anthropomorphisme va bon train pendant la totalité du métrage et les créateurs s’en donnent à coeur joie dans les métaphores visuelles « routières ». Nous suivons une voiture de course, Flash McQueen, qui concourt à la prestigieuse « Piston Cup ». Il est très bon et performant, et a toutes ses chances pour gagner, mais il s’agit d’un bolide individualiste et narcissique. Or la course automobile est une affaire d’équipe… bon bah ok, il fallait bien une morale. Mais celle-ci est plutôt bonne je trouve, l’esprit d’équipe prônée contre le solo, ça tient bien la route.

Flash doit se rendre en Californie pour finir la course, mais suite à un petit accident de remorque, il se retrouve en pleine cambrousse, le long de la mythique « route 66 ». Et là bienvenu dans l’âge d’Or des USA… Tous les symboles et les valeurs de l’Amérique sont assénés pendant la prochaine heure, et à la fin c’est un peu lourd. Déjà la glorification de la bagnole est une valeur assez moyenne dans mon propre référentiel, mais soit. Mais là c’est un peu comme quand Marty débarque à Hill Valley en 1955… Donc une ville tradi de chez tradi où les voitures souffrent de l’autoroute qui leur a soufflé tous leurs clients. Flash débarque en bousillant leur bel asphalte et se fait arrêter. Il doit réparer ses dégâts avant de repartir pour la Californie.

Il fait connaissance des habitants de péquenaud-ville, et là c’est la classique galerie de personnages secondaires. Aaaah les seconds rôles c’est une grande spécialité de Pixar, et ce film ne dément pas leur imagination, leur créativité et leur sens de l’humour. Entre la séduisante Porsche, le vieux tacot teubé mais attendrissant, le gros camion de pompiers timide ou bien les garagistes italiens fans de Ferrari, on est garni.

Après l’histoire n’est évidemment pas d’une folle originalité, mais elle tient la route, et divertit comme il faut. J’avoue en avoir eu un peu ma claque au milieu (ça s’appesantit un peu je trouve), mais miraculeusement la fin du film m’a totalement reconquis. Les bons sentiments sont bien dosés, et j’ai vraiment été touché (chuis un grand sensible, vous savez…).

Cars

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L’Âge de Glace 2

Publié le Mercredi 12 Avril 2006 - 18:05
Catégorie: Cinéphage

On prend les mêmes et on recommence ! Voilà Diego le tigre au grand coeur (et grandes dents), Sid le paresseux facétieux, Manny le Mammouth ronchon, et toujours la star de second plan (mais qu’on attend avec impatience pour chacune de ses remarquables apparitions), l’écureuil dans de nouvelles aventures à l’époque glaciaire !! Mais justement c’est la fin de cette époque de frimas, et la fonte des glaces va entraîner un déluge que les bestioles du coin doivent éviter en partant loin de la vallée.

Alors que Manny est perçu comme le dernier de son espèce, les trois compères rencontrent deux opossums (complètement dingues et irrésistibles), et leur frangine qui est en fait une femelle mammouth qui se prend pour un opossum (oui oui). Ajoutez à cela deux monstres aquatiques sanguinaires qui attendent le déluge pour bouffer tout le monde, et l’écureuil qui continue à courir après ses noisettes, et le film est sur les starting-blocks.

J’ai été un tout petit peu déçu par un rythme un peu mou, et un film pas aussi hilarant que cela aurait pu être. Et pourtant les opossums (vraiment marrants !) dans leur rôle de nouveaux hurluberlus sont mis en scène dans un décalage qui est très efficace et désopilant. Mais au final, je me demande si l’écureuil n’est pas le plus réussi des personnages, de clin d’oeil, il devient rapidement piller humoristique du film. On ne découvre plus les autres personnages, et donc leurs relations en deviennent un peu téléphonées et insipides.

C’est tout de même encore un très joli morceau de 3D, et une comédie qui apporte son lot de bons gags, de personnages secondaires attachants, et une morale pas trop ayatollesque. On passe sincèrement un bon moment, et il s’agit sans conteste d’un divertissement de qualité.

L’avis des copines : Oli, Orphéus, Chapi.

L'Âge de Glace 2

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Madagascar

Publié le Vendredi 22 Juillet 2005 - 17:08
Catégorie: Cinéphage

Après Shrek 2, il est difficile de ne pas décevoir une audience qui s’attendrait à aussi bien voire mieux. Faut-il surenchérir dans le second degré ou changer de cap ? « Gang de requins » avait plutôt échoué dans son choix de scénario et dans ses blagues et m’avait déçu même si ce n’était pas non plus la cata. J’ai tout de même préféré Madagascar dont l’intérêt repose sur un attendrissant quatuor d’animaux aux caractères bien trempés et marrants, sur un style « Tex Avery » des bestioles qui ne fonctionnent pas trop mal et surtout sur un humour décalé qui fait parfois mouche.

Malgré tout, ce n’est pas aussi drôle et truculent qu’un Shrek, les gags et l’histoire restent plutôt dans un registre gentillet et propret, très Disney sur le coup. Donc il s’agit d’un film plus pour des mômes que pour des adultes, même si quelques moments et personnages sont assez croustillants même si sous-employés. Les pingouins notamment qui n’arrêtent pas de se donner des baffes sont géniaux, et ont un énorme potentiel comique dont on sent qu’une bonne partie de l’imagination des scénaristes est resté dans les tiroirs (ou pour une suite ?). J’ai aussi adoré les lémuriens qui ont gobé et font la java dans la brousse, avec un roi un peu fou (qui fait un peu penser au roi Louis du Livre de la Jungle) à l’irrésistible accent bollywoodien !

Tout démarre au zoo de New York en plein Central Park où les animaux sont des stars qui vivent plutôt très bien leur enfermement. Le lion Alex notamment est un cador qui fanfaronne, tandis que la girafe Melman est hypocondriaque (évidemment doublé par David Schwimmer), que l’hippopotame Gloria est comme un poisson dans l’eau et que le zèbre Marty déprime. En effet, ce dernier rêve malgré tout de revenir à la vie sauvage. Il arrive à s’enfuir du zoo et les autres partent alors à sa rescousse dans un Manhattan rendu un peu nerveux par leur escapade. Finalement, les bestioles sont rendues à la liberté par des militants des droits des animaux, mais c’était sans compter les pingouins dissidents qui prennent le contrôle du navire (en balançant baffes sur baffes au capitaine). Bref, ils finissent tous à Madagascar et découvrent que la vie sauvage comporte bien des difficultés au quotidien, notamment lorsqu’on a faim et qu’un lion et un zèbre sont les meilleurs amis du monde.

Les personnages ont un côté un peu carré et stylisé qui fait penser aux archétypes des cartoons de Tex Avery, avec en plus une manière de parler et des gags qui s’en rapprochent aussi. Outre cela, le fait d’avoir créé un quatuor d’amis très différents, soudés et adorables comme tout est une excellente idée. Techniquement c’est beau, mais sans plus, on n’est plus épaté comme avant des progrès dans les images de synthèse, il faut dire qu’on venait de loin, et qu’on est arrivé à un sacré niveau. Les améliorations deviennent de moins en moins visibles au profane je pense, et les auteurs jouent plus sur le fond que la forme. On rit de temps en temps, on sourit la plupart du temps, mais ça ne va pas beaucoup plus loin et c’est dommage. Le film se termine et même si l’on a plutôt passé un bon moment, ce n’était pas non plus le franc délire auquel on pouvait s’attendre.

Madagascar

  • Cinéphage
Robots

Publié le Mardi 19 Avril 2005 - 19:09
Catégorie: Cinéphage

Ce film est un petit bijou esthétique, vraiment en matière de 3D c’est superbe. L’animation des personnages, des décors, les rendus des textures et la cinématique des robots sont réalisés avec brio. En plus, les couleurs, le style graphique, le design très « mécaniques » des machines ou des automates sont drôlement chiadés aussi. Donc 20 sur 20 pour la réalisation, pour certains travellings à travers des paysages urbains bluffants ainsi que quelques gags vraiment poilants.

Par contre, le scénario est un drame. Pouah ! Il ne se passe rien, l’intrigue est cousue de fil blanc et certaines transitions narratives sont plus que téléphonées. Du coup, cette pauvreté ruine la beauté des images et le potentiel qu’il y a derrière. C’est hyper dommage car les personnages sont sympathiques et on imagine aisément que cela aurait pu être un millier de fois plus marrant. Parce qu’au final, l’histoire est assez plate et tout au plus semée de moments légèrement cocasses.

Bon allez je vous résume le truc… Y’a un robot gentil, adorable et niais avec des parents gentils, adorables et niais. Il est inventeur et il veut se rendre à la ville pour y rencontrer le robot qui est le plus célèbre inventeur du coin. Lorsqu’il s’y rend, il découvre que le vent a tourné, que l’inventeur est introuvable, et qu’une étrange nouvelle politique vise à supprimer les vieux robots en supprimant les pièces détachées. Le gentil robot s’improvise donc réparateur de robot avec deux fois rien, et s’attire les foudres des méchants mercantiles spéculateurs qui veulent se faire de la thune sur des modèles neufs.

On trouve dans l’entourage du robot une classique bande de loosers en mal d’écrous et de composants, qui jouent les « seconds rôles » comiques du film. Or, ils ne sont pas vraiment tordants…

Malgré tout, il y a deux ou trois moments où le rythme s’intensifie, et où on a quelques parodies qui valent leur pesant de cacahouètes. Un des robots qui joue les travs et qui nous fait un « Hit me baby one more time » en Britney est carrément hilarant ! Le film se termine aussi en une apothéose qui relève un peu la fadeur du scénario.

Robots

  • Cinéphage
Vaillant

Publié le Vendredi 1 Avril 2005 - 17:47
Catégorie: Cinéphage

L’histoire est vraiment pas mal à la base, il s’agit de reprendre le rôle des pigeons voyageurs dans les échanges de messages secrets pendant la seconde guerre mondiale. De la substance pour des personnages héroïques et des péripéties aériennes qui devraient bien aller avec un film en images de synthèse.

Et en effet, les personnages au premier coup d’oeil ont l’air de tenir la route. On a un petit pigeon, Vaillant, très courageux mais pas à la taille réglementaire qui part s’engager pour la RAF. Vaillant rencontre sur le chemin un autre pigeon, débraillé et à l’hygiène douteuse, qui part avec lui. Les méchants allemands sont personnifiés par des faucons nazis cruels qui bouffent du pigeon en vol et intercepte les messages. Ainsi, on trouve dans un bunker sur les côtés françaises, un faucon général allemand avec un accent à couper au couteau qui descend un à un tous les messagers anglais.

Vaillant et son équipe de pigeons boiteux sont la dernière chance pour transmettre un message et récupérer une réponse des résistants français.

Donc l’intrigue est plutôt sympa même si très convenue, et l’idée des pigeons voyageurs est charmante. Mais au final, j’ai plutôt été déçu par le film. Déjà dans la forme, les images de synthèse ne sont vraiment pas au niveau de Dreamworks ou de Pixar. Les décors sont statiques, la mer est bidon et les animations manquent de peps. Du coup, pour rattraper une forme un peu artisanale, il fallait des personnages truculents et une narration avec du punch. Or, ce n’est pas le cas, tout est très classique et pas spécialement drôle.

Il ne se passe pas grand-chose dans ce film, et on ne peut pas dire qu’on ait droit à un scénario bien original. Le seul moment où ça décolle un peu et où on pense qu’on est tombé sur des personnages un peu plus hauts en couleur, c’est lorsque les pigeons rencontrent les résistants français qui sont des souris. La fille souris et surtout son comparse « Sabotage » sont vraiment marrants, mais on les voit trois minutes seulement.

Dommage donc, il y avait un bon potentiel, mais le résultat est très décevant pour moi.

NB: Je pense que j’ai aussi souffert de la VF… bouerk.

Vaillant

  • Cinéphage
The Incredibles

Publié le Mercredi 24 Novembre 2004 - 14:11
Catégorie: Cinéphage

Ah là là, je préfère le titre en anglais, je n’aime pas trop cette traduction : « Les Indestructibles ». Littéralement « Les Incroyables » ou « Les Extraordinaires » auraient été beaucoup plus adaptés je trouve.

Mais sinon j’ai trouvé ça excellent !!! Vraiment c’est encore un très bel opus de Pixar. Déjà d’un point de vue image de synthèse, il n’y a rien à dire tant c’est superbe, mais là en plus, ils se permettent d’y greffer un style graphique tout à fait innovant et efficace. Les personnages sont très bédés des années 50/60, un peu à la SuperMan avec des corps disproportionnés et des tronches taillées à la serpe (ça fait aussi penser au « Hercule » de Disney). La bande sonore ajoute aussi à cette ambiance jazzy, un peu Chicago des années 50.

Robert Parr est un super héros, ainsi que sa femme Helen et ses enfants qui sont tous dotés de pouvoirs extraordinaires. Mais l’âge d’or de l’héroïsme est passé (à cause de procès « made in USA » de dommages et intérêts, l’anecdote est très drôle), et les super héros se voient contraints à s’intégrer, à travailler comme tout le monde et à cacher leurs particularités au commun des mortels. Bob a trop de mal à ne plus être un héros, et quand il est contacté par une agence gouvernementale, il n’hésite pas à rempiler.

L’intrigue rebondit toutes les dix secondes et le thème du super héros permet bien sûr les fantaisies les plus comiques avec une galerie de personnages bien hétéroclites et hauts en couleur. Et puis, des personnages secondaires qui sont assez croustillants. Notamment, un personnage clef qui est Edna Mode, la styliste italienne dans toute sa splendeur. Nous étions deux (pédés) à vraiment rire sur ces scènes, et je sais que les homos seront sensibles à ces répliques particulièrement queer qui font mouche à chaque échange. Edna est doublée par Brad Bird en personne (le réalisateur), et je pense que les français ont fait très fort en prenant Amanda Lear pour la VF (j’ai super envie de voir ce que ça donne, rien que pour cela).

Bah et bien sûr, la morale est disneyienne au possible, mais bon, pas stupide non plus. Cela reste un film à regarder avec ses n degrés d’humour, qui n’a certainement pas la même qualité graphique et le même souffle que Némo, mais qui est un divertissement drôlement réussi.

The Incredibles

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Gang de Requins

Publié le Mardi 19 Octobre 2004 - 22:39
Catégorie: Cinéphage

C’est assez troublant de voir un film d’animation en images de synthèse qui se passe sous les océans alors que « le monde de Némo » est encore si récent (Hein Manu, le parler de baleine c’était sympa ?!). Du coup, il est difficile de ne pas faire le rapprochement, et je trouve que « Gang de Requins » ne tient pas vraiment la comparaison. C’est un bon film, un chouette divertissement avec son lot d’irrévérences et de pastiches à la DreamWorks, mais il lui manque un rien de piment pour en faire quelque chose de vraiment original et marquant.

Le scénario est simple et surtout, on comprend très rapidement l’orientation et le style qu’ils ont voulu donner. C’est d’ailleurs bien dommage que cela soit si manifeste. C’est un film de black avec des blagues de black, donc il fallait Will Smith pour la voix principale (évidemment). Ajoutez à cela une bande-son groovy et R&B, quelques personnages secondaires bouffons et le lot habituel de mélange entre interludes musicaux endiablés et saynètes comiques. Et puis, surtout, j’ai été loin d’être bluffé par la qualité des images de synthèse.

Mais cela fonctionne bien malgré ces défauts. L’anthropomorphisme est poussé à son paroxysme et c’est plutôt drôle, notamment les poissonnes hyper bien roulées avec des nageoires comme des chevelures. J’ai adoré les méduses rastas même si je pense qu’on aurait pu en faire un couple de personnages encore plus marrant. Et puis surtout, les Requins sont excellents. Le fait de les associer à la mafia et de reprendre certains éléments du parrain fonctionne à merveille.

Deux mots sur l’histoire ordinairement classique : un poisson nommé Oscar se fait passer pour un tueur de requins. Mais c’est un stratagème puisqu’il est aidé par un requin végétarien, qui n’est autre que le fils du parrain, et qui a fugué car il ne veut pas prendre la suite de son père. Or, le parrain veut se venger, et Oscar doit assumer les conséquences de ses mensonges (ooouh que c’est mal de mentir).

Je l’ai vu en VF, et je pense que cela a ôté énormément de qualités au film, aussi j’irais le revoir en VO. En effet, comme le charme repose beaucoup sur les voix des comédiens et le style R&B, je pense que ça doit beaucoup mieux passer en américain (un peu comme les tortues de Némo qui sont fabuleuses en VO, alors qu’un peu fade en VF). Malgré tout, j’ai passé un bon moment, et j’ai pas mal ri aux blagues de potache qui émaillent le film. Enfin, ça ne vaut pas Shrek 2, et ça manque un peu de peps pour moi.

Gang de Requins

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Shrek 2

Publié le Jeudi 24 Juin 2004 - 19:02
Catégorie: Cinéphage

Alors si vous n’êtes pas allé au cinéma ces dernières années, vous ne risquez pas de comprendre grand-chose car ce film est aussi parodique d’un « Y a-t-il un pilote dans l’avion ». C’est un déluge de gags à chaque plan, et on ri franchement du début à la fin, ce qui fait un bien fou !!

L’histoire en outre est vachement belle et la morale est toujours aussi simple et saine à mon avis. L’apparence est trompeuse, et on ne doit pas juger sur le physique. C’est un peu neuneu mais ça passe vraiment bien dans ce film, et après tout ce n’est pas une morale classique mielleuse à la Disney. Donc Fiona est devenue une ogresse tout ce qu’il y a de respectable, avec son Shrek de mari, et toujours l’âne qui leur colle aux basques (sa dragonne de gonzesse est lunatique mouarf). Le jeune couple se rend chez les parents de Fiona pour les mettre au courant. Les parents découvrent alors avec effroi que le Prince Charmant est arrivé trop tard pour délivrer la princesse. La mère de ce dernier, qui n’est autre que la bonne fée et marraine, décide d’un stratagème démoniaque pour se débarrasser de Shrek…

Tout est prétexte à la blague et au pastiche, et ça n’arrête pas une seconde. On flirte encore avec tous les dessins animés, classiques hollywoodiens, personnages de contes (avec un chat botté fabuleux), une bande-originale tour à tour rock, disco, comédie musicale, et surtout de véritables comédiens pour doubler. Ce dernier point fait toute la différence car les acteurs choisis sont impeccables et extrêmement bons ! Une mention spéciale à la bonne fée qui est jouée par Jennifer Saunders, encore plus rouée que l’Edina d’AbFab. Pétant de rire sur toute la durée !!!

Shrek 2