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Réflexions israéliennes

Publié le Dimanche 10 Décembre 2006 - 20:57
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Nous sommes repartis de Tel Aviv en fin de journée, vendredi, d’un aéroport complètement vide. Les vendeuses des magasins Duty Free s’excusaient même de se jeter sur nous comme la misère sur le pauvre monde. Donc même en basse saison, les gens sont unanimes, de Tel Aviv, la mer morte ou Jérusalem, il y a un gros déficit de touristes, pour une région où cela devrait constituer une richesse de premier plan.

Aéroport Tel Aviv

Mais évidemment, partir en vacances dans un pays en guerre depuis 60 ans, un pays où on a tous vu les combats à l’écran, et les attentats dans les bus ou les marchés, forcément ça ne convainc pas trop. Et la récente flambée du côté libanais a apparemment refroidi les ardeurs des visiteurs. Pourtant ne serait-ce que pour Jérusalem, l’intérêt d’aller en Israël est énorme et manifeste.

Au final, en une petite semaine là-bas, j’ai encore été confronté à cette curieuse dualité et aux contrastes que je percevais déjà en France. D’un côté il y a Tel Aviv qui est une ville moderne, ouverte, occidentalisée et tolérante. Il y a peu de gens qui portent la kippa ou bien qui sont ostensiblement religieux, les nanas sont en débardeurs, des mecs homos se donnent la main en plein centre, et on trouve du porc aux cartes de certains restaurants. Et puis, il y a Jérusalem avec ses communautés ultrareligieuses qui se démarquent d’autant plus qu’elles tiennent à revendiquer leur territoire. Il y a ce mur qui rappelle celui caduc de Berlin, et dont la frontière ainsi délimitée est un foutage de gueule, dont on s’étonne qu’il puisse même tenir debout. Il y a aussi les territoires palestiniens atomisés et rognés par des colonies, des espaces déjà pauvres et économiquement asphyxiés, à l’agonie.

Et on oppose les religions. D’un côté la puissance économique et le lobby américain, et des religieux intégristes juifs, de l’autre le fanatisme islamique et la misère qui pousse aux extrémités les plus impensables. Des morts pour des morts, des innocents sacrifiés des deux côtés. On ne sait plus vraiment à quel saint se vouer, tant on se dit que des générations entières n’ont été éduquées que dans la peur et le mépris de l’autre. Les juifs sont sur le qui vive et paranoïaques au possible, ils se déplacent entourés de gardes armés, tout en grignotant le plus possible sur les territoires voisins, ou même les quartiers.

Dans Jérusalem, ils achètent des maisons dans des quartiers arabes, et ensuite se barricadent et s’arment pour se protéger. Et petit à petit, la thune conquiert des zones supplémentaires. Et les arabes sont sans cesse contrôlés et apparemment passablement humiliés et insultés par les militaires israéliens. Les check-points entre les deux pays obligent à des détours et des attentes qui handicapent encore les citoyens finalement les plus intégrés (avec un emploi et une situation).

Et j’ai beau être anti-sioniste, je reconnais qu’Israël est un pays superbe et moderne grâce à ce que l’état d’Israël en a fait. Et malgré une religion omniprésente, il s’agit d’un endroit où l’on se sent libre et bien. Car avant la religion, il y a le business et le capitalisme, Israël est un pays de banques et finances, et pour que le commerce (dont le tourisme) fonctionne il faut une société libérale et ouverte. Et dans la guerre économique contre la Palestine, ils ont évidemment d’ores et déjà gagné ! Et personnellement, je suis allé en Israël en tant que pédé, et cela n’a posé aucun problème. De même que les nanas avaient l’air plutôt libérées et égales aux mecs. Et cela est impensable dans un pays arabe, aux moeurs antédiluviennes, voire rétrogrades (à mon avis à moi que j’ai) !! C’est une des grandes qualités d’Israël, avec un pays dont les infrastructures et la modernité sont d’un niveau similaire à l’Europe ou les USA.

Mais même cette modernité se discute lorsqu’on voit qu’on est en plein désert, et que tout est climatisé, que l’eau est utilisée (gaspillée ?) avec profusion tandis que la Palestine a des allures de cailloux ocre et poussiéreux. En terme de bilan écologique, je me demande si les extrêmes ne sont pas encore bien représentés dans ce domaine. Et il est pourtant certain que le développement économique, politique et social de ces régions désertiques passe par ce genre d’hérésies écologiques.

Ah là là, tout n’est pas tout blanc, tout n’est pas tout noir. :-)
Dans le fond, je ne jette la pierre à personne, car s’il y a une erreur dans tout cela, et s’il y a un coupable, c’est la religion. Et je reviens de ce voyage encore plus bouffeurs de curés qu’avant, encore plus anticlérical et farouche laïc ! Mais qu’on envoie se faire enculer toutes ces religions de mes deux ! Et dire que la séparation de l’Eglise et de l’Etat est une notion qui doit exister dans une dizaine de pays dans le monde, et que l’immense majorité des nations ont une religion officielle. Sa mère, sa race, on n’est pas sorti de l’auberge. Et pourtant, si déjà on se débarrassait des cultes pour ramener une démocratie républicaine bien saine, je suis certain que cela améliorerait les choses. Et laissons donc les religions s’occuper du spirituel et du métaphysique, y’a déjà assez de boulot comme ça !

Ah ça oui, mon blog est un putain de BLOG SANS DIEU !

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La mer morte

Publié le Jeudi 7 Décembre 2006 - 10:43
Catégorie: Matooyage

Pas grand-chose à faire dans cette région à part profiter du soleil, et d’un tourisme toujours aussi peu dense. Nous avions pensé à aller à Massada, mais malheureusement c’est un peu trop compliqué, vu le temps imparti. On a pris le bus de Jérusalem, et en arrivant vers midi, nous avons sagement passé l’après-midi à faire trempette dans l’eau, à se couvrir de boues et à nous reposer.

Le contraste est saisissant entre le désert de Judée…

Désert de Judée, Ein Gedi, Israël

… et la végétation de l’hôtel (nous sommes à Ein Gedi, dans un kibboutz qui vit du tourisme), qui est au pied des monts désertiques…

Végétation kibboutz d'Ein Gedi

Et la mer morte se trouve juste en contrebas, avec la Jordanie en face.

Mer morte, Ein Gedi, Israël.

C’était vraiment marrant d’aller dans la mer morte, en plus d’être un bel endroit, mais on a eu un peu tort d’aller d’abord tester les piscines de soufre à l’intérieur du Spa !! Aaaaaaaah mein gott !! J’ai cru que je plongeais dans une baignoire de pisse chaude d’une backroom allemande !! Euuuuurk, mais comment peuvent-ils aller là-dedans ! On a failli vomir direct avec Diego. Et sinon le classique du classique, on est allé se baigner et expérimenter le flottement excessif du à la salinité extrême, et puis on s’est oint de boue comme des cochons, ce qui était très agréable. Je me suis fait la totale, avec cheveux et tronche inclus, et NON vous n’aurez pas les photos. ;-)

Ce n’était qu’une petite journée, et demain on doit retourner sur Tel Aviv, le retour est imminent (vendredi)…

En attendant, on bave sur les mecs d’une StarAc « danse » israélienne. Rhaaa lovely ! Et j’ai rencontré des petits camarades.

Les chats d'Ein Gedi

Les chats d'Ein Gedi

D’ailleurs c’est dingue le nombre de chats qui errent dans les rues, ici, à Jérusalem ou Tel Aviv. Il y en a absolument à tous les coins de rue !

Bon et sinon aussi, y’a des avions de chasse qui nous passent dangereusement au-dessus de la tête toutes les dix minutes, donc on commence juste un peu à se biler… :mrgreen:

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Jérusalem

Publié le Mercredi 6 Décembre 2006 - 0:36
Catégorie: Matooyage

Ah Jérusalem ! Autant nous partions de Tel Aviv, un peu décontenancés par le peu de ressources culturelles de l’endroit, autant nous quittons Jérusalem enchantés (on aurait du échanger un jour de Tel Aviv contre un supplémentaire à Jérusalem…). En effet, cette ville mythique possède un charme fou, et est terriblement fascinante par son ambiance et cette adjacence des trois religions : chrétienne, juive et musulmane.

Nous avons déjà fait à peu près tout ce que nous nous étions dits que nous ne ferions pas (surtout pour rassurer nos familles). Donc nous avons pris le bus de Tel Aviv à Jérusalem (mais il n’a manifestement pas fait boum), puis fraîchement débarqués, nous avons été entraînés par un chauffeur de taxi juif qui nous a baladé pour une somme indécente. Comme nous n’avions pas vraiment de repères, nous nous sommes bien faits enculer à sec, mais bon au moins il nous a montré beaucoup de choses. Et puis, ça a aussi été l’occasion d’aller à Bethléem pour visiter la chapelle de la Nativité, ce que nous n’aurions pas fait seul, puisque c’est en territoire palestinien. Et rien que l’expérience de passer un poste militaire, de changer de chauffeur et de voiture (car l’israélien n’avait pas le droit de nous y conduire), et de saisir les différences entre les deux zones en valaient la peine.

C’est en rencontrant un coreligionnaire blogueur à Jérusalem et en le voyant bien se foutre de notre gueule, que nous avons réalisé à quel point nous nous étions faits avoir. Rhaaaaa, on est trop gentil, les parfaits touristes ! :mrgreen:
Hier nous avons donc surtout visité les grands lieux à l’extérieur de la vieille ville, que nous avons plutôt parcourue aujourd’hui, en long, en large et en travers. Il faut aussi ajouter que nous avons eu la chance d’être les deux seuls touristes à venir visiter Israël cette semaine ! Nous sommes en saison basse, mais tous les autochtones nous disent que le niveau touristique est catastrophique, et en effet l’hôtel est vide, les rues de la vieille ville dépeuplées, les échoppes désertiques et les lieux même les plus emblématiques se visitent sans jamais attendre. Et le tout avec une température toujours aussi clémente, et un ciel immaculé, même si les nuits sont drôlement fraîches.

Souk à Jérusalem en quartier musulman

Et tout de même, le truc dingue avec Jérusalem, en plus de la « collision » entre les trois religions monothéistes, c’est cette accumulation de lieux saints dont les noms signifient tellement pour le produit de base de la culture judéo-chrétienne que je suis. Et même si je suis athée, et qu’on n’arrête pas de me demander à quelle religion j’appartiens, ce à quoi je réponds « I don’t believe in god. I’m nothing, and my parents are nothing too… we’re nothing ! », je suis sensible à l’atmosphère sacrée qui se degage de tout cela. Parce qu’on insiste en me demandant tout de même sous quelle confession je suis né, la religion de ma famille ou de mes parents, et du coup j’ai fini par expliquer que mon père est judéomusulman et ma mère catholicoprotestante. Du coup grand problème pour me proposer des croix, des menoras ou des mains de Fatima, avant de se réjouir pour simplement me dérouler toute la panoplie. Globalement, on sent une certaine tension entre les communautés dans la ville, et même si cela ne se ressent vraiment pas comme un danger potentiel, il y a comme de l’électricité dans l’air. On sent une vraie séparation entre juifs et musulmans, les chrétiens jouant le rôle de tampon à l’influence de plus en plus mineure.

Malgré tout donc, je suis sensible à ce lieu. Et même si je considère toutes les représentations « physiques » de la foi comme de gigantesques supercheries, ce sont tout de même des supercheries qui ont 1700 ans, et donc qui méritent souvent le coup d’oeil. Car matérialiser l’endroit de la naissance du Christ par une étoile dans une chapelle, construite plus de 300 ans après sa mort, ou bien les différentes stations (un coup il tombe, un coup SuperVéro lui essuie le visage, un coup il retombe…) du même JC sur le chemin de la crucifixion, c’est une belle escroquerie. Un truc qui permet de donner une réalité bien tangible, et conférer une certaine crédibilité, pour des pèlerins en mal de représentation, et aussi de vendre du « marchandising » depuis quelques générations. Mais tout de même, Jérusalem et sa région ont vu des choses assez dingues, et même si Jésus n’a pas exactement été crucifié où on le montre avec une « inébranlable certitude », en tout cas ce n’est certainement pas loin de là.

Etoile de la Nativité de Bethléem

La fameuse étoile qui marque l’endroit de la naissance du Christ à Bethléem.

Donc le mont Sion avec le lieu de la Cène, le tombeau du Roi David, l’endroit où Marie est morte, ou bien le mont des Oliviers avec le tombeau de la Vierge, la grotte Gethsémani (où Judas a trahi), la dernière prière du Christ, etc. Eh bien forcément, tous ces « faits » religieux sont marqués par des églises et des constructions qui ont leurs intérêts en tant qu’artéfacts de la chrétienté des premiers siècles. Et le lieu qui m’a certainement le plus impressionné c’est la Chapelle de la Nativité qui est à Bethléem pourtant, à quelques kilomètres de Jérusalem (et donc en Palestine). Elle date de 325, et j’ai aimé sa simplicité et l’humilité de son architecture ou de ses ornements. Il se dégage quelque chose de fort d’un tel endroit.

Chapelle de la Nativité à Bethléem

Chapelle de la Nativité à Bethléem

Les autres lieux « sacrés » sont sympas aussi, mais même s’il n’y a pas beaucoup de touristes, il y a malgré tout quelques pèlerins qui sont là, et dont la ferveur me fait toujours un peu flipper. Donc voir des groupies russes orthodoxes qui ont l’air de sortir d’un film d’Eisenstein, se jeter par terre avec leurs crucifix pour embrasser la dalle où JC a pleuré ses dernières larmes… Rhooooo les filles, il faut vous arrêter là !! Et avec un pope derrière qui galvanise le tout et bénie à tour de bras, ses brebis illuminées qui dépensent leurs bas de laine en cierges et autres bondieuseries.

Hier soir et ce soir, nous avons donc dîné avec Qalawun qui habite et travaille à Jérusalem, et dont je lis assidûment le blog depuis quelques mois (et qui est adorableuuuuh au physique, comme au moral !).

Aujourd’hui, nous nous sommes concentrés sur la vieille ville, la Jérusalem sacrée, divisée en trois grands quartiers : chrétiens et arméniens, juifs et musulmans. Il y a la fois un certain nombre de monuments et de lieux remarquables dans les différents quartiers, mais aussi une atmosphère, un style et des gens ! C’est à la fois fascinant et troublant, car c’est drôle et charmant de passer d’un style à un autre, et de changer de monde en quelques pas, mais c’est aussi terrible de voir des communautés qui exacerbent ainsi leurs différences alors qu’ils sont voisins depuis si longtemps.

Panorama de Jérusalem

Jérusalem est une ville sainte pour les trois religions, et nous avons vu certainement le plus marquant du quartier juif avec le fameux « mur des lamentations », et du quartier chrétien avec la Via Dolorosa et les 14 stations du chemin de croix du Christ. Malheureusement, et je le regrette carrément, nous avons raté les horaires d’ouverture de l’esplanade des mosquées (on est pourtant arrivé dans le créneau, mais le type n’a jamais voulu qu’on rentre). Evidemment, on est passé auprès de bien des éléments architecturaux juifs, arméniens, islamiques, et des églises, monuments, mosquées, ruines archéologiques etc. Je retiens vraiment cette vue « composite » du mur des lamentations avec le superbe dôme du Rocher du « Haram esh-Sharif », et le mont des Oliviers dans le fond.

Dôme du Rocher de Jérusalem

Le dôme du Rocher

Les stations du chemin de croix sont des endroits précis qui sont censés marquer certains moments de la progression de Jésus jusque la crucifixion. Il est vraiment sympa de suivre toutes ces marques, accompagnées de chapelles et autels qui célèbrent ces « faits », et de progresser ainsi en suivant le calvaire de JC. Je comprends aussi, et trouve assez habile, que ce soit un chemin de pénitence particulièrement significatif pour le pèlerin. On arrive jusqu’au sépulcre, et au tombeau de Jésus. Pour y arriver, on passe même à un moment par une chapelle souterraine qu’il faut traverser (un tout petit chemin) du côté du couvent des frères éthiopiens, et d’une communauté copte. Le sépulcre est une très belle église, et en fin de parcours, c’est vrai que « l’effet » est saisissant.

L'église du Sépulcre vue de l'extérieur, du couvent des Ethiopiens

L’église du Sépulcre vue de l’extérieur, du couvent des Ethiopiens

Le quartier musulman est le plus sympa, il est bordélique, il possède des souks avec ses odeurs d’épices, de légumes, de plats cuisinés, de viandes crues, il foisonne de couleurs et de gens qui haranguent le chaland. Mais c’est certainement aussi le plus pauvre… Le quartier juif à l’opposé respire l’opulence, mais est très froid et un peu trop moderne, et nouvellement construit, à mon goût. Le chrétien, comme d’habitude, est dans un positionnement médian. Le mur des lamentations, dans le quartier juif, est plus impressionnant par les images qu’on en a vues à la télévision depuis des années, que pour le mur en lui-même (évidemment). Mais c’est fort de voir tous ces types qui prient, les petits papiers dans les fentes, et surtout le symbole de tout cela.

Le mur des lamentations

Le mur des lamentations

Voilà, je ne pouvais pas faire un compte-rendu plus complet de la ville ! Prochaine étape : la mer morte ! (Ca devrait aller, il n’y a rien à faire qu’à se dorer la pilule au soleil, hé hé hé.)

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Tel Aviv

Publié le Dimanche 3 Décembre 2006 - 19:41
Catégorie: Matooyage

On a bien fait de commencer notre périple par Tel Aviv, car on avait, Diego et moi, besoin tous les deux de se reposer, et cette ville n’est pas vraiment passionnante d’un point de vue culturel. C’est vraiment la grande ville à la mode occidentale d’un pays du Moyen-Orient. Vraiment aucun dépaysement, puisqu’on y trouve toutes les infrastructures et habitudes de l’Europe. Voire « plus » quand j’ai vu hier un chauffeur de taxi, au véhicule et au genre un peu minable, dégainer un PDA dernier cri et vérifier en trois coups de stylet où était la rue où nous voulions aller.

Nous sommes en plein centre, près de Dizengoff, chez un mec dont nous avons eu le contact sur le site « gaydar », hu hu hu. Il nous loue une chambre dans son appartement pour pas grand-chose, et nous a donné tous les conseils utiles pour nous égayer les nuits et les jours sur Tel Aviv. On a bien marché dans la ville, mais à part quelques mémoriaux, ce n’est pas transcendant, et puis ce sont surtout des bâtiments modernes, et pas toujours très réussis.

Tout de même, je retiens ces deux architectures très différentes, l’une d’un immeuble qui ressemble à s’y méprendre à du Gaudí.

Immeuble de Tel Aviv

De face.

Immeuble de Tel Aviv

De dos.

Et l’autre sur le bord de mer, dont j’ai beaucoup aimé l’aspect déstructuré et « cubiste ».

Immeuble de Tel Aviv

Et puis à Tel Aviv, il y a la plage, et ça c’est toujours agréable lorsqu’on veut ne rien faire au soleil. On n’arrête pas de nous répéter qu’il fait trop froid en ce moment, mais moi à 25°C, je suis très bien en ticheurte à siroter mon Coca Light au bord de la mer.

Plage à côté du Hilton à Tel Aviv

Et un coucher de soleil, c’est toujours beau… Celui-ci signale aussi du coup la fin du Shabbat. Nous sommes arrivés vendredi au crépuscule, donc la ville était déjà un peu moribonde. Mais à partir de samedi soir, c’est le réveil !

Coucher de Soleil à Tel Aviv

D’un point de vue « gay », nous sommes plutôt bien placés pour nous rendre à pied à la plage pédé près du Hilton (près du parc pédé aussi), et puis dans l’autre sens vers les bars et cafés. L’endroit de prédilection des homos israéliens est un bar musical très sympa qui s’appelle « Evita » (les bars gays ont toujours des noms extraordinairement kitsch !). On y est allé vendredi et samedi soir, c’était bondé, plutôt bien achalandé, et avec une bonne musique (pétasse, rythmée et un remix de Madonna tous les cinq titres).

Bon, et il faut l’avouer… Les mecs sont super beaux. Il faut aimer les petits bruns évidemment, mais ils ont surtout un petit truc (ou un gros) oriental vraiment fatal… des yeux charmants, des longs cils, le regard de braise et l’oeillade audacieuse. Il y a des mélanges qui donnent de bien beaux résultats en tout cas ! Et puis de tous les genres, de tous les styles, on sent un vent de liberté finalement assez étonnant pour un pays à la religion si présente. Avec Diego, on ne sait plus où donner du regard. Mais comme d’habitude, nous avons rencontré le peu de touristes qui traînaient dans le coin. Un français qui est venu rendre visite à sa fille (!), un reubeu qui fait un PHD en Allemagne (!!), un panaméen hystérique insupportable (!!!). :mrgreen:
Jaffa était annoncé comme un contraste avec Tel Aviv, c’est finalement l’endroit à visiter en priorité, et celui qui montre une facette d’Israël un peu plus traditionnelle et intéressante (Tel Aviv n’est qu’une grande ville comme une autre…). Ouai bah non merci ! Jaffa, qui était l’antique Joppé (oui l’endroit même où Persée a sauvé Andromède, comme dans le « Choc des Titans »), devait être vraiment en ruines, et elle a été récemment rebâtie à la manière d’un bout de Disneyland. Eurk. On a l’impression d’être dans un décor en carton-pâte, avec restos à touristes et pseudo informations culturelles sur le site (et un joli Napoléon pour indiquer le chemin). C’est complètement raté.

Du coup, nous nous sommes repliés sur la plage, le parc aux pédés (Independance Park, à côté du Hilton) et le shopping. :mrgreen:
En allant lèche-vitriner du côté du centre commercial Dizengoff, nous nous sommes arrêtés par le plus grand des hasards dans un « Cafeneto » pour siroter un expresso (le café est vraiment excellent en Israël). Et là en se demandant la valeur d’une pièce de monnaie, une voix féminine nous parvient de l’autre côté du comptoir : « Oui, oui c’est bien cela. ». Nous tombons sur une française ! Ensuite, nous nous sommes assis pour découvrir un personnel à la gay-attitude plutôt saillante. Notamment la boss de l’endroit aussitôt surnommée : « Françoise Sagat » pour son crâne rasé et tatoué comme notre comédien émérite. Nous avions un truc à demander à la française, et elle nous a demandé de patienter quelques minutes pour qu’elle finisse son service.

Finalement, Flore (c’est son prénom) est venue s’asseoir avec nous, et en quelques minutes nous avons appris que nous étions dans le repaire homo du coin, où Dana International et les trans de Tel Aviv y ont leurs habitudes. Ah là là, les hasards du gaydar ! En outre, Flore est la copine de Françoise Sagat ! :mrgreen:
Ouf, demain nous partons pour Jérusalem, parce que c’était presque une journée de trop pour une ville, au demeurant sympathique, mais où il n’y a vraiment pas grand-chose à faire (à part la plage ou le farniente dans les cafés).

  • Matooyage
My Cruisade for Evangaylisation

Publié le Vendredi 1 Décembre 2006 - 20:46
Catégorie: Matooyage

Ouai, ce n’est pas parce que Ségolène va au Moyen-Orient ou que le Pape prie en Turquie, que moi, je reste les bras ballants. Oh que non !

Il parait que Ségolène arrive en Israël dimanche, mais moi je l’ai coiffée au poteau !! Ah ah !! Je suis arrivé à Tel Aviv ce matin même. Et même si parmi une foule de touristes, j’ai été le seul qu’on a arrêté et interrogé (si si, arf), je suis passé !

Shalom !

Comme on nous a supprimé une World Pride à Jérusalem, et que nos copines israéliennes sont attaquées par tous les culs bénis de la Terre, moi et mon acolyte de toujours, Diegito, nous allons évangayliser la Terre Sainte !

Sus aux circoncis !

D’ailleurs, ce soir nous inaugurons notre première sortie dans le gay Tel Aviv. Non, non, aucun rapport avec la phrase d’avant.… ;-)

Dietcoke en Israël