3 articles tagués avec “Jason Schwartzman”

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Scott Pilgrim vs. the World

Publié le Mardi 1 Février 2011 - 23:25
Catégorie: Cinéphage

Le film n’est pas resté longtemps en salles, mais il a rapidement acquis sa petite réputation de film culte à forte connotation geek. C’est en effet mérité pour cette brillante adaptation d’un comic canadien de Bryan Lee O’Malley. Je n’avais jamais lu ni même entendu parler de Scott Pilgrim, mais apparemment la bédé est très conforme à l’ambiance et l’univers très particuliers du film.

Scott Pilgrim est un ado moyen canadien qui joue dans un groupe, et qui sort avec une fille plus jeune. Mais un jour, il tombe raide dingue de Ramona Victoria Flowers, tandis que son ex cruelle est de retour en ville. Il a un peu de mal à faire table rase du passée, tout en devant larguer son actuelle groupie pré-ado, et surtout pour sortir avec Ramona il doit affronter ses 7 exs !!! Le film égrène les différents combats qui forment le voyage initiatique vers l’amour, mais surtout un pur délire à base de jeux vidéos, gimmicks de super-héros et autres symboles mortellement geeks.

On dirait un peu un petit film à la veine indé américaine, mais en y regardant de plus près le réalisateur est loin d’être un bleu (Edgar Wright, l’auteur de Shaun of the Dead), et le héros principal qui n’est autre que Michael Cera (Confessions d’un homme dangereux, Juno). Mais on a aussi Chris Evans, Anna Kendrick (Twilight, In the air) ou encore Jason Schwartzman qui ne sont pas vraiment des débutants, même s’ils ne sont pas encore des têtes d’affiche de dingue (Chris Evans commence un peu tout de même pour ses films débiles). Donc on est dans une ambiance qui fait mine d’être indépendante mais qui au final ne laisse pas grand-chose au hasard…

Néanmoins j’ai adoré ce film parce qu’il est résolument nouveau, et surtout incroyablement ancré dans notre monde actuel. Il est complètement marqué 2010, et ce qui est drôle c’est que comme je ne suis pas un “jeune” de 2010 il y a même pas mal de choses qui m’ont échappé. Visuellement le film est très riche et extrêmement bien travaillé, avec des effets spéciaux qui rendent particulièrement bien l’ambiance comic, et les capacités de super-héros de Michael Cera. Cela fait un peu croisement entre un “Kaboom” et “Kick-Ass”, avec tous les codes imaginables du jeu-vidéo, du MMORPG (avec toutes les jauges d’énergie ou de combat) et une jolie décomplexion adolescente. En effet, les couples se font et se défont avec des moeurs très libérées, tandis que le colocataire gay de Scott est un modèle en la matière. L’homosexualité, masculine ou féminine, est omniprésente sans être un sujet, et en cela le film est un drôle d’OVNI. C’est juste que dans cet univers geek, on est vraiment passé à autre chose (dude…), et qu’être pédé ou avoir un des ennemis de Scott qui est une nana (donc parmi les exs de celle qu’il convoite), c’est presque anodin.

En plus, les propos sont souvent drôles et absurdes, un mélange que je trouve là particulièrement digeste. Le film est certes léger et pourrait ressembler à ces bluettes d’ado que je regardais à 14 ans (genre ça huhuhu), mais avec cet univers cybernétique et nippon-pop-gaming-cheveux-roses, blindé de références à la fameuse sous-culture geek et des personnages hauts en couleur. Ça passe vraiment très bien, et le film méritera bien de devenir “culte” (Mais bon c’est pas Donnie Darko hein… Ah ça les jeunes de maint’nant, ils comprendraient pas, les p’tits cons.).

Scott Pilgrim vs. the World

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Fantastic Mr. Fox

Publié le Jeudi 6 Mai 2010 - 0:57
Catégorie: Cinéphage

Ah là là, ce Wes Anderson moi il me fascine. Je suis un des rares humains à avoir aimé la Vie Aquatique, et dernièrement le Darjeeling Limited m’avait bien fait triper. Là encore, il fait mouche, et de la plus incroyable manière avec ce film d’animation à la fois très abouti graphiquement et follement arty-brouillonnant. Un style bien à l’image d’un scenario truculent qui repose sur une histoire enfantine mais nous sert quelques images et propos bien adultes et singuliers.

Mr Fox est un renard plutôt roublard et naturellement voleur, mais il se repend pour sa belle et décide d’acheter une belle maison en dehors de toute tentation. Mais bon c’est plus fort que lui et quelques années plus tard, il replonge. Alors que son fils est un peu spécial et que son neveu en visite se révèle une sorte de génie incompris, Mr Fox se met à voler ses trois puissants voisins. Ces derniers se liguent alors pour faire sa fête à Mr Fox, mais cela dégénère et met en péril toute la vallée…

Il s’agit d’un film d’animation mais on retrouve toute la patte de Wes Anderson dans cette histoire familiale complexe, et surtout dans la relation père-fils difficile ou bien cette Mrs Fox qui a des airs d’Anjelica Huston dans les films d’Anderson. George Clooney (Mr Fox) et Meryl Streep (Mrs Fox) s’en donne à cœur joie et sont pour beaucoup à la grande qualité d’interprétation des personnages principaux. Il y a aussi Jason Schwartzman qui est très chouette, et le fantastique Wilem Dafoe dont la voix me fait toujours défaillir.

Le film est ouf, original et rythmé, avec une animation aussi artisanale et imparfaite qu’elle nous emmène loin loin dans ses délires avec une déconcertante facilité. Ce truc est vraiment nouveau et tellement frais, avec cet humour décalé et parfois totalement cryptique cher à Anderson, et qui me plaît énormément.

L’avis des copines : Nicolinux, Le Juif.

Fantastic Mr. Fox

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A bord du Darjeeling Limited

Publié le Dimanche 30 Mars 2008 - 23:24
Catégorie: Cinéphage

Tout a commencé par « La famille Tenenbaum », là on savait qu’on tenait quelque-chose, un vrai ouf à qui on avait donné une caméra et un budget pour tourner un film. C’était drôle, jubilatoire, et en même temps une chronique familiale aussi déjantée que sensible et touchante. En 2005, Wes Anderson nous livre « La vie aquatique ». Ce film est aussi dingue que l’autre, et va même plus loin dans la folie. On y retrouve aussi son attrait des familles aux relations complexes et tortueuses, des relations pères-fils, mères-fils, frères etc.

« A bord du Darjeeling Limited » poursuit l’oeuvre loufoque et profondément poétique de Wes Anderson. Le « Darjeeling Limited » est un train du Rajasthan dans lequel la majeure partie du film se déroule. En effet, Francis (Owen Wilson) convie ses deux frères, Peter (Adrien Brody) et Jack (Jason Schwartzman), à un voyage initiatique et une sorte de quête spirituelle, qui a en fait un autre but, bien plus concret. Ils ont tous été traumatisés par la mort de leur père, et ils vont tenter de dépasser leur chagrin, et de retrouver le sens de la famille…

Le film commence déjà d’une manière assez curieuse… à Paris ! On retrouve Jason Schwartzman, d’abord seul avec son Ipod dans un hôtel parisien, et il est rejoint par la toujours sublime Natalie Portman. On comprend qu’elle est son ex-petite amie, et au moment où se demande comment diable va-t-on atterrir ensuite dans un train au Rajasthan, le film se termine !! Eh oui, ce n’était qu’un court-métrage qui introduisait le personnage de Jack.

On passe ensuite au bon « film », mais on n’a pas plus droit à un scénario classique, donc on essaie de s’accrocher, et on profite du nawak intégral dans lequel Wes Anderson nous plonge. Et c’est rapidement très bon, car la mise en scène est de très grande qualité, que les décors sont superbes, et que c’est une histoire originale, décalée, impossible à cerner, avec des personnages écorchés vifs et tous complètement mabouls. On retrouve aussi Waris Ahluwalia qui jouaient déjà dans « la Vie Aquatique » et qui interprète là le steward de train (Il a la tête du fakir dans Tintin, c’est dingue !!). Et puis au final, ce sont tous les comédiens fétiches du réalisateur qui pointent leur nez, que ce soit Bill Murray ou Anjelica Huston.

« A bord du Darjeeling Limited » est plus que jamais concentré sur les relations familiales, et sur toutes les émotions liées aux rapports fraternels. Même si l’humour et le sourire sont au détour de chaque plan, il y a une véritable et authentique poésie qui se dégage de ces situations incongrues. Wes Anderson y place ses gimmicks, comme en dotant les frangins de trois séries de bagages (Vuitton) assortis, ou bien en donnant à Owen Wilson un bandage qui lui prend tout le visage. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne s’ennuie pas, même si on peut se lasser au bout d’un moment de ne jamais suivre un fil logique un peu plus de trois minutes.

Je me demande si ses films sont diffusés ailleurs qu’à New York et en Europe par contre. Car autant on est dans des moyens, une pléiade de comédiens, et un format plutôt hollywoodiens, autant le scénario est d’un décalage qui doit en rebuter plus d’un. Moi j’aime vraiment bien son style et son talent. Je ne dis pas que c’est le meilleur cinéma qui soit, mais il y a vraiment quelque-chose de riche là-dedans : une « saine folie » qui fait du bien aux méninges.

L’avis des copines : Brice, Kinoo.

A bord du Darjeeling Limited