Skyfall

J’avais adoré le commencement de cette série James Bond avec Daniel Craig avec Casino Royale, et puis grosse déception avec Quantum of Solace, et là coup de coeur pour Skyfall !! Le film réussit à être dans la droite lignée des anciens Bond tout en étant très original à bien des égards. Et finalement le budget inférieur qui a entamé quelques effets et cascades a permis sans doute d’avoir un film un peu plus focalisé sur sa narration et ses personnages. Tant pis pour Q qui n’a pas grand-chose à proposer en termes en gadgets du coup…

On retrouve un excellent, comme toujours, Daniel Craig, mais surtout une belle mise en avant de M (Judi Dench) qui a une importance particulière dans cet épisode. Et vraiment à souligner parce c’est une des grandes réussites du film : Javier Bardem. Il fait un méchant extraordinaire, aussi drôle qu’inquiétant et pervers !! J’ai été assez impressionné par la très très courte apparition de Bérénice Marlohe en James Bond girl express. Elle joue trois secondes mais ce qu’elle y fait m’a vraiment interpellé.

L’histoire, les décors grandioses et internationaux, le déroulé, le rythme de l’action, tout cela reste plutôt classique et de bonne tenue. Je n’ai pas trouvé que la réalisation de Sam Mendes avait quelque chose de différent d’un bon film hollywoodien, mais au moins ça tient la route. J’ai été pris par l’intrigue, même si ce n’est pas la virtuosité et le charme de « Casino Royale », et la présence continuelle et charismatique de Judi Dench apporte beaucoup au film. Daniel Craig est un peu moins charmant que dans les autres films, il apparaît un peu usé ou vieilli, mais bon il est tout de même pas mal. Le succès du film risque de lui faire au moins renquiller pour un autre opus. Ces trois films ont au moins vraiment bien rajeuni la saga tout en étant particulièrement fidèle au gimmicks du genre, et ce Skyfall est une oeuvre bien agréable à regarder.

Skyfall

Quantum of Solace

Nan mais d’abord, ça veut dire quoi ce titre là ?? Eh bien même après avoir vu le film, j’ai des doutes. Pfff. Autant « Casino Royale » m’avait laissé une (plutôt) bonne impression, et surtout Daniel Craig, autant là c’est un peu le pétard mouillé. Cela fait pfuitt !

La mise en scène est correcte, les comédiens aussi, les décors, et globalement l’action qui est au rendez-vous, mais ça ne fait pas un bon film, et surtout pas un bon James Bond. Du coup c’est un film d’actions qui tient la route, une hollywooderie comme une autre, avec une petite saveur en plus, mais pas le James Bond qui tient au tripes, qui fait ironiquement sourire et dont les bombasses défilent. Outre cela, l’histoire n’est pas extraordinaire, c’est plutôt une énième resucée, avec un déroulé et une intrigue des plus téléphonés.

Daniel Craig est encore plus froid et KGBien qu’à l’accoutumée, ce qui ne m’a pas super convaincu, et je me disais bien qu’Olga Kurylenko avait autant l’air colombienne que son patronyme. Mathieu Amalric fait un bon méchant, et s’en tire carrément correctement dans sa partie. Judi Dench est égale à elle-même, mais de toute façon je l’aime trop pour la critiquer objectivement. Hé hé. Ne noircissons pas le tableau, j’ai sincèrement trouvé que le film tenait la barre, c’est juste que c’est largement en dessous de ce que peut prétendre un James Bond digne de ce nom !

J’ai beaucoup aimé le rappel à « Goldfinger » (personnellement mon favori…) avec la fille qui est plongée dans le pétrole (c’était de la peinture dorée dans l’autre film). Et encore une fois, tout cela se laisse facilement regarder, notamment grâce à un rythme bien soutenu, et des changements de décors bienvenus. Mais dès que ça parle, c’est la cata !

Allez, du coup je m’arrête pas et je raconte même pas l’histoire. Nah !

L’avis des copines : Brice, Gonzague, BPTP (si, si), Kitt, Anne-Laure.

Quantum of Solace

Casino Royale

On m’avait dit du bien de celui-ci, donc je ne voulais pas le manquer. Mon opinion après tous les autres avis chopés à droite et à gauche est plutôt positive, mais pas dithyrambique. Il s’agit d’un bon « James Bond », c’est-à-dire d’un comédien qui tient la route (beau mec, pas tout jeune, et bel accent anglais sont les trois facteurs essentiels pour moi), une histoire d’espionnage et les quelques gimmicks à la 007 qui donnent une certaine homogénéité à la saga. Et aussi, il me faut un bon générique, c’est primordial pour un Bond qui se respecte selon moi !

En gros, James Bond est en mission pour lutter contre l’argent du terrorisme. Il s’agit notamment de contrer les plans d’un méchant très méchant (la totale le mec, l’oeil balafré blanchâtre qui saigne des gouttes de sang et la mine patibulaire… mais presque !) qui fait des placements financiers pour le terrorisme international. James le rencontre autour d’une partie de poker un peu spéciale, aux montants exorbitants ! Il est accompagné d’une séduisante jeune femme qui travaille pour le Trésor britannique et lui fournit les fonds nécessaires au jeu.

Ron m’a certifié que le film était très conforme au bouquin, et que c’était une de ses qualités. Or, moi j’ai justement trouvé que le scénario n’était pas super bien fagoté, un peu comme si la manière dont il était ficelé faisait apparaître trop de déclics téléphonés, et des enchaînements de circonstances un peu trop emberlificotés. La fin est notamment tellement naze qu’on se dit immédiatement qu’il va soit se passer quelque chose pour contredire la scène, soit le film termine vraiment connement (heureusement, il se passe quelque chose). J’ai aussi un peu trouvé trop « Cat’s eyes » les premières cascades où les types volent littéralement dans les airs, et rebondissent sur les toits comme des zébulons.

Mis à part ces quelques petits tracas, j’ai beaucoup aimé le film. Daniel Craig y est notamment un excellent 007. Il fait un James absolument charmant et en grande forme physique, au mutisme névrotique assez craquant, et à la dureté qui colle bien au rôle originel. On retrouve aussi une excellente, comme toujours, Judi Dench en M, et les quelques gadgets qui ont fait la réputation de l’espion anglais. Bref, un bon moment de cinéma d’action et d’espionnage, une oeuvre qui globalement tient la route. Cela fait plaisir de constater qu’on peut encore produire de bons blockbusters sans se fier seulement à la notoriété d’un personnage ou d’une série de films. Avec des dialogues, un scénario et des comédiens qui assurent un divertissement de bonne qualité, James Bond a encore sa place sur le grand écran.

Casino Royale

Les chroniques de Riddick

J’avais vu « Pitch Black », film à petit budget genre Science-Fiction série B (à la « Planète Hurlante ») qui narrait des premières aventures de Riddick alias Vin Diesel, et j’avais beaucoup aimé. Vin Diesel est un comédien lamentable mais il joue bien la brute décérébrée (mais joue-t-il alors ?) et il a un sex-appeal assez redoutable. Donc il réintègre parfaitement son rôle dans les chroniques de lui-même, le second opus de ses pérégrinations inter-galactiques.

On se retrouve là dans un film à plus gros budget, mais apparemment ils n’ont pas mis un kopeck de plus dans la poche du scénariste (pauvres scénaristes hollywoodiens). Tout est parti dans les décors, costumes et effets spéciaux, mais pas à tort et à travers. Le résultat final est grandiose et vraiment très agréable à voir sur un grand écran. Il s’agit d’une fresque interplanétaire où une sorte de civilisation, les Necrommongers tentent de soumettre l’univers entier à leur pouvoir et sorte de dogme mystique. L’Imam de « Pitch Black » et une surprenante Elémentalienne (excellente Judi Dench comme toujours) attirent Riddick car il pense qu’il est un des survivants de la race des Furians, une race de puissants belligérants. Or, une prophétie annonce que le chef des Necrommongers sera tué par un Furian.

C’est un excellent film d’action, agrémenté de belles images et effets spéciaux, ainsi qu’un univers recréé selon des typologies de peuplades, que l’on connaît déjà d’autres films de SF comme Dune par exemple. Et le tout fonctionne assez bien pour passer un bon moment, sans s’ennuyer, mais sans non plus se pâmer de bonheur cinématographique.

J’ai aussi reconnu Linus Roache qui joue le (petit) rôle d’un bras droit du chef des méchants. C’est celui qui joue le prêtre du film du même nom (« Priest ») qui reste un de mes films cultes dans le répertoire « gay ».

Les Chroniques de Riddick