Ma philosophie
« Et toujours la bûche levée ! »
Il n’y a pas à dire la femme à la bûche de « Twin Peaks », directement sortie de l’imagination de David Lynch, est une grande philosophe. D’ailleurs, je n’ai aucun doute qu’un jour, elle sera enseignée au lycée. Elle le mérite amplement. Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette série déjà, culte culte, mais donc de ces petits prologues qui commençaient chaque épisode. La femme à la bûche aka Margaret Lanterman venait nous expliquer (?) telle la Pythie le sens de la vie, ou même des révélations sur « Twin Peaks » (mais alors là, fallait super fort pour comprendre). En effet, la connexion psychique et spirituelle à sa bûche (magique ou envoûtée ?) lui donne une curieuse acuité sur tous ces événements paranormaux.
Malheureusement, peu de gens sont capables d’entendre ce que la bûche a à dire.
Indissociable de l’univers si singulier et génial de « Twin Peaks », Margaret Lanterman en est un de mes personnages préférés. Et moi je comprends tout ce qu’elle dit !!
Les trois exemples suivants sont assez caractéristiques (les traductions sont approximatives, car de moi !!) des annonces de la Log Lady…
Episode 25
“The beautiful thing about treasure is that it exists. It exists to be found. How beautiful it is to find treasure. Where is the treasure, that when found, leaves one eternally happy? I think we all know it exists. Some say it is inside us–inside us one and all. That would be strange. It would be so near. Then why is it so hard to find, and so difficult to attain?”
Ce qu’il y a de plus beau dans les trésors, c’est qu’ils existent. Ils existent pour être trouvés. C’est si beau de trouver un trésor. Où est le trésor, qui lorsqu’il est trouvé, vous laisse éternellement heureux ? Je pense que vous savons tous qu’il existe. Certains disent qu’il est à l’intérieur de nous – à l’intérieur de nous tous. Ce serait étrange. Il serait si près. Alors pourquoi est-il si difficile à trouver et et dur à atteindre ?
Episode 26
“Pie. Whoever invented the pie? Here was a great person. In Twin Peaks, we specialize in cherry pie and huckleberry pie. We do have many other types of pie, and at the Double R Diner, Norma knows how to make them all better than anyone I have ever known. “I hope Norma likes me. I know I like her and respect her. I have spit my pitch gum out of my mouth onto her walls and floors and sometimes onto her booths. Sometimes I get angry and do things I’m not proud of. I do love Norma’s pies. I love pie *with* coffee.”
Les tartes. Quel que soit la personne qui a inventé la tarte, c’était une personne de grande valeur. A Twin Peaks, nous nous spécialisons dans la tarte aux cerises et celle aux myrtilles. Nous avons beaucoup d’autres sortes de tarte, et au restaurant « Double R », Norma sait comment les faire mieux que personne. « J’espère que Normal m’aime bien. Je sais que je l’aime et la respecte. J’ai parfois craché ma chique sur le sol de son restaurant, et parfois aussi dans ses boxes. Parfois, je me mets en colère et je fais des choses dont je ne suis pas fière. J’adore les tartes de Norma. J’adore les tartes avec un café.
Episode 27
“There are clues everywhere–all around us. But the puzzle maker is clever. The clues, although surrounding us, are somehow mistaken for something else. And the something else–the *wrong* interpretation of the clues–we call our world. Our world is a magical smoke screen. How should we interpret the happy song of the meadowlark, or the robust flavor of a wild strawberry?”
Il y a des indices partout – tout autour de nous. Mais le fabricant du puzzle est intelligent. Les indices, même s’ils nous entourent, nous les confondons avec autre chose. Et cet autre chose – cette mauvaise interprétation des indices – c’est notre monde. Notre monde est un écran de fumée magique. Comment devrions-nous interpréter le chant joyeux du passereau, ou la saveur robuste d’une fraise des bois ?











