Ernest et Célestine

Je ne connaissais que vaguement les illustrations de Gabrielle Vincent, mais le style du film et le scénario de Pennac m’ont assez intrigué pour aller voir ce film seul, entouré de dangereux gamins de 4 ans. Hu hu hu. J’avais entendu beaucoup de bonnes critiques, et je ne peux à mon tour que louer le talent des animateurs et la qualité globale du film.

Les souris vivent au sous-sol et les ours au-dessus. Les uns nourrissent une peur terrible de l’autre, on dit que les ours dévorent les petites souris, et les ours ont des légendes sur des souris aussi dangereuses. Célestine qui est orpheline et terrorisée par ces histoires, va tout de même au-dessus pour aller s’emparer d’un riche pactole pour les souris : des dents ! Elle tombe sur un ours un peu paumé et marginal, Ernest. Ces deux là deviennent très très potes, ce qui déplaît également à leurs deux communautés.

J’ai adoré les différents niveaux de lecture de l’histoire ce qui fait qu’un adulte ne s’y embête pas du tout, et que les enfants y trouvent largement leur compte. Le scénario de Pennac permet de parler d’intolérance et de différences à un moment où on ne peut qu’être sensible à la morale de cette « fable ». Mais la forme du film et les personnages restent tout à fait enfantins et adorables. En revanche, certains passages avec les ours sont vraiment très très impressionnants, et pas mal de gamins n’en menaient pas très large (je comprends !). Ce qui fonctionne magnifiquement bien c’est l’animation. Le style en aquarelle des personnages et des décors est somptueux, et cela donne une touche unique à ce dessin-animé.

Evidemment c’est une oeuvre adéquate pour les petits petits, mais on ne s’y fait vraiment pas chier (ce qui est notable). Le dessin-animé rivalise sans problème avec ceux des productions américaines classiques, et c’est aussi une sacrée prouesse apportée par un bon scénario et une vraie patte artistique.

Ernest et Célestine

Sur la piste du Marsupilami

Aheum… Ce film n’est vraiment pas terrible. C’est dommage car il y a quelques idées, pas mal de moyens, et des comédiens sympas, mais bizarrement la sauce ne prend pas. Chabat n’a pas voulu complètement faire du Chabat, mais il n’a pas non plus été dans la veine des blagues de Franquin (ce qui était un bon parti pris je pense), et on a un espèce d’entre deux qui ne fonctionne pas. Je m’attendais à me marrer comme pour Astérix et Cléopâtre, mais alors j’ai bien été déçu.

Il faut dire que le scénario n’est vraiment pas bon, malgré une somme d’intrigues pas originales mais qui faisaient l’affaire, il y a trop d’incohérences ou carrément de trucs vraiment cons, lourds et inutiles. Et les blagues tombent souvent à plat, même si elles permettent assez régulièrement d’esquisser un sourire (mais pas plus). Donc il ne reste plus grand chose à sauver sinon des comédiens qu’il faut saluer. Tous ces gens mettent une bonne humeur et une énergie (du désespoir) extraordinaire dans leurs rôles, et on aurait envie de les voir simplement avec de meilleures scènes. Jamel, Lambert Wilson et Fred Testot sont vraiment bons dans leur genre, mais la volonté et le talent ne suffisent pas…

On sauvera tout de même le mimi-oke extraordinaire de Lambert Wilson extra-folle en dictacteur fan de Céline Dion. :-)

Sur la piste du Marsupilami