Tout le monde, ou presque, y était hier soir. C’était un peu l’évènement il faut dire : le retour de Madonna sur scène ! Après le Reinvention et le Confessions tour, je ne pouvais pas manquer cela. C’est le genre de concert après lequel, même si des potes vous disent que c’était naze, on regrette toujours de ne pas y être allé, ne serait-ce que pour se faire sa propre idée. Mais bon là c’était au Stade de France, et je n’ai pas pu avoir autre chose que des secondes catégories, enfin à cent euros pièce tout de même. Et c’est bien là où le bât blesse…
Car ma principale déception vient du fait que j’étais looooooooooin et que je n’ai rien vu. Madonna était minuscule, et je pense qu’il y avait très peu de places où on la voyait vraiment bien. D’après les échos, les premières catégories n’étaient pas vraiment mieux loties. Du coup, c’est vraiment la fosse qui était “the place to be” pour profiter et du spectacle et de l’ambiance. Car où j’étais, les gens étaient plutôt statiques et on était véritablement trop éloigné pour prendre part aux festivités. Donc je ne peux pas dire que je suis rentré dans le show, et bien au contraire, je pense que je profiterais plus de revoir le concert en dvd.
Car à cette première impression mitigée, il faut ajouter quelques défauts inexcusables pour ce prix. En fait les décors étaient parfaitement adaptés à Bercy, et ç’aurait été un putain de concert là-bas, sans aucun doute. Cela a du aussi coller à la plupart des salles ou stades de la tournée, mais là non. Les écrans étaient de petite dimension par rapport à la distance et ne permettaient même pas de se faire une bonne idée du spectacle, et il n’y en avait pas assez. On avait vraiment l’impression que c’était un petit machin perdu dans un immense stade. Arghh. Le son n’était pas toujours nickel non plus, et la vidéo ne montrait même pas de plan d’ensemble, ou d’éléments propres à compenser la cécité de la plupart des spectateurs.
Bon, maintenant que j’ai bien parlé des choses qui m’ont déçu, il faut bien que je passe aux compliments. Huhu. Evidemment, je passe les fausses notes, la froideur de ce show tiré au cordeau, et le professionnalisme toujours aussi chirurgical de la diva. Madonna est Madonna. Tout va bien.
Je l’ai trouvé plutôt en forme en plus, belle et avec des fringues absolument superbes. Le décor est certainement moins mobile et les deux ex machina moins évolués qu’avant, mais les chorégraphies (de ce que j’ai aperçu au loin) toujours aussi enlevées et impeccables. J’ai aussi aimé le choix des chansons, et globalement les interprétations. Je ne suis pas trop fan des sonorités rockeuses de certains arrangements, mais ce n’est pas plus choquant que cela.
Je n’étais pas un immense supporter de Hard Candy, mais j’ai bien aimé ce qu’elle a fait des chansons de l’album durant le concert. C’était efficace et bien ficelé. J’ai beaucoup apprécié “Devil wouldn’t recognize” qui se joue derrière cet écran vidéo semi-transparent. L’effet de pluie était remarquable, et seyait vraiment bien à la musique (et elle chantait presque juste). Mais sinon ma préférence va à “Like a prayer” qui était un moment orgasmique. Même à cent kilomètres, j’avais des frissons et je chantais à l’unisson. “La isla bonita” aussi avec les tziganes avait le mérite de changer de registre, et proposait un interlude vraiment original et plutôt réussi. Les “clips” qui coupent le concert, ont été pas mal décriés à droite ou à gauche, alors que moi ça m’a relativement plu.
Madonna a une sacrée pêche en tout cas, et elle prouve encore qu’il lui reste quelques ressources. Elle bouge certes un peu moins qu’avant, et cela va sans doute continuer pour les prochains concerts, mais elle donne toujours des shows aussi efficaces. Je suis seulement terriblement déçu par ce lieu et cette scénographie globale (industrialisation oblige…)… Bouh. Du coup, j’espère vraiment que la prochaine fois, ce sera retour à Bercy, qui sur le coup, est grandement intimiste à côté du stade de France !
L’avis des copines : Arthur, Orphéus, Sociable, Ron, Vicnent.










