3 articles tagués avec “Netizen”

  • Magazinage
Netizen #3

Publié le Jeudi 13 Avril 2006 - 23:49
Catégorie: Magazinage

Ce numéro a mis très longtemps à parvenir à nos kiosques, mais il y est finalement parvenu ! Et on apprend ce dont on se doutait déjà, comme les ventes ne sont pas très bonnes, et que le décalage des sorties ne peut se résorber d’un coup de baguette, le magazine devient bimestriel. J’imagine que cette bouffée d’oxygène permettra un #4 fin mai qui sera bouclé avec un peu plus de quiétude. Je dois avouer que je ne suis pas vraiment les querelles intestines, des démissions et les turpitudes de la rédaction, mais le projet me parait stimulant et cela me fait plaisir de l’acheter (un peu comme mon abonnement à PinkTV alors que je ne regarde pas la télé).

Mais moi, il me plait bien ce magazine. Je trouve sa maquette tout à fait achevée aujourd’hui, et ses articles plutôt bien tournés, intéressants et preuve d’une réelle implication dans la blogosphère. Comme je n’ai pas le temps de tant fureter et butiner que cela (je trouve ces vocables québécois vraiment parfaits au lieu du franglais « browser »), et que je m’enferme allègrement dans un blogocercle limité, je suis content de trouver là ma petite gazette. Netizen, je prends ça comme mon Echo de la blogosphère… et de-ci de-là je pioche et glane des infos que j’ignorais.

J’ai notamment été drôlement intéressé par l’article sur Darknet (‘tain il est pas mal Ian Clarke, oui bon je sais c’est pas le sujet !) et cette notion de « freenet ». Vouloir donner au web une liberté totale et sans limite est une idée intéressante, surtout quand ce Ian Clarke a conscience des tenants et aboutissants de cela. Donc autant pour libérer les chinois dissidents du joug de la censure, que donner aux pédophiles ou nazillons le champ libre à leur expression

Une interview de Trondheim aussi et un focus sur la bédéblogosphère qui vaut le détour (et que je ne connais pas trop, à part mon héros Maëster). Ou alors on y trouve l’existence d’une profosphère à travers l’interview d’une prof de philo qui tient un blog anonyme. Les quelques pages qui reproduisent des portfolios de photos sont assez fascinantes, certains des blogs ainsi mis en valeur sont allés rejoindre ma blogroll.

Point notable de ce numéro : une double page sur la pédéblogosphère ! Vraiment je tire mon chapeau à son auteur, que j’ai rencontré avec quelques uns pour cet article. Il avait des pages et des pages de notes et d’impressions, de témoignages (subjectifs donc), en plus d’une vision personnelle, et du blog, et des pédés, et des pédéblogueurs. J’ai eu vraiment peur d’avoir à lire un informe fourre-tout ou une synthèse sans saveur, et je trouve qu’au contraire il a été juste, sagace et pertinent. Bien sûr, il y manque des choses, et évidemment dès lors qu’on est intégré dans un article, on est frustré par le manque de détail et par le côté anecdotique. Et je passe sur les citations et sur le choix des blogs, de toute façon, il faut bien sortir un truc pour remplir une place limitée, et pour un public « global » ! Malgré cela c’est un texte bien écrit et bien senti, et à mon avis supérieur à celui de Têtu à l’époque.

(Et pis Netizen du coup, bah ça prouve que c’est pas des coincés du uc !)

Et dans tout cela, on se rend rapidement compte que la notion de communauté est indécollable de la blogosphère. C’est vraiment dingue… bédésphère, profosphère, pédésphère… que de chouettes néologismes pour indiquer ces instincts grégaires qui nous poussent à nous lire, et à nous agglomérer les uns aux autres.

Bon, eh bien, nous verrons donc au prochain numéro comment Netizen gérera son tournant stratégique… Bonne chance en tout cas !

Netizen #3

  • Matooyage
Des chiffres et des chiffres

Publié le Mercredi 8 Mars 2006 - 14:57
Catégorie: Matooyage

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C’est le nombre de visiteurs là maintenant depuis le début du MatooBlog. Wow. J’ai donc dépassé le million au bout de presque 3 ans. :mrgreen:
2.0

C’est l’upgrade que j’ai fait cette nuit de mon petit WordPress chéri. Nickel chrome. Tout a été fait en quelques minutes, et j’ai encore nourri beaucoup d’appréhension pour rien. C’est pour cela qu’il n’y a plus de code à taper, mais il me manque, je me demande si je ne vais pas le remettre à côté de ce plugin perfectionné qui trie le bon grain de l’ivraie.

Je remercie donc officiellement la Corse. Oui, oui, merci la Corse, île de Beauté parmi les Beautés de ce monde. Merci pour m’avoir donné cette si belle première fois, et pour nous avoir pondu un petit Michel qui a développé b2, qui est devenu WordPress. ;-)

#2

C’est Netizen, le number two, qui est en kiosque depuis quelques jours maintenant. Le magazine est sensiblement meilleur que le précédent numéro, autant dans le fond que dans la forme. La maquette prend une bonne tournure, et les contenus sont beaucoup plus clairement identifiables et déclinés. Il y a moins de grigris fluos et de graffitis rococo qui parasitent la lecture. Le dossier sur les jeunes est plutôt bien fagoté, même s’il manque un peu de témoignage ou de « ton », et est de temps en temps un peu trop encyclopédique. Mais dans l’ensemble, la qualité est en hausse. Cool ! Toujours un peu cher pour ce que c’est, mais j’espère pour eux qu’ils trouveront bientôt leurs marques.

J’avais été contacté pour y mettre ma tronche, ainsi qu’un texte que j’ai écrit suite à quelques questions posées par mail. Je pouvais y répondre ou complètement y déroger, dans une limite en nombre de caractères. J’ai choisi la contrainte maximale (j’ai répondu uniquement à toutes les questions), et je suis resté dans l’esprit « blog » sans évoquer la particularité d’être gay (j’aurais eu besoin d’un peu plus de place… hé hé hé).

Pour les curieux.

  • Magazinage
  • Matooyage
Netizen

Publié le Lundi 30 Janvier 2006 - 22:36
Catégorie: Magazinage, Matooyage

Il est donc sorti le premier magazine qui traite des blogs et autres médias citoyens. Bon alors les blogs d’accord, mais les médias citoyens c’est quoi ? Bah c’est plutôt une bonne idée de traiter de cela, car les pauvresses skyblogueuses ou les autres illuminées comme moi qui racontent leurs vies à deux balles, on en fait vite le tour (tiens c’est marrant j’avais d’abord écrit le « trou »). Donc les médias citoyens ce sont aussi ces initiatives personnelles ou collectives de gens qui utilisent le net pour communiquer et distribuer leurs idées, leurs opinions ou un traitement de l’information alternatif. Pas de gens qui sont là pour remplacer les journalistes, mais plutôt en complément du traitement professionnel et traditionnel de l’information.

J’aime beaucoup d’ailleurs ces blogs très personnels qui exposent des opinions sur l’actualité politique (comme l’excellent Ceteris Paribus, même si je ne comprends pas tout) ou sur leur activité, nous éclairant parfois de leur doctes lumières (le non moins excellent Eolas y excellant carrément). Il y a aussi l’autant truculent que sagace 404BnF dont le décryptage de la presse m’est un régal. Et puis l’incontournable Wikipédia et ces autres projets dont l’existence et la pérennité tiennent à de belles utopies, telle l’altruisme.

Putain j’espère que je ne dis pas trop de connerie…

J’étais à la soirée Netizen, mais je n’ai pas été acheté pour autant, donc je vais rester aussi critique que possible. Je salue déjà l’initiative car je pense que d’un point de vue marketing la démarche est intéressante et valide. Il y a de quoi se faire de la thune, et donc créer une entreprise viable, et outre cela, potentiellement livrer quelques papiers intéressants. Il est extrêmement difficile en France aujourd’hui de faire payer les gens pour du contenu sur le web, tandis que les habitudes sont assez bien ancrées pour la presse papier. Du coup, je ne suis pas choqué par le média papier, en plus du fait que cela lui confère une attitude statique et figée qui est un beau pied de nez à l’internet. J’aime les contrastes et les « combles ».

Ensuite le rédacteur en chef. Je ne connais pas personnellement ce type, Cyril Fiévet, mais instinctivement je l’aime bien (y’a des gens comme ça…). Je l’avais connu en lisant ce premier bouquin sur les blogs, « Blog Story », qui reste un ouvrage que je trouve extraordinairement intelligent et perspicace. Depuis je parcours régulièrement son blog, et je picore aussi de temps à autre sur pointblog. C’est un mec qui me parait assez humble, bosseur et « humain ». Intelligent, sincère et volontaire aussi… Quelques qualités qui imprègnent le magazine et qui m’ont tout de suite frappées. (Encore une fois, je ne le connais pas donc je peux me tromper. Non il n’est même pas pédé. Enfin je ne crois pas, il est marié. Mais bon, on sait ce que c’est les mecs mariés. Nan, nan, je vous assure c’est même pas mon genre, alors que l’autre là dans le magazine page 69, évidemment, putain l’est pas mal, mais j’en parlerai plus bas.)

Donc le magazine ne se targue pas de tout savoir et de tout connaître, il vient juste ouvrir une petite fenêtre subjective, et nous donner son point de vue sur la blogosphère. Et encore pas en entier car c’est tellement tellement vaste. Un choix éditorial fort et clair vient séparer le mag en deux parties. La première consacrée aux blogs (citoyens ou pas) en tant que phénomènes : sociaux, politiques, économiques, etc. On y retrouve des articles sur l’actualité des blogs, des outils, des singularités du web etc. Et la seconde se focalise sur des exemples précis, sur les acteurs de la blogosphère. Par forcément les plus populaires, les plus visités ou les plus liés, mais des blogueurs et blogueuses qu’on a voulu remarquer parmi d’autres. Une sorte de butinage bloguesque badin et baroque (cette phrase est conne, mais je trouve qu’elle sonne bien, aaaah moi et les allitérations).

Allons-y pour la forme. La couverture, je n’ai pas bien accroché dessus pour ce premier numéro. Je la trouve finalement un peu cheap en regard du papier qui lui est de bonne qualité. On saisit bien la dichotomie entre les deux parties, avec une maquette assez claire et aérée au début, et beaucoup plus personnalisée ensuite. Cette seconde partie souffre un peu de ses qualités. C’est-à-dire qu’elle est à la fois extrêmement riche et diversifiée, mais une présentation différente par blog cela mène rapidement à un épuisement visuel et un confort réduit. Couleurs, polices, aplats… on ne sait plus où donner de l’oeil. Mais en relisant, j’ai trouvé cela plutôt habile et un peu ouf, un peu blog quoi, donc finalement j’adhère.

Le fond. En gros, je suis satisfait. J’ai passé un bon moment en le lisant. J’ai trouvé que les articles étaient bien écrits et plaisants. J’ai appris certaines choses, en terme de phénomènes ou bien en blogs que je ne connaissais pas. Il y a aussi une part importante que je connaissais puisque je suis l’actualité de la blogosphère. Comme je suis dans le mouvement, je suis forcément un peu critique, mais je ne vois pas pourquoi ma manière de voir serait meilleure que la leur. En tout cas, leurs propos sont valides et sagaces.

Le prix. Finalement ce que je viens de dire sur le fond a aussi un peu influencé mon jugement tarifaire. Ce n’est pas du tout un magazine hors de prix, mais il est tout de même assez cher. Certes le mag est de qualité, et je sais que cela coûte cher de produire un tel objet. Mais en comparant « Netizen » à « Têtu » qui est à 5 euros ou « Psychologies Mag » à 4 euros (les mensuels que j’ai sous la main), je me dis que l’on a plus de contenu et une qualité de support supérieure (photos, papier, couleurs) pour ces derniers. Netizen est-il donc trop cher en comparaison ? La réponse n’est pas aisée. Déjà parce qu’il n’est pas facile de faire des rapprochements de fond, étant donné que les audiences sont différentes ainsi que les thématiques. Outre cela, Netizen a manifestement beaucoup moins de pubs. Est-ce un choix délibéré ou cela va-t-il changer ? (Si c’est un choix, je peux moi aussi choisir de payer plus pour profiter d’un magazine moins tagué.)

Ensuite, je me dis qu’écrire sur la blogosphère quand on s’appelle Pointblog, ce n’est pas bien « difficile » (en terme de captation d’info), et que le journalisme qu’il est nécessaire de mettre en oeuvre pour d’autres titres doit certainement coûter plus cher. Les sources, les témoignages, les scoops, les informations, les protagonistes, tout est à portée d’une souris et d’une connexion au net. Certes Netizen rassemble et pose son regard de journaliste, de reporter, d’éditorialiste sur tout cela, et n’est pas un simple agrégateur. Néanmoins, si je me pose la question du prix c’est aussi en me disant que c’est un peu cher pour de l’info en ligne. La question reste en suspend… Je ne suis tout de même pas rebuté par le prix, et surtout je leur fais confiance sur le sujet.

Des améliorations selon ce que moi personnellement selon mon opinion à moi je pense. Le sommaire est détaillé et propose des rubriques, mais on ne les identifie pas assez dans le journal, ce qui apporte pas mal de confusions. Le zapping m’a vraiment fait mal aux yeux !

J’ai beaucoup aimé le « In extenso » qui propose de suivre l’évolution de la « vie » d’un billet, ainsi que le zoning du sommaire extrêmement efficace et clair. Les deux parties droite et gauche de deux couleurs, le patchwork de photos au centre, et le dossier mis en exergue. Vraiment bien vu. Les polices par contre ne sont pas d’une lisibilité à toute épreuve, mais je chipote.

Bref ! (Ouai je sais c’est facile de dire ça après mon gros dégueulis verbal de trois kilomètres !) Netizen c’est très encourageant. Voilà un magazine intéressant et intelligent, qui n’a pas l’impudence de se poser en grand arbitre de la blogosphère, mais plutôt en curieux chroniqueur. Il faut aussi les laisser s’améliorer, trouver leurs marques et leurs annonceurs. J’achèterai le No2 avec plaisir pour justement voir un peu comment les choses se décantent.

Et sinon le Sébastien de The French Podclass (pssst c’est lui le mec de la page 69), c’est possible d’avoir son numéro ? Ah mais il avait commenté chez moi en plus quand j’avais parlé de son podcast… rhalalalala (ouai bon il habite un peu en Californie !).

Netizen - 1er numéro