Un an que je n’étais pas allé à l’opéra, ah ça m’avait drôlement manqué en fait, et surtout en si bonne compagnie, avec un ribambelle de blogamis (c’est nouveau, c’est mieux que « blogueurs », et c’est plus juste, depuis le temps…). J’étais aussi ravi de retrouver Verdi et mes petits opéras de concierge, et « Macbeth » m’a vraiment enchanté par sa musique et ses chants. Je suis beaucoup plus réservé pour la mise en scène et les décors… Argh.
Macbeth c’est avant tout un couple et dans l’opéra de Verdi surtout une Lady Macbeth. Son mari reçoit de sorcières des révélations qui le troublent au plus haut point. En effet, il doit devenir roi, et son compagnon d’armes, Banquo, doit voir ses enfants régner plus tard. Quand Lady Macbeth apprend cela, elle ourdit rapidement un complot, et hop ils zigouillent le roi, et font porter le chapeau à son héritier. Macbeth devient roi… une bonne chose de faite ! Mais comme ce sont les enfants de Banquo qui doivent régner, le sympathique couple décide de tuer son ancien pote et sa famille. Le fils de Banquo s’enfuit in extremis… Les sorcières reviennent délivrer à Macbeth un sombre et sibyllin présage…
Comme je le disais plus haut, j’ai été conquis par la musique et par l’histoire. Là, vraiment rien à dire, c’est magnifique, même pas chiant, et certains airs m’ont hanté des jours durant. Par contre, en terme de performances vocales, on ne peut pas dire que c’était le pied intégral… Oh là là. Pas de grosse catastrophe non plus, mais rien de bien convaincant ou troublant, à part Lady Macbeth (Violeta Urmana aka la grosse dame) qui a franchement bien assuré et qui a tenu toute la troupe à bout de bras/voix (parce que Macbeth est assez transparent pour qu’on puisse aisément renommer l’opéra « Lady Macbeth ») ! Il y a aussi l’air de Macduff (Stefano Secco) qui se démarque carrément et qui a fait frissonner toute l’audience. Mais bon, je n’ai toujours pas compris l’intérêt de l’avoir fait chanter couché dans un parc pour bébé, entouré de haillons et de légos…
Car là où le bas blesse vraiment, c’est au niveau des décors et de la mise en scène de Dmitri Tcherniakov. Merde alors, moi je voulais des rois, des sorcières, des châteaux et des forêts qui avancent !!! A la place, j’ai eu des décors un peu merdiques, des sorcières qui ne ressemblaient à rien, des zoom/dézoom Google Earth entre chaque acte de qualité médiocre, des plans vus par la fenêtre etc. Bref des trouvailles qui en elles-mêmes ne sont pas si mauvaises, mais qui n’ont strictement aucun intérêt, et qui en plus nuisent à la compréhension de l’intrigue. Car comment comprendre cette histoire de sorcières devineresses, de roi assassin, avec un plan de banlieue sur maps, une maison en 3D isométrique des années 20, une scène réduite à un rectangle découpé qui ne produit pas vraiment son effet, etc. Bon bah, je n’ai pas été convaincu…
Bon, faut pas déconner, je veux vraiment retourner à l’opéra avant l’année prochaine !!!!
L’avis des copines : Chondre, Orphéus, Oh!91.








du coup malgres la longueur je me ferais bien une intégrale...





