MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Vendredi 22 août 2008

Cinéphage WALL-E

Classé dans: Cinéphage — Tags: @ 23:09:40

Sacré Pixar !! Alors qu’on se demande comment ils vont bien encore pouvoir nous surprendre, alors que la concurrence patine un peu, malgré un excellent « Kung-Fu Panda », et un dernier opus qui m’avait particulièrement plu. Eh bien les voilà qui reviennent avec un petit bijou, rien de moins qu’un chef d’œuvre du genre, qui transcende même le genre. WALL-E est une réussite d’animation et de technologie visuelle, mais pas seulement, c’est aussi une superbe réalisation, et encore un film doté d’un scénario juste génial.

La Terre a été vidée de ses habitants il y a quelques centaines d’années. Bah oui c’était tellement crade que les humains sont allés faire un tour dans l’espace, dont les plus riches dans un gros vaisseau télécommandé par une sorte de CARL 5000, et devaient revenir lorsque des robots spécialisés auraient tout nettoyé. Mais bon apparemment, ça met plus de temps que prévu, et sur notre vieille planète bleue, il ne reste plus que le petit robot WALL-E qui tous les jours s’appliquent à sa mission, et compacte des ordures. Bref nous avons fait de notre planète un dépotoir immonde… WALL-E reçoit un jour la visite d’une robote, EVE, qui cherche s’il y a de la vie dans l’espace. Les deux personnages, la belle ipod et le vieux Johnny 5, apprennent à se connaître, et WALL-E succombe complètement au charme cybernétique de la belle EVE. Mais elle s’en va pour poursuivre sa mission, et WALL-E est désespéré. Il décide de la suivre, et il s’incruste in extremis dans le vaisseau de sa meuf. Le vaisseau file vers les humains survivants…

Ce film est tout simplement excellent. J’ai adoré son rythme, plutôt lent au début, son humour tonitruant, sa belle et touchante simplicité, que ce soit dans l’histoire d’amour ou bien dans les valeurs montrées, et enfin une chouette brochette de personnages secondaires tarés. Car ce qui marque bien dans ce métrage d’animation c’est certainement la morale anti-disneyienne au possible. Car on se retrouve tout de même dans une critique au vitriol de notre monde consumériste actuel, de notre attitude globale de Panurge, et dans notre inertie et incurie à nous sauver de notre propre bêtise. Et qui va nous permettre de trouver le salut ? Eh bien ce sont quelques robots qui sont détraqués, qui ne roulent pas droit, qui ne suivent pas la ligne droite, des anticonformistes qui enfreignent les règles.

Il y a aussi cette histoire d’amour tellement midinette power qui ne laisse pas insensible. Et le fait de faire exprimer autant de sentiments réels et touchants à des robots, tandis que les humains ne sont que dans la consommation et le formatage d’attitudes sociales actuelles. WALL-E est un conte de science-fiction, un film qui fait la part belle à l’humour et à l’intrigue intelligente et réfléchie. Et comment ne pas craquer pour les références à 2001, Mo le robot nettoyeur, le cafard new-batch ou la voix de Pascale Clark pour la VF (Sigourney Weaver pour la VO) ! Apparemment le petit robot n’a rien à voir avec Johnny 5 mais c’est dingue, car j’y pense depuis que j’ai vu la bande-annonce. Ce film m’avait carrément marqué gamin.

Pixar a fait très fort, et a réussi une sacrée alchimie en réalisant un film pour enfants et pour adultes, touchant mais pas niais, anticonformiste mais pas non plus trop choquant pour Disney…

L’avis des copines : Bd Bisounours, Kinoo, Gonzague, Orphéus, [elle], Gauthier, Brice, Jarod_, Buzenval, Arkane sans nom, Jujuchou, 42Fbg, Padawan, 6L20, Rouge-Cerise, Anne-Laure, Poulpi, Alice_, Colin Ducasse, Pouxi, Spermy. <--- Last but not least. Une critique à lire !!

WALL-E

Jeudi 02 août 2007

Cinéphage Ratatouille

Classé dans: Cinéphage — Tags: , @ 19:36:40

Ah là là là là là, comment c’est trop bien !!!!!!!

Pixar a fait très très fort sur ce coup là. Je me disais qu’il était de plus en plus difficile d’innover dans le genre du film d’animation, et là il se trouve que cette œuvre est prodigieuse sur le plan technique, comme pour son scénario. C’est déjà tellement osé de sortir un film américain qui est une véritable ode à la cuisine française, et donc à la France (tout en glissant quelques blagues caricaturales vraiment marrantes… « We’re rude, but we’re french! »), mais en plus avec un héros principal qui est un rat adepte de grande cuisine ! Et le tout n’est même pas trop Disney, mais juste ce qu’il faut de bons sentiments, tout en ayant une morale juste et pas pétainiste.

Remy est donc un rat qui a pour particularité d’avoir un odorat très développé, et un goût prononcé pour le bon goût ! Ainsi, il ne rate pas les émissions culinaires du grand chef « Gusteau », et se pâme pour un bon repas. Gusteau meurt, le cœur ravagé par un critique gastronomique très méchant (ouh là là, très très très), et dans le même temps la bande de rats (dont le chef est le père de Remy) se fait chasser de la maison qu’elle avait investie. Résultat, Remy est séparé de sa bande, et il se retrouve par hasard dans le restaurant de Gusteau, qui a perdu ses étoiles. Un jeune garçon, Linguini, est embauché, et il découvre le talent de Remy. Du coup, ils collaborent pour remonter la réputation du restaurant…

Je résume à la va-vite mais l’histoire est beaucoup plus complexe et intéressante, il y des kyrielles de personnages secondaires très drôles, et le film est accessible à tous les niveaux. Les enfants rigoleront des blagues de potaches et des acrobaties des héros, tandis que les adultes seront sensibles à tout ce que le film peut offrir (Car il a incroyablement l’ampleur d’un vrai film !). Autant Cars manquait de piment et d’irrévérence, autant ce film-ci marque un revirement revigorant de la part de Pixar. C’est drôle, c’est original, c’est inventif, on est scotché de bout en bout.

Techniquement, il faut aussi dire que c’est irréprochable. C’est hallucinant mais la qualité est encore améliorée, et le style « image de synthèse » mérite de plus en plus ses lettres de noblesse. Et un autre personnage à part entière est la ville de Paris qui est magnifiée dans le film. Les décors sont certes idéalisés (des pavés partout, les immeubles haussmanniens) et très clichés (voitures DS, tour Eiffel omniprésente etc.), mais on y trouve bien l’atmosphère de Paris et de l’importance de la cuisine dans notre culture franchouillarde. Les quelques blagues sur les français sont bien sentis et pas du tout insultantes. Et quelle audace de figurer la crème de la cuisine française par un rat !!!!

Alors oui, il y a une histoire d’amour, il y a un méchant, il y a la famille qui finit par l’emporter, et le happy end règlementaire, mais même ce conformisme disneyien n’entame pas les qualités de cette œuvre. J’ai été très ému, j’ai ri comme un fou, j’ai jubilé, et j’ai salivé pendant tout le film. Ce dernier se permet même un clin d’œil aux « Aristochats » (qui se passaient aussi à Paris, avec le groupe de jazz), tout en réalisant un hommage global à Paris qui m’a touché au plus haut point.

L’avis des copines : Laurent, Eric.

Ratatouille

Dimanche 02 juillet 2006

Cinéphage Cars

Classé dans: Cinéphage — Tags: , @ 01:32:33

Pixar s’est plus que jamais Disneyisé pour cette production, cela reste un film bien agréable et charmant, mais il y manque un peu de piment pour en faire le truc génial auquel il pouvait aspirer.

Nous sommes dans un univers de voitures, l’anthropomorphisme va bon train pendant la totalité du métrage et les créateurs s’en donnent à cœur joie dans les métaphores visuelles « routières ». Nous suivons une voiture de course, Flash McQueen, qui concourt à la prestigieuse « Piston Cup ». Il est très bon et performant, et a toutes ses chances pour gagner, mais il s’agit d’un bolide individualiste et narcissique. Or la course automobile est une affaire d’équipe… bon bah ok, il fallait bien une morale. Mais celle-ci est plutôt bonne je trouve, l’esprit d’équipe prônée contre le solo, ça tient bien la route.

Flash doit se rendre en Californie pour finir la course, mais suite à un petit accident de remorque, il se retrouve en pleine cambrousse, le long de la mythique « route 66 ». Et là bienvenu dans l’âge d’Or des USA… Tous les symboles et les valeurs de l’Amérique sont assénés pendant la prochaine heure, et à la fin c’est un peu lourd. Déjà la glorification de la bagnole est une valeur assez moyenne dans mon propre référentiel, mais soit. Mais là c’est un peu comme quand Marty débarque à Hill Valley en 1955… Donc une ville tradi de chez tradi où les voitures souffrent de l’autoroute qui leur a soufflé tous leurs clients. Flash débarque en bousillant leur bel asphalte et se fait arrêter. Il doit réparer ses dégâts avant de repartir pour la Californie.

Il fait connaissance des habitants de péquenaud-ville, et là c’est la classique galerie de personnages secondaires. Aaaah les seconds rôles c’est une grande spécialité de Pixar, et ce film ne dément pas leur imagination, leur créativité et leur sens de l’humour. Entre la séduisante Porsche, le vieux tacot teubé mais attendrissant, le gros camion de pompiers timide ou bien les garagistes italiens fans de Ferrari, on est garni.

Après l’histoire n’est évidemment pas d’une folle originalité, mais elle tient la route, et divertit comme il faut. J’avoue en avoir eu un peu ma claque au milieu (ça s’appesantit un peu je trouve), mais miraculeusement la fin du film m’a totalement reconquis. Les bons sentiments sont bien dosés, et j’ai vraiment été touché (chuis un grand sensible, vous savez…).

Cars

Mercredi 24 novembre 2004

Cinéphage The Incredibles

Classé dans: Cinéphage — Tags: , @ 14:11:57

Ah là là, je préfère le titre en anglais, je n’aime pas trop cette traduction : « Les Indestructibles ». Littéralement « Les Incroyables » ou « Les Extraordinaires » auraient été beaucoup plus adaptés je trouve.

Mais sinon j’ai trouvé ça excellent !!! Vraiment c’est encore un très bel opus de Pixar. Déjà d’un point de vue image de synthèse, il n’y a rien à dire tant c’est superbe, mais là en plus, ils se permettent d’y greffer un style graphique tout à fait innovant et efficace. Les personnages sont très bédés des années 50/60, un peu à la SuperMan avec des corps disproportionnés et des tronches taillées à la serpe (ça fait aussi penser au « Hercule » de Disney). La bande sonore ajoute aussi à cette ambiance jazzy, un peu Chicago des années 50.

Robert Parr est un super héros, ainsi que sa femme Helen et ses enfants qui sont tous dotés de pouvoirs extraordinaires. Mais l’âge d’or de l’héroïsme est passé (à cause de procès « made in USA » de dommages et intérêts, l’anecdote est très drôle), et les super héros se voient contraints à s’intégrer, à travailler comme tout le monde et à cacher leurs particularités au commun des mortels. Bob a trop de mal à ne plus être un héros, et quand il est contacté par une agence gouvernementale, il n’hésite pas à rempiler.

L’intrigue rebondit toutes les dix secondes et le thème du super héros permet bien sûr les fantaisies les plus comiques avec une galerie de personnages bien hétéroclites et hauts en couleur. Et puis, des personnages secondaires qui sont assez croustillants. Notamment, un personnage clef qui est Edna Mode, la styliste italienne dans toute sa splendeur. Nous étions deux (pédés) à vraiment rire sur ces scènes, et je sais que les homos seront sensibles à ces répliques particulièrement queer qui font mouche à chaque échange. Edna est doublée par Brad Bird en personne (le réalisateur), et je pense que les français ont fait très fort en prenant Amanda Lear pour la VF (j’ai super envie de voir ce que ça donne, rien que pour cela).

Bah et bien sûr, la morale est disneyienne au possible, mais bon, pas stupide non plus. Cela reste un film à regarder avec ses n degrés d’humour, qui n’a certainement pas la même qualité graphique et le même souffle que Némo, mais qui est un divertissement drôlement réussi.

The Incredibles

Vendredi 28 novembre 2003

Cinéphage Finding Nemo

Classé dans: Cinéphage — Tags: , @ 16:26:57

Je le mets en anglais le titre, c’est carrément plus juste que la traduction française. En effet, le papa de Némo, Marlin, est à la recherche de son fils unique qui a été un peu trop imprudent et s’est fait capturer par un plongeur. Marlin est surprotecteur à l’égard de son fils qui a une nageoire atrophiée et dont il craint toujours qu’il lui arrive malheur. En fait, Némo est le survivant de toute une portée qui fut dévorée par un méchant poisson (genre brochet) qui avait aussi tué sa maman. Némo en a ras les écailles que son père le couve comme ça, et le premier jour d’école il s’écarte du récif rassurant pour barboter en pleine mer. Manque de pot, il se fait embarquer par un dentiste amateur de plongée, et se retrouve dans l’aquarium du cabinet d’orthodontie.

Ce film d’animation est un chef-d’œuvre à tout point de vue ! Techniquement nous sommes de nouveau confronté à un Studio Pixar qui atteint des sommets de virtuosité artistique en 3D. Les fonds sous-marins sont à la fois incroyablement réalistes et en même temps on perçoit encore ce côté lisse et le rendu particulier de la 3D. Et j’aime bien cet effet singulier, ce n’est pas du dessin et pas non plus la réalité. Les couleurs sont fabuleuses, et on se croit vraiment en plein océan pacifique.

Le scénario est inspiré de Disney, mais il a cette touche Pixar qui le rend beaucoup plus dynamique, moderne et surtout il y a un fou qui a inventé des personnages et un scripte d’un humour irrésistible. La salle était vraiment toute entière hilare grâce à des scènes humoristiques mais aussi des personnages et des dialogues truculents et savoureux. Marlin cherche Némo dans l’océan, accompagné de Dory qui m’a fait mourir de rire, et ils rencontrent toute une galerie de bestioles qui sont prétextes à des tribulations désopilantes. Le petit Némo est dans son aquarium à Sydney et fait la connaissance de la faune locale qui est un peu maboul à force de rester dans cet environnement artificiel. Il y a même un français !! Jacques est une crevette qui nettoie l’aquarium avec une grande ferveur, et qui scande même quelques phrases en français dans le texte.

Et puis, ça a beau être une histoire d’amour filial entre un poisson-clown et son fils, j’ai été super ému par le film et l’intrigue. Donc il faut voir ce film d’animation qui est une merveille du genre et qui lie humour, sentiments et esthétique de l’image.

Finding Nemo

Powered by WordPress