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Pectus est quod disertos facit

Mardi 22 juillet 2008

Boukinage Rendez-vous avec Rama

Classé dans: Boukinage — Tags: , , @ 23:05:41

Ah là là, Arthur C. Clarke, quel auteur !! Ce bouquin est le premier épisode d’une tétralogie, et il m’a assez piqué la curiosité pour que je prenne rapidement le pas sur le suivant. On doit à Arthur C. Clarke le célébrissime “2001, l’Odyssée de l’Espace”, et on se retouve pas mal de ses préoccupations dans ce roman, notamment de la place de l’homme dans l’univers, et de la rencontre, fortuite ou pas, avec des extraterrestres. C’est aussi le partage d’une vision dans l’espace qui respecte les règles astrophysiques et qui ne se contente pas d’un récit purement fantasmagorique. Avec cet auteur les descriptions sont précises et exactes, voire un peu trop perfectionniste.

Nous sommes en 2130, et la Terre a colonisé quelques planètes voisines dont Mercure et Mars. Les scientifiques sont habitués à recenser des corps célestes qui traversent notre voie lactée, et ils en détectent un de plus. Ils le nomment Rama, et c’est un bolide qui se dirige droit vers le soleil. Rapidement, on se rend compte que cette comète est très spéciale. En effet c’est un parfait cylindre de 30 kilomètres de long qui tourne sur son axe longitudinal, et qui ne peut être qu’une création extraterrestre.

Un vaisseau spatial assez proche, l’Endeavour, réussit à se poser dessus, et à pénétrer dans le cylindre qui est creux. Là le capitaine Norton et son équipage découvrent un étrange endroit avec une gravité artificielle, et un mini-monde en sommeil, avec notamment tout ce qu’il faut d’éclairage, d’eau et même des petits “robots biologiques” utilitaires qu’ils baptisent des “biotes”. Et quand ils arrivent, des mécanismes se mettent en marche, et d’étranges phénomènes animent ce lieu bizarre.

En lisant cette histoire de monde “prêt à servir” qui traverse l’espace sans but, et avec ces installations à l’intérieur, j’ai pensé au bouquin de Werber, Le papillon (de lumière !!!) des étoiles, et surtout le film Sunshine. Mais au-delà de la description très élaborée de Clarke, j’ai adoré la philosophie déployée pour la conclusion du livre. C’est juste une grande leçon d’humilité pour l’humanité, presque un pied de nez à l’échelle galactique.

Les descriptions de ce gigantesque petit monde tentent de matérialiser dans l’esprit du lecteur la manière dont les hommes ressentent cette gravité artificielle. Aussi on a droit à de longues et lentes digressions, parfois à la limite de l’indigeste, sur la manière dont on marche sur les murs, et la force centrifuge qui maintient l’eau, et les considérations relatives sur le “haut” ou le “bas”. L’auteur a vraiment envie d’inscrire son récit dans une réalité scientifique, mais peut-être un peu trop pour moi, enfin presque au détriment de la narration.

Heureusement, l’idée qui soutient le bouquin, et qui nourrit l’intrigue principale, me parle et me plait énormément. Je n’ai donc pas lâché le livre avant d’en découvrir le fin mot, mais aussi diablement aiguillonné par la suite !! Donc à suivre…

Rendez-vous avec Rama - Arthur C. Clarke

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