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  • Cinéphage
Sex and the City 2

Publié le Mercredi 21 Juillet 2010 - 23:48
Catégorie: Cinéphage

Le premier opus n’était vraiment pas terrible, et ne rendait surtout pas hommage à ces personnages et cette série que j’ai adoré pendant des années. J’ai lu énormément de critiques sur ce second film, et même si je souscris à certaines, j’ai trouvé globalement que c’était beaucoup mieux que le premier. En tout cas, c’est le film hommage que j’attendais et qui m’a satisfait dans cette optique.

Le souci c’est qu’elles ont vieilli et que leurs frasques apparaissent aujourd’hui bien “anachroniques” et souvent emprunt d’une belle couche de vulgarité. Mais après tout la série n’était pas vraiment moins vulgaire. Huhu. On y voit une succession de trois bons épisodes de la série assemblés avec plus ou moins de talent, mais en tout cas ils ont bien su insérer ça et là les bons rôles secondaires et des dialoguistes bien conformes à nos héroïnes. On n’est beaucoup moins dans le propret peu digeste du premier film, et cela donne l’occasion à de francs moments de rigolade, et aussi quelques originalités.

Ce qui me faisait le plus peur quand j’avais vu la bande-annonce, c’était cette histoire d’Abou Dabi parce que je trouvais cela un peu dommageable pour des personnages tout de même d’obédience féministe, et puis cette orientation 100% fric et superficialité qui ne ressemblait plus trop à l’esprit initial. Le film là fait très fort en allant bille en tête dans le précipice, et extraordinairement en réussissant à frôler le vide sans y tomber, et montrer même au final que l’esprit SATC est toujours vivace. Je pense qu’il faut être super fan de la série (comme je suis) pour réellement percevoir ces petits éléments qui sauvent le film, et en font quelque-chose de tout à fait digeste.

On peut déjà saluer le respect des personnalités de Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda, on les retrouve telles qu’on les avait quitté, et elles ont quasiment les mêmes travers et qualités. Evidemment, les années passant ont apporté leur lot de nouveauté, comme Samantha qui se shoote aux hormones pour rester dans le coup sexuellement, ou Charlotte qui essaie d’être une super maman avec sa petite fille adoptée, ou encore Carrie qui évidemment doute de Big… Le film démarre par un truc énorme, et que j’ai pensé volontairement too much et caricatural à en mourir : le mariage des frères ennemis Stanford et Anthony !! On assiste là au plus kitschissime des mariages amerloques dans les Hamptons, et quand on croit qu’on a tout vu, voilà que Liza Minelli débarque en maître de cérémonie. Plus gay tu meurs !!! Cette première partie terriblement gay est le clin d’œil à la nombreuse clientèle homo de SATC, mais le meilleur reste à venir avec un personnage reubeu dans l’hôtel à Abou Dabi qui est absolument tordant.

J’ai été très agréablement surpris par la partie à Abou Dabi (je ne raconte même pas le scénario car ce n’est vraiment pas l’intérêt, huhu) et généralement il m’a semblé que dès que l’histoire s’orientait dangereusement, on trouvait une scène pour remettre les choses en place. Ces réponses narratives contribuent vraiment à ce que le film ne perde pas pied, et étonnamment ça fonctionne (à mon avis). Quand on est saoulé par les étalages de fringues ou la superficialité des échanges, il y a un truc drôle ou pertinent qui vient remettre un peu d’équilibre, de bon sens et de raison dans la comédie (qui en devient beaucoup moins débile que prévue).

Mais le film vaut surtout pour Samantha qui mène la danse du début à la fin. Elle est souvent à hurler de rire, et rien que sa crise féministe de fin de film vaut le détour. Elle est fantastique !! On rit d’ailleurs beaucoup plus pour ce film que pour le précédent.

Je ne dis pas que c’est un chef d’œuvre et je reconnais que c’est parfois un peu trop vulgos, et encore une fois, elles ont passé l’âge de ce genre de choses. Mais putain, c’est le film qui prolonge vraiment bien la série et qui nous donne à profiter de ces personnages qu’on aime tant. Ils ont non seulement respecté cela, mais en plus proposé des petites choses additionnelles, drôles et émouvantes, qui rendent le tout bien sympathique.

Sex and the City 2

  • Cinéphage
Sex and the City – le film

Publié le Jeudi 5 Juin 2008 - 23:33
Catégorie: Cinéphage

Tout le monde s’est précipité pour aller voir ce film à ce que j’ai pu en lire à droite et à gauche dans ma blogosphère. Et les avis ont l’air assez manichéens : on trouve beaucoup de « j’adore » ou bien « je déteste ».

Moi évidemment, je fais mon intéressant, et j’essaie de trouver la voie du milieu. Nan sans déc, c’était stratégique ce film, je suis un fan de chez fan de la série que j’ai vue et revue bien six ou sept fois en entier (et certains épisodes cultes bien plus que ça). Donc il fallait le voir, et je savais d’ores et déjà que le challenge était presque impossible à relever. La série elle-même s’était arrêtée juste au bon moment, voire un peu trop tard pour certains puristes. Et le risque était d’avoir un film qui reprenait exactement à la suite, ou bien qui se caricaturait, ou encore qui se réinventait complètement en perdant son âme. Donc, dans tous les cas, on y trouverait beaucoup à redire.

Très étrangement, je compare le film avec le dernier bouquin de Maupin que j’ai récemment lu. C’est vraiment ça… « C’est super sympa de retrouver des personnages auxquels on est si attaché, et on ne voit pas le temps passer en leur présence, mais les années apportent un décalage qui gâte un peu la scène, tandis que l’originalité de l’oeuvre confidentielle est perdue au profit du produit marketing grand public. » Bref, c’est pas mal, mais il ne fallait pas le faire.

Mais c’est fait, donc autant en profiter. Et c’est ce que j’ai fait.

Je n’ai pas pris ombrage du résumé des 6 saisons en quelques images et phrases concises du début, non ça passe même plutôt bien à mon avis. Les personnages sont bien ceux qu’on avait laissés, avec quelques années en plus, et tout cela est assez crédible par rapport à la série. En outre, les héroïnes ont toujours leurs énergies, leurs charmes et leurs babils de fille à pédés qui nous parlent (d’ailleurs dans la salle, il y avait des pédés et des nanas qui parlaient sacs à main).

Le hic c’est que tout l’aspect HBO, l’aspect irrévérencieux et anticonformiste notamment, a été complètement gommé pour donner lieu à une comédie romantique américaine très classique. Et le tout sur fond de produit marketing avec citations de marques à tout bout de champs qui se voient vraiment trop trop trop. J’ai aussi été gêné par le format de temps en temps, dans le sens où le passage au film n’est vraiment pas aisé pour celui qui a tant l’habitude de l’épisode télé. Les plans, les cadrages, les travellings, le déroulé des scènes ont un côté « cinématographique » qui ne m’a pas vraiment séduit.

Je n’ai pas retrouvé la Carrie que j’affectionnais dans la série. Je ne la vois pas avec une « personal assistant », et même si le personnage de la petite black est charmant comme tout, je ne le comprends que comme un quota qui manquait à la série télé. Et ce délire de fringues n’est même pas conforme au personnage, en tout pas avec cette profusion de fric et de toc. Le côté queer aussi a été expurgé d’une manière assez évidente. Plus de pédé (ou presque), plus de ces réflexions libertaires ou libertines, plus non plus de ces envolées lyriques existentielles qui allaient plus loin que le sexe ou la romance. Il ne reste que quelques effusions érotiques, quelques calembours bien sentis dans ce domaine, mais ce n’est plus que l’ombre de ce que ce fut pendant 6 ans.

On est vraiment dans le pur « chick movie ». Mais à ce titre, il faut avouer que c’est un bon film de ce genre. Donc je ne boude pas non plus mon plaisir. Et c’était peut-être une voie acceptable pour pondre le film « Sex and the City ». Après tout, cela permet de ne pas les faire passer pour des trentenaires en goguette, ce qu’elles ne sont plus, tout en continuant leurs quêtes du bonheur. Donc à ce titre, le film est plutôt réussi. Et il dure 2h30, mais ne lasse vraiment pas. L’action est aussi vive et agréable que dans la série. De plus, il y a quelques scènes qui valent leur pesant de cacahouètes, et qui renouent très plaisamment avec les épisodes d’antan.

Non vraiment, je persiste, c’était cool de les retrouver, Carrie, Samantha, Miranda, Charlotte, mais il ne fallait juste pas le faire.

L’avis des copines : La Fille, Peio, [elle], Ron, Le Roncier, Folk Furieuse, Enguerrand, ChapiChapo, Kinoo, Parapluie, Thanos, Vinsh, Jarod_, Orphéus, Patrick-Antoine.

Sex and the City - le film