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Pectus est quod disertos facit

Samedi 11 octobre 2008

ThéâtrOpérage « Edward aux mains d’argent » au théâtre du Châtelet

Le film « Edward aux mains d’argent » de Tim Burton est un des films cultes de ma famille, et surtout de mon père. Il faut dire qu’on est tous les quatre vraiment fan du réalisateur. J’avais aussi eu la chance de me régaler du ballet « Swan Lake » de Matthew Bourne à Mogador, tout comme j’avais déjà été ébahi d’un magnifique ballet par l’American Ballet Theatre au théâtre du Châtelet.

Ce que j’avais lu de ce spectacle m’avait complètement décidé à le voir. Il y avait le fait qu’il était sous l’égide de Tim Burton et de Danny Elfman (dont je suis autant féru), et aussi l’incroyable talent de Matthew Bourne pour traduire les émotions en mouvements. Je me disais qu’Edward Scissorhands était bien le personnage qui pouvait formidablement rendre dans le cadre d’un ballet.

Et le résultat est malheureusement en demi-teinte pour moi. Je sais bien qu’il est extrêmement difficile d’apprécier un spectacle, lorsqu’il est issu d’une œuvre originale qu’on aime énormément, mais j’ai là été surpris par deux choses. D’abord, il y a des scènes dans le film qui sont beaucoup plus émouvantes et prenantes que dans le spectacle, et c’est surprenant car la chorégraphie avait toutes ses chances pour redonner encore plus de lyrisme à ces moments. Et au final, ça ne fonctionne pas de la même manière, et même moins bien. Etrangement, j’attendais d’être plus ému, d’être beaucoup plus emporté par les scènes charnières de l’histoire. Et là ça a un peu fait l’effet d’un pétard mouillé. Ensuite, il y a certains partis pris dans la narration qui m’ont troublé, et qui n’ont pas aidé à comprendre le fond de l’histoire (à mon avis à moi que j’ai).

Un des piliers de l’histoire, et ce qui fait tout le charme du conte qu’il est censé illustrer, c’est que tout cela vient de la demande d’une petite fille à sa grand-mère qui veut savoir d’où vient la neige. La grand-mère est a narratrice de l’histoire, et elle explique qu’avant la venue d’Edward il ne neigeait pas dans la ville. Et depuis qu’il est “reparti”, elle sait qu’il est toujours vivant, car tous les ans il neige de nouveau. Toute cette idée est complètement zappée dans le ballet, et c’est dommage car une grande importance est donnée à la neige, mais on ne sait absolument pas pourquoi.

Ensuite, et là c’est vraiment du à un problème du côté du théâtre (vive la France !), la scène la plus importante pour moi, le véritable momentum émotionnel, c’est lorsqu’il sculpte la fille dans la glace, que cela fait de la neige, et qu’elle sort pour danser dans la neige. J’avais vu dans les vidéos de présentation qu’Edward, comme dans le film, sculptait et plein de flocons sortait pour faire un grand jet de neige. Et ce soir là, le soir de la première tout de même, on a entendu un “TSSS TSSS” et plus rien. Donc ils ont dansé, et il y avait bien un écran transparent qui imageait aussi la neige, mais ce n’était plus du tout le même effet. Quel dommage…

Donc vous voyez des petites déceptions qui ont miné mon plaisir. Ajoutez à cela, des places à 75 euros qui sont tout juste bonnes. Je me suis alors dis que la salle à moitié vide s’expliquait d’un seul coup, et que je m’étais bien fait avoir. Parce que avoir un pilier presque en face de soi pour ce prix là, c’est hallucinant, même si je sais que c’est une des tristes particularités de ce lieu (mais normalement le prix des places est relatif).

Mais je ne suis pas non plus totalement négatif sur ce spectacle, pour la simple et bonne raison que c’est malgré tout un superbe ballet. En effet, Matthew Bourne crée encore une fois une magnifique chorégraphie, avec une mise en scène particulièrement punchy, et qui occupe l’espace avec beaucoup de fluidité. Il n’est pas rare d’avoir une vingtaine de danseurs et danseuses sur la scène, et tous leurs mouvements sont coordonnés à la perfection. En tant que spectateur, les tableaux sont parfaitement composés, et on suit l’histoire dans les mouvements comme pour un film muet. Cette composition est particulièrement saillante lorsque tous les protagonistes sont dans une chorégraphie globale, mais que l’attention est focalisée sur les deux héros.

Edward (Matthew Malthouse) est vraiment impeccable dans le rôle, et on retrouve avec plaisir un personnage aussi crédible que Jonny Depp l’était. L’adaptation en ballet rend globalement étonnament bien, on suit le fil de l’histoire, et surtout les tensions dramatiques ou comiques sont reproduites avec une bluffante limpidité. Mes scènes préférées sont de loin celle où Edward danse avec les buissons taillés et où il n’a plus ses ciseaux (dans un rêve), on est là dans une émotion que seul le ballet peut exprimer, et qui est en grande cohérence avec l’histoire. L’autre scène marquante est celle de, malgré la pétouille technique, la sculpture de glace.

Chérichou me dit que l’on était trop haut pour apprécier le spectacle, et qu’au niveau des pâquerettes, on devait mieux saisir le ballet.

L’avis des copines (J’ai eu la surprise de rencontrer plein de blogueurs et blogueuses que je lis, et qui étaient invités, les busards !!) : Eric, Miss Blablabla, Mathilde, Grégory, Franck (dont je rejoins pas mal l’avis de son copain, mais je suis plus gentil quoi).

« Edward aux mains d'argent » au théâtre du Châtelet

Samedi 26 janvier 2008

Cinéphage Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street.

Classé dans: Cinéphage — Tags: , , , @ 23:40:28

Aaaah le dernier Tim Burton !! Je me suis empressé d’aller apprécier ce nouvel opus de ce réalisateur de génie. En outre, ce côté « comédie musicale macabre » seyait parfaitement à l’univers et à la narration cinématographique de l’auteur… Mais au final, c’est bien ce côté-là qui ne m’a pas convaincu, et qui au contraire m’a empêché de correctement rentrer dans le film. Dommage.

L’histoire est donc tirée d’une comédie musicale (1979) et d’une pièce, elles-mêmes issues d’un récit encore plus ancien (de Thomas Peckett, 1846). Johnny Depp incarne donc Benjamin Barker, un talentueux barbier londonien, qui a été envoyé au bagne pendant 15 ans par un juge cruel (qui avait des vues sur sa femme). Plus en colère et assoiffé de revanche que jamais, il revient et prend le nom de Sweeney Todd. Il fait la rencontre d’une boulangère, Madame Lovett, merveilleuse Helena Bonham-Carter, qui prépare des tourtes à la viande immondes, faute de denrées correctes. Elle lui apprend que sa femme est morte, et que sa fille est devenue pupille du juge Turpin (Alan Rickman). Madame Lovett décide d’aider Sweeney, mais ils ont d’abord tout deux l’idée de relancer le commerce des tourtes d’une assez curieuse façon.

Evidemment, c’est du Burton, et du bon Burton, donc nous avons la chance d’avoir un film de qualité hollywoodienne sans Hollywood derrière. Bonheur !! Esthétiquement c’est parfait et superbe, il est impossible de se lasser de cette vision à la Tim Burton. Par contre, autant on y retrouve certains codes de l’auteur, autant on peut aussi constater des similitudes avec d’autres films pouvant paraître un peu redondantes. Ainsi on retrouve une atmosphère londonienne et gothique à la « Sleepy Hollow », ou bien un Johnny Depp qui manie les rasoirs comme un « Edward aux mains d’argent ». Mais dans l’ensemble, j’ai plutôt été positivement influencé par ces gimmicks.

En outre, on trouve là un élément génial et un degré supplémentaire dans l’œuvre de Burton : le film est barré, sanguinaire au possible et sans aucun espoir. C’est donc un prolongement de certains films du maître, tout en étant conforté par une histoire originale qui colle parfaitement à son ironie macabre et sa poésie tout en noirceur gothique. Car il y a du « Delicatessen » dans cette alliance entre la boulangère et le barbier… Il égorge ses clients au premier étage, au lieu de les raser, et elle prépare alors des tourtes, avec la viande des cadavres, qui font le bonheur culinaire des gens qui viennent s’y restaurer. Tout le film est extrêmement sanguinolent, et le raisiné coule à flot lorsque Sweeney Todd use de ses magnifiques rasoirs.

Jusqu’à la fin, le film est terrible. Il n’y a pour ainsi dire pas de « gentils » dans cette histoire, et même le happy-ending est coupé, Burton préfère s’arrêter sur les véritables héros de l’histoire. Ceux qui s’en sortent n’ont même pas l’air d’y croire, et encore moins d’avoir confiance en cette précaire existence.

La spécificité du film résidait aussi dans le fait que les comédiens interprétaient les chansons originales de la comédie musicale. Et autant j’ai aimé la musique (tout en regrettant amèrement Danny Elfman, qui fait pour moi immanquablement parti des films de Burton), autant je n’ai pas accroché aux chansons. Je ne sais pas si j’étais mal luné ou quoi, mais j’ai trouvé ça d’un chiant, mais d’un chiant !! Ca casse le rythme, ça décrédibilise l’action, et je n’ai pas trouvé que ça servait si bien que cela le récit ou l’émotion. A part les chansons de Madame Lovett qui avaient le mérite de mettre en valeur l’ironie grinçante du personnage, je sortais de l’ambiance du film dès qu’ils se mettaient à pousser la chansonnette.

Une petite déception donc, malgré un film qui dans l’ensemble m’a beaucoup plu. Johnny Depp et Helena Bonham-Carter sont pour beaucoup dans cette impression finale, tant ils sont excellents dans ces rôles. Attention, il faut avoir l’estomac bien accroché… (Mylène a du adorer ce film !!)

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street.

Vendredi 21 octobre 2005

Cinéphage Les Noces funèbres de Tim Burton

Classé dans: Cinéphage — Tags: , , @ 16:18:48

Du vrai, du bon, du fantastique Tim Burton ! Dans le fond, dans la forme, tout est extraordinaire et le résultat est époustouflant. Autant j’avais été un petit peu déçu par « Charlie et la chocolaterie » car j’avais du mal à y reconnaître la patte de Burton (puisqu’il n’en était pas l’auteur après tout), autant là je retrouve son esprit, ses gimmicks et son imaginaire.

Il s’agit d’un film d’animation en « stop-motion », donc à la barbare : on bricole une scène, on positionne les personnages articulés et hop, plus personne ne bouge, clic-clac ! Un cliché pour chaque seconde du film final. Cela donne au film une texture vraiment unique et un côté à la fois authentique et « bouts de ficelles » très charmant. Du chapi-chapo à la Burton comme pour « l’Etrange Noël de Monsieur Jack », ce dernier était d’ailleurs réalisé par Henry Selick, à qui l’on doit aussi le merveilleux « James et la pêche géante ».

Victor (Johnny Depp, impossible de ne pas le reconnaître) est le fils de poissonniers fortunés qui voudraient entrer dans la haute, tandis que Victoria est la fille de nobles désargentés qui veulent échapper à l’hospice. Les parents font donc un échange de bons procédés en mariant leurs rejetons contre leur gré. Mais quand les deux se rencontrent, l’inattendu se produit : ils se plaisent ! Seulement Victor est très nerveux et maladroit lors de la répétition du mariage (avec Christopher Lee en ténébreux curé), il s’enfuit donc pour répéter son « rôle ». En mimant de passer la bague au doigt de sa belle à ce qu’il pense être une branche morte, il passe l’alliance au doigt « squelettique » d’un macchabée en décomposition avancée. Seulement, elle n’attendait que cela, et voilà qu’une jeune femme morte habillée en mariée sort de terre. Emily (Helena Bonham Carter) se croit sa promise et enlève Victor dans le monde des morts. Ironie du sort : le monde des mort est beaucoup plus festif, joyeux et coloré que celui des vivants !

J’ai adoré l’univers que Burton a imaginé. Il n’est pas très original quand on connaît bien l’œuvre du gars, mais cela fait toujours énormément de plaisir à le retrouver et à guetter les clins d’œil et récupérations ou bien les nouveautés par rapport aux anciens opus. On y retrouve des inspirations de « l’Etrange Noël de Monsieur Jack » ou de « James et la pêche géante », mais surtout j’ai été ravi de retrouver tout l’univers de « Beetlejuice ». Ce monde des morts et ces personnages ressemblent furieusement à ceux de ce film cultissime. D’ailleurs l’asticot d’Emily me fait vraiment penser à Beetlejuice en personne.

On ne s’embête pas une seconde entre des musiques et chansons tonitruantes que l’on doit encore à Danny Elfman (encore meilleur et plus original dans ce film que d’habitude) et les extravagances des personnages secondaires. Chez Burton, les histoires d’amour sont toujours passionnelles, contrariées et finissent très bien, donc le film prend rapidement la forme d’un conte. Et même si on en connaît aisément la fin, on ne peut jamais savoir par quelle voie ce poète du cinéma va nous emmener. Indispensable !

Les noces funèbres de Tim Burton

Lundi 25 juillet 2005

Cinéphage Charlie et la chocolaterie

Classé dans: Cinéphage — Tags: , , @ 20:30:21

Les gens qui ont lu le bouquin, et à entendre autour de moi il y en a pléthore, ne tarissent pas d’éloge sur le film qui apparemment est très fidèle à l’œuvre. Moi je l’ai vu sans avoir cette référence littéraire, et j’ai beaucoup aimé malgré tout. Néanmoins, à titre de comparaison, j’ai été plus impressionné et happé par l’univers et l’histoire de « Big Fish ».

Il s’agit d’un film de Tim Burton jusque dans les moindres détails, avec en plus un scénario qui colle parfaitement à son univers loufoque, burlesque et étrange, et un budget qui permet quelques scènes fabuleuses. Les décors du film sont incroyables, superbes, faramineux, fantastiques ! Le duo Burton/Depp n’est plus à prouver, et là encore il fonctionne à merveille. Johnny Depp est un formidable Willy Wonka, complètement dérangé, décalé, déphasé et grand génie de la confiserie à la fois. Et puis, il a des répliques acrimonieuses et innocemment méchantes qui m’ont beaucoup fait rire. Le petit Charlie se débrouille aussi très bien, Freddie Highmore (Neverland, Deux Frères) est juste et touchant avec sa frimousse et son petit accent british.

En outre, la musique de Dany Elfman casse la baraque, et les effets spéciaux permettent de se lâcher comme jamais et de figurer avec un réalisme saisissant cet univers fantasmagorique qui fait penser au Magicien d’Oz. Donc tout cela concourre à en faire un film génial, et si en plus on a une bonne histoire, c’est gagné ! Or, l’histoire est chouette mais elle ne m’a pas conquise comme « Big fish » l’avait fait précédemment. Je suis un petit peu resté sur ma faim même si certains moments de délire pur m’ont absolument ravi. J’ai adoré les clips des « Oompa Lumpa » et les travellings vertigineux au sein de la gigantesque chocolaterie avec ses mécanismes, rouages et machineries tentaculaires.

Willy Wonka est un génie de la confiserie qui a construit une gigantesque chocolaterie d’où sortent mystérieusement toutes les compositions du maître. Il décide un jour de mettre dans ses tablettes de chocolat un billet en or qui permettra à 5 enfants de visiter la chocolaterie. Après bien des émotions, Charlie, un petit garçon pauvre mais digne, trouve le fameux billet. Ainsi que quatre détestables bambins aux défauts variés, Charlie et son grand-père visitent l’usine avec Willy Wonka en guide d’exception. Ils pénètrent alors dans un monde extraordinaire où bien des aventures les attendent.

Charlie et la chocolaterie

Jeudi 11 mars 2004

Cinéphage Big Fish

Classé dans: Cinéphage — Tags: , @ 18:09:50

J’avais un peu peur des critiques diverses et variées que j’avais lues dans la presse et qui n’était pas toujours très heureuses. En fait, j’ai lu quelques papiers qui laissaient deviner que l’auteur ne voulait pas dire de mal de Burton (LE Burton), mais qu’il avait été bien désappointé et perturbé par ce récent opus.

Et bien, malgré un début de film un peu déroutant, j’ai beaucoup aimé. En effet, le prologue est un peu long et brumeux, et puis à un moment j’ai été pris dans le film, et je n’en suis pas ressorti avant la fin. C’est un Burton tout craché avec ses visions, ses personnages, son romantisme de contes de fées et ses monstrueuses créatures et visions dont ses films sont truffés, mais qui sont toujours auréolées de timidité et d’une maladroite gentillesse à la Frankenstein.

Un homme, Edward Bloom, d’une cinquantaine d’années s’entend assez mal avec son fils, qui vit à paris avec sa femme française (Marion Cotillard). Edward a toujours raconté des épisodes de sa vie sous forme d’histoires avec beaucoup de verve et de digressions ou affabulations (on ne sait pas vraiment), ce qui agace fermement son fils qui a la raison plus prosaïque et terre-à-terre. Mais Edward est très malade, alors son fils et sa belle-fille viennent de Paris pour le voir et se réconcilier. Cette venue est une occasion supplémentaire pour le fils de réussir à enfin cerner la part de vérités dans les histoires à dormir debout de son père. Il découvrira qu’il ne s’agissait pas tant que ça d’histoires inventées, ou bien que dans certains cas, l’imaginaire et le réel peuvent fusionner.

Tim Burton a réalisé un film qui raconte cette histoire entre le fils et son père, histoire plutôt classique et traditionnelle de l’incompréhension père-fils. Il entrecoupe cela des récits d’Edward (joué jeune par le sémillant Ewan McGregor plus sex que jamais) mis en images avec le bestiaire et la mythologie chère à Burton. Donc j’ai aimé ce film, ce film fantaisiste et magique où les acteurs sont excellents, et surtout Helena Bonham-Carter.

Ainsi on entre peu à peu dans la tête de Bloom avec ses idées fantasques et sa manière emphatique de narrer quelques moments clefs de sa vie. On est alors un peu perdu entre une base rationnelle et un conteur qui rend fantasmagorique son existence entière. Et là Tim Burton s’en donne à cœur joie avec un géant monstrueux, deux sœurs siamoises chinoises, toute une troupe de cirque, la conquête de sa femme des plus romanesques etc. Et puis, il y a ce mythe fondateur… the big fish, un gros poisson. Ce poisson si énorme que personne n’a jamais pu l’attraper à la ligne, un poisson dont on devine le lien intime avec Edward Bloom.

Allez je n’en raconte pas plus, c’est tentant, mais ce serait vraiment du spoil.

Big Fish

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