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Boukinage Et mon coeur transparent

Publié le Lundi 22 Septembre 2008 - 23:04
Catégorie: Boukinage

Quand j’ai vu que ce roman de Véronique Ovaldé avait eu le prix Télérama/France Culture, que c’était édité à l’Olivier, et que la quatrième de couv avait l’air sympa, je n’ai pas hésité. Bon, parfois ça marche, et puis parfois ça ne marche pas. Là ça a carrément foiré.

Je n’ai pas du tout accroché avec ce roman. Je l’ai bien lu jusqu’au bout (je n’arrête jamais un bouquin en cours, comme un film au ciné d’ailleurs, ce sont parfois les cinq dernières pages ou minutes qui remportent l’adhésion.), et jusqu’au bout je n’ai pas été du tout charmé par l’histoire, l’écriture ou les personnages. Il ne se passe pas grand-chose (mais parfois ça me plait), le style est aride (parfois aussi ça, ça peut me botter), les personnages ne sortent jamais de leur brume (ça peut avoir un certain charme mystérieux). Mais tout cela m’a juste emmerdé.

Le bouquin est une sorte de “polar romanesque”, qui commence par la mort d’Irina, d’un accident de voiture, qui laisse Lancelot veuf. Ce dernier se remémore alors la rencontre avec sa compagne, et en même temps qu’il revit cette relation amoureuse intense, il découvre peu à peu des pans entiers de la vie mystérieuse de sa femme. Car elle n’est pas vraiment morte dans l’accident, et elle avait des activités secrètes bien étranges… Lancelot veut savoir la vérité, et il va découvrir qui était vraiment Irina.

J’ai trouvé que le texte s’étendait en longueur pour faire des pages et des pages. Je ne doute pas que les fans de son écriture seront ravis, mais moi du coup ça m’a plutôt rebuté. En outre l’histoire n’avance pas, ne se conclut pas vraiment, ou alors trop facilement. On a beaucoup plus d’information sur ce deuil que Lancelot est en train de vivre, ce qui est la partie la plus intéressante et stimulante du livre, mais même cela je ne trouve pas que ce soit vraiment bien exploité. Du coup, ça m’a fait l’effet d’un film français chiantissime que les Inconnus auraient pu parodier.

Et mon coeur transparent - Véronique Ovaldé