5 articles tagués avec “Voyage New York”

  • Matooyage
New York, toujours et encore ! (et une étude comparée francoamerloque)

Publié le Mardi 24 Janvier 2012 - 1:11
Catégorie: Matooyage

C’était pour ma part la quatrième fois que je mettais les pieds dans cette ville, et j’y retournerai encore avec le même plaisir !! Incroyable ville américaine qui ne ressemble à rien d’autre aux USA, pas vraiment européenne non plus mais on y reconnaît aisément les inspirations et la filiation, et quelque chose de fascinant pour les parisiens. Certainement un je ne sais quoi qui fait qu’on trouve tant de niouiorkais à Paris, et tant de Parisiens à New-York !

Le contexte était un peu différent cette fois puisqu’il s’agissait du cadeau de 30 ans de la soeur de mon chérichou, et qu’on avait décidé d’emmener toute la famille. Donc la soeur, le copain de la soeur et le père étaient avec nous en visite à New York une semaine, de Noël jusqu’après le jour de l’an. On avait procédé comme la dernière fois, et comme pas mal de fois aussi depuis quelques années, c’est-à-dire en évitant les hôtels et en préférant louer un appartement via un site spécialisé. On est plutôt bien tombé, malgré les amicales bestioles qui sont légion là-bas comme à Paris, et surtout on était en plein East Village dans un quartier très plaisant et idéal pour rayonner sur Manhattan.

On a joué le jeu du voyage en famille et les soirées ont été calmes. On a surtout revisité des standards assez obligatoires pour tout touriste à New York, mais j’ai aussi découvert de nouvelles choses. Je n’étais jamais allé sur Liberty Island par exemple, ou encore monté au sommet de l’Empire State Building !! On a aussi pu passer une soirée avec quelques potes, dont un était par hasard là en même temps que nous, et d’autres habitent la ville depuis quelques années. Ludo notamment hante ces lieux depuis bientôt 9 ans, et quand je pense aux temps immémoriaux où nous nous sommes connus, cela me donne un certain vertige (plus de dix ans en tout cas, ce qui est pas mal pour une connaissance de Caramail… hé hé hé).

Les visites se résument assez bien par les quelques photos que je publie plus bas. Mais quand j’étais à New York, je pensais souvent aux podcasts de Katia & Kyliemac dont je suis si féru. En effet, elles parlent de la France (et surtout Paris) en long en large et en travers et mettent fréquemment en exergue les différences entre nos pays. Je les aime beaucoup parce qu’elles sont toujours pertinentes, drôles et jamais dans le french-bashing. En outre, elles comparent toujours les choses selon leur propres visions et non en les assénant comme des vérités officielles et universelles. Il s’agit avant tout de “Kyliemac’s America” et “Katia’s Australia”, de même que leurs mésaventures sont toujours traitées avec un certain recul et beaucoup de respect. Et comme je ne suis pas le dernier à critiquer mon pays, je ne prends que rarement ombrage de leurs reproches (mais ça arrive évidemment !!). Du coup, à leur manière, j’ai été cette fois un peu plus attentif à ces différences qui finalement sautent aux yeux, et qui vont du clin d’oeil à la fracture majeure (arff) !! Comme je ne suis qu’un touriste de base et que je ne suis pas expatrié, ce qui a retenu mon attention c’était évidemment les espaces publics, les restaurants etc. Et dans le domaine du service, y’a pas à tortiller, les amerloques de choc sont des champions du monde !! Et même si NYC a la juste réputation d’être beaucoup moins aimable et obséquieuse que LA, il n’y a aucune comparaison avec Paris et sa très juste image totalement opposée. Huhuhu.

Tiens parlons des restaurants justement, puisque c’est un domaine que nous avons largement éprouvé… Alors il y a un truc qui est insupportable pour nous, mais qui est véritablement légion : le serveur vous embarque votre assiette à peine vous avez pris votre dernière bouchée. Parfois même il suffit de détourner quelques secondes le regard de son plat et hop, votre assiette est menacée d’enlèvement. Evidemment là bas, c’est normal… Et donc si vous avez terminé le premier, on vous enlève votre assiette et vous regardez les autres finir. Alors qu’en France évidemment, le serveur attend que tous les convives aient terminé, et il demande s’il peut retirer les plats, et il s’exécute. Hé hé hé.

On évoque souvent le fait qu’en France, et ça étonne les américains, le service est compris et que cela explique la légendaire amabilité de nos serveurs et serveuses. Mais je suis à mon tour étonné de constater que le service est de plus en plus compris dans la note aussi aux USA (même si de souvenir beaucoup moins sur la côte Ouest, donc c’est peut-être un phénomène made in NYC), et qu’il est de 18%. Ah sinon tiens y’a aussi le coup des verres d’eau, et ça ce n’est pas qu’aux USA. Pour nous français, il paraît logique de trouver sur une table de restaurant une carafe d’eau du robinet, qu’on nous remplit quand elle est vide… De l’eau fraîche, mais sans pour autant être blindée de glaçons. Mais les américains ADORENT les glaçons, et donc quand vous arrivez à table, on vous sert un verre immense d’eau avec 50 glaçons. Résultat les glaçons font ruisseler le verre de condensation, et vous devez boire en tout petite gorgée pour éviter les icebergs. Je DETESTE ça !! Je déteste aussi du coup quand je demande un Coca Light et que je me récupère un verre de la taille d’un vase avec 75 glaçons dedans. Arggggh. (Mais je kiffe le free refill, c’est à dire de pouvoir demander à avoir autant de verres de Coca Light que vous voulez en en ayant payé qu’un seul.)

Tiens revenons sur les serveurs qui sont dans la plupart des cas très sympathiques et aimables, mais parfois trop. New York à ce niveau n’est pas le pire que nous ayons connu, non là les champions cela reste Los Angeles. “Vous prenez le steak ??? VRAIMMMENT ??? MMMMMAAAAAIS QUEL EXCELLENT CHOIX !!! BRAVOOOOO !!! FANTASTIQUE !!! MERVEILLEUX !! VOUS ETES GENIAUX LES GARS !!”. Et je ne plaisante pas car les serveurs savent faire preuve de sacrés superlatifs pour vous congratuler sur vos goûts alimentaires. Bon du coup les relations qui se nouent là sont purement hypocrites et commerciales, et parfois c’est fait avec un tel sens de la comédie que ça ne rime plus à rien (mais au moins ce n’est pas désagréable !). A Paris il est rare d’avoir un bon service, mais lorsque c’est le cas, vous l’appréciez vraiment car ce n’est pas du chiqué. Mouahahaha. L’autre chose qui me fait mourir de rire et dont je ne comprends toujours pas l’intérêt ou la mode : une fois votre plat délivré, le serveur revient avec un énooooorme moulin à poivre et il prend tout son sérieux pour vous proposer dans un souffle épique : “Fresh pepper?”. Mais ce n’est que du poivre… Et je ne mens pas leurs moulins mesurent parfois 70 cm de long, et il faut les voir pencher le bouzin et tourner fièrement leur appareil pour mettre du poivre sur les plats. POURQUOI ??? Il y a du sel sur la table ainsi que divers condiments, mais pourquoi le poivre doit-il être ainsi distribué ?

Bon sinon la remarque habituelle sur la nourriture… Alors que l’on mange plutôt bien, on remarque toujours que les portions sont pantagruéliques et que tout est très très gras. Au bout de quelques jours, on voulait juste manger de la salade sans sauce et des haricots verts à la vapeur. Et dès qu’on verse dans la nourriture un peu plus industrielle, et pire dans la junk food, alors on dirait que Paula a la mainmise sur toutes les recettes et cuisines de l’Amérique du Nord !!! Le passage au self du musée d’Histoire Naturelle et ses desserts nous a laissé pantois tant c’était dégueulasse et que ça suintait l’huile ou le beurre. Et le Burger King a été l’occasion de baigner dans une atmosphère graillonneuse des plus lipidiques, et de constater aussi que plus la bouffe se fait malbouffe plus les catégories sociales rencontrées sont défavorisées. En revanche les quantités sont extraordinairement proportionnelles au gras contenu dans les aliments.

La taille des boissons notamment a un avantage que mon chérichou a bien contre son gré expérimenté. En effet, les vodka-redbull sont dosées de telle manière que la vodka règne en maître, et si l’on essaie de boire un nombre de verres analogue à celui bu en France, eh bien… heureusement que je le tenais pour rentrer à l’appartement !!! Et bien sûr, les habituelles demandes d’ID à l’entrée de tous les bars qui est quelque-chose de très surprenant pour les français. Même à un bon trentenaire comme moi, on demande son passeport pour vérifier que j’ai bien l’âge pour rentrer dans un bar. Huhuhu. J’ai globalement l’impression que les parisiens sont plutôt des petits joueurs en termes de consommation d’alcool si je compare à mes expériences à New York, Londres, Bruxelles, Lisbonne, Madrid, Barcelone, Stockholm, Berlin ou Amsterdam (ce sont les villes où j’ai fait la fête).

Le café américain est toujours aussi clair et imbuvable pour moi, mais je constate que les expressos sont à présent servis dans absolument tous les restaurants (grosse différence par rapport à dix ans auparavant). En revanche, comme nous étions en appartement nous avons voulu faire quelques courses, et notamment acheter des fruits et légumes. A la sortie du métro, il y avait un K-Mart et un autre supermarché, et on y trouvait toutes les conserves possibles, les surgelés, la pharmacie, les cosmétiques et des plats préparés, mais pas un fruit ou un légume !!!! A priori, on n’a trouvé notre bonheur que dans des primeurs et autres “deli” dans les rues adjacentes. Cela m’a vraiment étonné car j’avais le souvenir de supermarchés bien mieux dotés sur la côte Ouest ou même vers Miami.

Une chose qui est constante aux USA, d’est en ouest, ce sont les toilettes avec espaces béants de tous côtés !! Ah ça c’est incroyable !! Non seulement, il y a des interstices de 2 ou 3 cm autour de chaque planches composant la cabine, mais en plus la plupart du temps, le haut est coupé presque à hauteur des yeux, et le bas de la porte est parfois proche des genoux lorsque vous êtes assis sur les chiottes… Si si si, truc de ouf !! C’est un véritable challenge de couler un bronze dans un endroit publique, je vous le dis !!!! Pour des gens souvent si pudiques et qui paraissent choqués ou outrés par nos moeurs barbares, j’ai toujours trouvé cela étrange. J’ai beaucoup ri aussi à cette petite attitude de Tartuffe qu’on trouve parfois chez les gays américains qui sont assez pudibonds pour pousser des cries d’orfraies si vous dites le mot “bite”, ou là en l’occurrence il s’agissait d’un conversation à propos d’un pote qui avait publié sur Facebook le fait d’avoir couché en un an avec un certain nombre de gars. L’américain était tout outré alors que je le soupçonnais d’avoir largement bien roulé sa bosse… si je puis m’exprimer ainsi.

Ah ah, finalement on en trouve des trucs à dire sur les différences qui m’interpellent entre américains et français ! Huhu. Tiens un truc encore dingue, c’est la manière dont tout est incroyablement surchauffé, avec un gâchis énergétique assez fou dans tout cela d’ailleurs. Notre appartement était toujours une fournaise, et chaque magasin ou même les lieux publiques sont chauffés de manière surprenante. En France par exemple, on ne peut pas chauffer très bien les gares avec ces halls immenses et même simplement les voies qui sont proches. Là vous entrez à peine dans la gare via un escalator et une soufflerie hyper chaude dont 90% part à l’extérieur gelé. Cela paraît juste dingue ! A peu près aussi dingue que l’aéroport de Palm Springs dont on avait constaté que le patio extérieur était climatisé… (oui oui extérieur donc à l’air libre mais avec des clims gigantesques qui soufflent de l’air frais latéralement pour supporter les 45°C à l’ombre de ce désert).

En revanche tout est souvent beaucoup plus pratique, mieux indiqué et plus “friendly” que chez nous. Sauf peut-être le métro new-yorkais avec ses entrées différentes dans les rues si vous allez dans une direction ou dans l’autre. Et les mêmes portillons qui servent à la fois à entrer ou sortir du quai, et donc particulièrement impraticables lorsqu’une rame débarque ! En revanche, avoir des métros express qui zappent des stations, ça c’est über-cool !!!

Dans les magasins, je ne comprends toujours pas pourquoi les prix sont présentés Hors Taxes, c’est encore un truc qui paraît invraisemblable pour des gaulois ! Du coup, je suis toujours un peu déçu, parce que j’ai tendance à me faire avoir par le prix facial qui est donc bien alourdi par les taxes finales. Cela me surprend toujours au pays du consommateur roi et du mercantilisme vainqueur !

Bon sinon, clairement Foursquare est super bien implanté à New York, où chaque restaurant ou lieu est à chaque fois blindé de check-ins, j’étais étonné que ce soit à ce point là. J’ai noté aussi un nombre hallucinant d’iPhone 4/4S…

Ok ok Katia et Kyliemac nous on a la Suze (aka Eau de Dirt), mais bon voilà hein, moi aussi je vous trouve bizarre parfois (mais aussi avec beaucoup d’affection et de considération) !!! (Katia est australienne hein, donc c’est surtout pour Kyliemac, loin de moi l’idée de faire des généralités à ce point !!!)

  • Matooyage
Matoo perdu dans Manhattan

Publié le Mercredi 10 Décembre 2008 - 22:22
Catégorie: Matooyage

J’ai commencé ce post il y a une éternité… C’était à New York évidemment, et j’avais quelques photos en poche pour évoquer nos balades dans la ville qui ne dort jamais. Et puis le temps a passé et j’ai eu de moins en moins envie d’en parler. En revenant à Paris, je suis retombé dans le boulot la tête la première, et j’ai eu du mal à garder la tête hors de l’eau. Il m’arrive de plus en plus d’ailleurs de ne plusbloguer durant quelques jours, alors que c’était une activité quotidienne que je m’étais fixé comme mon petit challenge personnel.

Et puis un peu de lassitude, beaucoup de fatigue, des langues de pute qui s’acharnent, des sujets d’articles qui s’accumulent… Bref, j’ai pensé mettre la clef sous la porte. Et par hasard, un soir chez moi, mon regard a parcouru quelques tranches de roman, et je suis tombé sur «L’Herbe Bleue ». L’héroïne est une adolescente qui sombre dans la drogue, et finit tout de même par s’en sortir. Le roman est son journal, et lorsqu’elle l’arrête, parce qu’elle se pense libérée de son assuétude, alors elle meurt d’une overdose quelques temps après. Le bouquin avait d’ailleurs été présenté comme une autobiographie en 1971, mais ensuite l’auteur a révélé qu’elle était une psy qui avait utilisé les histoires de ses patientes pour composer sa trame romanesque.

Alors ce n’est pas comme si j’allais mourir si j’arrêtais de bloguer, mais il faut vraiment que je continue d’écrire. Ca c’est vital. Donc le blog est encore la meilleure manière de me forcer à cette gymnastique de l’écriture. Et je vais essayer de m’astreindre de nouveau à mon post quotidien. On verra…

Manhattan… C’est fini, et c’était vachement bien. Nous avons énormément marché et vu divers quartiers, ambiances, architectures, bars, restaurants etc. Je retiens ces quelques clichés clichés, mais tellement représentatifs de l’image de NYC que j’ai emporté avec moi.

Station de métro de la 135th Street

Manhattan… C’est fini, et c’était vachement bien. Nous avons énormément marché et vu divers quartiers, ambiances, architectures, bars, restaurants etc. Je retiens ces quelques clichés clichés, mais tellement représentatifs de l’image de NYC que j’ai emporté avec moi.

Nous avons tout le temps pris le métro qui est aussi pratique et crado ou parfois flippant que celui de Paris. D’ailleurs, New York et Paris ont tellement de points communs que c’en est parfois troublant. Il n’y a vraiment aucun souci pour un parigot pour se repérer (sauf moi qui est un sens de l’orientation incroyablement merdique) ou s’acclimater à cette ville. Les gens sont individualistes, les serveurs font la gueule, les serveuses vous jettent leurs plats à la tronche. J’adooooore cette ville ! Evidemment, ce sont des américains donc ils conservent ce truc un brin hypocrite d’avoir l’air de sincèrement s’intéresser à vous, mais il y a assez de cynisme dans cette ville pour bien équilibrer les choses. Thank god!!

Ce qui m’a surpris dans le métro c’est que les sièges sont de longues bandes de plastique sans délimitation le long des rames, ou seulement avec des piliers de métal tous les trois ou quatres mètres. Mais on comprend rapidement que cela permet à quatre personnes de taille standard de s’y assoir, ou bien à deux personnes de forte corpulence… voire une seule. On n’a donc pas l’impression d’ostracisme qu’on lit dans le métro parisien quand une personne prend deux sièges, ou bien que personne n’ose s’assoir à côté… Pas bête.

Vue d'une rue de l'East Side

J’ai beaucoup aimé me promener dans l’East Side qui a un côté très 11ème arrondissement avec des rues pas toujours nettes, de vieux bâtiments avec beaucoup de cachet, et des quartiers en forte mutation et gentrification. Je n’ai pas pu m’empêcher de prendre ce genre de photographies toutes connes, juste des rues. Mais je trouve ces vues tellement belles et si représentatives des rues new-yorkaises, qu’il me fallait toutes ces images avec les escaliers de secours, les briques, les taxis jaunes etc. Cela me rappelait aussi un ami anglais qui faisait de même pour les rues les plus banales de Paris qui étaient pour lui tout autant somptueuses que bien des monuments.

Une caricature mi-superman mi-Obama sur un mur dans l'East Side

Evidemment ce qui est frappant lorsqu’on arpente ces rues, et surtout les plus modestes, c’est l’abondance de portraits du nouveau président Obama. Ticheurte, casquettes, posters, caricatures ou mises en situation plus ou moins burlesques, Barrack Obama a été reproduit à l’infini sur tous les supports. Ce grafiti m’a pas mal fait sourire, et représente bien l’espoir qui se lit sur tous ces objets estampillés : Obama Superman. Ce symbole syncrétique est la parfaite illustration de ce qu’on a pu lire et comprendre dans la presse ces derniers temps, et de l’ampleur des attentes… Ce n’est même plus un challenge là, et c’est presque inquiétant.

Vu de l'Empire State Building de Washington Sq

En parlant de clichés new-yorkais, autant les touristes à Paris ne se lassent pas de prendre en photo la Tour Eiffel ou Notre Dame, autant moi les vues de l’Empire State Building me donnent toujours plein de frissons. Donc je m’en suis gavé, et j’aime bien cette apparition au détour d’un rue. D’ailleurs je me rappelle, ensuite on est allé mangé… au Pain Quotidien. Huhuhu.

Croisement Christopher Street et Gay Street

Et quand on est un touriste pédé, on va forcément faire un tour dans le Village. On passe au croisement des fameuses rues Christopher et Gay ! On salue le “StoneWall”, là où tout a commencé… Respect et recueillement pour nos amies les drags et les tapioles bariolées à qui l’on doit tant.

Un club de sport à Chelsea

Nous avons aussi fréquenté Chelsea, où l’on trouve le Marais le plus jeune et actuel, même s’il est concurrencé par celui de Hell’s Kitchen, où l’adorable Edouard et son ami nous ont emmené un soir. Cette photo est un souvenir pour moi, une véritable rémanence de 2001. En janvier 2001, j’avais passé un incroyable séjour à New York avec Diego, et je me souviens de ce club de gym car c’était un peu notre repère dans l’exploration du gay New York de l’époque. C’est surtout le dernier samedi où avec Ludo, un pote rencontré sur caramail il y a dix ans, et qui habite à NYC depuis 6 ans, nous avons goûté aux différentes ambiances gay de la ville. Il nous a fait testé des bars de tous les quartiers, et avec pas mal de populations différentes, de l’indie, à la pop-rock-glam, à la star de porno bodybuildée. Ce fut un voyage nocturne et nyctalope des plus réjouissants !

Central Park vu du Top of the Rocks

Il ne fallait pas manquer la vue du Rockefeller Center (aka Top of the Rocks) qui donne en effet une vertigineuse perspective de Manhattan. Avec son légendaire et indispensable Central Park d’un côté.

L'Empire State Building vu du top of the rocks

Et à 180°, son immortel et sublime Empire State Building, et la vue sur downtown qui s’étend à l’infini…

L'Empire State Building vu de Bryant Park

Je vous ai dit que j’aimais l’Empire State Building ?

Central Park

Central Park

Nous avons aussi traîné nos guêtres à Central Park qui était très beau en cette froide saison. On peut se promener des heures dans ce gigantesque parc, ce qui nous avait largement exténué pour la journée !

L'Empire State Building vu du top of the rocks la nuit

Je vous ai dit que j’aimais bien l’Empire State Building ? Bah voilà la version “nuit”. ;-)

Statue de la Liberté

Et pour finir la française la plus célèbre de New York : La statue de la Liberté !!! Hé hé hé, comment faire l’impasse sur un tel monument ? Eh bien, c’est impossible !

  • Matooyage
Le mariage de sa meilleure amie

Publié le Mercredi 26 Novembre 2008 - 23:48
Catégorie: Matooyage

A la base, nous avions décidé d’une autre période pour venir à New York, mais c’est parce qu’une amie de A. se mariait là-bas que nous avions décalé nos dates. C’était important pour A. puisqu’il s’agit d’une amie de longue date et quelqu’un qui « compte » pour lui. Et moi je trouvais ça plutôt fun et sympa de célébrer un mariage à l’américaine, un fabuleux complément à une semaine new-yorkaise en amoureux.

En outre, le mariage avait lieu (dimanche dernier) vers Sleepy Hollow, eh oui LE Sleepy Hollow de Burton qui est à quelques encablures de New York, ou une demi-heure de train en longeant l’Hudson. C’est aussi juste à côté de Pleasantville, décidément les références cinématographiques ne me quittent pas. Nous avons donc débarqué dans un petit village qui fleure bon l’Amérique, et où on retrouve nos maisons en bois à drapeaux étoilés, et autres clichés du genre.

Maison en bois avec drapeau US !! A Pocantico Hills.

Maison en bois avec drapeau US !! A Pocantico Hills.

La journée a été aussi belle et ensoleillée que glaciale, et le mariage était très agréable. C’est un mariage très mixte puisque c’est une française qui épouse un new-yorkais d’origine chinoise. Elle a porté d’ailleurs de superbes robes en soie, et le mariage avait un côté très feng-shui (8 tables de 8 personnes le soir). C’était un petit mariage, quelque-chose d’intime et très classe, un événement que les mariés voulaient être un moment de qualité à partager avec quelques proches. Et nous avons été bien servis en la matière !

Nous étions à l’Union Church de « Pocantico Hills », et c’est une église incroyable parce qu’elle recelle un incroyable et inattendu trésor : une rosace de Matisse et 9 vitraux de Chagall. C’est une église made in Rockefeller, et c’est cette célèbre famille qui a fait construire ce lieu de culte et en a assuré la « décoration ». Et il faut reconnaître que les vitraux de Chagall sont d’une troublante beauté et spiritualité. Vraiment Chagall est pour moi l’unique artiste ayant réussi à créer des vitraux religieux qui sont aussi réussis « esthétiquement » que les oeuvres moyenâgeuses, mais qui ont en plus une portée mystique extraordinaire. En outre, il fait montre de son style expressionniste si singulier avec un usage des couleurs très audacieux, et une composition aussi élaborée que certains tableaux religieux de la Renaissance. Bref, je suis fan !! Et j’ai passé tout mon temps à regarder tout autour de moi. Voilà l’église :

Eglise Union Church de Pocantico Hills

Et voilà le grand vitrail principal :

Vitrail Chagall à l'Union Church de Pocantico Hills.

[source : geoffreyzheng, voir les autres vitraux.]

Nous étions les seuls français avec les parents et la soeur (et son mec) de la mariée, donc nous avons socialisé car nous sommes polis, mais vous avons critiqué avec beaucoup de fiel car nous sommes français. Hu huhuhu. C’était assez drôle surtout pour la soeur de la mariée qui avait du mal avec les amis américains qui s’extasiaient en « great », « magnificent », « fantastic », à chaque fois qu’on ouvrait la bouche pour dire quelque-chose. Et lorsqu’on est parti, on a eu droit à des hugs et des saluts assez chaleureux qui paraissaient assez « faux » pour nous, alors que c’est une simple manière de faire locale.

Nous étions avec la frangine et son copain à la même table, donc quatre cèfrans et quatre ricains en chiens de faïence. Hé hé. Cela s’est très bien passé, car il s’agissait de gens charmants et intéressants, et nous étions assez versés en anglais pour échanger correctement. Ce qui est cocasse, c’est que pendant tout le repas les français ont passé les trois-quarts du temps à parler de ce qu’on avait dans nos assiettes. Nos convives étaient très étonnés de cette pratique, puisqu’ils passaient plus de temps à manger, plutôt que tergiverser. Mais nous, nous mesurions l’impact culinaire et sensoriel de chaque bouchée, nous comparions avec les saveurs que nous connaissions, avec les expériences précédentes de mariages ou de restaurants. Est-ce que c’était bon, bien cuit, bien préparé, assaisonné, etc. On hésitait pas à encenser un plat ou à en descendre un autre avec une mine hautaine et purement gauloise.

Cela paraît tellement naturel en fait, de discuter de ce qu’on a dans l’assiette, surtout lorsqu’on est dans un bon resto (ce qui était le cas). Mais apparemment c’est une différence culturelle supplémentaire avec nos amis outre-atlantiques, car ils n’en ont rien à battre. Huhuhu.

L’un de mes voisins américains me pose à un moment la question fatale : « Que pensez-vous de l’accession d’Obama à la présidence ? ». Et là, j’étais un peu coincé car il exprimait cela d’une manière assez curieuse pour moi, un peu comme si c’était un président que j’avais élu moi-même, ou dont l’influence serait ressentie directement chez moi. Donc je n’ai pu m’empêcher de lui rappeler que c’était le président des USA, et que j’étais d’abord très content pour EUX ! J’ai poursuivi que bien évidemment son aura politique aurait des répercussions en France, mais que j’étais surtout ravi que les US soient un peu novateurs et « donneurs de bons exemples », car cela faisait bien longtemps que ce n’était pas arrivé. J’ai rajouté que j’avais vu des témoignages d’américains qui disaient que c’était le premier président noir de l’histoire, mais que l’Afrique bien heureusement en avait quelques-uns aussi… Et mon voisin a beaucoup ri à cette anecdote, car il me disait que lui-même était tellement influencé, qu’il aurait aussi pu finir par le croire. Je lui ai aussi demandé en catimini et avec une ironie bien grinçante ce qu’il avait pensé de Sarkozy en France ?? Et là, on a ri deux fois plus, car bien évidemment il savait à peine de qui il s’agissait. Huhuhu.

Nous sommes repartis le soir même vers 22H, car ces endroits se louent à l’heure !!!! Et apparemment, les mariages ne sont pas l’occasion de teufs comme nous pouvons l’imaginer en France. C’était marrant ça ! En tout cas, c’était un moment super agréable, et vraiment étonnant de pouvoir ainsi se sortir de son voyage purement touristique pour goûter un peu à la vraie vie des autochtones (J’adore parler des américains comme si j’étais chez les aborigènes en Australie, mouahahahaha.)

  • Matooyage
Fous ta chapka ! (Ou t’auras froid, t’auras les glandes, t’auras les boules.)

Publié le Dimanche 23 Novembre 2008 - 17:34
Catégorie: Matooyage

Première vraie journée à New York hier, et dans un froid auquel nous ne sommes plus bien habitués !! Marcher sous -3°C à Paris, ça doit m’arriver dix minutes tous les trois ans. Donc j’ai vite acheté un bonnet, A. une paire de gants, et nous avons fait un premier petit périple dans le Downtown. On y va vraiment à la cool, donc on a passé des heures à se prélasser à l’appartement, et à faire des calinoux. Et puis vers 11h, on s’est dit que c’était raisonnable de bouger. Hu hu.

Les new-yorkais sont bien évidemment équipés pour le froid, mais j’ai été surpris de constater le nombre de chapkas qui ornaient toutes ces caboches !! Et chez Levi’s ou chez GAP, on trouve des rayons entiers de chapkas, tandis qu’ils sont réduits à la portion congrue pour les bonnets. Hum hum… Je crois que j’ai mis le doigt sur une découverte ethnologique fondamentale !! (Avec un peu de chance, je vais découvrir que c’est la grande mode à Paris depuis cinq ans, arf, arf.)

J’aime bien marcher vers Downtown parce que c’est notamment là que je suis le plus impressionné par la hauteur des bâtiments, les énormes différences aussi entre des immeubles de bureaux hyper modernes, des gratte-ciels du début du siècle dernier, et au milieu des petits îlots de constructions new-yorkaises plus humaines avec les fameux brownstones (en briques) et leurs escaliers de secours métalliques, et leur réserve au-dessus.

Vue de Downtown Manhattan

Et puis Manhattan pour moi, c’est avant-tout un décor de film, avec les taxis jaunes, les buildings en toile de fond, les panneaux de signalisation, les égouts qui fument, et les drapeaux amerloques qui fleurissent très régulièrement. Il y a aussi les sirènes des bagnoles de police qui sont tellement familières. Bref, on s’attend à voir Spiderman débarquer d’un moment à l’autre !

Vue typique Downtown

On est descendu jusqu’en bas de l’île, où l’on aperçoit la statue de la Liberté, et vers Battery Park. Il y avait une manifestation devant la bourse, et apparemment c’était relatif à la crise et à l’intervention de la FED, ou comme on peut lire sur le panneaux les « bailouts » (les injections de fonds pour éviter les banqueroutes).

Manifestation à Wall Street

Il y a toujours autant d’écureuils à Battery Park, ou comme le précise Carrie (on passe notre temps à citer Sex and the City !) « des rats en tenues de soirées ». Ils sont mignons comme tout, et plutôt en rade de nourriture avec ce temps hivernal approchant.

 Un ecureuil à Battery Park

Ensuite, nous avons longé les quais jusqu’à remonter sur Fulton market, et en admirant la chouette vue sur le Brooklyn Bridge. Soooo romantic ! :love:

Vue du Brooklyn Bridge

Quand nous avons commencé à marcher, je suis tombé nez à nez avec un immeuble qui m’a énormément surpris… Un immense building qui ressemblait à un blockhaus monolithique sans une seule fenêtre. Le truc super flippant, un immeuble qu’on pourrait croiser dans un film de SF un peu inquiétant sur un futur totalitaire. On s’est vraiment demandé ce que cela pouvait être !

AT&T Long Lines Building

AT&T Long Lines Building

On a fait le tour pour trouver l’entrée au moins, et il y avait bien un des côtés qui portait le logo « AT&T ». Du coup, en regardant sur le net, j’en ai trouvé la mention. Il s’agit du Long Lines Building d’AT&T, qui date de 1974, et est justement taxé de « brutalist architecture » (d’après Le Corbusier), comme une représentation extrême de ce mouvement « béton » (La préfecture de Cergy doit faire partie de cette mouvance, huhu.).

  • Matooyage
L'appartement magique de New York

Publié le Samedi 22 Novembre 2008 - 18:08
Catégorie: Matooyage

Nous voilà donc arrivés à bon port après un long voyage, et New York est à nous pour un peu plus d’une semaine. En fait, demain nous allons au mariage d’une amie de A., et ensuite la semaine est tout à fait libre, sachant que c’est Thanksgiving jeudi prochain (et que du coup ça devrait être assez mort dans la ville). Mon chérichou ne connaît pas New York, et moi c’était il y a 7 ans, donc nous allons faire nos touristes de base.

Nous avions pris nos billets l’été dernier, et rapidement la question du logement s’est posée. New York est cher, et la parité euro-dollar étant nettement moins intéressante que lors de notre périple à Los Angeles, mes premières recherches d’hôtels m’ont un peu inquiété. Rien en dessous de 100 euros la nuit, et dont les reviews indiquaient la rassurante présence de gros cafards et du boucan non-stop.

J’ai découvert lors d’un petit-déj pro dans une agence le site web : Air Bed & Breakfast. Le principe du site c’est que des particuliers peuvent proposer, contre rémunération plus modeste qu’un hôtel, une chambre chez eux, ou même un sofa ou un matelas. Et là en surfant un peu, je suis tombé sur une annonce assez sympathique, d’une française qui habite à New York et qui loue pour pas trop cher des chambres dans une brownstone de Harlem (pas le Harlem craignos). J’ai pas mal échangé avec cette jeune femme, et j’ai réservé ! Le site est assez bien foutu car du coup il permet de vraiment bien communiquer avec la personne qui loue (et là c’était en français donc c’est d’autant plus rassurrant), et cette dernière n’est payée qu’à la fin du séjour, tandis que c’est le site qui encaisse dès la réservation. Comme cela, les deux parties évitent les fraudes ou les enquiquinements (j’adore ce mot !!).

Donc pour $100 la nuit (80 euros donc, et ça nous fait 40 par personne, ce qui devient raisonnable), nous sommes dans une maison new-yorkaise bien traditionnelle dans la 132ème rue, qui est au tout début de Harlem.


Agrandir le plan

La propriétaire est en train de monter ce qu’on appellerait en français des chambres d’hôtes, et avec la particularité d’apporter à chaque chambre un style et une décoration soignée et spéciale. Ce qui fait que nous ne sommes pas à proprement parlé chez elle, mais dans une chambre superbe, toute neuve, et avec une salle de bain attenante. Outre cela, la maison est vouée à devenir une galerie d’art avec ces chambres qui seront autant de supports pour des oeuvres. J’ai précisé que nous étions deux garçons homos avant de réserver, histoire d’être certain que les choses étaient claires. Et la seule réaction a été de nous donner une chambre avec un King Size. :love:

Voilà donc la salle de bain (avec jacuzzi) :

La chambre à New York - salle de bains

Et le reste de la chambre, avec le lit et la cheminée en face :

le lit de la chambre à New York

La cheminée dans la chambre à New York

Une autre vue de la chambre à New York

Après avoir pris possession des lieux, nous avons pris le métro, et sommes allés jeter un coup d’oeil à Times Square au coucher du soleil histoire de faire la photo traditionnelle.

Times Square, New York.

Et puis, nous avons marché tranquillement jusque Madison Sq, Union Sq, et l’East Village. Sur les conseils de Cerises Bleues (ne pas confondre avec Rouge Cerise, comme A. le faisait, huhu), nous sommes allés manger dans un resto argentin : « Le Buenos Aires » au croisement entre la 6ème rue et l’avenue A, et c’était merveilleux. J’ai rarement mangé viande aussi tendre et bonne. Par contre, les quantités américaines sont toujours aussi pantagruéliques pour nous !! Nous voulions aller faire un tour au bar gay juste à côté, l’Eastern Block, que Guillaume nous avait recommandé, mais à 20h, nous étions morts et nous n’avions qu’une seule envie : rentrer et dormir !!

On a tenu bon jusque 22h, et dodo, y’a plus personne ! Evidemment, on est réveillé depuis 7 heures du matin, mais bon c’est tout-à-fait raisonnable pour se recaler. On a pas intérêt à trop tarder le matin de toute façon, vu que le soleil se couche à 17h, et que nous avons un beau temps, très ensoleillé mais par -4°C. Du coup hier, c’était achat de bonnets et gants chez Macy’s.

Bon bah, on file !! Tchô ! ;-)