J’ai commencé ce post il y a une éternité… C’était à New York évidemment, et j’avais quelques photos en poche pour évoquer nos balades dans la ville qui ne dort jamais. Et puis le temps a passé et j’ai eu de moins en moins envie d’en parler. En revenant à Paris, je suis retombé dans le boulot la tête la première, et j’ai eu du mal à garder la tête hors de l’eau. Il m’arrive de plus en plus d’ailleurs de ne plusbloguer durant quelques jours, alors que c’était une activité quotidienne que je m’étais fixé comme mon petit challenge personnel.
Et puis un peu de lassitude, beaucoup de fatigue, des langues de pute qui s’acharnent, des sujets d’articles qui s’accumulent… Bref, j’ai pensé mettre la clef sous la porte. Et par hasard, un soir chez moi, mon regard a parcouru quelques tranches de roman, et je suis tombé sur «L’Herbe Bleue ». L’héroïne est une adolescente qui sombre dans la drogue, et finit tout de même par s’en sortir. Le roman est son journal, et lorsqu’elle l’arrête, parce qu’elle se pense libérée de son assuétude, alors elle meurt d’une overdose quelques temps après. Le bouquin avait d’ailleurs été présenté comme une autobiographie en 1971, mais ensuite l’auteur a révélé qu’elle était une psy qui avait utilisé les histoires de ses patientes pour composer sa trame romanesque.
Alors ce n’est pas comme si j’allais mourir si j’arrêtais de bloguer, mais il faut vraiment que je continue d’écrire. Ca c’est vital. Donc le blog est encore la meilleure manière de me forcer à cette gymnastique de l’écriture. Et je vais essayer de m’astreindre de nouveau à mon post quotidien. On verra…
Manhattan… C’est fini, et c’était vachement bien. Nous avons énormément marché et vu divers quartiers, ambiances, architectures, bars, restaurants etc. Je retiens ces quelques clichés clichés, mais tellement représentatifs de l’image de NYC que j’ai emporté avec moi.

Manhattan… C’est fini, et c’était vachement bien. Nous avons énormément marché et vu divers quartiers, ambiances, architectures, bars, restaurants etc. Je retiens ces quelques clichés clichés, mais tellement représentatifs de l’image de NYC que j’ai emporté avec moi.
Nous avons tout le temps pris le métro qui est aussi pratique et crado ou parfois flippant que celui de Paris. D’ailleurs, New York et Paris ont tellement de points communs que c’en est parfois troublant. Il n’y a vraiment aucun souci pour un parigot pour se repérer (sauf moi qui est un sens de l’orientation incroyablement merdique) ou s’acclimater à cette ville. Les gens sont individualistes, les serveurs font la gueule, les serveuses vous jettent leurs plats à la tronche. J’adooooore cette ville ! Evidemment, ce sont des américains donc ils conservent ce truc un brin hypocrite d’avoir l’air de sincèrement s’intéresser à vous, mais il y a assez de cynisme dans cette ville pour bien équilibrer les choses. Thank god!!
Ce qui m’a surpris dans le métro c’est que les sièges sont de longues bandes de plastique sans délimitation le long des rames, ou seulement avec des piliers de métal tous les trois ou quatres mètres. Mais on comprend rapidement que cela permet à quatre personnes de taille standard de s’y assoir, ou bien à deux personnes de forte corpulence… voire une seule. On n’a donc pas l’impression d’ostracisme qu’on lit dans le métro parisien quand une personne prend deux sièges, ou bien que personne n’ose s’assoir à côté… Pas bête.

J’ai beaucoup aimé me promener dans l’East Side qui a un côté très 11ème arrondissement avec des rues pas toujours nettes, de vieux bâtiments avec beaucoup de cachet, et des quartiers en forte mutation et gentrification. Je n’ai pas pu m’empêcher de prendre ce genre de photographies toutes connes, juste des rues. Mais je trouve ces vues tellement belles et si représentatives des rues new-yorkaises, qu’il me fallait toutes ces images avec les escaliers de secours, les briques, les taxis jaunes etc. Cela me rappelait aussi un ami anglais qui faisait de même pour les rues les plus banales de Paris qui étaient pour lui tout autant somptueuses que bien des monuments.

Evidemment ce qui est frappant lorsqu’on arpente ces rues, et surtout les plus modestes, c’est l’abondance de portraits du nouveau président Obama. Ticheurte, casquettes, posters, caricatures ou mises en situation plus ou moins burlesques, Barrack Obama a été reproduit à l’infini sur tous les supports. Ce grafiti m’a pas mal fait sourire, et représente bien l’espoir qui se lit sur tous ces objets estampillés : Obama Superman. Ce symbole syncrétique est la parfaite illustration de ce qu’on a pu lire et comprendre dans la presse ces derniers temps, et de l’ampleur des attentes… Ce n’est même plus un challenge là, et c’est presque inquiétant.

En parlant de clichés new-yorkais, autant les touristes à Paris ne se lassent pas de prendre en photo la Tour Eiffel ou Notre Dame, autant moi les vues de l’Empire State Building me donnent toujours plein de frissons. Donc je m’en suis gavé, et j’aime bien cette apparition au détour d’un rue. D’ailleurs je me rappelle, ensuite on est allé mangé… au Pain Quotidien. Huhuhu.

Et quand on est un touriste pédé, on va forcément faire un tour dans le Village. On passe au croisement des fameuses rues Christopher et Gay ! On salue le “StoneWall”, là où tout a commencé… Respect et recueillement pour nos amies les drags et les tapioles bariolées à qui l’on doit tant.

Nous avons aussi fréquenté Chelsea, où l’on trouve le Marais le plus jeune et actuel, même s’il est concurrencé par celui de Hell’s Kitchen, où l’adorable Edouard et son ami nous ont emmené un soir. Cette photo est un souvenir pour moi, une véritable rémanence de 2001. En janvier 2001, j’avais passé un incroyable séjour à New York avec Diego, et je me souviens de ce club de gym car c’était un peu notre repère dans l’exploration du gay New York de l’époque. C’est surtout le dernier samedi où avec Ludo, un pote rencontré sur caramail il y a dix ans, et qui habite à NYC depuis 6 ans, nous avons goûté aux différentes ambiances gay de la ville. Il nous a fait testé des bars de tous les quartiers, et avec pas mal de populations différentes, de l’indie, à la pop-rock-glam, à la star de porno bodybuildée. Ce fut un voyage nocturne et nyctalope des plus réjouissants !

Il ne fallait pas manquer la vue du Rockefeller Center (aka Top of the Rocks) qui donne en effet une vertigineuse perspective de Manhattan. Avec son légendaire et indispensable Central Park d’un côté.

Et à 180°, son immortel et sublime Empire State Building, et la vue sur downtown qui s’étend à l’infini…

Je vous ai dit que j’aimais l’Empire State Building ?


Nous avons aussi traîné nos guêtres à Central Park qui était très beau en cette froide saison. On peut se promener des heures dans ce gigantesque parc, ce qui nous avait largement exténué pour la journée !

Je vous ai dit que j’aimais bien l’Empire State Building ? Bah voilà la version “nuit”.

Et pour finir la française la plus célèbre de New York : La statue de la Liberté !!! Hé hé hé, comment faire l’impasse sur un tel monument ? Eh bien, c’est impossible !






















