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Rome en famille

Publié le Samedi 8 Janvier 2011 - 5:31
Catégorie: Matooyage

J’étais déjà allé à Rome avec Diego en 2006 en octobre, et j’avais adoré ce week-end malgré une période automnale un peu frisquette, mais avec une lumière assez extraordinaire… Cette fois-ci, c’était un week-end que j’avais offert à ma maman pour ses 60 ans. J’avais voulu pour une fois qu’on aille à l’étranger avec mon père et mon frangin, et dans une ville que je voulais leur faire découvrir. Je voulais un peu leur montrer à quel point il était tellement facile, dépaysant et peu cher de passer quelques jours dans une capitale européenne voisine (mon père prenait l’avion par exemple pour la première fois…). Je pensais les désinhiber un peu à ce sujet… Je ne suis pas certain d’avoir réussi, mais au moins j’aurais essayé. Comme A. venait et que nos parents se connaissent assez bien à présent, nous étions en famille recomposée des plus originales et hétéroclites avec A. et son père et moi et ma smala.

A part mes quelques difficultés de “jeune” diabétique qui ne sait pas encore bien gérer ses doses d’insuline et les ajustements liés aux efforts physiques, j’ai d’abord eu pas mal de crises d’hypoglycémie un peu pénibles, alors qu’on marchait bien 5 heures par jour (ce que j’adore particulièrement lorsque je suis en voyage). Mais ça s’est vite réglé, et nous avons découvert (une seconde fois me concernant) cette ville incroyable qu’est Rome (c’était mi-octobre). Je savais que le potentiel était là pour accrocher de mon côté, étant donné que nous sommes à peu près tous fascinés et amoureux des vieilles pierres et des lieux chargés d’histoire. Evidemment 4 jours, c’était malgré tout le maximum envisageable pour ne pas se taper dessus et avoir des envies de parricide (j’imagine que l’infanticide devait être aussi dans les plans ennemis). Huhu.

Nous avons passé cette poignée de jours sur place à tourner et virer dans cette ville qui se découvre strates après strates, de l’Antiquité romaine au Baroque en passant par la Renaissance. Mais ce n’est pas comme Paris qui a eu son uniformisation haussmannienne et qui est finalement assez pauvre en héritage historique antérieur, Rome paraît déborder de monuments et de vestiges, et dans un agréable bordel qui change de nos espaces parisiens rectilignes et proprets. Du coup j’aime bien cet amoncellement disparate et terriblement romantique de souvenirs architecturaux et artistiques d’absolument tous les siècles passés. On m’avait toujours seriné sur le fait que Prague était la seule ville d’Europe qui pouvait rivaliser avec Paris, et j’avais été assez déçu par ma découverte de la capitale tchèque. En revanche, Rome m’a une fois de plus conquis.

Faire le tour de Rome à pinces n’est pas très difficile, et nous avons quasiment tout le temps marché. A ma grande surprise, mes parents ne s’en sont pas trop plaint. Les incontournables sont assez cités dans les guides pour que nous les traversions un par un, et qu’au bout de ces quelques jours nous ayons un petit commencement d’aperçu des richesses de cette cité mythique et millénaire. Nous avons aussi profité de la présence d’une des meilleures amies de A. qui habite Rome depuis des années. Elle est guide pour Rome donc et nous a permis de découvrir la Basilique Saint-Clément-du-Latran, nous y avons découvert un intérêt passionnant que jamais nous n’aurions pu soupçonner sans son érudition et ses commentaires. Si vous voulez visiter Rome, vraiment je vous conseille de vous accompagner de cette charmante Sophie pour pleinement profiter de vos excursions. Cette fameuse basilique donc se visite en descendant des dizaines de mètres dans son sous-sol et en découvrant ainsi les autres bâtiments qui ont servi de fondations. Il se trouve que des fouilles ont livré des informations troublantes mais aussi des trésors archéologiques. Sur le site, se trouve un complexe de bâtiments sur trois niveaux. Le niveau archéologique le plus bas est une insula du ier siècle, appartenant à T. Flavius Clemens, ayant des vestiges de fondations de l’époque républicaine, sur laquelle est superposé un temple païen romain du iie siècle, dédié à Mithra. L’église actuelle est construite, peu avant l’an 1100 au cours du Haut Moyen Âge, sur les fondations de l’église chrétienne du ive siècle. [Source Wikipédia]

Comme je le disais plus haut, nous avons eu droit à une lumière splendide sur les maisons et les monuments romains. A part une saucée en fin de séjour, nous avons été relativement vernis avec le climat.

Immeuble romain

Malgré l’opulence et la richesse des Musées du Vatican, ce n’est pas ce qui m’a le plus charmé dans Rome, et non plus la Chapelle Sixtine qui m’a plutôt déçu (étrangement je m’attendais à un truc plus beau et épatant que cela…). Non je reste scotché sur ce putain d’incroyable Colisée !!!

Colisée romain
Intérieur du Colisée

Et j’adore j’adore j’adore la Fontaine de Trevi comme un bon touriste de base. Huhu.

Fontaine de Trevi

A part l’église du Panthéon qui est un monument qui me laisse pantois (un truc qui n’a presque pas bougé en 2000 ans, et qui est toujours d’une beauté, d’une solennité et d’un frappant gigantisme), j’aurais pu passer des jours à errer dans le forum romain, sur le Palatin ou le forum de Trajan.

Forum romain vu du Palatin
Le forum romain
Forum de Trajan

Et puis forcément, vous me connaissez, la statue équestre de mon maître à penser sur le Capitole… bah j’ai aimé évidemment !!

Statue équestre de Marc-Aurèle sur le Capitole

Evidemment on a aussi très bien mangé pendant ce week-end, et encore une fois je pense que cette ville rivalise vraiment avec Paris à bien des égards. Mais c’est la seule ville d’Italie que je connais, et c’est d’ailleurs une des chose que je voudrais améliorer cette année, et découvrir d’autres métropoles de ce pays. Je garde de ce petit périple encore une kyrielle d’images avec cette impressionnante surimpression d’époques et de civilisations, ce qui est très grisant quand on pense qu’on foule alors le même sol que ces fameux romains dont la culture nous a tellement influencé (et même plus que cela).

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Un p’tit tour à Nice et puis s’en va

Publié le Mardi 6 Avril 2010 - 0:17
Catégorie: Matooyage

Le week-end dernier, nous nous sommes offerts quatre jours dans le sud pour nous changer un peu la tête et nous aérer les méninges. J’ai eu la chance de profiter de quelques endroits de rêve à moindre frais, et donc nous avons placé ce week-end sous les plaisants thèmes de luxe et luxure.

Nous avons en effet passé deux nuits là :

Le P* de la M* à N* ;))

(Pas de mention du nom merci, histoire de ne pas être googlable sur ces expressions.)

Avec une chambre très très sympathique qui avait une chouette vue sur la mer et la piscine intérieure…

Vue de la chambre à Nice

Vue de la piscine intérieure de l'hôtel

Je passe sur l’accueil avec macarons, chocolats, champagne et tutti quanti, ce serait vulgaire non ? Hu hu hu.

Nous avons eu un premier jour pas terrible avec de la flotte, mais heureusement en fin de journée ça se dégageait, et dès samedi matin nous avons eu un beau soleil. J’ai beaucoup aimé me balader dans les rues du vieux Nice qui sont très agréables, et vraiment avec un joli cachet.

Une rue du vieux Nice


Vue panoramique du marché du vieux Nice

Vue du marché du vieux Nice et de la Colline du Château

Nous sommes montés jusqu’au sommet de la colline boisée qu’on aperçoit sur la droite en haut sur la photo précédente, la colline du Château. De là, on a des vues stupéfiantes sur la baie, sur le vieux Nice et à perte de vue.

Vue de la baie de Nice de la colline du Château

Vue du vieux Nice de la colline du Château

Vue de Nice autour du port et jusqu'au Alpes

Et ce qui me fascine dans ce coin, c’est qu’on a visuellement la mer devant et les monts enneigés juste dans le dos. C’est tout de même un lieu idéal pour profiter de la plage, la montagne et des avantages d’une grande ville.

Bon en revanche, on pensait, innocemment, qu’on trouverait des tas de pédés dans les bars gay ou boites locales, mais on a été plutôt déçu. Tous les gens à qui j’en ai parlé me confirment que ces endroits sont blindés l’été, mais que ça reste plutôt confidentiel hors-saison. Nos tentatives sur Nice ou Cannes n’ont pas été couronnés de succès. Entre le Zanzibar de Cannes (mais A. qui connaît le coin me disait que c’était toujours comme ça, c’est un peu de « Feeling » local, hu hu hu) et les quelques bars de Nice comme le X-Cube qui n’était pas beaucoup plus fréquenté (même le samedi soir), nous avons fait chou blanc. Du coup nous avons visité la backroom à côté, le Traxx, où il y avait une poignée de vieilles tapioles esseulées et désespérées qui erraient comme des âmes en peine dans les glory holes, slings, darkrooms et autres réjouissances locales. Arfff.

Il y avait malgré tout samedi soir pas mal de monde au Klub, mais j’ai trouvé que c’était une ambiance un peu chelou, et surtout on se croyait dans les années 90 concernant le dosage d’alcool des verres. Super chers et à croire que c’était coupé à la flotte… Pfff. Bon mais au moins nous avons pu frayer quelque peu avec la faune locale, ce que j’aime toujours faire lorsque je suis loin de Paris.

Nous avons aussi profité d’être sur Nice pour aller faire un tour à Monaco que je ne connaissais pas. Oh quelle déception… Mein gott, que c’est laid, que c’est une hérésie immobilière et une verrue sur la côte. Et ce mini-disneyland affreux qui sert de village en carton-pâte, et ce Palais qui ressemble à un préfabriqué décrépit et décrépi (si si) pour nouveau riche. A part pour l’évasion fiscale, il n’y a vraiment aucune raison de vouloir habiter là-bas… Bref, on est resté trois quart d’heure et on a filé de ce terrible endroit.

Nous sommes aussi allés à Cannes pour faire un tour sur la Croisette, où je n’étais jamais allé (enfin gamin, mais je ne m’en souvenais plus). Passer devant le Palais des Festivals et marcher le long de la plage était très agréable avec le soleil que nous avions, et le peu de touristes à cette époque.

L’arrière-pays niçois est aussi bien joli avec une succession de villes plus ou moins fortifiées qui m’ont drôlement plu. Il y a Eze et Saint Paul de Vence qui sont vraiment de chouettes petits endroits pleins de charmes. C’est drôle de se dire que pour Eze par exemple, il s’agissait d’une ville importante entre l’époque d’Auguste et celle des Flaviens (de quelques années avant JC jusqu’une centaine d’année après) !!

Vue lointaine de St Paul de Vence

Et le truc qui m’a troué le cul, et qui est symptomatique des trucs qui me trouent le cul, c’est en roulant vers Monaco, et en passant près d’une ville appelée « La Turbie » (après Eze justement). J’ai aperçu une construction qui ressemblait à quelques colonnes d’un temple romain, et je me suis dit que c’était certainement une connerie de reproduction antique bien beauf pour une société qui vend des piscines. Bon gros « fail » dans ma tronche, puisqu’en nous approchant, ça paraissait étrangement authentique, et un petit tour dans Wikipédia plus tard, j’ai compris que nous étions en présence de l’extraordinaire Trophée des Alpes d’Auguste.

« Le trophée des Alpes fut construit par l’empereur romain Auguste pour célébrer sa victoire définitive sur les anciennes tribus ligures qui peuplaient la région, et qui attaquaient les commerçants empruntant les voies romaines pour vendre leurs marchandises. [...]

D’après la date de sa dédicace, sa construction fut achevée en -6/-7. »

[Source]

Rhoooooo, c’est toujours fascinant quand on voit des trucs comme ça en France, un peu comme l’incroyable Temple de Mercure au sommet du Puy de Dôme. On sait bien que les voies romaines sont celles que nous empruntons quasiment encore aujourd’hui, mais là c’est une manifestation bien réelle et anachronique presque surréaliste pour moi.

Nous avons passé la dernière nuit dans un endroit avec un charme de dingue dans le vieux Mougins, avec une terrasse et une vue splendide sur Grasse… (Je passe aussi le champagne dans la chambre hein ? Huhu.)

Vue de notre chambre à Mougins

Et puis il a fallu revenir sur Paris… Pfff. Je passe aussi l’épisode où je me suis trompé dans la date de retour en avion, et qu’il a fallu payer le double du billet initial pour rentrer lundi soir (un transport qui était beaucoup moins low-cost que prévu du coup). C’est la seconde fois que je fais ce coup-là, et mon chérichou m’interdit dorénavant la commande d’un quelconque billet d’avion. Huhu.

Vivement la prochaine virée !!!

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Un Carnaval à Cologne

Publié le Vendredi 19 Février 2010 - 0:07
Catégorie: Matooyage

Ce week-end, ça nous a pris comme une envie de pisser alors qu’on se démenait dans un de ces fils mail (sur gmail) dont nous avons le secret. Alors qu’il nous avait fallu des semaines de tergiversations pour organiser un week-end à Budapest avec des pour, des contre, des indécis et des saboteurs, et qu’on a fini par renoncer à l’idée, nous n’avons mis que quelques minutes pour choper les billets Thalys pas chers et l’hôtel (plus cher) !!

Aucun de nous ne connaissait Cologne, mais l’idée d’y passer le carnaval me disait bien, même si je me demandais comment on fêtait un truc pareil par un froid pareil. Et comme on m’avait dit que la ville était sympa, plutôt gay-friendly, mais qu’il n’y avait pas grand-chose à visiter, et que ce n’était pas non plus un endroit à la beauté stupéfiante, l’ambiance carnavalesque seyait parfaitement à nos humeurs chafouines. C’est ainsi qu’avec @ikare, @tactactwit et @ColinDucasse (Voilà maintenant je fais des liens vers les comptes twitter, ceci est un jour charnière !!), j’ai passé ces quelques jours en Teutonie !

Bon Cologne en février, c’est froid et neigeux, mais au moins on n’a pas eu de flotte, donc bien couvert on survit sans problème à ces frimas du nord. Et Cologne c’est connu pour la cathédrale, bah ça tombe bien y’a que ça :

La cathédrale de Cologne - Dom

On a dû passer ces trois jours à errer dans un cercle concentrique de 700 mètres autour de la cathédrale, mais comme c’est là que l’animation se trouvait, on a certainement bien fait. Hu huhu. En tout cas, l’impression générale sur ce carnaval est excellente, nous y avons passé de bons moments, dans un état d’esprit qui me convient à merveille. En effet, la ville entière est réglée sur le carnaval, et c’est une fête qui est éminemment populaire et qui m’a épaté par sa capacité à rassembler les générations, les styles et les milieux sociaux.

Déjà, sur les trois jours passés à Köln, on pouvait compter sur les doigts d’une main les gens qui n’étaient pas déguisés, ce à quoi je ne m’attendais absolument pas. Et on trouve tous les déguisements, des plus simples avec du maquillage et quelques accessoires, au plus élaborés, et des plus artisanaux aux plus professionnels. A cela, on a aussi pu voir tous les groupes traditionnels et fanfares qui défilaient sur des thèmes assortis. Bon d’ailleurs, ils nous ont bien coincé avec leurs parades qui avaient lieu n’importe quand et qui bloquaient les rues pendant des heures !!

On a pu voir des familles entières assorties :

Une famille allemande au carnaval de Cologne

Des personnes qui auraient pu être de ma famille et qui se baladaient très dignes avec juste un truc énooooormissime :

Dame à la perruque orange au carnaval de Cologne

Et des groupes de gens avec des costumes identiques, comme là des grenouilles :

Grenouilles au carnaval de Cologne

Bref, plein de gens très différents !!!

Evidemment, ça picole pas mal, et toute la journée, mais même de ce point de vue là, j’ai été agréablement surpris. Déjà, les gens savent se tenir, et je n’ai pas trouvé qu’il y avait de la violence ou des gens qui cherchaient des noises, mais bien des gens qui avaient envie de s’enivrer pour faire la fête et avec un état d’esprit des plus chouette et amical. Aussi pas de mauvaises surprises ou de mauvaises rencontres ce week-end, mais tout un tas de gens qui se croisent avec sourires, salutations joyeuses et houblonnées, et qui sont rassemblés dans une incroyable concorde le temps de ce carnaval. Pas de racailles non plus pour semer le trouble ou gâcher la fête, ce qui est une chose que j’ai appris à ne plus attendre tant c’est monnaie courante en région parisienne.

Avant de partir on s’était posé la question des costumes, et sans idée précise j’avais pensé que c’était marrant si on était au moins tous les quatre assortis avec un truc bien franchouillard. Du coup, c’est ce qu’on a fait avec nos sémillants bérets, le tout complété par les masques de TacTac, que nous avons fièrement défilé. D’abord, on a fait quelques tests :

Essayage de masques à l'hôtel

Essayage de masques à l'hôtel

Et puis devant la cathédrale, nous avons endossé nos personnages. Mouahahaha.

Ikare :

Ikare au carnaval de Cologne

Colin :

Colin Ducasse au carnaval de Cologne

TacTac :

TacTac au carnaval de Cologne

Et votre serviteur :

Matoo au carnaval de Cologne

La plupart des restaurants du centre-ville sont convertis en sorte de dancings et toute la journée ils accueillent les fêtards qui veulent boire et danser. C’était vraiment très commun, et on est allé notamment dans une pizzeria qui ne payait pas de mine, mais dans laquelle les gens étaient adorables et s’éclataient sur leurs musiques traditionnelles. Car il est important de dire que c’est un peu segmenté en terme de musique, que ce soit un bar gay ou une sombre échoppe à curry-wurst dans une rue pavée, on se retrouve en effet avec quelques standards qui sont joués et rejoués… Il s’agit de chansons populaires allemandes que tout le monde connaît par coeur, et dont les refrains nous ont rapidement hantés. Je ne résiste pas à la tentation de partager ces perles germaniques avec vous :


Viva Colonia


Amsterdam

Et tout le monde chante ça à tue-tête de 7 à 77 ans, dans la rue, dans les bars ou les restos, déguisé en princesse, en bouteille de bière ou en Mario et Luigi, des pédales les plus queers aux bons gros allemands bourrus !!!

Cologne ville gay-friendly ? J’avais beaucoup entendu dire cela, et disons que nous n’avons rien vu qui puisse le nier. Mais le carnaval met tellement la ville sans dessus-dessous que c’est difficile de se rendre compte de l’ambiance hors cette fête si singulière. Ce qui était drôle c’était de constater que pas mal d’homos que nous avons croisé dans les rues n’étaient pas ou peu déguisés. Ah ah, comme si l’anticonformisme du moment était justement dans la sobriété et l’anti-carnavalesque. Hé hé. Mais les samedi soir et dimanche soir où nous sommes sortis, et où nous avons essayé les bars gays, c’était blindé de chez blindé et 100% des gens étaient déguisés !

Nous avons testé notamment vers Rudolfplatz un des bars gays les plus populaires : l’Ex Corner. C’était très très sympa, mais plutôt impossible d’y mettre un pied tant l’endroit était plein à craquer. Mais toujours avec des gens marrants, souriants, cools, toujours prêts à rigoler, à discutailler ou à échanger quelques regards vicelards (arf). Même combat dans tous les bars à gens sensibles alentour, où nous avons passé autant de temps à nous insérer dans une foule compactée qu’à s’en désincarcérer au prix d’un exercice tactile qui m’a donné l’impression d’avoir eu des relations sexuelles avec au moins 30 teutons en même temps. Huhuhu.

En plus des musiques traditionnelles, on a aussi eu la surprise d’y découvrir un morceau francophone top tendance qui devrait carrément faire des émules ici. C’est un belge qui chante cet ovni vraiment inclassable, entre trip-hop, électro et voix à la Louise Attaque. Très surprenant et très rafraîchissant, les pédales d’outre-rhin étaient fans !


Alors on danse – Stromae

Sinon on a aussi entendu France Gall, je vous l’avais bien dit que c’était top France Gall. :mrgreen:

Samedi soir, nous avions entendu parlé d’une soirée dans un théâtre « Gloria », c’était la soirée « Kings und Queens », hu hu, pourquoi pas !? On est donc dans un théâtre ce qui est assez marrant, et les gens étaient tout aussi déguisés et joviaux que dans la journée. Le seul hic, mais il est de taille, c’est que le DJ était naze de chez naze. Un pousse-disque de la pire espèce : celui qui ne sait ni mixer, ni enchaîner, ni sélectionner les bons morceaux. Du coup, ça m’a bien refroidi, et on n’est pas parti très tard avec mon chérichou. Le lendemain, la fête continuait de battre son plein, et on nous avait conseillé le resto Brennerei Weiß. Seulement en arrivant, et comme tous les établissements du centre-ville, on a vu que c’était exceptionnellement une soirée plutôt qu’un endroit où dîner. Donc après quelques curry-wurst bien fameux, nous avons rejoint cette soirée interlope avec une ambiance un peu « Tango » plutôt cool et chaleureuse (avec un serveur à couper le souffle).

Le retour à Paris a été un peu plus long et tumultueux que prévu, puisque nous n’avons pas eu de Thalys entre Bruxelles et Paris. Avec ce terrible accident ferroviaire à Bruxelles, nous avons été promenés sur les voies ferrées belges de Gand à Courtrai puis Lille, et enfin Paris !! Mais bon, 3 petites heures de rallonge, ce n’était pas bien grave (et puis on habite à 15 minutes ensuite par le métro). C’était assez surprenant et choquant d’entendre certains compatriotes qui grognaient et ronchonnaient en disant qu’ils voulaient se faire rembourser, et que c’était inadmissible de n’avoir pu faire rouler le Thalys jusque Paris. Tout de même quand on sait qu’il y a eu 18 morts, ce n’est pas le moment de se plaindre d’un petit détour exotique dans la campagne flamande…

Bref, ce petit séjour à Cologne m’a enchanté, il faut dire que j’y étais en plus qu’excellente compagnie, c’est vrai. En revanche, j’ai un peu de mal à me figurer la ville sans le carnaval, et ce qu’on peut bien y faire en dehors de cette période… A voir donc.

PS : Nous n’avons pas oublié pour autant le kiss-in du week-end.

Kiss-in à Cologne

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Week-end à Rome (oui c’est un titre facile)

Publié le Dimanche 15 Octobre 2006 - 21:28
Catégorie: Matooyage

Me revoilà donc après une longue absence de la blogosphère de deux journées entières consécutives, chose que je n’avais encore jamais faite en trois ans et demie. C’est fort hein ? Tout cela pour dire que j’ai passé un superbe week-end prolongé à Rome, avec mon Diegito de meilleur pote, de jeudi soir à toute à l’heure.

Je ne connaissais pas du tout la capitale italienne, et on m’avait bien dit que c’était une hérésie d’y rester si peu de temps, mais on y est allé tranquillement, et on a vu un millier de choses tout en en profitant pleinement. Il ne s’agissait pas de visiter tout Rome au pas de course, mais de se balader dans la ville et de choisir les itinéraires au gré de nos errances.

L’accueil de Madame Madrigal et Monsieur Poilu

Pour séjourner à Rome, nous sommes tombés par le plus grand des hasards (Mais siiiiiii j’vous jure Madââââme ! Ah ne jurez pas Thérèse !!!) sur un hôtel qui s’appelait innocemment (et opportunément) « Gay Open ». Evidemment charmé par ce bon présage, nous y avons réservé nos trois nuits. Nan bon oui, en fait on avait cherché un truc pédé. ;-) C’était un Bed & Breakfast qui s’apparentait plutôt à deux chambres dans un grand appartement dans le centre de Rome (pas loin du Colisée). Donc une ambiance bien cosy et familiale pour ce logement tenu par un vieil homo aussitôt surnommé Monsieur Poilu pour sa surnaturelle et indomptée pilosité. Il était accompagné d’une romaine haute en couleur, vieille fille à pédé des années 70, qui nous a irrémédiablement fait penser à Madame Madrigal.

L’accueil était très chaleureux et sympathiques, et les deux compères sont des gens adorables. Disons que c’était un peu cher pour le confort proposé, et que Madame Madrigal a failli nous tuer sur place avec son café. Il fallait aussi les réveiller lorsque nous rentrions, ce qui n’était pas très pratique. Par contre, on pouvait demander le petit déj exactement quand nous le désirions, ce qui est un bonheur pour un lève-tard comme moi. Donc globalement, nous sommes très satisfait de notre choix !

Roma, Roma !
Je ne suis pas du tout déçu par Rome, bien au contraire. La ville est absolument superbe. Un bijou incroyable avec une histoire, qui s’étend sur plus de 2000 ans, et qui imprègne tous les bâtiments, les rues, les points de vue et réserve bien des émerveillements. Il y a un nombre incalculable d’églises, et tellement de choses à voir et visiter. Mais comme j’avais une flemme monumentale et pas du tout envie de faire la queue des heures, on a zappé tous les musées, et préféré marché des heures et des heures dans le centre-ville. Il se parcourt assez facilement à pied de long en large, et nous avons arpenté pas mal pour au moins nous remplir les mirettes.

Le mélange des genres est saisissant et donne vraiment le vertige. On passe vraiment de l’Antiquité à la Renaissance et au monde moderne en cinq minutes de marche. Cela crée une impression de bordel et de complexité assez impressionnante, et qui diffère vraiment de l’harmonie parisienne apparente. Du coup j’ai été ravi de constater que les deux villes avaient chacune leurs charmes, et finalement n’ont pas vraiment à être comparée. Par contre, Rome propose des panoramas et points de vue magnifiques. Et tomber sur le Colisée au détour d’une rue, cela procure impression extraordinaire, à la fois décalé et parfaitement intégré dans son environnement, cela reste pour moi le nec plus ultra de la ville. Mais j’ai honte, je n’ai même pas vu la Chapelle Sixtine, donc je veux revenir !!!

Les gens sont en moyenne plutôt accueillants et cool, mais les serveurs sont aussi impolis qu’à Paris. Là-dessus, aucun dépaysement par rapport à Paname. Et puis partir mi-octobre et avoir 25°C toute la journée, c’est tout de même bien plaisant (euphémisme).

Piazza del Poppolo

Forum romain


spacer

La vie gay au temps des Romains

S’il y a bien une moyenne qui est supérieure à la France, c’est la beauté des gens !! Mein gott ! Les italiens sont beaux comme des dieux. Et les carabineri dans leurs uniformes m’ont fait faire « rhaa lovely ! » tous les cinq mètres. Les femmes aussi ne sont pas en reste. Disons que les nanas sont hyper féminines, elles sont chaaaattes mais chaaaattes. J’adore ! Et les mecs sous leurs airs machos, sont hyper bien habillés, prennent manifestement soin d’eux et de leurs looks (c’est vraiment le pays de la sape et des lunettes de soleil). Cela donne des gens qui même s’ils ne sont pas super beaux, dégagent un charme dingue. Un bonheur !

Du coup, on s’est dit qu’on allait être sûrement déçu par le milieu gay, le truc classique. Les mecs sont super beaux dans la rue, et moches dans les bars. Mais non, les pédés italiens sont « rhaa lovely ! » aussi. Mamma mia ! Par contre, Rome n’est pas la capitale du catholicisme pour rien… Il y a vraiment très peu d’endroits gays pour une ville si importante. Le plus imposant et ouvert est pourtant doté d’une vue assez imprenable, puisqu’il donne sur le Colisée. Le « Coming-Out » est un bar lesbien à la base, qui est blindé de monde tous les soirs. Un mélange de goudous et de pédés, avec une moyenne vraiment vraiment pas mal. Nous nous sommes bien rincés l’oeil. Et puis comme il n’y a pas un millier de bars, au moins les ragazzi sont tous là, et on a vu les mêmes pendant trois jours !

Ce qui est drôle c’est que les bars d’à côté ont été un peu vampirisés par ces gays et lesbiennes, du coup il y a des dizaines de gens qui traînent dans le coin. Les groupes de mecs et nanas sortent dehors pour discuter et picoler avec cette vue imprenable et hallucinante sur le Colisée. On les voyait parcourir d’avant en arrière la trentaine de mètres de long de ce petit bout de rue devant les bars. Un peu limité comme « Marais » mais plutôt sympa ! Evidemment nous y avons repéré nos protagonistes du soir : ticheurte noir, blouson rouge, la rose, le rayé, la butch, la gucciprada, et même deux M. Pokora : une version passif et une version actif ! ;-)

Et quelle vue !

Colisée de Rome la nuit

Juste à côté de chez Madrigal, il y avait un bar un peu plus cruising avec backroom, donc nous y avons évidemment établi nos quartiers. Le « Hangar » est un bar plutôt fermé et caché, et dont il faut être membre pour y entrer. Avec Diego, nous sommes dorénavant membre de ce haut lieu romain (mouahahaahah !). Il y a un bar non fumeur avec une petite piste de danse, et dans le fond, vers la backroom (qui est une darkroom des plus glauques… eurk), il y a une porte automatique vers la partie fumeur. Evidemment je me suis pris la porte dans la gueule un nombre incalculable de fois, et j’ai fait mon Pierre Richard avec maestro. :mrgreen:
Evidemment aussi, j’ai été alpagué par un américain qui ressemblait à Plastic Bertrand, et qui m’a tenu la jambe avec des conneries. Je m’en suis débarrassé en expliquant que Diego, le grand hidalgo à la mine patibulaire (mais presque !) de là-bas, c’était mon mari depuis huit ans. Hu hu hu. Ca a très bien fonctionné. Il faut dire que nous parlions de Rome, et j’expliquais que j’étais fasciné par les deux mille années d’histoire de cette ville, de la proximité du Colisée. Ce à quoi il m’a répondu : « Yeah, yeah, but in San francisco we’ve got everything you know… Food, clothes, electronic devices etc. ». Ah oui évidemment… (Pourtant je vous assure que je parlais bien anglais et tout et tout.) ;-)

NB : Je suis donc aussi surpris que « Se non è vero » du peu d’établissements gays, mais je m’étonne qu’il n’ait pas chopé le « Coming-Out » du Colisée ! Bah alors, hein ?!!

Guru

Nous avions rencontré deux italiens à Stockholm en 2004, et Diego avait scotché sur une marque que l’un d’eux portait, il s’agissait de « Guru » (superbe site web d’ailleurs). L’emblème de la marque est une marguerite, et nous avons cherché à trouver un magasin qui distribuait ces fringues dès le début du week-end, sans succès. Putain on a marché pendant des KILOMETRES ! Et finalement toute à l’heure à l’aéroport… quelques minutes avant d’embarquer ! Sa mère, sa race, la seule et unique boutique « Guru » romaine (confirmé par la vendeuse) qui nous tend les bras. Le destin s’acharne en mettant en panne la machine à CB, mais nous sommes allés tirer du liquide (motivés les gars !).

Nous repartons donc de Rome avec quelques fringues à la marguerite. Trop classe. ;-)