4 articles tagués avec “Wes Anderson”

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Fantastic Mr. Fox

Publié le Jeudi 6 Mai 2010 - 0:57
Catégorie: Cinéphage

Ah là là, ce Wes Anderson moi il me fascine. Je suis un des rares humains à avoir aimé la Vie Aquatique, et dernièrement le Darjeeling Limited m’avait bien fait triper. Là encore, il fait mouche, et de la plus incroyable manière avec ce film d’animation à la fois très abouti graphiquement et follement arty-brouillonnant. Un style bien à l’image d’un scenario truculent qui repose sur une histoire enfantine mais nous sert quelques images et propos bien adultes et singuliers.

Mr Fox est un renard plutôt roublard et naturellement voleur, mais il se repend pour sa belle et décide d’acheter une belle maison en dehors de toute tentation. Mais bon c’est plus fort que lui et quelques années plus tard, il replonge. Alors que son fils est un peu spécial et que son neveu en visite se révèle une sorte de génie incompris, Mr Fox se met à voler ses trois puissants voisins. Ces derniers se liguent alors pour faire sa fête à Mr Fox, mais cela dégénère et met en péril toute la vallée…

Il s’agit d’un film d’animation mais on retrouve toute la patte de Wes Anderson dans cette histoire familiale complexe, et surtout dans la relation père-fils difficile ou bien cette Mrs Fox qui a des airs d’Anjelica Huston dans les films d’Anderson. George Clooney (Mr Fox) et Meryl Streep (Mrs Fox) s’en donne à cœur joie et sont pour beaucoup à la grande qualité d’interprétation des personnages principaux. Il y a aussi Jason Schwartzman qui est très chouette, et le fantastique Wilem Dafoe dont la voix me fait toujours défaillir.

Le film est ouf, original et rythmé, avec une animation aussi artisanale et imparfaite qu’elle nous emmène loin loin dans ses délires avec une déconcertante facilité. Ce truc est vraiment nouveau et tellement frais, avec cet humour décalé et parfois totalement cryptique cher à Anderson, et qui me plaît énormément.

L’avis des copines : Nicolinux, Le Juif.

Fantastic Mr. Fox

  • Cinéphage
A bord du Darjeeling Limited

Publié le Dimanche 30 Mars 2008 - 23:24
Catégorie: Cinéphage

Tout a commencé par « La famille Tenenbaum », là on savait qu’on tenait quelque-chose, un vrai ouf à qui on avait donné une caméra et un budget pour tourner un film. C’était drôle, jubilatoire, et en même temps une chronique familiale aussi déjantée que sensible et touchante. En 2005, Wes Anderson nous livre « La vie aquatique ». Ce film est aussi dingue que l’autre, et va même plus loin dans la folie. On y retrouve aussi son attrait des familles aux relations complexes et tortueuses, des relations pères-fils, mères-fils, frères etc.

« A bord du Darjeeling Limited » poursuit l’oeuvre loufoque et profondément poétique de Wes Anderson. Le « Darjeeling Limited » est un train du Rajasthan dans lequel la majeure partie du film se déroule. En effet, Francis (Owen Wilson) convie ses deux frères, Peter (Adrien Brody) et Jack (Jason Schwartzman), à un voyage initiatique et une sorte de quête spirituelle, qui a en fait un autre but, bien plus concret. Ils ont tous été traumatisés par la mort de leur père, et ils vont tenter de dépasser leur chagrin, et de retrouver le sens de la famille…

Le film commence déjà d’une manière assez curieuse… à Paris ! On retrouve Jason Schwartzman, d’abord seul avec son Ipod dans un hôtel parisien, et il est rejoint par la toujours sublime Natalie Portman. On comprend qu’elle est son ex-petite amie, et au moment où se demande comment diable va-t-on atterrir ensuite dans un train au Rajasthan, le film se termine !! Eh oui, ce n’était qu’un court-métrage qui introduisait le personnage de Jack.

On passe ensuite au bon « film », mais on n’a pas plus droit à un scénario classique, donc on essaie de s’accrocher, et on profite du nawak intégral dans lequel Wes Anderson nous plonge. Et c’est rapidement très bon, car la mise en scène est de très grande qualité, que les décors sont superbes, et que c’est une histoire originale, décalée, impossible à cerner, avec des personnages écorchés vifs et tous complètement mabouls. On retrouve aussi Waris Ahluwalia qui jouaient déjà dans « la Vie Aquatique » et qui interprète là le steward de train (Il a la tête du fakir dans Tintin, c’est dingue !!). Et puis au final, ce sont tous les comédiens fétiches du réalisateur qui pointent leur nez, que ce soit Bill Murray ou Anjelica Huston.

« A bord du Darjeeling Limited » est plus que jamais concentré sur les relations familiales, et sur toutes les émotions liées aux rapports fraternels. Même si l’humour et le sourire sont au détour de chaque plan, il y a une véritable et authentique poésie qui se dégage de ces situations incongrues. Wes Anderson y place ses gimmicks, comme en dotant les frangins de trois séries de bagages (Vuitton) assortis, ou bien en donnant à Owen Wilson un bandage qui lui prend tout le visage. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne s’ennuie pas, même si on peut se lasser au bout d’un moment de ne jamais suivre un fil logique un peu plus de trois minutes.

Je me demande si ses films sont diffusés ailleurs qu’à New York et en Europe par contre. Car autant on est dans des moyens, une pléiade de comédiens, et un format plutôt hollywoodiens, autant le scénario est d’un décalage qui doit en rebuter plus d’un. Moi j’aime vraiment bien son style et son talent. Je ne dis pas que c’est le meilleur cinéma qui soit, mais il y a vraiment quelque-chose de riche là-dedans : une « saine folie » qui fait du bien aux méninges.

L’avis des copines : Brice, Kinoo.

A bord du Darjeeling Limited

  • Cinéphage
The Squid and the Whale

Publié le Jeudi 20 Juillet 2006 - 16:24
Catégorie: Cinéphage

Bon ça suffit les titres à la mords moi le noeud (oh oui vas-y !!), comme le souligne aussi Niklas, pourquoi les français ont-ils traduit le titre de ce film par une phrase aussi factuelle et plate. Je suis certain que cela ôte toute une facette de ce que l’auteur veut communiquer aux spectateurs. En outre, sur l’affiche française, en plus de l’intitulé : « Les Berkman se séparent », on a un « Qui gardera le chat ? » à l’accent très comique. On pourrait instinctivement penser qu’il s’agit d’une comédie burlesque typiquement américaine avec Meg Ryan et Vince Vaughn, alors que ce n’est pas du tout le genre.

Il me faut préciser que ce film a été conseillé par le brillant « Niklas-blog ». Je n’y serais pas allé sinon, et la salle était pourtant pleine, ce qui signifie que beaucoup de gens lisent forcément ce blog de référence. Merci Niklas ! Henri et Oli ne me contrediront pas, puisqu’ils ont aussi beaucoup aimé ce film.

« Les Berkman se séparent » est un film typiquement juif new-yorkais, et dont le ton fait penser à un Woody Allen ou à la « Famille Tenenbaum ». On reconnaît aussi la patte du réalisateur et scénariste, Noah Baumbach, qui était aussi le scénariste du jubilatoire « La vie aquatique ». Le film se passe en 1986, le fait d’avoir tourné en 16mm donne un cachet absolument authentique au film, en plus d’une méticuleuse reconstitution qui m’a replongé dans mes dix ans !

Nous sommes donc à Brooklyn, et la famille Berkman, une bonne famille aisée et intello, est sur le point de vivre un drame. Les parents ne s’entendent plus, et annoncent à leurs enfants qu’ils se séparent. Le père est un écrivain à succès qui n’a rien publié depuis des années, tandis que la mère voit son premier roman sortir, et sa carrière ainsi décoller. Les deux enfants, deux garçons de 16 et 12 ans, sont très perturbés. Le plus jeune Frank reste plutôt attaché à sa mère, tandis que le plus âgé, Walt, cristallise sur un père qu’il idéalise. Les parents décident d’une garde conjointe qui les fait diviser la semaine en deux, et s’arranger pour aussi migrer le chat avec les enfants.

New York est décidément bien un petit bout de pays à part des USA, c’est encore une fois d’une évidence manifeste dans ce film. Et surtout avec ces protagonistes qui sont tout droit sortis d’un univers à la Woody Allen. Les dialogues sont donc ciselés avec talent et finesse, et les personnages développent une psychologie extrêmement subtile et fascinante. Les deux enfants sont jeunes mais ont cette maturité précoce des jeunes gens élevés dans un milieu intellectuel. Les interactions entre chacun des membres de la famille sont extrêmement travaillées, et aussi intéressantes les unes que les autres. Ainsi les perturbations psychologiques des fils (le petit qui se masturbe et étale son sperme un peu partout à l’école, ou l’aîné qui plagie sans vergogne une chanson des Pink Floyd), ou bien les révélations progressives sur le caractère des parents (mère volage, père à l’insupportable complexe de supériorité) sont autant de moments jouissifs du film, et provoquent des joutes verbales croustillantes.

Les comédiens sont excellents, et notamment les deux parents sont des acteurs qu’on a vus dans un tas de films en excellents seconds rôles. Je me souviens de Laura Linney dans « Mystic River » ou bien « Dr Kinsey », et de Jeff Daniels dans « Good night and good luck » ou « Pleasantville ».

Il s’agit là d’une des très bonnes surprises de l’été !

L’avis de devinez qui qui est ma copine : Niklas.

The Squid and the Whale

  • Cinéphage
La Vie Aquatique

Publié le Lundi 11 Avril 2005 - 22:03
Catégorie: Cinéphage

LE film du NaWak, LE film qui pourrait être le générique du blog Coquecigrue tant c’est n’importe quoi. La « Famille Tenenbaum » du même réalisateur était déjà assez déconcertant en terme d’humour, mais ce film là le détrône complètement. On y retrouve une pléiade d’acteurs dont beaucoup qu’on avait déjà dans le film précédent, et qui s’en donnent à coeur joie dans cette comédie aux décors aussi féeriques qu’en carton-pâte, et à l’histoire aussi surréaliste que décousue.

L’histoire d’ailleurs, parlons-en… arfarf. En gros, on a un Steve Zissou (Bill Murray) qui est clairement Jacques-Yves Cousteau, c’est un aventurier minable, qui est à la tête d’une équipe de baroudeurs des mers aussi terrible. Ils ont tous leur bonnet rouge à la Cousteau, et ne sont pas sur la Calypso mais sur le Belafonte (Calypso… Harry Belafonte, ok ?). Bill Murray réalise ainsi comme Cousteau des films documentaires qui racontent ses aventures, en pimentant le tout grâce à une légère mise en scène de ces péripéties.

On se retrouve donc à un tournant de la vie de Steve Zissou qui est au bord de la banqueroute, dont le bras droit se fait dévorer par un requin-jaguar, dont la femme (merveilleuse Anjelica Huston) se tire, qui se découvre un fils caché etc. Le film déballe comme cela des bouts d’histoires décousues et sans queue ni tête, plutôt cocasses mais parfois simplement insolites. En tout cas, on ne peut pas dire que l’auteur manque d’imagination !

On retrouve dans les extraits de documentaire de Zissou les mêmes habillages que dans les documentaires de Cousteau que je regardais à la télé quand j’étais môme. Ils ont récupéré les sales sous-titrages jaunes avec le grain un peu pourri du docu, et la présentation de l’équipage toujours aussi kitsch.

Un film gratuitement inepte et totalement farfelu ! Excellent pour se vider la tête et passer un excellent moment de détente.

La Vie Aquatique