MatooBlog
Pectus est quod disertos facit

Samedi 19 Juillet 2008

Cinéphage Hancock

Classé dans: Cinéphage — Tags: , @ 19:23:04

Je suis un gros fan des films de super héros, et je ne pouvais pas manquer celui-ci. Mais vu le mal que j’ai déjà pensé de Will Smith (comme dans I, Robot ou bien I am legend), je redoutais le pire… Au final, j’ai été agréablement surpris, même s’il est bien le maillon plus que faible de ce film au scénario bien sympa et punchy.

J’ai eu très très peur pendant les premières dizaines de minutes, car le personnage du super héros branleur à la Will Smith n’est pas du tout dans mes valeurs, et je ne le trouve pas « cool » du tout, et pas vraiment drôle. Mais les deux trois rebondissements et véritable « surprise », du film ainsi qu’un scénario qui accroche finalement l’attention, m’ont fait changé d’avis. Et la sauce prend plutôt bien, car les effets spéciaux sont irréprochables, le Will Smith n’est pas si cabotin (enfin dans 98% des plans il l’est…) et parvient à me faire sourire, l’action est constante, et l’intrigue a le mérite de l’originalité, dans un genre qui s’essouffle un peu par de récentes productions clonées.

Hancock est donc un super héros super balaise qui est totalement dépressif. Il ne sait pas d’où il vient, et il souffe d’être le seul dans son espèce. Du coup, il est un très mauvais super héros, et la ville de Los Angeles finit par le mettre en taule pour qu’il arrête de tout saccager. Entre temps, il rencontre un pro des RP qui tente de le convaincre de suivre ses conseils pour se faire aimer. Hancock cède, et rapidement il retrouve une certaine popularité, tout en conservant son style inimitable…

Le film m’a vraiment surpris pour son scénario qui est très correct, même s’il reprend des facettes déjà familières (« The incredibles » de Pixar notamment). Et Charlize Théron est d’une beauté qui ne laisse, même moi, pas du tout indifférent, en plus d’être une bonne actrice. Elle est un pilier assez indispensable du film, et refuse de faire la potiche (ouf !). Non ce qui me trouble toujours, c’est Will Smith, que je trouve toujours aussi narcissique et dans son rôle de rapeur black machiste. J’ai été interloqué à plusieurs reprises sur des remarques, qu’on ne peut pas qualifier d’homophobes certes, mais qui ne sont pas du tout gay-friendly. Il y a par exemple cette scène assez drôle où le RP lui propose des costumes de super héros de BD, et il répond : “homo” (en anglais) avec un ton assez péjoratif (mais j’ai trouvé ça marrant tout de même !). Or pour moi en anglais le terme “homo” n’est pas vraiment utilisé par les anglosaxons gay-friendly, qui utilisent plutôt le terme “gay” (tandis qu’en français, il est vraiment équivalent à mon sens).

Et il a ce problème avec l’enculage qui est très similaire à ce qu’on peut entendre en France. Je pense à tous ces mecs qui parlent de se faire enculer (ou de “ne pas” plutôt) toutes les dix secondes, et qui échangent majoritairement avec autrui autour d’aphorismes, métaphores et périphrases qui se cantonnent à ce registre purement proctologique. Alors je ne sais pas si toutes ces répliques ont été écrites pour Will Smith, ou s’il en est l’instigateur, mais il parle d’enculer ou de se faire enculer toutes les 3 minutes. Une scène en prison montre même concrètement ce que ça pourrait être d’avoir la “tête dans le cul”. Hu hu hu.

Du coup, à part ce personnage de Will Smith qui lui colle à la peau dans tous les films, et qui m’insupporte, j’ai trouvé que Hancock tenait carrément la route, et que c’était un très agréable divertissement.

L’avis des copines : Kinoo, Brice, Orphéus, Anne-Laure, [elle], Jarod_, 42, Faubourg, Macsym.

Hancock

Jeudi 15 Mai 2008

Cinéphage Je suis une légende

Classé dans: Cinéphage — Tags: , @ 00:08:47

*Vu dans l’avion*

Mein gott !! Will, Will, Will, qu’est-ce que tu nous as encore pondu là…

C’est vraiment le grand retour des zombies sur les écrans ces derniers temps, et pourquoi pas… Mais là, le film nous fait la totale en pompant des grosses ficelles d’autres « oeuvres », et en mettant tout cela en plus à la sauce Smithienne. Et malgré tout, ce n’est même pas nul. Enfin pas complètement.

Disons que le chien est vachement bien. Le chien est une tuerie d’acteur, et il aurait mérité un prix. Et quand le chien meurt, le film devient une grosse bouse. Il avait une telle présence ce chien, un tel charisme cinématographique, que les autres personnages ont l’air d’être vraiment du toc à côté. Alors clap, clap, clap pour le chien de Will Smith !!

Bon, et puis les décors aussi ne sont pas nuls. New York vide à la « 28 jours plus tard » (sauf que c’était Londres) fonctionne très bien, et paraît super impressionnant. Après les zombies, bah c’est des zombies, ils les font vachement crier aussi maintenant, un peu comme dans « 30 jours de nuit ». Mouai…

Alors l’histoire accrochez-vous : on a découvert un remède au cancer. C’est un virus modifié pour un traitement génétique. Or le traitement devient maladie contagieuse, et voilà que les gens sont morts ou ont été changés en vampires !!! Il n’y a que quelques rares survivants qui sont immunisés, dont un ancien militaire, Will Smith, qui vit seul à NYC avec son chien. Il s’est reconverti dans le génie génétique (il a du trouvé un livre à la bibli), et il tente de guérir l’humanité de ce terrible fléau.

Franchement, une moitié du film avec le chien et juste Will.. Bah c’est pas mal du tout. Nan c’est vrai !! Peu de dialogues évidemment, et un truc finalement plutôt original de la part de Will, ce dernier apparaissant presque fragile. Et puis, il a fallu tout gâcher en tuant le chien (pauvre chien, il était TOPISSIME ce chien !!!) et en nous ramenant une grognasse et un petit chieur de mes deux. Ensuite évidemment, Will a du revêtir son armure d’amerloque couillu qui sauve le monde. Pfff. Tout ce qui pouvait présage un brin d’originalité au début est ainsi réduit à néant.

Le film nous emmène ainsi de Charybde en Scylla, et la fin est gravissime à souhait. Sacré Will !! Et toujours aussi humble en plus…

Je suis une légende

Powered by WordPress