Matooyage Un Carnaval à Cologne

Publié le Vendredi 19 Février 2010 à 0:07
Catégorie: Matooyage

Ce week-end, ça nous a pris comme une envie de pisser alors qu’on se démenait dans un de ces fils mail (sur gmail) dont nous avons le secret. Alors qu’il nous avait fallu des semaines de tergiversations pour organiser un week-end à Budapest avec des pour, des contre, des indécis et des saboteurs, et qu’on a fini par renoncer à l’idée, nous n’avons mis que quelques minutes pour choper les billets Thalys pas chers et l’hôtel (plus cher) !!

Aucun de nous ne connaissait Cologne, mais l’idée d’y passer le carnaval me disait bien, même si je me demandais comment on fêtait un truc pareil par un froid pareil. Et comme on m’avait dit que la ville était sympa, plutôt gay-friendly, mais qu’il n’y avait pas grand-chose à visiter, et que ce n’était pas non plus un endroit à la beauté stupéfiante, l’ambiance carnavalesque seyait parfaitement à nos humeurs chafouines. C’est ainsi qu’avec @ikare, @tactactwit et @ColinDucasse (Voilà maintenant je fais des liens vers les comptes twitter, ceci est un jour charnière !!), j’ai passé ces quelques jours en Teutonie !

Bon Cologne en février, c’est froid et neigeux, mais au moins on n’a pas eu de flotte, donc bien couvert on survit sans problème à ces frimas du nord. Et Cologne c’est connu pour la cathédrale, bah ça tombe bien y’a que ça :

La cathédrale de Cologne - Dom

On a dû passer ces trois jours à errer dans un cercle concentrique de 700 mètres autour de la cathédrale, mais comme c’est là que l’animation se trouvait, on a certainement bien fait. Hu huhu. En tout cas, l’impression générale sur ce carnaval est excellente, nous y avons passé de bons moments, dans un état d’esprit qui me convient à merveille. En effet, la ville entière est réglée sur le carnaval, et c’est une fête qui est éminemment populaire et qui m’a épaté par sa capacité à rassembler les générations, les styles et les milieux sociaux.

Déjà, sur les trois jours passés à Köln, on pouvait compter sur les doigts d’une main les gens qui n’étaient pas déguisés, ce à quoi je ne m’attendais absolument pas. Et on trouve tous les déguisements, des plus simples avec du maquillage et quelques accessoires, au plus élaborés, et des plus artisanaux aux plus professionnels. A cela, on a aussi pu voir tous les groupes traditionnels et fanfares qui défilaient sur des thèmes assortis. Bon d’ailleurs, ils nous ont bien coincé avec leurs parades qui avaient lieu n’importe quand et qui bloquaient les rues pendant des heures !!

On a pu voir des familles entières assorties :

Une famille allemande au carnaval de Cologne

Des personnes qui auraient pu être de ma famille et qui se baladaient très dignes avec juste un truc énooooormissime :

Dame à la perruque orange au carnaval de Cologne

Et des groupes de gens avec des costumes identiques, comme là des grenouilles :

Grenouilles au carnaval de Cologne

Bref, plein de gens très différents !!!

Evidemment, ça picole pas mal, et toute la journée, mais même de ce point de vue là, j’ai été agréablement surpris. Déjà, les gens savent se tenir, et je n’ai pas trouvé qu’il y avait de la violence ou des gens qui cherchaient des noises, mais bien des gens qui avaient envie de s’enivrer pour faire la fête et avec un état d’esprit des plus chouette et amical. Aussi pas de mauvaises surprises ou de mauvaises rencontres ce week-end, mais tout un tas de gens qui se croisent avec sourires, salutations joyeuses et houblonnées, et qui sont rassemblés dans une incroyable concorde le temps de ce carnaval. Pas de racailles non plus pour semer le trouble ou gâcher la fête, ce qui est une chose que j’ai appris à ne plus attendre tant c’est monnaie courante en région parisienne.

Avant de partir on s’était posé la question des costumes, et sans idée précise j’avais pensé que c’était marrant si on était au moins tous les quatre assortis avec un truc bien franchouillard. Du coup, c’est ce qu’on a fait avec nos sémillants bérets, le tout complété par les masques de TacTac, que nous avons fièrement défilé. D’abord, on a fait quelques tests :

Essayage de masques à l'hôtel

Essayage de masques à l'hôtel

Et puis devant la cathédrale, nous avons endossé nos personnages. Mouahahaha.

Ikare :

Ikare au carnaval de Cologne

Colin :

Colin Ducasse au carnaval de Cologne

TacTac :

TacTac au carnaval de Cologne

Et votre serviteur :

Matoo au carnaval de Cologne

La plupart des restaurants du centre-ville sont convertis en sorte de dancings et toute la journée ils accueillent les fêtards qui veulent boire et danser. C’était vraiment très commun, et on est allé notamment dans une pizzeria qui ne payait pas de mine, mais dans laquelle les gens étaient adorables et s’éclataient sur leurs musiques traditionnelles. Car il est important de dire que c’est un peu segmenté en terme de musique, que ce soit un bar gay ou une sombre échoppe à curry-wurst dans une rue pavée, on se retrouve en effet avec quelques standards qui sont joués et rejoués… Il s’agit de chansons populaires allemandes que tout le monde connaît par cœur, et dont les refrains nous ont rapidement hantés. Je ne résiste pas à la tentation de partager ces perles germaniques avec vous :


Viva Colonia


Amsterdam

Et tout le monde chante ça à tue-tête de 7 à 77 ans, dans la rue, dans les bars ou les restos, déguisé en princesse, en bouteille de bière ou en Mario et Luigi, des pédales les plus queers aux bons gros allemands bourrus !!!

Cologne ville gay-friendly ? J’avais beaucoup entendu dire cela, et disons que nous n’avons rien vu qui puisse le nier. Mais le carnaval met tellement la ville sans dessus-dessous que c’est difficile de se rendre compte de l’ambiance hors cette fête si singulière. Ce qui était drôle c’était de constater que pas mal d’homos que nous avons croisé dans les rues n’étaient pas ou peu déguisés. Ah ah, comme si l’anticonformisme du moment était justement dans la sobriété et l’anti-carnavalesque. Hé hé. Mais les samedi soir et dimanche soir où nous sommes sortis, et où nous avons essayé les bars gays, c’était blindé de chez blindé et 100% des gens étaient déguisés !

Nous avons testé notamment vers Rudolfplatz un des bars gays les plus populaires : l’Ex Corner. C’était très très sympa, mais plutôt impossible d’y mettre un pied tant l’endroit était plein à craquer. Mais toujours avec des gens marrants, souriants, cools, toujours prêts à rigoler, à discutailler ou à échanger quelques regards vicelards (arf). Même combat dans tous les bars à gens sensibles alentour, où nous avons passé autant de temps à nous insérer dans une foule compactée qu’à s’en désincarcérer au prix d’un exercice tactile qui m’a donné l’impression d’avoir eu des relations sexuelles avec au moins 30 teutons en même temps. Huhuhu.

En plus des musiques traditionnelles, on a aussi eu la surprise d’y découvrir un morceau francophone top tendance qui devrait carrément faire des émules ici. C’est un belge qui chante cet ovni vraiment inclassable, entre trip-hop, électro et voix à la Louise Attaque. Très surprenant et très rafraîchissant, les pédales d’outre-rhin étaient fans !


Alors on danse – Stromae

Sinon on a aussi entendu France Gall, je vous l’avais bien dit que c’était top France Gall. :mrgreen:

Samedi soir, nous avions entendu parlé d’une soirée dans un théâtre « Gloria », c’était la soirée « Kings und Queens », hu hu, pourquoi pas !? On est donc dans un théâtre ce qui est assez marrant, et les gens étaient tout aussi déguisés et joviaux que dans la journée. Le seul hic, mais il est de taille, c’est que le DJ était naze de chez naze. Un pousse-disque de la pire espèce : celui qui ne sait ni mixer, ni enchaîner, ni sélectionner les bons morceaux. Du coup, ça m’a bien refroidi, et on n’est pas parti très tard avec mon chérichou. Le lendemain, la fête continuait de battre son plein, et on nous avait conseillé le resto Brennerei Weiß. Seulement en arrivant, et comme tous les établissements du centre-ville, on a vu que c’était exceptionnellement une soirée plutôt qu’un endroit où dîner. Donc après quelques curry-wurst bien fameux, nous avons rejoint cette soirée interlope avec une ambiance un peu « Tango » plutôt cool et chaleureuse (avec un serveur à couper le souffle).

Le retour à Paris a été un peu plus long et tumultueux que prévu, puisque nous n’avons pas eu de Thalys entre Bruxelles et Paris. Avec ce terrible accident ferroviaire à Bruxelles, nous avons été promenés sur les voies ferrées belges de Gand à Courtrai puis Lille, et enfin Paris !! Mais bon, 3 petites heures de rallonge, ce n’était pas bien grave (et puis on habite à 15 minutes ensuite par le métro). C’était assez surprenant et choquant d’entendre certains compatriotes qui grognaient et ronchonnaient en disant qu’ils voulaient se faire rembourser, et que c’était inadmissible de n’avoir pu faire rouler le Thalys jusque Paris. Tout de même quand on sait qu’il y a eu 18 morts, ce n’est pas le moment de se plaindre d’un petit détour exotique dans la campagne flamande…

Bref, ce petit séjour à Cologne m’a enchanté, il faut dire que j’y étais en plus qu’excellente compagnie, c’est vrai. En revanche, j’ai un peu de mal à me figurer la ville sans le carnaval, et ce qu’on peut bien y faire en dehors de cette période… A voir donc.

PS : Nous n’avons pas oublié pour autant le kiss-in du week-end.

Kiss-in à Cologne

Linkage La vie c’est gay

Publié le Jeudi 18 Février 2010 à 15:05
Catégorie: Linkage

Glitter and be gay sur Yagg nous présente un projet de comédie musicale : « Coming-Out ». On trouve d’ailleurs Stéphane Bern parmi les auteurs [sic]. C’est une catastrophe Thérèse, et je prie Zeus, Saint-Sébastien et l’empereur Dale I d’intervenir pour empêcher ça !!! Comme le dit le blog :

« La vie, c’est gay (extrait ci-dessous) qui ferait passer la musique des Follivores pour du Pierre Boulez et Mozart l’opéra-rock pour du véritable Mozart (c’est dire) ».

Non si vraiment vous voulez créer un spectacle musical gay, il suffit de reprendre le dernier album (chef d’œuvre selon moi !!) d’Arielle Dombasle par Philippe Katerine : Glamour à mort. :mrgreen:

Linkage Ecole et homoparentalité…

Publié le Mardi 16 Février 2010 à 13:05
Catégorie: Linkage

Avec son bout de chou qui ne va pas tarder à entrer à l’école, Muriel se demande comment gérer son image de militante et auteure de livres pour enfants notamment. Encore un très bel article de sa part…

Boukinage La fille qui marchait sur l’eau (Siddharth Dhanvant Shanghvi)

Publié le Vendredi 12 Février 2010 à 23:55
Catégorie: Boukinage

Ce bouquin qu’on vendait comme un pur concentré de bollywood en roman possède en effet cette veine des films indiens un peu kitsch et aux histoires emberlificotées. On y retrouve les intrigues longues, très longues, et complexes, les thématiques familiales, de mariage, de raisons et de sentiments, et puis de la musique et des chants, etc. Mais au global, j’ai compris que je préfère largement le bollywood à l’écran que sur le papier.

J’ai beaucoup aimé le début du roman, avec cette Inde des années 20 assez libérée et avec des poussées aussi « folles » qu’en occident à la même époque. L’écriture de Siddharth Dhanvant Shanghvi est en effet assez enlevée et fleurie pour bien retranscrire à la fois l’époque, le pays et ses coutumes. J’ai ainsi suivi les pérégrinations d’Anuradha Gandharva et Vardhmaan et leur émouvant mariage d’amour, suivi par la naissance du petit Mohan qui est un don du ciel pour ses parents. Il y a aussi une méchante belle-mère, une nièce un peu bizarre et une drôle de mythologie concernant la maison (elle aurait été le lieu des amours d’un garçon anglais avec un prince indien…). Bref, la sauce prenait bien pour moi, et puis il arrive tout un tas de tuiles à ce couple adorable, et tout part à vau-l’eau avec la mort accidentelle de l’enfant.

Ensuite le roman se concentre sur la nièce qui est « la fille qui marchait sur l’eau », Nandini. Et là j’ai commencé à décrocher, car l’histoire continue avec cette gamine un peu folle qui couche avec un peintre connu, et sa copine lesbienne, et qui a des pouvoirs un peu étranges. S’ajoutent intrigues sur intrigues, et personnages secondaires assez bigarrés, mais je n’ai pas trouvé un grand discernement à cela. Et je me suis lassé… En fait, j’aurais préféré rester en compagnie d’Anuradha et Vardhmaan !!

La fin du roman m’a encore convaincu, car je n’ai trouvé cela très transcendant… Il reste une belle plume, et une narration qui tient bien en haleine, sauf que ces histoires qui ne s’arrêtent jamais m’ont saoulé, et m’ont fait me demandé pourquoi même l’auteur nous racontait tout cela. Quelle finalité à cette peinture familiale et sociale ? Mouai… j’en ressors donc un chouïa déçu, alors que je pensais vraiment que j’allais adorer et dévorer l’ouvrage.

La fille qui marchait sur l'eau (Siddharth Dhanvant Shanghvi)

Cinéphage Louise Bourgeois : l’araignée, la maîtresse et la mandarine

Publié le Vendredi 12 Février 2010 à 0:28
Catégorie: Cinéphage

Louise Bourgeois est dans sa 99ème année, et elle est certainement l’artiste contemporaine qui me paraît la plus passionnante, inventive et sensible. Je suis fasciné par ses œuvres depuis pas mal d’années, et j’avais adoré la rétrospective à Pompidou d’il y a deux ans. Ce documentaire est un complément idéal, voire essentiel, à l’exposition. En revanche, je me dis que si l’on n’a jamais vu le travail de Louise Bourgeois, le film peut avoir un intérêt plus mitigé.

Le documentaire n’est pas hyper bien structuré ou chapitré, c’est plutôt un chouette patchwork des obsessions de l’artiste et un joli panorama de ses œuvres et installations. Ainsi on passe par ses thématiques dont « : l’araignée, la maîtresse et la mandarine », et à travers son incroyable usage des matières, des medium d’expression et des gammes d’émotion ainsi mises à l’épreuve. Elle dessine, peint, sculpte, assemble, recompose, décompose, joue, coud, et nous fait partager ses plus inquiétantes, drolatiques, tordues, sentimentales projections mentales.

La jubilation de l’artiste pour l’exercice de son Art, ainsi que sa gouaille toute française donnent une touche irrésistible à ses interviews. Car même si elle vit à New York depuis 1938, elle garde ce petit accent de chez nous qui est adorable, ainsi qu’un caractère bien trempé, et une ouverture d’esprit parfois assez confondante. Elle évoque ainsi évidemment la source même de son inspiration : son enfance et sa mythologie personnelle.

On la voit créer, penser et réfléchir ses œuvres. J’ai adoré notamment la voir en contact avec les matières avec lesquelles elle travaille. Le documentaire est aussi très utile je pense pour expliquer la démarche de l’artiste, mais aussi pour sensibiliser certaines personnes à toute la beauté, l’importance et pertinence de l’art contemporain.

Encore une fois, voir le documentaire sans ensuite (ou avant) se perdre dans les œuvres gigantesques et oniriques de la dame, cela me paraît un peu risqué. Et en complément de l’expérience réelle, c’est vraiment sympa et enrichissant.

Louise Bourgeois : l'araignée, la maîtresse et la mandarine

Linkage La Nature c’est naze

Publié le Mardi 9 Février 2010 à 13:24
Catégorie: Linkage

J’admire le talent de Virgile pour ses posts que je trouve très souvent d’une redoutable perspicacité et plutôt concis. Il résume souvent en quelques phrases bien senties ce que je mettrais des pages à expliquer confusément. Là encore, il fait mouche dans un court article où il montre que les aspects naturel/contre-nature qu’on oppose souvent en évoquant l’homosexualité n’ont simplement pas lieu d’être.

Linkage C’est pas une insulte d’être amoureux

Publié le Samedi 6 Février 2010 à 18:08
Catégorie: Linkage

[Via un touite] Nonal ajoute une jolie petite anecdote qui coïncide bien avec ma propre conception de l’innocence des bambins. Tout cela est encore évidemment lié à cette satanée vidéo polémique

Linkage Not Safe For Everyone Anytime

Publié le Samedi 6 Février 2010 à 17:23
Catégorie: Linkage

Lisez un blog d’un étudiant (gay) en médecine et voilà !!! De quoi vous dégouter à jamais du sexe. ^^

Matooyage Fuck the moon

Publié le Mercredi 3 Février 2010 à 23:53
Catégorie: Matooyage

Je lis à droite et à gauche des reproches pour la levée de boucliers de la droite tradi à propos de la diffusion dans les écoles primaires d’un film qui évoque l’homosexualité « Le baiser de la lune ». Je trouve que c’est une bonne idée de sensibiliser les petits minots comme cela, et cela aurait en effet des vertus positives pour à la fois lutter contre l’homophobie (et le mal-être des homos en devenir).

En revanche, si je trouve l’idée bonne, j’ai du mal à comprendre le film en question. Et je me fais l’avocat du diable, mais je me demande vraiment pourquoi on ne fait pas les choses plus simplement et directement. La bande-annonce de ce film montre une sorte de conte avec des bestioles et un graphisme très « arty ». Rien que ces quelques minutes m’ont paru d’une incroyable confusion, et l’usage de labyrinthiques métaphores pour seulement parler de deux garçons qui s’aiment me semble assez étrange. Parce que montrer à des gamins une histoire d’amour entre deux poissons ne servira pas à grand-chose (Quels pervers ces poiscailles alors !!) selon moi, sauf si c’est ensuite l’occasion d’une discussion pour relier cela à nos réalités.

Du coup, je trouverais plus simple et pas choquant que cela soit juste l’occasion d’une leçon en forme de cours d’éducation civique (ça existe encore ça ?) qui expliquerait que notre société est variée, et qu’il y a aussi des homos qui en font partie. Un peu comme il me paraîtrait normal et sain que l’on explique à nos bambins que le racisme c’est mal, et qu’il faut se respecter les uns les autres, et que nous sommes dans un pays républicain, laïc et démocrate, eh bien aussi que l’on peut s’aimer entre hommes et femmes, que ça donne des bébés, mais que c’est aussi possible entre hommes et entre femmes (et ça donne des comédies musicales, des drames lyriques, des artistes capillaires, des fans de Madonna et de Mylène Farmer, des conductrices de poids-lourds, des championnes de tennis et des responsables de syndicats patronaux, et tant d’autres choses…).

C’est dommage que l’Etat ne puisse pas ainsi s’affirmer et professer que l’homosexualité est une orientation sexuelle comme une autre, et qu’il n’y a aucun jugement de valeur à ce propos, ce n’est ni mieux, ni moins bien, et que l’on reconnaît à chacun le droit de vivre sa sexualité tant qu’on est heureux et épanoui. On peut tomber amoureux d’un garçon ou d’une fille, c’est comme ça ! Et cela me paraît aussi évident à expliquer que de dire que l’antisémitisme, le racisme ou l’homophobie sont à proscrire.

J’avais été présenté aux neveux et nièces de M. avec sincérité, et les gamins prennent cela pour argent comptant. Même si cela peut les surprendre, on peut leur expliquer cela avec tellement de candeur et de bons sentiments, qu’il n’y a au final vraiment rien de gênant. Mon petit cousin quand il me voit me demande si A. va venir, car il sait que Matoo, il a un copain et pas une copine.

Mais pour cela, il faudrait aussi que les hétéros ne désirent pas tous secrètement que leurs enfants ne deviennent surtout pas homos. Comme si c’était un drame ou bien un échec, et souvent une honte. Et aussi qu’on ne mette pas en place aussi jeune tout notre arsenal de non-dit et notre incapacité à parler aux enfants de choses aussi basiques pourtant. Je suppose donc que le film et le conte sont une manière de faire passer la pilule avec notre hypocrisie bien connue… Pfff.

Donc ok pour l’idée sous-jacente de ce film, mais alors quant à la méthode, vraiment j’aurais vu un truc un peu plus franc du collier. Nan mais, on leur parle juste d’amoureux et d’amoureuse, et ça suffit… D’autant plus qu’à cet âge là (CM1 et CM2), ils risquent même d’en savoir déjà pas mal sur la question.

Matooyage Maladeuh, complètement maladeuuuuh !

Publié le Mardi 2 Février 2010 à 1:20
Catégorie: Matooyage

Parfois je me dis que les choses ont tout de même bien changé pour nous les pédés. Bah ouai, je vis avec mon chérichou depuis un an, nous allons sur nos trois ans de relation et chacun connaît les parents de l’autre (qui nous apprécient beaucoup, il ne manque plus qu’on les fasse se rencontrer !!). Je crois que presque tout le monde est au courant au boulot, alors que j’ai commencé ce job il y a trois semaines, et je ne fais aucun effort ni pour le cacher, ni pour le célébrer, c’est juste moi quoi.

Et puis, je lis ce genre d’histoire et je n’arrive pas à y croire. Comment un garçon qui va à une soirée chez une amie peut se retrouve en porte-à-faux ainsi avec des homophobes. D’autres garçons qui en viennent à l’insulter, le frapper et le séquestrer… Mein gott, c’est tout bonnement surréaliste. Mais ce n’est que le reflet d’une réalité bien prégnante et cela nous rappelle qu’à tout moment on peut faire une mauvaise rencontre.

Et puis, je reprends un peu mes propres arguments. On a tellement tendance à oublier les choses qui nous dérangent. Comme ma mère qui n’a jamais parlé de mon homosexualité à ses collègues de peur de paraître certainement une mauvaise mère, ou d’entendre cancaner à son sujet. Ou encore mon père qui joue à l’autruche depuis toutes ces années qu’il sait pour moi. Et ces libelles anti-folles qui m’horripilent, et contre lesquelles je lutte de toutes mes forces. J’aime mes parents et je les sais tolérants et cools, mais eux-mêmes ne sont pas exempts de cette attitude de non-dit sociétale et des pires préjugés (en me prenant évidemment comme étalon de bienséance et d’acceptabilité).

Cela fait longtemps que ça dure, et parfois les époques se suivent et se ressemblent. Il y a par exemple cette étonnante traduction d’une célèbre scène de « Dynastie » lors du coming-out du premier pédé de série TV. On a simplement traduit un « I’m gay. » par « Je suis malade. ». Et l’autre FAP qui lui lance sincèrement : « Tu es malade. » Rhoooo ça ne veut rien dire du tout !! Et à ce sujet, un ami me rappelait que : « Dans le même genre et il n’y a pas si longtemps, dans Buffy saison 3 (épisode 16, Doppelgangland) la version vampirique de Willow débarque d’une dimension parallèle, et elle est lesbienne. (1 an avant que le personnage ne fasse son coming out) Là où en VO la vraie Willow dit and I think I’m a lesbian, la VF est doublé en et j’ai des mœurs douteuses.

Aujourd’hui je lisais d’intéressantes conversations touiteures sur l’outing, avec des pour et des contre, mais aussi sur le fait d’assumer ou pas son homosexualité au boulot. J’ai rarement passé plus de quelques mois sans l’exprimer d’une manière ou d’une autre, mais c’est surtout parce que je ne peux pas faire autrement. Ma manière de parler, ma gestuelle et tout mon être exsude la pédésexualité. C’est comme ça, et c’est juste moi. Du coup, si on essaie de ne rien en dire, ou bien de se faire passer pour un hétéro, c’est bien pire que si on l’assume simplement. Je n’ai plus du tout hésité lorsque j’ai eu ces premiers retours, il y a plus de dix ans maintenant, de personnes qui m’ont dit avoir changé d’avis (si tant est qu’on puisse le dire ainsi…) sur les homos après m’avoir connu. Et tout cela sans forcément donner la « bonne image » que j’exècre tant. Non simplement en étant bien dans ses baskets, et en étant moi avec mes qualités et mes défauts. Et lorsque tout cela ne parle finalement que d’amour, de bien-être et d’acceptation de soi (après avoir passé l’épisode du gel et de qui fait la femme évidemment), votre interlocuteur peut difficilement vous trouver hors-norme.

Encore dans mon dernier job, mon boss m’a avoué que c’était la première fois qu’il bossait avec un homo, et qu’il trouvait que j’étais un homme avec beaucoup de qualités. Il bafouillait un peu en disant cela, et il réalisait en même temps que ça ne voulait pas dire grand-chose, et pourtant c’était un compliment qu’il me faisait. Il réalisait que c’était comme de bosser avec un hétéro (avec langage plus soutenu, de meilleures manières à table et un soupçon de culture), mais ne pouvait pas décemment me le dire comme cela. Hé hé hé.

Bien sûr dans le cas de notre Gaugau national, on comprend sa discrétion et la nécessité de ne pas faire savoir son orientation sexuelle. Mais cela me rappelle les fois trop fréquentes où je me refuse de tenir la main de A., ou simplement de montrer une once d’affection car… ça peut être dangereux. Alors imaginez pour un prof de ZEP…

On est vraiment dans une drôle de transition, on voit plutôt se dessiner comme une cassure de plus en plus énorme et dangereuse. On trouve d’un côté une société qui évolue, une jeunesse plus tolérante et gay-friendly, et de l’autre ces mêmes homophobes, peut-être même plus sectaires et radicaux qu’avant, mettant en proue leurs valeurs morales ou religieuses, ou plus simplement leur crasse bêtise.

Plus que jamais, il faut être militant, et à tous les niveaux. Il faut être visible, et dans toute notre pluralité. C’est ça la véritable avancée, et je pense que c’est ce mouvement infinitésimal de notre simple point de vue, de proche en proche, petit à petit, qui a finalement le plus d’ampleur. Ce n’est évidemment pas toujours possible, et il faut savoir à quel point ne pas se mettre en péril, ou en accepter clairement les risques. J’en ai pris pas mal, et je me suis déjà cassé la gueule, mais le bilan est largement positif.

Pectus est quod disertos facit. (C’est le cœur qui fait les éloquents.)

PS : Lady Gaga et Elton John qui se donnent en spectacle. Si c’est pas queer ça alors !!!

Matooyage Un vrai post pour changer

Publié le Mardi 19 Janvier 2010 à 23:31
Catégorie: Matooyage

Ouai parce que je ne suis pas dupe moi non plus, je sais bien que je n’ai rien posté de vraiment « moi » depuis Mathusalem. Ce n’est évidemment pas pour rien, c’est une conjonction de choses… Entre une actualité personnelle tellement brulante qu’elle ne pouvait souffrir l’étalage bloguesque, et des lecteurs trop proches de moi pour que je sois vraiment « moi » (Mein gott, c’est vraiment le comble du blogueur ça !), mais aussi une fin d’année sur les chapeaux de roue, sans vacances et avec beaucoup de stress, je me suis retrouvé n fois avec la page blanche.

Et pourtant je n’ai aucune difficulté à les déflorer les pages blanches, en quelques minutes de tapoti-tapota je couvre un ou deux A4 qui auraient fait quelques gorges chaudes dans la famille, les amis ou les collègues. Mais une fois soulagé par mon activité cathartique favorite (le cracher de valda), je prenais mon courage à deux mains, et je réalisais la même opération douloureuse mais nécessaire : effacer, effacer, effacer. Pour (me) donner le change, je rédige toujours mes quelques billets, vagues reflets de mes sorties… Mais c’est vraiment de la roupie de sansonnet en comparaison !! Hé hé hé.

Mais là j’en ai marre. Après tout j’ai réussi à pondre pendant bientôt sept ans, donc je dois trouver un moyen de m’immiscer sur mon propre territoire, entre les miradors, les barbelés, et les sentinelles, je dois pouvoir dégoter un nouveau souffle. Ou pas.

Je n’ai pas été au meilleur de ma forme ces dernières semaines, et le fait de changer de boulot, ou les fêtes de fin d’année, ou encore des conneries dans lesquelles je me suis empêtré bille en tête n’ont pas arrangé mes affaires ou mon état d’esprit. J’ai ainsi été passablement absent dans les fêtes (où j’étais pourtant physiquement présent) que ce soit entre amis ou en famille (Noël était une catastrophe), et j’ai été bloqué sur le blog, ou du moins j’ai beaucoup écrit et beaucoup effacé.

C’est vrai que les véritables échanges et discussion ont quitté le blog et se concentre sur twitter, facebook and co. Mais ça ne remplace pas ce précieux écrin qu’est « son blog » avec ses couleurs, son univers et surtout cette immense espace d’expression et de liberté. Ecrire un article, élaborer quelques réflexions et se livrer ainsi a toujours été un grand plaisir, à chaque fois renouvelé. Les réseaux sociaux expliquent bien la diminution des publications que je dénote un peu partout, mais on perdrait vraiment à se contenter de touites ou de status facebook, car le blogging c’est plus que cela.

Comme je ne suis pas un adepte des résolutions de nouvel an, je n’aime pas faire de promesse que je ne saurai tenir, et que ce n’est pas non plus la fin du monde (arf), je ne vais pas me mettre martel en tête. On verra bien ! Hu hu hu.

Linkage Récit d’Aolien

Publié le Samedi 16 Janvier 2010 à 17:24
Catégorie: Linkage

Hubiquist raconte son parcours avec son premier FAI (fournisseur d’accès à internet), AOL, et évoque des anecdotes liées à sa découverte du net. J’en ai des similaires, même si je n’ai jamais été aolien ! :-)

Exposage « De Byzance à Istanbul » au Grand Palais

Publié le Jeudi 7 Janvier 2010 à 23:08
Catégorie: Exposage

Voilà une bonne petite exposition bien traditionnelle et toute à fait idoine pour le Grand Palais. Rien de révolutionnaire, mais on y trouve une excellente et passionnante étude archéologique et chronologique de cette ville incroyable qui fut Byzance, Constantinople puis Istanbul. Ainsi de la Grêce à la Turquie en passant par Rome, avec toujours cette facette byzantine qui en fait un endroit unique, cette ville a été traversée par les plus grandes civilisations, et elle en garde de beaux restes !

Je parle d’exposition archéologique traditionnelle, car contrairement à la dernière expo dont je parlais et qui n’était pas trop documentée (car on ne sait pas tant de chose que cela sur Teotihuacan), il existe une kyrielle d’objets, d’écrits et de faits historiques qui permettent d’organiser une visite très pédagogique et tape-à-l’œil. En effet, les différentes civilisations antiques qui se sont succédées, et les cultures ainsi représentées, sont un ferment idéal pour stimuler l’imaginaire du visiteur. De Byzance à Istanbul, c’est un voyage exotique à la fois très proche de nous et de notre “histoire”, mais aussi une exploration de cette limite entre Asie et Europe, confluent de religions, d’artisanats et d’arts qui nous interpellent chacun à leur manière.

L’exposition se visite donc de la manière la plus attendue et classique : chronologiquement. Et au fil de la visite, les dynasties passent et trépassent, la ville change de main, se mute, se transforme, s’embellit ou s’enlaidit, découvre de nouvelles fois et aspirations, devient capitale d’empire ou ville de province, et construit peu à peu cette étrange identité protéiforme. On bénéficie au Grand Palais d’un écrin particulièrement immense et riche, avec une scénographie qui met bien en valeur les inestimables objets déposés ici, que ce soit des parures en or, des livres calligraphiés, des vêtements d’apparat, des peintures, des objets artisanaux ou bien des sculptures antiques. Et à chaque avancée, on suit un épisode de l’Histoire byzantine, avec cette ville qui change de nom et de maître, et qui s’enrichit d’un apport supplémentaire. On peut lire les truculentes péripéties politiques romaines, la percée fulgurante de la chrétienté, puis la conquête ottomane et tout ce qui fait le caractère unique et singulier de l’Istanbul d’aujourd’hui.

La luminosité est faible, et on déambule dans une atmosphère assez sombre avec des vitrines qui ainsi mettent bien en valeur leurs contenus. Les indications ne sont pas trop mal, mais j’avais téléchargé le podcast avant de m’y rendre, ce qui m’a beaucoup aidé à resituer les époques. J’ai vraiment aimé la profusion d’objets et de témoignages, ainsi que l’invitation au voyage que cela procure. On ressort de l’exposition avec une envie folle d’aller en Turquie et de goûter à l’atmosphère réelle de la ville d’aujourd’hui, dont on a pu découvrir des ancêtres aussi divers que marquants.

De Byzance à Istanbul au Grand Palais

ThéâtrOpérage « Platée » de Rameau à l’Opéra Garnier

Publié le Jeudi 31 Décembre 2009 à 11:58
Catégorie: ThéâtrOpérage

On m’avait déjà dit depuis longtemps que cet opéra était un must et que cette production de 1999 devait absolument être découverte. Laurent avait notamment beaucoup aimé en 2006, et j’avais manqué de peu cette même représentation. Je me souviens que Palpatine aussi l’avait vu, et apparemment il y est retourné il y a quinze jours avec grand plaisir.

Il faut dire qu’ils font très fort avec un chef d’orchestre réputé, Marc Minkowski, Laurent Pelly pour la mise en scène, Laura Scozzi pour les chorégraphies et Chantal Thomas pour les décors. Et la prouesse est de réussir à rassembler tout ce petit monde et d’excellents chanteurs et chanteuses baroques pour former un spectacle absolument merveilleux ! Car tout fonctionne et se répond parfaitement dans cet opéra, ou plutôt ce « ballet bouffon ». On y découvre une histoire très drôle (et pas trop longue), des personnages attachants et truculents, une musique (totalement baroque) superbe, des décors et costumes qui illustrent parfaitement les marécages et ses verdâtres habitants, et un rythme global tonitruant et diablement divertissant.

Platée est une nymphe très moche et qui se croit plutôt pas mal. Or Jupiter a très envie de faire comprendre à Junon qu’elle est trop jalouse et que ça ne sert à rien. Sur une idée de Mercure (de Cithéron en fait), il décide de faire croire à Junon qu’il va épouser Platée. Et Mercure va dire à Platée que Jupiter en pince carrément pour elle, ce qui la rend folle de joie et ne la surprend pas une seconde. Ce petit jeu doit aller jusqu’à l’union, et Junon comprendra d’elle-même en voyant la dégaine de Platée, que ce n’était qu’une plaisanterie et que son petit mari l’aime d’Amour !

Apparemment, cet opéra avait fait beaucoup de bruit à son époque, car il contrevenait de manière bien audacieuse à tous les canons français du moment. Ainsi Rameau produisait un opéra marrant et décalé, avec ses rimes en “coi” pour mieux imiter la grenouille ou la présence de la Folie, personnage haut en couleur qui représente la Musique. Platée est un protagoniste aussi surprenant puisque joué par un homme et ridicule du début à la fin, avec une humiliation finale des plus burlesques (et pas gentille du tout pour elle !). Les scènes de danse sont nombreuses et très plaisantes, elles donnent encore plus de légèreté et de pimpant à cette comédie.

Mon seul bémol reviendrait aux différences de puissances vocales qu’on peut remarquer chez les chanteurs. Certains couvrent à peine la musique, tandis que d’autres (Jupiter, Thespis, La Folie, Momus) font montre de prouesses beaucoup plus notables. On est de toute façon dans un registre très différent des opéras que je vois (et écoute) habituellement, et là clairement ce n’est pas du bel canto italien à la Verdi, mais vraiment un discours chanté. La musique aussi possède cet accent baroque singulier que j’aime beaucoup et qui évoque (trop peut-être) pour moi le 17ème siècle et la musique ancienne, les ballets renforcent encore cet effet (un peu comme pour ces pièces de Molière et Lully que j’avais vues à la Comédie Française).

Le spectacle est complet et réussi sur tant de points et de facettes que c’est un petit bonheur ! La musique, la danse, le chant, les décors, avec ces pointes d’humour qui font mouche, sont autant de moments de plaisir. Et des apparitions, comme celle de la Folie, dont la beauté des airs, de son texte et de son impétuosité marquent durablement, donnent à cette œuvre une originalité et une vigueur au final très modernes.

L’avis des copines : Laurent, Palpatine, Kozlika.

« Platée » de Rameau à l’Opéra Garnier

Outside Microsoft Exelmans 2010

Publié le Mercredi 30 Décembre 2009 à 15:38
Catégorie: Outside

Je vais au resto avec des collègues, et je monte en voiture avec l’un d’eux. On passe rue du Général Exelmans à Vélizy. Et il s’ensuit la conversation ubuesque suivante :

Lui : Oh là là, y’en a partout des Exellemanne* ici. C’est quoi ?

Moi : Oh tu sais c’est un général Napoléonien**, comme beaucoup sur Paris, avec tous les boulevards et les grandes avenues qui portent des noms comme ça.

Lui : Un quoi ?

Moi : Un général de Napoléon. C’est lui qui a inventé Excel. (Et je pouffe parce que c’était une bonne blague qui rebondissait sur sa prononciation du début.)

Lui : Ah ouai ? Ah bah ouai, ExcelMan, c’est normal.

Moi : Nan mais sans déc quoi, Napoléon… juste après la révolution française… Les 18ème et 19ème siècles… C’est pas vraiment les mêmes époques.

Lui : Ah ok. Ah bah oui t’as raison, sinon y’aurait un c à Excel !! Chuis pas réveillé.

:croa:

*Il le dit avec cette prononciation là !
** A vrai dire je n’en savais pas plus sur Exelmans, mais apparemment il n’a pas fait que ça !!